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Les prévisions économiques positives de l’Ouganda pour 2018

Après avoir surmonté les turbulences politiques durant une grande partie de l’année 2017, les perspectives économiques de l’Ouganda pour 2018 semblent être positives. En effet, le pays est prête à avoir une croissance plus rapide que celui observé l’année dernière. Cette prévision s’appuie sur des principes macroéconomiques solides et sur la nouvelle politique attendue après la signature des amendements constitutionnels.

Les principes fondamentaux de la monnaie

D’un point de vue de la politique monétaire, l’inflation devrait rester faible, se situant entre 4 % et 6 % après avoir arrivé à 3,3 % en 2017. Ce qui est bien en dessous de l’objectif de 5 % fixé par la Banque centrale comparé au taux de 5,7 % vers la fin de 2016.

Cela repose sur l’hypothèse que les conditions climatiques favorables observées l’année dernière continuent de stimuler la production agricole et de maintenir les prix à un bas niveau. C’est effectivement l’un des principaux facteurs de l’inflation globale. Compte tenu des faibles anticipations du taux de croissance de l’inflation, la banque centrale devrait continuer à assouplir sa politique monétaire en abaissant davantage son taux d’escompte (CBR). Cela entraînerait une baisse des taux d’emprunt des banques commerciales et une augmentation des prêts du secteur privé.

kampala, OugandaLa politique monétaire de croissance devrait stimuler la relance économique grâce à l’augmentation des investissements privés résultant de la réduction du coût du crédit, de l’amélioration de la création d’emplois, de l’augmentation des revenus et de la consommation. Toutefois, pour que cette prévision se réalise, les taux d’emprunt des banques commerciales doivent réagir plus rapidement aux fluctuations de la CBR par rapport aux situations précédentes.

Bien que la Banque de l’Ouganda ait régulièrement abaissé ce taux d’escompte de plus de 700 points, passant de 17 % en mars 2016 et à 9,5 % en novembre 2017, les taux des banques commerciales ont à peine baissé, passant de 24,7 % à 21,4 % au cours de la même période. Cela a conduit à l’élargissement de l’écart entre la CBR et les taux débiteurs.

Les éléments fiscaux fondamentaux

Du point de vue fiscal, les investissements publics prévus dans les infrastructures et autres services devraient stimuler l’activité économique et les revenus. En particulier si la politique « Buy Uganda Build Uganda » (BUBU), qui devrait stimuler la demande de biens et services locaux, est correctement mise en œuvre. Le succès des dépenses publiques pour accroître l’économie dépendra toutefois des efforts du gouvernement et de sa capacité à mobiliser des ressources pour financer des travaux.

En outre, l’économie mondiale devrait connaître une croissance plus rapide en 2018 en raison de la forte croissance aux États-Unis, en Chine et en Europe. En plus de cela, l’Ouganda devrait s’attendre à une augmentation des fonds en raison de la croissance des exportations de main-d’œuvre, en particulier vers le Moyen-Orient et l’Europe.

Ajoutée à cela, l’augmentation des entrées d’investissements directs étrangers, en particulier dans le secteur du pétrole et du gaz ainsi que l’augmentation des bénéfices liés aux exportations devraient augmenter la devise du Pays.

Cette perspective positive est toutefois toujours soumise à un certain nombre de risques, dont les suivants :

  • Les phénomènes météorologiques (comme la sécheresse et les inondations) ;
  • Les insectes nuisibles et les maladies qui pourraient affecter la production agricole, comme ce fut le cas avec la chenille de l’année dernière ;
  • Les Insuffisances dans le recouvrement des taxes ;
  • La malaise politique à la suite de l’amendement constitutionnel, qui pourrait dissuader les investisseurs et perturber les affaires ;
  • La forte présence de corruption ;
  • Le ralentissement de la mise en œuvre des projets publics ;
  • Des facteurs externes tels que la guerre au Sud du Soudan et d’autres perturbations dans la région, par exemple au Burundi et en Somalie. Ces situations pourraient avoir une incidence négative sur ces perspectives.

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