Covid-19.

Covid-19 : un nouveau variant en Afrique du Sud ?

Une nouvelle variante du SRAS-CoV-2, le virus à l’origine du COVID-19, a été détectée en Afrique du Sud et dans de nombreux autres pays du monde. Selon une étude, elle pourrait être plus transmissible et échapper à la protection offerte par les vaccins.

Voici tout ce qu’il y a à savoir sur ce nouveau variant :

C.1.2

Une nouvelle variante du virus responsable du COVID-19, appelée C.1.2, a été détectée pour la première fois dans deux provinces d’Afrique du Sud – Mpumalanga et Gauteng – en mai 2021. Depuis, elle s’est propagée au reste de l’Afrique du Sud et à certaines parties d’autres continents, notamment l’Europe, l’Asie et l’Océanie, selon une étude récemment publiée sous forme de préimpression qui n’a pas encore été examinée par des pairs en vue de sa publication dans une revue universitaire.

Selon l’étude, la variante présente entre 44 et 59 mutations par rapport à la souche originale de la Covid-19. C’est plus de mutations que toute autre variante préoccupante ou intéressante répertoriée jusqu’à présent par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cependant, la C.1.2 ne représente qu’une faible proportion des cas sud-africains à l’heure actuelle : à peine 1 % et 3 % en juin et juillet respectivement. Delta reste dominant, représentant 67% des cas sud-africains en juin et 89% en juillet.

Le C.1.2 est-il plus transmissible ?

Nous ne savons pas encore avec certitude si le C.1.2 est plus transmissible que les autres variantes ou plus résistant aux anticorps d’autres souches du virus (ou aux vaccins). Toutefois, l’étude sud-africaine suggère que les mutations découvertes dans la nouvelle variante ont été associées à une transmissibilité et une résistance accrues aux anticorps. Les implications complètes de ce phénomène ne sont pas encore claires.

En Afrique du Sud, L’Institut national des maladies transmissibles (NICD) continuera à surveiller la fréquence de cette variante. « Nous sommes prudents quant aux implications, tandis que nous recueillons davantage de données pour comprendre le virus de cette lignée ». Ils poursuivent : « Sur la base de notre compréhension des mutations de cette lignée, un échappement immunitaire partiel peut être possible, mais malgré cela, les vaccins offriront toujours des niveaux élevés de protection contre l’hospitalisation et la mort. »

Que dit l’OMS ?

L’Organisation mondiale de la santé n’a pas encore répertorié la variante C.1.2 comme une variante d’intérêt ou de préoccupation (utilisée pour désigner les variantes qui sont soit plus graves, soit plus transmissibles). Des recherches supplémentaires sur cette variante sont toujours en cours.

À ce jour, l’OMS a désigné quatre variantes de Covid – Alpha, Beta, Gamma et Delta – comme variantes préoccupantes. Il existe actuellement quatre autres variantes d’intérêt : Eta, Iota, Kappa et Lambda.

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