Des paysans du liberia

Liberia : L’exploitation du pays par des organismes internationaux

On sait que les interventions sanitaires et de développement international vont dans les pays du tiers monde. De nombreux donateurs et bénévoles soutiennent ces programmes avec des intentions honnêtes et altruistes pour aider les personnes souffrantes. En effet, l’aide humanitaire, les programmes économiques, l’aide médicale et les développements technologiques et médicaux ont un grand potentiel pour améliorer la vie des plus démunis. Mais de quelles manières ces objectifs ambitieux se concrétisent-ils en un développement réel ?

Le Libéria, qui est l’un des nombreux bénéficiaires de l’aide internationale, a accueilli de nombreuses interventions internationales depuis les années 1960. La majorité d’entre eux ont été introduits pour surmonter la crise de la guerre civile ravageant le pays entre 1989 et 2003. Plus récemment, une nouvelle vague d’interventions a été apportée pour lutter contre le virus Ebola (2014-2016). Selon « AidData », 7 250 projets d’aide ont été lancés dans ce pays entre 1960 et 2013, offrant 12 milliards d’euro de financement international.

Un membre d'ONG distribuant de la nourriture au survivant de l'EbolaL’ancienne présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a estimé qu’il y a plus de 1 000 ONG dans le pays, soit environ une ONG pour 4 000 citoyens libériens. En outre, la Politique nationale sur les organisations non gouvernementales au Libéria (2008) s’inquiète de la prolifération constante de projets d’aide qui vont au-delà de l’aide humanitaire et remettent en cause la souveraineté de l’État.

La présence est ONG dans le Liberia

Dans ce pays, vous serez fasciné par la forte présence des organismes de développement international. En effet, ces organisations possèdent de nombreux panneaux publicitaires attrayants, des autocollants, des bannières et des quartiers entiers dans la capitale libérienne. Ces objets visuellement agréables coexistaient maladroitement avec une pauvreté extrême, l’analphabétisme et le chômage formel des bénéficiaires de cette aide.

De plus, il y a une énorme différence de richesse entre les sociétés de développement d’aide et les Libériens ordinaires. Alors que le ministère du Travail s’efforce de promouvoir un salaire journalier minimal de 3 € pour les employés non qualifiés et de 5 € pour les salariés qualifiés, les revenus réels de la plus grande partie de la population sont inférieurs à 51 € par mois. En même temps, les personnels des ONG internationales sont généralement payés beaucoup plus cher, conformément aux normes occidentales.

Les préventions d’évolution

Il était clair que ces problèmes structurels sont loin d’être résolus, malgré la présence continue des organismes de développement dans ce pays pendant près de 30 ans. Pourtant, le Liberia reste l’un des pays les plus pauvres du monde selon des indicateurs formels de développement.

En effet, cet aspect de développement est considéré localement comme le reflet des événements passés du pays. Ces étrangers viennent au Liberia pour apporter leurs pratiques et leurs connaissances afin de « sauver » les populations locales, tout en renforçant les inégalités systématiques. Avec cette remarque, il n’est pas surprenant que pour de nombreux Libériens, ces ONG soient considérées comme une structure d’exploitation visant à préserver la notion de situation d’urgence et à justifier ainsi leur présence.

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