Des combattants djihadiste, membre de la police

Un chef de la police djihadiste accusé de meurtre et de viol

En Avril à Paris, un combattant djihadiste malien a été traduit devant la Cour pénale internationale pour faire face à des accusations de viol, de torture et d’esclavage sexuel, crimes qui, selon les procureurs, ont été perpétrés alors qu’il était chef de la police pendant l’occupation des djihadistes dans l’ancienne ville de Tombouctou.

Les crimes du chef djihadiste de la police

Lors de l’audience à la Haye, les procureurs ont déclaré qu’Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud, âgé de 40 ans, avait commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en 2012 et 2013. En abusant, fouettant et torturant des résidents qui violaient des lois religieuses strictes. Il a forcé les jeunes femmes à épouser des combattants djihadistes, ce qui a conduit à des viols répétés et à l’esclavage sexuel des jeunes femmes.

Les autorités disent que des filles ont été forcées de se marier et d’avoir des rapports sexuels. De plus, un avocat travaillant sur l’affaire a déclaré que si les filles s’enfuyait, elle serait retrouvée et ramenée. De ce fait, des enfants sont nés de ces mariages forcés.

La commune de Tombouctou: la cible parfaite des djihadistes

L’affaire a remis l’accent sur la poursuite des abus commis par des extrémistes islamistes, y compris ceux qui ont attaqué des sites anciens d’importance religieuse et culturelle. Tombouctou, aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’Unesco, est un centre renommé de la civilisation islamique depuis des siècles.

En effet, cette commune du Mali devrait attirer davantage l’attention sur la détérioration de la situation sécuritaire dans une grande partie des régions peu peuplées et desséchées de l’Afrique subsaharienne. C’est là où les groupes rebelles armés, y compris les djihadistes et les bandes criminelles, ont souvent le dessus.

De ce fait, la situation au Mali et dans l’ensemble de la région du Sahel a pris de l’importance pour l’Occident. Car non seulement la pauvreté, mais aussi la violence ont forcé les gens à fuir. Les trafiquants ont amené des milliers de migrants sur la côte méditerranéenne, l’utilisant comme tremplin pour traverser vers l’Europe.

En 2012, les groupes armés ont pris le contrôle de Tombouctou et d’autres villes en balayant le nord du Mal. Ils ont imposé leur vision de la religion, par la terreur, à une population locale qui n’y adhérait pas.

M. Al Hassan, qui avait environ 40 policiers djihadistes sous son contrôle, a pris part aux coups de fouet d’hommes et de femmes et a également joué un rôle dans la destruction de sanctuaires locaux de saints musulmans jugés idolâtres, selon les documents de la Cour. M. Hassan n’a pas été invité à plaider à l’audience.

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait quelque chose à dire, il s’est plaint d’avoir été détenu dans une cellule avec une caméra, ce qui, selon lui, porte atteinte à sa vie privée et à sa dignité.

Beaucoup de trafiquants profanent le Mali

En fait, il est le deuxième membre du groupe djihadiste à comparaître devant le tribunal à la demande du gouvernement malien, où la plupart des gens pratiquent une forme modérée d’islam.

En effet, durant l’année 2016, un autre trafiquant « Ahmad al-Faqi al-Mahdi » a plaidé coupable d’avoir détruit les sanctuaires sacrés de Tombouctou et a été condamné à neuf ans de prison. Il a également été condamné à verser près de 3 millions de dollars en réparations.

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