L'image représente la microfinance

L’évaluation de la microfinance agricole au Mali

Les faits suggèrent que des investissements supplémentaires dans l’agriculture pourraient augmenter les revenus des agriculteurs. Cela permettrait d’améliorer les moyens de subsistance de millions de personnes. Dans les zones rurales du Mali, le fait d’accorder à certains cultivateurs des subventions en espèces sans restriction a entraîné une productivité et des profits nettement plus élevés, ce qui donne à penser qu’ils investiraient davantage dans leurs exploitations s’ils disposaient d’un capital plus important.

De plus, offrir à ces paysans un prêt a également entraîné une augmentation importante des investissements et des dépenses agricoles, ce qui laisse entendre que ces crédits adaptés aux flux de trésorerie saisonniers des agriculteurs peuvent être un moyen efficace d’accroître les investissements dans les exploitations agricoles. Cette recherche démontre que les cultivateurs varient les rendements qu’ils sont en mesure de générer à partir des leur moyen, et les prêts agricoles attirent des clients ayant une capacité supérieure à la moyenne de faire croître leur exploitation.

Une question de politique sur le système agricole

La productivité agricole en Afrique est très faible malgré l’existence de moyens de production modernes tels que les semences améliorées, les engrais et les pesticides. Étant donné qu’une grande partie de la population travaille dans l’agriculture, encourager l’adoption de ces technologies pourrait accroître la productivité agricole et, par conséquent, réduire la pauvreté et augmenter la croissance économique. Mais pourquoi les agriculteurs ne parviennent-ils pas à investir dans ces facteurs de production potentiellement rentables ? L’une des raisons est qu’il n’ont pas assez de bugdet lorsqu’ils ont besoin d’acheter des ressources, et aussi qu’ils n’ont pas accès au financement. Les organisations de microcrédit ont tenté de résoudre ce problème, mais le contrat de ce dernier reste typique, où les clients doivent commencer à rembourser après quelques semaines ce qui n’est pas adapté à l’agriculture. De ce fait, l’octroi de prêts aux cultivateurs au début de la saison de plantation, remboursables en une somme forfaitaire au moment de la récolte, pourrait faciliter l’investissement dans les ressources et accroître la rentabilité. Cependant, il y a peu de références sur ce type de microcrédit.

Le contexte de l’évaluation

Au Mali, 80 % de la population travaille dans l’agriculture, la plupart dans le domaine de la subsistance. Le secteur représente environ 37 % du produit national brute. Cette étude a lieu dans la région de Sikasso, dans les régions de Bougouni et Yanfolila, dans le sud du Mali. Dans ces régions, les agriculteurs cultivent des produits commerciales comme le coton, le maïs, le sorgho, le mil et l’arachide.

Soro Yiriwaso est une institution de microfinance au Mali dont la mission est d’augmenter les opportunités économiques pour les Maliens, en particulier les femmes, en offrant des services financiers. Cette organisation offre un produit de prêt appelé « Prêt de Campagne aux femmes » qui adhèrent à des associations communautaires locales. Contrairement à la plupart des produits de microcrédit, il est conçu spécifiquement pour les paysans. Les prêts sont dispersés au début du cycle agricole entre mai et juillet et les clients doivent les rembourser sur une somme forfaitaire immédiatement après la récolte. Soro Yiriwaso empreinte aussi à des groupes de femmes organisées dans une associations du village. Ensuite, chaque femme établit un contrat avec l’association.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *