Accra, capital du Ghana

Ghana : Pourquoi les femmes ne participent pas à la vie politique ?

Une délégation a constaté plusieurs blocages durant une récente visite au Ghana pour soutenir le projet de recherche de l’IRI sur l’identification des obstacles à la participation des femmes dans la vie politique.

Le Ghana est un pays considéré comme le centre de la démocratie en Afrique. Bien que la démocratie ghanéenne soit florissante, les femmes restent cependant silencieuses dans la vie politique comme l’a observé l’équipe d’évaluation préélectorale de l’IRI en 2016.

La visite d’Accra, capitale du Ghana

La délégation a commencé le voyage en observant une série de groupes de discussion regroupant des femmes membres de partis politiques dans la ville d’Accra. De plus que, les partis politiques et les coalitions y évoluent à chaque cycle électoral. Il était alors intéressant de savoir que la plupart des femmes participant aux divers types d’élections étaient membres de leurs partis politiques respectifs depuis des années.

En outre, la plupart d’entre elles affirment être soutenues par leur parti politique respectif. On se demande alors comment ce type de loyauté pouvait se traduire par des gains significatifs pour les femmes. Par contre, les femmes au Ghana n’ont pas de difficulté à s’identifier ou à s’engager dans un parti politique. Elles sont uniquement confrontées à des obstacles lorsqu’il s’agit d’accéder à des postes clés au sein de ces partis.

La ville de Kumasi

Marché de Kumasi - GhanaPlus tard, la délégation s’est rendu à Kumasi, une ville de la région d’Ashanti. Bien qu’il y ait 276 km de distance entre Kumasi et Accra, la situation n’était pas différente de celle de la capitale. Les femmes membres de partis politiques ont indiqué qu’elles se considéraient comme des «membres à part entière» de leur parti politique, mais qu’elles ne peuvent pas accéder aux postes exécutifs. Lors de leur conversation, la modératrice du groupe a déclaré son souhait de devenir la «présidente» d’un parti politique, après cela elles se sont mises à rigoler en affirmant que cela est impossible.

L’une des femmes membres du parti politique a confirmé que si le mot «homme» est encore associé à la «politique», alors cela signifie que le poste n’est pas destiné aux femmes. L’éducation semble également être un facteur très important à Kumasi, car la plupart des participants ont ajouté qu’avoir d’une bonne éducation était la principale clé pour surmonter certains de ces obstacles.

L’action positive pourrait être un moyen d’y parvenir, même si elle s’accompagne de ses propres difficultés de mise en œuvre, comme on l’a vu au Kenya. Cette action ouvre la voie à la recherche proactive de postes directeurs par les femmes et soutient les efforts de plaidoyer à cette fin.

La plupart des partis politiques au Ghana prétendent être sensibles aux inégalités de sexes dans le système des partis, et ont essayé de le démontrer en créant le poste de «représentant des femmes». Cependant, ces efforts semblent avoir fait plus de mal que de bien, étant donné qu’ils perpétuent la conviction que les femmes ne devraient pas souhaiter d’autres postes au sein des partis que ceux qui leur sont réservés.

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