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Zimbabwe : « Une rupture avec l’histoire politique »

Le jour du 30 juillet 2018, la population du Zimbabwe participera aux élections les plus importantes de leur vie. Le nom de l’ancien président « Robert Mugabe » n’apparaîtra pas sur le bulletin de vote présidentiel pour la première fois depuis 1987, et les électeurs choisiront pour une fois un nouveau candidat à la présidence.

Mugabe, déchu de son poste de Président

En novembre dernier, les militaires zimbabwéens ont forcé M. Mugabe à quitter son poste, et le parti au pouvoir, la « ZANU-PF », l’a remplacé peu de temps après. Les bénéficiaires immédiats de ce changement ont été les généraux militaires qui ont dirigé le coup d’État, dont plusieurs ont obtenu des postes influents au sein du gouvernement par la suite. L’ancien vice-président de Mugabe, Emerson Mnangagwa, a accédé à la présidence en plus de la direction de la « ZANU-PF ».

L'ancien président du Zimbabwe, MugabeLe Zimbabwe a connu près de quatre décennies de régime autoritaire sous la direction de Mugabe, ce qui comprenait la dégradation économique, la répression politique et une violence parrainée par l’État. Le pays a organisé plusieurs élections nationales et locales depuis son indépendance en 1980, mais le régime de Mugabe a utilisé sa puissance politique, militaire et les ressources de l’État pour donner la victoire à la ZANU-PF.

Les récents changements de direction politique au sein du gouvernement, le rôle actif des militaires dans le retrait de Mugabe au pouvoir, et le décès récent du chef de l’opposition Morgan Tsvangirai, ont contribué à la naissance d’un nouveau régime. De plus, les Zimbabwéens continuent d’exprimer leur espoir et leur inquiétude vis-à-vis de l’avenir de leur pays.

Les perspectives d’avenir du Zimbabwe

Le 14 juin, le National « Endowment for Democracy » (NED) a organisé un événement d’une demi-journée au Zimbabwe en collaboration avec l’IRI africa, le National « Democratic Institute » (NDI), le « Solidarity Center » et le « Center for International Private Enterprise (CIPE) ». La réunion s’est basée sur l’évaluation des élections au Zimbabwe et les perspectives d’une transition démocratique « . L’événement comprenait deux sessions distinctes d’experts et d’analystes zimbabwéens partageant leurs réflexions sur les élections de juillet et les perspectives d’avenir du pays.

Le premier débat, animé par Natalie Kay de NED, Elizabeth Lewis (directrice adjointe de l’IRI pour l’Afrique), Imani Countess (directrice des programmes pour l’Afrique au Solidary Center) et Patrick Merloe (associé principal et directeur des programmes électoraux au NDI) a souligné les recommandations de l’IRI et la déclaration récemment publiée par le NDI à l’issue de sa mission d’évaluation pré-électorale. La session concernant plus la nécessité de la commission électorale du Zimbabwe (ZEC) de produire un registre des électeurs sous une forme analysable, de publier une liste complète des bureaux de vote officiels et d’assurer la transparence du processus de production des bulletins de vote.

La dernière partie de l’après-midi était une réunion-débat, animée par Irene Petras de l’ICNL, sur les perspectives d’une future transition démocratique au Zimbabwe. Plusieurs conférenciers ont pris part au débat. Il s’agit entre autres de personnalité comme M. Ibbo Mandaza (directeur exécutif du SAPES Trust), M. Alex Magaisa (un militant et écrivain zimbabwéen qui est actuellement boursier de la NED Reagan-Fascell à Washington), Lars Benson (directeur régional pour l’Afrique au CIPE) et Thomas R. Hastings, (directeur par intérim du Bureau des affaires de l’Afrique australe au département d’État américain).

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