Le Silicon Savannah - Nairobi

Silicon Savannah : la plate-forme technologique de l’Afrique

Surnommée la Silicon Savannah du monde en développement, Nairobi a passé la majeure partie de la dernière décennie à se réinventer avec succès en tant qu’épicentre technologique. C’est en juillet 2009 que le gouvernement kényan a soutenu l’installation de quatre câbles à fibres optiques à Nairobi, introduisant une connectivité Internet plus rapide et moins chère. C’est un mouvement qui a inspiré une révolution mobile dans la ville.

La présence de la seule ville africaine sur la liste restreinte des villes disposant d’une technologie avancée est un indicateur important de la position de Nairobi, en tant que plate-forme urbaine majeure sur le continent. La technologie et l’innovation continuent d’être le principal moteur de la dynamique de croissance de la ville et la raison pour laquelle elle est passée du 11e rang en 2016.

Une intervention nécessaire dans le Silicon Savannah

L’initiative du gouvernement d’entrer dans l’ère du numérique a été adoptée par une population jeune, instruite et technophile qui a rapidement positionné Nairobi dans un marché pour les entrepreneurs du numérique. En appliquant une approche typiquement kényane aux affaires, trouver des solutions créatives aux tracas quotidiens, plusieurs applications intelligentes transforment les styles de vie à travers le pays.

M-PESA, la plateforme monétaire mobile au cœur de Silicon Savannah, est reconnue mondialement pour son succès. On attribue à M-PESA l’introduction de l’économie numérique à une population en grande partie non bancarisée. Les statistiques indiquent que 31% du PIB du Kenya est traité par M-PESA. De plus, il est rapporté qu’il est plus facile de payer les frais de taxi par téléphone mobile à Nairobi qu’à New York. Le système numérique a inspiré et permis la création de nombreuses autres startups.

M-Farm, par exemple, fournit aux agriculteurs les prix du marché en temps réel, ce qui leur donne un pouvoir de négociation conséquent. Grâce à cela, ils peuvent obtenir des prix plus équitables. Dans le secteur agricole, on trouve également I-Cow, une application visant à accroître la productivité des petits producteurs laitiers. Celles-ci font partie d’un ensemble de start-ups technologiques locales incubées dans l’iHUB de Nairobi, un véritable centre pour l’investissement digital. Le buzz de la technologie a attiré plusieurs entreprises high-tech mondialement connu comme Google, Intel, Microsoft et IBM. Cela est notamment soutenu à travers l’ouverture du premier centre de recherche d’IBM sur le continent à Nairobi.

C’est une excellente nouvelle du point de vue de l’industrie immobilière. Nairobi en tant que plate-forme régionale pour les entreprises multinationales désireuses d’accroître leur exposition en Afrique, stimule la demande d’espaces de bureaux, en particulier sur le marché de catégorie A.

Une croissance à l’épreuve du futur dans le secteur de l’innovation

Une mauvaise alimentation en électricité pourrait freiner la croissance potentielle dans le secteur des TIC. Par exemple, seulement 32 % de la population est branchée au réseau électrique principal, un environnement contraignant pour la diffusion de la technologie. L’investissement du gouvernement dans une infrastructure de support est essentiel pour sauvegarder l’accélération constante. L’innovation pleine de ressources autour de ces problèmes ne suffit pas (comme les lanternes solaires pour recharger les téléphones portables). L’intervention constante pour augmenter l’approvisionnement en électricité est un pas dans la bonne direction.

C’est peut-être une ascension, mais le fait est que la ville évolue. Grâce à des investissements soutenus dans l’infrastructure de croissance et à l’esprit entrepreneur kenyan, Nairobi continuera d’être l’une des villes les plus dynamiques d’Afrique.

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