=> MENU | => PAGE | @ NOUS ECRIRE

photo theiere

Le site d'informations sur la région de Kidal

Entrer un mot-clé
à rechercher
sur Kidal.info

RECHERCHER



Les news de Kidal.info

L'actualité au jour le jour

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

07-09-2010, 17h24

Les Touaregs ne sont pas des Terroristes

Communiqué de presse
Touaregs : besoin urgent de développement et non de fausses accusations !
Depuis quelques temps, un conflit oppose les armées du Niger, du Mali, de l’Algérie et de la Mauritanie au groupe islamiste lié à Al Quaida, connu sous le nom de AQMI. La France et les Etats-Unis ne sont pas en reste et apportent un soutien technique et logistique à ces armées dans leur lutte contre les groupuscules islamistes qui opèrent dans la région. Le dernier soutien français à l’armée mauritanienne a été le raid militaire franco-mauritanien pour libérer le français Michel Germaneau.
Les associations touarègues ainsi que les associations qui, en Belgique et en France, soutiennent les populations du Nord du Niger et du Mali condamnent unanimement la mort de Michel Germaneau, enlevé le 19 avril 2010 au Niger, puis détenu au Mali, et finalement exécuté par ses ravisseurs. Michel Germaneau aidait les touaregs au Niger. Comment rester indifférent face à une mort atroce, barbare et gratuite d’un homme dont le seul tort a été de vouloir faire du bien ?
Cependant, depuis sa mort, la presse française n’a cessé de créer la confusion dans les esprits en créant un amalgame notoire entre islamistes, intégristes, rebelles, tribus touarègues, etc. Ainsi, le 27 juillet 2010, le journal français Le Monde a publié un article accusant directement le peuple touareg de soutenir les terroristes d’AQMI, de les héberger dans leurs campements et d’avoir ainsi pris part directement ou indirectement à la mort de Michel Germaneau.
Sur quelle base reposent ces accusations? Sur les dires des gouvernements européens qui tentent de contrôler la région géostratégique que constitue le Nord du Mali ? Sur les dires de l'Etat malien qui tente de légitimer sa position de Souverain à l'égard des populations nomades (bien embarrassantes car différentes et peu contrôlables par l'Etat)?
En tout état de cause, les associations touarègues ainsi que les associations qui, en Belgique et en France, soutiennent les populations du Nord du Niger et du Mali dénoncent ces accusations gratuites et sans fondement objectif, qui sont formulées à l'encontre de tout un peuple.
Les touaregs ont toujours refusé l’intégrisme et le terrorisme et pratiquent un islam en conformité avec leurs valeurs, et leurs us et coutumes. Confondre la rébellion touarègue et AQMI est le reflet d’une grande méconnaissance des réalités que vivent les populations dans ces zones de conflit. Les touaregs ont ouvertement exprimé leur désaccord avec les activités terroristes dans le Nord du mali. C’est ainsi qu’en 2006, un groupe de Touaregs a eu un accrochage armé contre le groupe Aqmi qui s’est soldé par la mort du numéro 2 de cette organisation terroriste en la personne de Abou Haoula.
Une autre information très récente conforte cette position : Dans la journée du jeudi 12 Août, AQMI a exécuté un touareg (Sidi Mohamed Ag Acherif dit Marzouk) qui a participé à l’opération anti-terroriste lancée par les touaregs en 2006.
Chassés de leurs terres au Niger pour faciliter l'exploitation de l'uranium par la multinationale française AREVA et discrédités au Mali afin de pouvoir extraire sans partage les fruits des futurs puits pétroliers de Taoudenni, les touaregs sont plus que jamais à la croisée des chemins et méritent enfin de bénéficier d'un autre traitement.
Les tribus touarègues ont, en effet, aujourd’hui bien d’autres préoccupations que de soutenir les terroristes. Elles cherchent juste à avoir la paix, un puits pour abreuver leurs animaux, une école pour scolariser leurs enfants, un dispensaire pour soigner leurs malades et une autonomie pour se mouvoir à la vitesse de leur situation catastrophique ! Les conditions climatiques et l’instabilité politique leur font vivre une fragilité socio-économique grandissante.
Les associations touarègues ainsi que celles qui soutiennent les populations du Nord Niger et Mali rappellent ainsi aux gouvernements d’Afrique et d’Europe, et aux médias, que les touaregs ne soutiennent pas les terroristes. Et que leur besoin de soutien scolaire, sanitaire, d’emploi et de paix est plus qu’une urgence.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

06-09-2010, 22h05

EDITO : Une occasion pour réhabiliter GMT ?

Les Echos du 06 septembre
source: www.jamana.org/lesechos/articles/2010/septembre/ec_06septembre.html

60e SESSION DU COMITE REGIONAL POUR L’AFRIQUE
Le président Alpha parle au monde de la santé
Le financement futur de l’OMS a fait l’objet d’une note soumise par le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr. Luis Gomes Sambo, à l’intention des 46 Etats membres présents à Malabo, en Guinée Equatoriale. C’était en présence du Mali, représenté à travers Dr. Mountaga Bouaré, conseiller technique au ministère de la Santé, et Dr. Mamadou Namory Traoré, directeur national de la santé.
On retiendra qu’en janvier 2010, Dr. Luis Gomes Sambo a organisé une consultation informelle sur le financement futur de l’OMS. Il a été convenu qu’un rapport formel sur les questions soulevées lors de la consultation, soit présenté par le secrétariat au Conseil exécutif en janvier 2011. Le document fournit un cadre pour les discussions sur les enjeux et questions relatifs, entre autres, aux activités essentielles de l’OMS, la santé et le développement, les partenariats, l’appui de l’OMS aux pays, la définition des priorités et les répercussions sur le financement.
Lors de cette 60e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, les ministres et chefs de délégation ont surtout discuté des financements volontaires qui prennent de plus en plus une place de choix dans le budget de l’OMS. Cependant, ces contributions volontaires sont faites avec des objectifs ciblés. Par exemple le donateur dit que son argent va dans l’achat de vaccins contre la fièvre jaune, et nulle part ailleurs. Ce qui, du reste, constitue un goulot d’étranglement pour les différentes priorités de l’Organisation.
A ce propos, le secrétariat a mis à la disposition des 500 participants le premier volume de la Lettre d’information sur le paludisme de l’OMS Afrique. Selon ce volume, le président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama a lancé une initiative globale pour la santé d’un montant de 63 milliards de dollars américains. Et suivant le rapport publié à cet effet à Washington, Barack Obama a demandé que le Plan d’urgence du président des USA appelé Pephar reçoive 51 milliards de dollars US sur une période de six ans pour combattre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Les 12 milliards de dollars restants vont directement financer d’autres problèmes globaux de santé.
Les pays sélectionnés pour bénéficier de la manne financière du président des Etats-Unis d’Amérique, sont au nombre de 18 sur les 192 Etats membres des Nations unies. Naturellement, le Mali fait partie de ces pays sur qui règne la Grâce divine.
Rappelons qu’une équipe de cette Initiative globale pour la santé a rencontré le ministre de la santé Oumar Ibrahima Touré, quelques jours avant le Comité régional de Malabo. C’était le lundi 23 août 2010, au département de la Santé à Koulouba. C’était une équipe enthousiaste qui venait louer les efforts de notre pays en matière d’offre de soins de qualité aux populations et de performance. Mieux, l’équipe se réjouissait du fait que les fonds de l’Initiative globale du président Barack Obama ne souffrent d’aucune conditionnalité. C’est le Mali qui définirait ses priorités, et les fonds iront directement à ces priorités prédéfinies. Ce qui n’était pas le cas, auparavant.

Alpha avertit
Du haut de la tribune de l’OMS à l’ouverture des travaux de Malabo, Alpha Oumar Konaré, ancien chef d’Etat du Mali et ancien président de la Commission de l’Union africaine, s’est adressé aux ministres africains de la Santé. Ce fut un discours mémorable que tous les participants de la 60e session n’ont cessé de réclamer, et les organisateurs ont été obligés de transcrire la version enregistrée pour la mettre à la disposition de tous. Simplement parce que Alpha, n’a pas lu un discours préparé. Il a parlé suivant des grandes lignes, en tenant l’assemblée en haleine et totalement subjuguée. A Malabo, les Maliens ont été fiers d’être Maliens.
A Malabo, le très célèbre et très enflammé orateur qu’est Alpha dira : "… En 2009, nous étions 1 milliard, en 2050 nous serons 2 milliards. Vous aurez de grands pays, vous aurez au moins 4 pays qui auront plus de 100 millions d’habitants. Le Nigeria pourrait avoir plus de 220 millions d’habitants, la RDC près de 180 millions d’habitants, l’Ethiopie près de 170 millions d’habitants, l’Ouganda près de 130 millions d’habitants, l’Egypte près de 120 millions d’habitants. Imaginez-vous ce que cela représente comme défi ? Je prends 3 pays du Sahel : le Mali, le Burkina et le Niger. Ces 3 pays ensemble en 2050 compteront 130 millions d’habitants, c’est-à-dire la population de la France et de l’Allemagne réunies. Et l’essentiel de cette population vivra dans les villes. Or, nous savons que dans les villes, 60 % des habitants vivent dans les bidonvilles. Sur cet effectif aussi, vous ferez le constat avec moi que 45 % auront moins de 15 ans, que 65 % auront 25 ans. Voilà un défi auquel nous devons faire face, et que nous devons intégrer dès maintenant dans nos divers plans…"
En éteignant les lampions sur Malabo, le Comité régional de l’OMS a décidé de se retrouver du 29 août au 2 septembre 2011 en Côte d’Ivoire pour la 61e session, et du 27 au 31 août 2012 en Angola pour la 62e session. Tout en priant le Créateur des Cieux et de la Terre, d’accorder sa Grâce Illimitée à l’ensemble des 192 Etats membres du monde civilisé, dont font partie les 46 Etats membres de l’OMS Afrique !
Ibrahima Sangho
(depuis Malabo)
Acceuil
________________________________________
CINQUANTENAIRE
Une occasion pour réhabiliter GMT ?
Tout se passe comme si ATT, à travers tout ce qu’il pose comme acte depuis, n’a qu’un seul but : réhabiliter GMT. Le cinquantenaire, avec la complicité passive du Mouvement démocratique semble être l’occasion idéale.
Pour les Maliens, le retour au régime à parti unique est visible depuis 2007. En tout cas, les mêmes hommes sont là, aux mêmes places. Les attributs également se mettent en place, au forceps, mais ils se mettent en place.
ATT paraît nostalgique du passé fait de répression. Dès qu’il a eu en main la réalité du pouvoir, dès qu’il a vu chez les partis politiques la volonté de tout lui laisser s’il ne leur cherche pas noise, il s’est occupé à faire ressusciter l’ordre ancien. Avec les partis politiques, il y a eu, sur le dos du peuple, un gentleman agreement du genre : "rappelle tes amis, efface la mémoire du passé si tu veux, mais en retour, laisse nous des bouées".
Nous avons le même ministre secrétaire général de la présidence, comme au temps où le peuple se faisait canarder, presque le même directeur de la police nationale, et la liste est très longue. Il ne restait que l’ordonnateur en chef, deux fois condamné à mort, gracié, devenu ouléma.
Il est question que l’ORTM interviewe GMT à l’occasion des 50 ans du Mali. Il est dit que GMT sera "invité d’honneur aux cérémonies" du cinquantenaire, où, magnanime, le peuple passera par perte et profit les 23 ans de dictature, avec son cortège de déportés, d’exilés, de morts.
Cependant, si l’ORTM doit donner la parole à GMT, il faudrait qu’il lui demande son sentiment sur les tueries de mars 1991, sur les milliers de cadres qui ont passé leur vie dans les bagnes de Taoudenni, avec pour seul crime leur opposition au régime en place.
Il faudrait qu’il s’explique sur le cynisme de son régime qui, à la mort du premier président de la République du Mali, Modibo Kéita, a fait un communiqué pour dire "instituteur à la retraite", a refusé à son épouse le droit de porter le deuil de son mari, a dissimulé son testament, a tué le 17 mars 1980 l’étudiant Abdoul Karim Camara dit Cabral, secrétaire général de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM), alors âgé de 25 ans.
Si l’interview de GMT aura pour but d’éclairer le peuple et l’Histoire sur ce qui s’est passé, bienvenue ! Mais, s’il s’agit de lui donner l’occasion d’insulter la mémoire de nos martyrs, l’ORTM serait mal inspiré d’organiser ou de se faire complice d’une telle opération.
Et ATT dans tout ça ? Pourquoi s’auto-flagelle-t-il permanemment ? Que se reproche-t-il ? Qu’espère-t-il en retour ? Le vaillant peuple du Mali sait être patient, tolérant, mais n’est pas amnésique. Celui que l’on considère comme un acteur essentiel du Mouvement démocratique doit se ressaisir et faire confiance une fois pour toutes à son peuple. S’il veut rester ce que le peuple croit qu’il est.
Alexis Kalambry
[haut]
Acceuil
________________________________________
ASSAINISSEMENT DE BAMAKO
Un défi du cinquantenaire
S’il y a un secteur sur lequel les autorités maliennes devront s’attaquer pour rendre la ville de Bamako plus coquette dans le cadre du cinquantenaire de notre pays, c’est bien celui de l’assainissement.
Au lendemain de la mise en place de la Commission d’organisation du cinquantenaire, les autorités du district et les maires des six communes de Bamako s’étaient engagés à faire de Bamako une ville propre avant le 22 septembre 2010. Plus d’une année, le constat reste mitigé même si la volonté d’assainir la capitale est patente. Mais à en juger par ce qui est en train d’être fait sur le terrain, on se rend compte que l’assainissement est le domaine qui risque d’échapper aux autorités.
Il est vrai que Bamako est en train de retrouver un nouveau visage, avec des espaces verts aménagés par ci, des trottoirs dallés, des routes réhabilitées, des échangeurs par-là… Mais le hic, c’est que les autorités sont en train de passer à côté du volet assainissement. Même s’il y a quelques semaines, elles ont promis de nettoyer les dépôts de transit en dehors de la capitale. Une chose est de prendre la décision, une autre est de l’exécuter.
Structure chargée de l’assainissement, la voirie est aujourd’hui loin d’accomplir les missions à elle confiées. Ce n’est pas par manque de volonté, mais parce qu’elle ne dispose pas d’assez de matériels pour s’occuper de tous les dépôts de la capitale. De plus, le matériel roulant est quelque peu vétuste. C’est pourquoi, les dépôts de transit de Bamako, notamment celui qui se trouve derrière les rails à quelques encablures de la mairie de la Commune III est depuis des années devenu un dépôt final. Tous savent que le travail de transport vers les dépôts finaux ne relève pas des GIE qui sont pour beaucoup dans l’assainissement.
Les mairies sont en train de jouer leur partition dans le l’assainissement du cadre de vie des populations, mais toujours est-il que les efforts sont limités. Le salut peut venir d’un effort conjugué entre les collectivités, les populations et la voirie.
Autre chose qui contribue à salir la capitale, c’est l’absence des installations d’infrastructures d’accueil des petits déchets. Ce sont ces corbeilles à ordures qui, lors du sommet France-Afrique, étaient visibles un peu partout sur les trottoirs, des bacs à ordures dans les coins stratégiques. Ils constituaient un salut dans la collecte des déchets plastiques.
Amadou Sidibé
[haut]
Acceuil
________________________________________
RAMADAN
L’aumône
L’aumône dans son sens le plus général d’acte charitable apparaît comme le premier devoir après la foi en Dieu et avant l’accomplissement des rites.
" La pitié n’est pas de vous tourner vers l’Orient et l’Occident, mais la pitié, c’est celui qui croit en Dieu, dans le Jour dernier, les anges, les prophètes, qui, en dépit de l’attachement aux biens, les donne aux proches, aux orphelins, aux pauvres, aux voyageurs, aux mendiants et aux esclaves, qui se rachètent, qui accomplit la prière et verse l’aumône légale", Coran (2:177)
La sourate 2:267 concerne l’aumône légale prélevée sur l’argent gagné et sur le revenu de la terre… Ceux qui versent le "zakat" en prélevant sur leurs biens ce qui est de moindre qualité et dont ils ne voudraient même pas pour eux-mêmes.
Le Coran emploie tantôt "zakat" tantôt codage pour designer l’aumône obligatoire prélevée annuellement, alors que dans l’usage courant "sadaga" signifie généralement l’aumône ordinaire.
Le Coran met au jour l’attachement profond de l’homme à la possession des biens et fait appel à dépasser sa réticence à la dépense. Le Coran rappelle d’un côté que c’est Dieu qui confie les biens qu’on possède, Coran (57:7) et invite à faire un beau prêt à son prochain, Coran (2:245).
L’aumône se trouve au cœur d’une transaction entre l’homme et Dieu. Son objet est que l’âme est appelée à la purification et au retour vers Dieu.
Appel insistant et urgent, car l’au-delà est proche "ô vous qui croyez, dépensez de ce dont nous vous avons pourvu, avant que ne vienne un jour où il n’y aura ni commerce, ni amitié, ni intercession" Coran (2:254).
L’aumône peut servir de compensation (fidya) dans certains rites du pèlerinage ou pour le jeûne, Coran (2:184 et 196). Avec la dépense dans la voie de Dieu et l’attitude charitable (ihsën) elle est l’un des enseignements les plus fondamentaux du texte coranique.
Aliou Diallo
(inspecteur du trésor)
[haut]
Acceuil
________________________________________
LA PRESSE EN DEUIL
Adieu "Youssou Valisi" !
Youssouf Traoré alias "Youssou Valisi" de Radio Kledu a été arraché à l’affection de tous à la suite d’une maladie le vendredi 3 septembre 2010 à l’hôpital du Point G. Il a été porté en terre samedi au cimetière de Dianéguéla (Commune VI) par ses parents, amis, collaborateurs et admirateurs. Il était âgé de 52 ans.
Chevalier de l’ordre national, "Youssou" a été l’un des animateurs et producteurs les plus brillants de la troisième génération. A la levée du corps chez sa sœur Fati, les différents intervenants ont insisté sur les qualités humaines et professionnelles de cet homme de radio hors pair. Appelé affectueusement "Youssou Valisi", il était adulé, car il avait le don de détendre l’atmosphère.
" J’ai particulièrement apprécié Youssou Valisi parce que c’était un homme poli d’abord. Un homme très avenant et agréable. Youssou Valisi entretenait avec chacun de nous, les mêmes types de relations, de politesse, de gentillesse et surtout de courtoisie", témoigne un de ses collaborateurs à Radio Kledu.
Sa disparition constitue, pour Radio Kledu, un vide selon un animateur. "C’était une référence de Kledu. Nous regrettons son rappel à Dieu".
Notre grand frère, collaborateur et ami laisse derrière lui une veuve, 4 orphelins et de nombreux auditeurs inconsolables qui n’entendront plus sa voix.
A sa famille durement éplorée, Jamana et l’ensemble du personnel du journal "Les Echos", présentent leurs condoléances émues et prient pour le repos éternel de son âme.
Dors en paix "Youssou Tchini" !
La rédaction
[haut]
Acceuil
________________________________________

TIRAILLEMENTS A L’AS-CSK
Le président délégué exige un audit
Au regard de tout le désintérêt de Salif Kéita pour la vie de l’Association sportive portant son nom (AS-CSK), le président délégué du club a saisi le Tribunal de première instance de la Commune IV pour un audit couvrant la période 2005-2010.
L’Association sportive Centre Salif Kéita (AS-CSK) traverse l’un des moments les plus difficiles de son existence. La raison ? Le courant ne passe plus entre le premier responsable du club, Salif Kéita, et le président délégué, Sékou Kéita, qui représentaient respectivement dans le temps deux clubs indépendants l’un vis-à-vis de l’autre. Il s’agit du CSK, dirigé par Salif, et du FC Soleil, conduit par Sékou. Mais dans le souci de renforcer leurs capacités sportives, les deux dirigeants avaient convenu de fusionner leurs clubs tout en gardant la dénomination CSK.
Cela a été matérialisé en 1995. Ce faisant, l’ambition des deux dirigeants était de hisser leur club à la pointe des clubs leaders. Comme résultat, une première génération de joueurs talentueux, purs produits du Centre comme Seydou Kéita, Mahamadou Diarra-Djilla, Scifo… ont vu le jour et ont fait la fierté de tout le monde.
Selon nos sources, à cette époque, c’est Salif Kéita qui tenait les rênes de l’Association qui ne disposait véritablement d’aucun moyen de fonctionnement, ni d’aucune capacité structurelle, d’infrastructure malgré les recettes générées sur la vente des premiers joueurs.
En 2005, lorsque Salif a été à la tête de Malifoot, c’est Seydou Kéita qui reprend en main le fonctionnement et la gestion du club qui traversait une impasse due à l’absence d’objectifs et d’orientations. A en croire nos sources, l’absence d’infrastructure sportive, le manque de moyens de location, les états financiers désastreux, l’absence d’autofinancement… constituaient des éléments de la mauvaise gestion de Salif Kéita.
Ce tableau sombre a conduit Sékou Kéita alias Diogo à mettre en place un schéma de développement assorti d’objectifs clairs et précis. Il s’agit en l’occurrence de la mise en place d’un complexe sportif.
Des documents, il ressort qu’à la prise de fonctions de Sékou Kéita le solde du compte du CSK était de 374 471 F CFA à la Bank of Africa à la date du 7 décembre 2006. De plus, la gestion antérieure de l’ancien bureau laisse paraître néant le centre d’entraînement, les moyens matériels et financiers de même que les moyens de location. Le document précise que le compte financier arrêté n’a été utilisé que par l’ancien bureau.
Toutefois, dans le cadre d’une meilleure organisation et d’un bon fonctionnement du club, Sékou Kéita a ouvert un nouveau compte à la Bicim avec un montant de 300 000 F CFA à la date du 28 juin 2006 sur lequel sont apposées les signatures conjointes des deux dirigeants (Salif et Sékou). Mieux, pour une gestion équilibrée, les deux responsables conviennent d’une signature conjointe des comptes. Ce qui veut dire que tout retrait sous Sékou Kéita a fait l’objet de signatures conjointes.
Les relevés et les documents bancaires qui nous ont été présentés l’attestent. A ce jour, les réalisations de Sékou Kéita portent sur l’adoption d’un cadre d’encadrement, l’acquisition d’un bus pour le transport des joueurs, les équipements sportifs, les moyens de locomotion personnels pour les joueurs et les encadrements, la construction d’un complexe sportif en 4 années d’activités, l’autofinancement des charges de fonctionnement du club : médicaments, carburant, primes, l’aménagement d’une aire de jeux pour les entraînements.
Mais, Salif n’a trouvé rien de mieux aujourd’hui que d’accuser Sékou Kéita de détournement d’environ 300 millions de F CFA et de falsification de documents. Des accusations que "Diogo" réfutent en l’absence de preuves matérielles contre lui. Le fond du problème, apprend-on de sources concordantes, est que Salif veut transformer l’AS-CSK en société. Ce à quoi s’oppose Sékou Kéita sans au préalable un audit pour faire une évaluation des recettes, des transferts, des charges de fonctionnement pendant les 5 années de sa gestion (2005-2010).
Pour ce faire, Sékou a déjà saisi le Tribunal de première instance de la Commune IV afin de tirer les choses au clair d’autant plus, indique-t-on, que Salif n’a jamais fait d’apport matériel ou financier au club en des périodes de crise ou de tension de trésorerie.
De la même manière, le terrain sur lequel est érigé le Centre a été pendant deux décennies l’espace de football du FC Soleil bien que non formel. Mais le dit terrain aujourd’hui a fait l’objet d’une entente par la signature d’un protocole entre la mairie de la Commune IV et Sékou Kéita. Pour toutes ces raisons, celui-ci voit mal comment Salif peut transformer le Centre en société sans que l’état des lieux ne soit pas fait.
Mohamed Daou
[haut]
Acceuil
________________________________________

ELIMINATOIRES CAN-2012
Les incohérences de Giresse
Capverdiens et Maliens ont disputé, samedi dernier, au stade de Praia, la 1re journée du groupe A des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2012. Au cours de cette rencontre à ne pas rater, Alain Giresse, le sélectionneur des Aigles, a joué de maladresses.
L’opposition Cap-Vert/Mali (1-0) de samedi dernier a achevé de convaincre les sportifs maliens, même les plus sceptiques, sur les insuffisances tactiques et techniques d’Alain Giresse, le sélectionneur du onze malien. Dans ce match capital, premier officiel de l’ancien coach du Gabon, comptant pour la 1re journée qualificative de la Can-2012, Alain Giresse a été simplement décevant. Eu égard aux grosses lacunes qu’il a étalées sur la place publique.
Il n’y aurait pas eu un sursaut d’orgueil de la part des athlètes que les Capverdiens auraient infligé une sévère correction aux Maliens. Ces derniers, moins volontaires et moins décidés, ont raté une fois de plus leur début dans les éliminatoires de Can. Il est vrai que les Aigles se sont procurés parfois des occasions avec une domination stérile, mais, force est de reconnaître qu’au cours de cette partie, le coach malien a fait preuve de bégaiements tactiques inadmissibles.
Des choix complaisants
Si le choix de certains joueurs ne souffre d’aucune contestation, il n’en est pas de même pour Oumar Sissoko, Bakaye Traoré, Amadou Sidibé, Modibo Maïga, Sidi Yaya Kéita et Moustapha Yattabaré et autres Mahamadou Diarra "Djilla", qui étaient soit blessés, soit à court de compétition. Dans un match de feu comme celui-là, il aurait été intéressant de faire confiance aux joueurs plus en jambes, peu importe leur niveau.
Oumar Sissoko, le portier des Aigles, sans club puisqu’il avait été libéré par Metz et rappelé ensuite suite à la blessure du titulaire (indisponible pour 5 mois), n’a pas une assurance pour démarrer un tel match.
Tout comme lui, Bakaye Traoré n’avait pas de coffre pour faire le flux et le reflux. La preuve après la pause, il a été obligé de céder sa place à Souleymane Kéita. Modibo Maïga, d’ordinaire percutant sur le front de l’attaque, n’a pu retrouver ses marques. La raison en est que le joueur a triché et n’était pas à 100 % de ses moyens. Il a eu un choc lors de Sochaux-PSG où il avait inscrit un but avant d’être victime d’un choc.
En clair, si ces joueurs n’ont pas pu donner le meilleur d’eux-mêmes, c’est parce qu’ils sont arrivés avec des problèmes. Autant, Alain Giresse, dans un match aussi important comme celui-là, devait faire l’économie des expérimentations, autant il pouvait se passer des services des athlètes qui ne jouent pratiquement pas dans leurs clubs. Comme c’est le cas d’Amadou Sidibé. Ce garçon est talentueux et a toujours répondu présent pour défendre les couleurs de la nation malienne. Mais le patron de l’encadrement technique des Aigles n’était pas obligé de le sélectionner pour ce Cap-Vert/Mali. Étant entendu qu’il ne joue pratiquement pas avec l’équipe A d’Auxerre où il évolue depuis deux saisons. Il fait des apparitions chez les réserves. Actuellement, des joueurs sont les meilleurs à leur poste dans le championnat national de Ligue 1 et peuvent faire mieux que des professionnels au repos.
Un jeu quelconque
Le 4-4-2 axé sur le jeu de couloir est de plus en plus pris dans le football moderne. L’Espagne et les Pays-Bas, respectivement champion et vice-champion du monde en Afrique du Sud il y a quelques mois, en ont fait leur credo. Et Alain Giresse, qui ne veut pas rester en marge de cette nouvelle donne, mondialisation oblige, essaie de l’expérimenter chez les Aigles du Mali.
Or, il se trouve que dans ce match capital, le Mali ne disposait pas de véritables joueurs de couloirs pour animer, comme il se doit ce dispositif de jeu. Car, cette mission demande non seulement une grande débauche d’énergie, mais aussi et surtout une grande vitesse d’exécution de la part des joueurs. Conséquence : les Aigles ont produit un spectacle quelconque, insipide et lassant. Un jeu décousu où chacun a joué son ballon comme au village. A la 44e, les Capverdiens ont décomposé un corner. Fernando Valera libre de tout marquage de la tête expédiera la balle au fond du filet malien. Sans dépositaire du jeu, les attaquants maliens étaient obligés de venir chercher la balle dans leur moitié du terrain. Ce qui donnait plus de possibilité à l’arrière-garde capverdien pour écarter des éventuels dangers.
Dommage ! Les Aigles considérés comme leaders du groupe, n’ont pas été à la hauteur de leur réputation. Pour éviter toute surprise désagréable lors des prochains matches où les batailles seront plus âpres, des mesures idoines doivent être prises par les autorités sportives maliennes. Et le plus tôt sera le mieux.
Boubacar Diakité Sarr
Cap-Vert en tête
Le Cap-Vert a pris les 3 points du match et affiche sa volonté d’aller au bout pour l’unique ticket du groupe avec en mire, le rêve d’une première participation à une phase finale de la Can. Les Aigles ratent pour la 5e fois leur premier match de qualification. Deux défaites face au Zimbabwe et le Liberia lors des éliminatoires aux Can-2004 et 2006. Un nul face à la Sierra-Leone et le Soudan pour 2008 et 2010. A Giresse, qui chute pour son entrée officielle, de savoir que le chantier est grand. Prochaine sortie des Aigles, le 10 octobre à Bamako contre le Libéria. Ce dernier dans l’autre match du groupe devrait recevoir dans son ancre de Siaka Stevens de Monrovia, le Zimbabwe.
B. D. S.
Orange-Mali habille les finalistes
Les finales dames et messieurs de la Coupe du Mali de basket-ball se sont disputées hier dimanche au Pavillon des sports du stade Modibo Kéita. A la veille de l’événement, Orange-Mali, le sponsor officiel de la Fédération malienne de basket-ball, avait remis des équipements aux équipes. Cette cérémonie qui a eu lieu vendredi dernier, s'est déroulée au siège d'Orange-Mali en présence des responsables de la FMBB et des représentants des quatre équipes finalistes.
Sotelma-Collectif clubs de Ligue 1 : c’est fini !
Le collectif des 14 clubs de la 1re division et la Société des télécommunications du Mali (Sotelma) ont mis fin à leur partenariat, jeudi dernier. La rupture du contrat de sponsoring entre les deux parties est intervenue à la suite d’une rencontre sous la présidence conjointe de Nourredine Boumzebra, directeur général de la Sotelma et Moussa Konaté, porte-parole du collectif des clubs, accompagné des responsables des clubs concernés. "Nous avons trouvé que nous ne pouvons pas respecté les clauses du contrat. En réalité, il nous est difficile d’honorer nos obligations vis-à-vis de notre sponsor et ce malgré nous même", a indiqué M. Konaté. Le contrat de 5 ans n’était qu’à sa première année.
Rassemblés par Sarr

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

06-09-2010, 19h08

Éducation: Bon vent a l'Université de Ségou!

Education
Le compte à rebours pour l’université de Ségou : La Ministre de l’Enseignement Supérieur a remis hier la lettre de mission au nouveau Recteur
L'Indépendant, 03/09/2010
Mme Siby Ginette Bellegarde, en compagnie du Dr Abdoulaye Traoré
La salle de conférence Bakary Traoré du ministère de l'Education, de l'alphabétisation et des langues nationales, a servi de cadre, hier jeudi dans la matinée, pour la cérémonie officielle de remise de la lettre de mission au tout nouveau Recteur de l'Université de Ségou, Dr Abdoulaye Traoré, par Mme Siby Ginette Bellegrade, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Pour la circonstance, Mme la ministre était accompagnée par son homologue de l'Education de base, de l'alphabétisation et des langues nationales, le professeur Salikou Sanogo, du Recteur et président de l'Université de Bamako, en la personne du Professeur Amadou Diallo et les membres de son Cabinet. C'est dans une ambiance relativement sereine, digne de ce mois de Ramadan, que Mme Siby Ginette a remis la lettre de mission à celui-là qui aura, désormais, la lourde tâche de bâtir, conformément aux instructions du président de la République, "l'Université de nos besoins".
Nommé par décret N°09-414/P-RM du 3 août pris en Conseil des ministres pour une durée de cinq ans, le tout nouveau Recteur, et non moins détenteur du Ph.D (le dernier diplôme dans le domaine des sciences) devra, désormais, mettre ses 17 années d'expériences administratives, acquises à l'Ecole nationale des ingénieurs, au service de cette première Université régionale de notre pays. Il faut également noter que l'Université de Ségou a pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale en matière d'enseignement supérieur et de recherche scientifique. C'est compte tenu de cette lourde responsabilité et des attentes que les uns et les autres fondent en cette Université que Mme la Ministre n'est pas passée par quatre chemins pour donner des instructions fermes à Dr Abdoulaye Traoré. "Avec l'équipe managériale qui sera mise en place, vous travaillerez dans la collégialité, la transparence, la rigueur et l'équité. L'offre de formation devra favoriser le développement économique, culturel et social du Mali en général et de la région de Ségou en particulier. Les filières de formation, organisées dans le cadre du système LMD, seront diversifiées et devront répondre aux besoins identifiés dans les secteurs socio-économiques porteurs".
Dans le cadre de la formation de qualité, la ministre a précisé que l'admission sera déterminée par les aptitudes des postulants à suivre des études supérieures des capacités d'accueil des infrastructures. Elle a aussi demandé à ce que les conditions de vie et d'études des étudiants accueillis à l'Université de Ségou soient favorables à l'apprentissage, et ce à travers l'implication du secteur privé dans l'hébergement et le transport des étudiants et l'intégration des TIC à la formation et à la recherche en vue d'une amélioration du rendement interne de l'université. Dr Traoré, pour sa part, s'est dit à la fois très honoré et conscient de la responsabilité qui vient de lui être confiée. Tout en sollicitant, d'ores et déjà, les bénédictions de tous et surtout la collaboration de la presse pour une large sensibilisation auprès des jeunes et de la population ségovienne, le tout nouveau Recteur entend mettre tout en œuvre pour la réussite de cette mission nationale.
S'agissant des infrastructures, il estime qu'avec l'amphithéâtre qui est en cours de construction et les sites déjà repérés et aménagés par la mission universitaire, la nouvelle Université pourra, bel et bien, débuter ses activités. Toujours est-il que la rentrée dépendra, selon lui, des plus hautes autorités du pays.
Nous espérons ardemment que cette Université, à vocation agro-sylvo-pastorale, répondra aux attentes et, cela, pour le plus grand bonheur de l'enseignement supérieur malien.
Fousseyni MAIGA
*Stagiaire

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

06-09-2010, 12h11

qaund le Mali est gené par AL QAIDA:

Bonjour mon frère, c'est une raison vraiment que tu viens de décrire sur nos hautes autorités, moi je pense que c'est une facon de détruire le nord et empecher aux ONG de venir travailler au nord pour faire du mal aux touaregs et tous ce qui vivent dans ce septentrion le Gouvernement ne fait aucun effort pour lutter contre ces criminelles errant dans ce grand desert pour destabiliser le développement du Nord on 'a compris toute la strategie de l'Irak au nord de notre pays merci on suivra l'évolution de la situation.


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

06-09-2010, 01h25

A la découverte de la magie du Ténéré en musique : Concert du groupe Atri N’assouf (le bon article)

Tribune des lecteurs 5 septembre 2010
Concert du groupe Atri N’assouf à la salle El Mouggar (Alger)
A la découverte de la magie du Ténéré en musique
Lorsque les cultures se croisent, elles donnent naissance à de nouvelles expressions artistiques plus riches. Quand un percussionniste français, Alain Plume, trimbalant son carron (sorte de caisson) a croisé le chemin d’un jeune Malien virtuose de la guitare, Rissa ag el Wanaghi, cela a donné naissance à une formation artistique dénommée Atri N’assouf (l’étoile du désert en tamasheq).
Ce noyau fondateur s’élargira avec Mama, du groupe féminin malien Tartit, au chant et à la danse et du bassiste burkinabé Ahmed Cissé.
Invités par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), les artistes de cette formation ainsi que leur nouvelle recrue Mohamed à la guitare électrique, se sont produits jeudi dernier à la salle El Mouggar face à un public restreint, certes, mais connaisseur.
Attendu par ses fans, Atri N’assouf, qui en est à sa troisième tournée en Algérie, n’aurait pu espérer une meilleure ambiance que celle qui a régné dans la salle. Sur la scène joliment décorée avec des voiles blancs et un éclairage adéquat, les Atri N’assouf font leur entrée.
Rissa, vêtu d’une tenue blanche et d’un turban de la même couleur, est accueilli comme un prince par des youyous et des applaudissements. Il est l’auteur, compositeur et interprète du groupe, mais aussi un virtuose de la guitare électroacoustique. A ses côtés Plume, assis sur le carron en tenue africaine, et le grand bassiste avec sa fender jazz.
Mama de son côté brille sous les projecteurs avec son «tisseghnest», habit traditionnel africain multicolore. Le jeune Mohamed, qui est le neveu de Rissa, mais aussi guitariste de la formation semble un peu intimidé. Dès les premières notes de musique, le public est charmé par autant d’authenticité et de variations.
Aux rythmes touareg et africains s’ajoutent des touches jazz et blues ; le public est conquis par cette fusion explosive. Atri N’assouf, qui est une jeune formation âgée d’à peine deux ans, a à son actif un seul album intitulé Akal ou «la terre» en tamasheq.
Durant une heure et demie, les musiciens transporteront la foule dans un monde sans frontières. Ils joueront plusieurs titres de leurs albums, à savoir Eghaf, Idinet, Chaght, Talamt, Taiman, Tidit et Akal.
Atri N’assouf chante en tamasheq, mais cela ne semble pas causer de problème à leurs fans qui reprenaient en choeur avec Rissa et Mama, réclamant même des titres. Certains n’hésiteront pas à comparer cette formation au groupe mythique Tinariwen, mais cela se justifie vu que les deux s’inscrivent dans le même registre sans oublier que Abdellah Agh Lahbib (leader charismatique de Tinwarien) a participé à l’enregistrement d’Akal.
Par ailleurs, Atri N’assouf régalera son public avec le titre Ténéré qui a provoqué une totale hystérie chez les amoureux du désert ayant fait de ce titre leur propre hymne.
Le concert prendra fin vers les coups de minuit et demie, mais le public réclamera les cinq musiciens pour un ultime titre, et qui n’est pas des moindres vu qu’il est le tube du groupe et aussi leur premier clip Timiditine ou Mon amour.
Tribune des lecteurs (5 septembre 2010)

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

06-09-2010, 01h08

A la découverte de la magie du Ténéré en musique : Concert du groupe Atri N’assouf

6 septembre 2010
Concert du groupe Atri N’assouf à la salle El Mouggar (Alger)
A la découverte de la magie du Ténéré en musique
Programmé presque à la fin du mois sacré de Ramadhan, le groupe El Inchad continue à égayer les soirées des Algérois à la salle Atlas. Organisées par l’Office national de la culture et de l’information (Onci), ces soirées, qui se tiennent en parallèle à celle de la salle El Mougar (concerts de variétés), drainent une masse de jeunes et de familles de Bab El Oued et de ses environs.
«Nous sommes des habituées de cette salle vu que les spectacles commencent à 22 heures et que nous avons largement le temps de finir les tâches ménagères et venir se changer les idées», déclare une dame accompagnée de sa fille. A ses côtés, une famille qui vient pour la première fois.
«Sincèrement, nous avons toujours cru que cette salle était fermée, mais en passant ce soir, nous avons constaté que nous avions tort. La salle semble confortable et puis c’est une très bonne initiative d’organiser des soirées dédiées aux chants religieux surtout durant ce mois sacré», dira la maman.
Coïncidant avec le match Algérie-Tanzanie pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2012, qui était rediffusé sur les chaînes de télévision, le spectacle de vendredi dernier n’a pas drainé grand monde. À l’affiche ce soir-là, la troupe Angham Ezzibane, originaire de Biskra, avec onze membres, dont quatre percussionnistes à la derbouka et tar et quatre voix principales.
C’est la troupe Angham Ezzibane de l’association El Mountada lil takafa oua el founoun, de la wilaya de Biskra. Elle a été créée en 1991 à l’initiative de jeunes volontaires ayant voulu booster l’activité culturelle dans la région. «Nous avons déjà trois albums.
Le premier, nous l’avons dédié à la cause palestinienne ; quant au deuxième, il est intitulé Une lettre à son pays que nous avons sorti en 1995 en pleine décennie noire. Pour le troisième album, nous avons introduit des instruments de musique, mais hélas cela s’est fait uniquement en studio.
Nous ne sommes pas contre l’utilisation d’instruments, cela est une question de moyens et nos membres ne maîtrisent aucun instrument, mais nous travaillons dans ce sens pour de futurs projets», déclare le leader de la troupe. En outre, la troupe s’est produite sur scène vers 23 heures pour dévoiler au public une panoplie de chants religieux écrits et composés par les membres de la troupe. Au menu, des louanges à Dieu et au Prophète. Après quatre titres, la troupe cédera la scène à celle de Djanet Imesslan ou «les voix du Tassili» en tamasheq qui créera une ambiance de folie tout en gardant un aspect spirituel. «Notre troupe a été créée en 1994 et compte quinze membres.
Nous essayons de varier notre répertoire en mêlant les chants religieux du patrimoine local à nos compositions en anglais et en arabe classique», déclare le leader de la troupe vêtu d’un somptueux bazane (habit targui) et d’un turban bleu.
Une fois sur scène, ils régaleront les présents avec des titres de medih en arabe interprété sur le rythme tindi propre aux Touareg. On notera que les percussionnistes de cette formation se distingueront par leur talent. Par ailleurs, la troupe Imesslan compte plusieurs participations dans divers festivals nationaux consacrés à El Inchad et a réussi à rafler un bon nombre de distinctions.
Tribune des lecteurs (Alger)

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

06-09-2010, 00h43

Mali : Des officiers de son armée accusés de complicités avec Al Qaïda

Le Temps d'Algérie du 06-09-2010
Le gouvernement malien dans la gêne
Des officiers de son armée accusés de complicités avec Al Qaïda
Le Mali a exprimé son mécontentement face aux accusations qui lui ont été portées, faisant état de la complicité de responsables maliens avec l'organisation Al Qaïda dans la région du Sahel. Un responsable militaire malien a déclaré à l'AFP que «le Mali est considéré comme étant un maillon faible que le monde entier peut accuser, mais nous devons d'abord nous interroger sur l'origine des Maliens impliqués dans cette histoire».
Ce même responsable a infirmé les accusations portées à l'encontre de son pays. Il a également nié le fait que le véhicule utilisé par Al Qaïda dans l'attaque commise le 25 août avait une plaque d'immatriculation malienne, affirmant que «ces accusations ne sont pas basées sur des faits réels».
Actuellement, le Mali se trouve dans une situation embarrassante, parce que les autorités maliennes ont soutenu et participé à la libération des otages et la libération de Omar le Sahraoui accusé d'avoir kidnappé des étrangers.
A cela s'ajoute le fait que le Mali n'a pas respecté la convention des pays du Sahel interdisant toute négociation avec les groupes terroristes et le paiement des rançons. Un général américain d'Africom a récemment accusé Bamako d'offrir les conditions appropriées pour qu’Al Qaïda continue d'exister.
Ce même responsable a précisé que le Mali s'est allié avec Al Qaïda afin de détruire l'Europe. Selon lui, le paiement de la rançon encourage les activités de cette organisation, dans les régions du Sahel. L'élargissement des prisonniers terroristes contre la libération des otages est une menace pour chaque étranger demeurant au Sahel.
«Le paiement des rançons accentuera la prise d'otages», selon le général américain. Ce dernier a appelé à unifier la vision en matière de lutte contre le terrorisme. L'officier a également insisté sur la nécessité pour les pays limitrophes d'accentuer les pressions sur le gouvernement malien afin qu'il cesse de traiter avec les groupes islamistes.
Pour rappel, les touaregs avaient accusé des officiels et des militaires maliens de complicité avec les groupes terroristes dans l'enlèvement des étrangers occidentaux. Le porte-parole du mouvement de rébellion touareg qui refuse toute idée de dialogue avec les autorités maliennes, que des officiers et des responsables politiques maliens sont impliqués dans des opérations de kidnapping.
La justice malienne a eu à traiter une affaire impliquant deux officiers militaires dans un trafic d'armes au bénéfice des groupes terroristes. Un trafiquant d'armes très connu dans la région du Sahel avait lui aussi révélé lors du procès relatif à la fourniture d'armement au GSPC, que l'argent remis au groupe El Para contre la libération des 32 touristes a servi à l'achat d'armes.
Adel R.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

06-09-2010, 00h41

05-09-2010
Le gouvernement malien dans la gêne
Des officiers de son armée accusés de complicités avec Al Qaïda
Le Mali a exprimé son mécontentement face aux accusations qui lui ont été portées, faisant état de la complicité de responsables maliens avec l'organisation Al Qaïda dans la région du Sahel. Un responsable militaire malien a déclaré à l'AFP que «le Mali est considéré comme étant un maillon faible que le monde entier peut accuser, mais nous devons d'abord nous interroger sur l'origine des Maliens impliqués dans cette histoire».
Ce même responsable a infirmé les accusations portées à l'encontre de son pays. Il a également nié le fait que le véhicule utilisé par Al Qaïda dans l'attaque commise le 25 août avait une plaque d'immatriculation malienne, affirmant que «ces accusations ne sont pas basées sur des faits réels».
Actuellement, le Mali se trouve dans une situation embarrassante, parce que les autorités maliennes ont soutenu et participé à la libération des otages et la libération de Omar le Sahraoui accusé d'avoir kidnappé des étrangers.
A cela s'ajoute le fait que le Mali n'a pas respecté la convention des pays du Sahel interdisant toute négociation avec les groupes terroristes et le paiement des rançons. Un général américain d'Africom a récemment accusé Bamako d'offrir les conditions appropriées pour qu’Al Qaïda continue d'exister.
Ce même responsable a précisé que le Mali s'est allié avec Al Qaïda afin de détruire l'Europe. Selon lui, le paiement de la rançon encourage les activités de cette organisation, dans les régions du Sahel. L'élargissement des prisonniers terroristes contre la libération des otages est une menace pour chaque étranger demeurant au Sahel.
«Le paiement des rançons accentuera la prise d'otages», selon le général américain. Ce dernier a appelé à unifier la vision en matière de lutte contre le terrorisme. L'officier a également insisté sur la nécessité pour les pays limitrophes d'accentuer les pressions sur le gouvernement malien afin qu'il cesse de traiter avec les groupes islamistes.
Pour rappel, les touaregs avaient accusé des officiels et des militaires maliens de complicité avec les groupes terroristes dans l'enlèvement des étrangers occidentaux. Le porte-parole du mouvement de rébellion touareg qui refuse toute idée de dialogue avec les autorités maliennes, que des officiers et des responsables politiques maliens sont impliqués dans des opérations de kidnapping.
La justice malienne a eu à traiter une affaire impliquant deux officiers militaires dans un trafic d'armes au bénéfice des groupes terroristes. Un trafiquant d'armes très connu dans la région du Sahel avait lui aussi révélé lors du procès relatif à la fourniture d'armement au GSPC, que l'argent remis au groupe El Para contre la libération des 32 touristes a servi à l'achat d'armes.
Adel R.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

05-09-2010, 22h52

La gestion Malienne du dossier aqmi et les medias de la sous-region:quand la haine se manifeste sur le papier et la toile

Assalam alaikoum,
Ce n'est pas une contre-attaque; c'est plutot un penalty bien mérité que tout citoyen de bonne foi doit tirer et gagner sans aucun soucis.
Pour la énième fois : "Le Mali a géré et continue a gérer selon ses conceptions, pratiques, moyens et situations les multiples étapes du dossier aqmi sachant qu'il a a maintes réprises invité a une conférence sous-regionale afin d'élaborer des stratégies communes pour faire face ensemble au fléau du terrorisme; a maintes réprises les appels du Mali ont été sousestimés, bref.
A l'heure actuelle des charognards qui se disent journalistes s'en prennent a toute occasion propice au Mali et a sa gestion de ce dossier en insistant sur le fait que "Bamako encourage l'action de l'aqmi sur ses territoires". Les coups de bec desespérés de ces chargonards de toutes saisons vont plus en octroyant au Mali l'origine de ce fléau; c'est certes l'une des plus ridicules analyses qu'a connu le monde moderne de la presse ecrite, bref.
A vrai dire le Mali malgré son intégrité territoriale et sa libre gestion de ses problemes "sur son territoire" se voit confronté a une guerre médiatique sans limites et sans alibis. L'Algerie a pendant des decennies géré sa part du fléau (ou plutot son fléau car c'est sa gestion médiocre qui a permis a l'épidemie de se propager hors de ses frontieres) sans l'ingérence du Mali ou d'autres pays de la sous-région. Et c'est cette meme Algerie qui, au nom de la liberté de la presse et la democratie permet sans limites a ses médias de dénoncer a tous les bords et sur tous les plateaux le Mali et son Gouvernement sous des prétextes fondés a vrai dire sur la haine et le manque de responsabilité des barons de la presse Algérienne.
A tous ceux-ci nous posons les questions suivantes :
- Vous avez assisté a la naissance d'un enfant sous votre toit et sur votre paille; pourquoi octroyer son appatenance a autrui?
- Vous avez essayé d'élever et de contenir le comportement de votre enfant mais en vain; pourquoi donc lui ouvrir les portes pour aller nuire a vos voisins?
- Vous avez échoué éduquant votre enfant au point de devenir votre ennemi majeur; pourquoi donc exiger des autres ce que vous n'aviez pas pu faire?
- La poussiere due au nettoyage de votre maison fait beaucoup de degats autour de vous; est-ce un crime de vous dire de bien vouloir mouiller le sol de votre cour avant le balayage?
-Derniere question : quel bilan tirez-vous de la gestion Malienne du dossier aqmi pour le denoncer comme vous le faites? Avez-vous fait mieux que le Mali en plus de 3 decennies de gestion?
Priere aux forumistes qui fouillent sur les traces de ces charognars de bien vouloir nous epargner les recits carcasses de ceux-ci, merci.
I.S.A - A.S

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

05-09-2010, 10h16

Bamako gêné par l’accusation portée contre certains maliens d’être en connivence avec AQMI

4 septembre 2010 sur Cridem.org
Bamako gêné par l’accusation portée contre certains maliens d’être en connivence avec AQMI.
Un responsable sécuritaire malien a révélé que son pays est indisposé par les accusations de connivence avec Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) que certains n’hésitent pas à lui porter. Et ce responsable de dire que le « Mali est le maillon faible et tout le monde l’accuse, mais il est de notre droit de nous demander quels sont les maliens en relation avec AQMI ? ».
Le responsable malien a nié, dans une déclaration à l’Agence France Presse, le fait que la voiture utilisée par le kamikaze dans l’opération de Néma, le 25 août dernier, porte une immatriculation malienne, ajoutant qu’il ne s’agit que « d’allégations ».
Un général américain en activité à Africom (commandement en Afrique) avait déclaré récemment à l’agence Reuters à Londres que Bamako joue un rôle important dans l’existence de conditions favorables à l’action d’AQMI dans la zone.
Il a ajouté que le Mali est allié avec Al Qaeda pour faire chantage à l’Europe, précisant que « le payement de rançons encourage AQMI à continuer son activité et ouvre son appétit vers un développement qui peut être plus dangereux ».
Le général américain a même laissé entendre que le payement des rançons « ne doit pas être considéré seulement comme une manière de sauver la vie d’otages en danger mais un grand risque que l’on fait peser sur celle de tous les ressortissants étrangers se trouvant au Sahel. »
Cridem.org - Source : Sahara Medias (Mauritanie)

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

03-09-2010, 15h26

Adam Thiam, Le Républicain : chronique du vendredi : De Sabouciré à Tinzawaten : l’état de la nation

Adam Thiam, Le Républicain, 3 septembre 2010
Chronique du vendredi : De Sabouciré à Tinzawaten : l’état de la nation
L’Europe a décidé de saluer à sa manière le compte à rebours jusqu’au 22 septembre, date anniversaire de la naissance du Mali indépendant en lieu et place du Soudan français. Car c’est la semaine prochaine que le président de la République, répondant favorablement à l’invitation du parlement européen, sera à Strasbourg, avec des députés de la majorité comme de l’opposition pour parler du Mali, de sa démocratie, de ses avancées et de ses frayeurs. Et incontestablement, c’est un bon point pour nous, vu l’importance de l’événement et le fait qu’il génère beaucoup de candidats mais très peu d’élus. A deux semaines de notre cinquantenaire et en raison de l’opportunité de communication internationale offerte, Strasbourg est à la fois une reconnaissance et une aubaine.
Un tremplin plutôt que le nombril. Ceci dit, nous sommes à J-19 et nous devons prier pour que les éléments qui sèment la désolation chez certains de nos voisins et ailleurs épargnent cette vieille terre. Nous devons prier pour que finisse en paix un mois de ramadan qui a pu corriger certaines des faiblesses passées, comme la hausse drastique du prix des denrées de base sur lesquelles l’Etat a quelque contrôle. Prions enfin pour que la fête soit belle, refondatrice et porteuse de communion pour que s’oublient les haines et les rancoeurs, ne serait-ce que le temps où nous serons ensemble, à la tribune ou devant les écrans voir, côte à côte, la veuve du premier président du Mali, le Général Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré l’hôte du jour. Le défi de la profondeur ne peut être économisé certes mais la symbolique annoncée est belle. L’amoureux des symboles qu’est le président Amadou Toumani Touré ne sera pas arrêté là, du reste. Il a coupé, ce 1er septembre, le ruban du cinquantenaire à Logo-Sabouciré, un bled inconnu de la plupart de ses compatriotes mais d’où serait parti le premier acte incontestable de résistance à la pénétration coloniale française.
Des historiens dont l’ancien couple présidentiel, Alpha Oumar Konaré et Adame Ba Konaré rappellent, en effet, que le 22 septembre 1878, le roi khassonké Niamodi Cissoko s’oppose à l’avancée des troupes françaises dirigées par le lieutenant-colonel Reybaud. Le souverain a des moyens de fortune, les conquérants, eux, sont forts d’environ 600 hommes, quatre canons et près d’une centaine de chevaux. L’issue est fatale : le résistant meurt les armes à la main, il assène de lourdes pertes mais ses troupes sont massacrées et vaincues.
Ainsi, d’inégales résistances, sous la zizanie ou la supériorité de feu de l’envahisseur, les remparts tombent les uns après les autres: Kita en 1881, Bamako en 1883, Ségou en 1890, Nioro en 1891, Tombouctou en 1894, Sikasso en 1898, Gao en 1899. Depuis mercredi donc, le monument de la résistance nationale se trouve à Sabouciré. De Tinzawatène à Zegoua, ce monument parle pour tous les Maliens, il célèbre tous ceux qui sont tombés sous les balles de la colonisation. Dans les pays qui savent créer l’apothéose, nous aurions peut-être assisté à la poignée de mains entre les descendants du roi martyr et du colonel Reybaud pour signifier que le passé est surmonté.
Un élan nouveau. Mais nous le savons pour avoir entendu le président là-dessus, l’indépendance, nous ne la célébrons ni pour le nombril ni pour nous replier sur nous-mêmes. Plus un recours qu’un retour aux sources, l’étape très significative de Sabouciré est donc le tremplin d’un nouveau cinquantenaire, riche de nos leçons pour un Mali plus présent auprès de ces nationaux, à l’Afrique et au monde. Sous cet éclairage, ATT, mercredi, était donc en dialogue avec le pays et nos enfants en particulier. Fasse le ciel qu’ils l’aient entendu. Car, nous ne leur parlons pas souvent de leur pays, ni en famille ni à l’école ; ils n’entendent plus l’hymne national qu’à l’ouverture des rares matchs de foot où nos très velléitaires Aigles nous représentent. Par conséquent, les jeunes interlocuteurs du président croiraient difficilement qu’un moment le Mali n’a pas existé, qu’il a fallu le créer. Eux sont les enfants de la liberté, de nos facilités mais aussi de nos propres démissions. Ils vivent leurs temps et leur temps c’est le rejet des cloisons, la folie du téléchargement, l’école en voiture ou à moto, plusieurs paires de chaussures l’année au lieu d’une comme du temps des parents. Ils n’ont pas vécu les temps épiques de leurs pères où décrocher une boîte de sardine en récompense de bonnes performances scolaires relevait de l’anthologie.
Ce cinquantenaire est donc celui de la famille malienne dont nous nous plaignons tous des dérives, des cortèges mégalomanes de mariages aux dépenses ostentatoires que seule rend possible la corruption, en passant par l’incurie des parents d’élèves devant les aléas de l’école et les hécatombes de la route. En vérité, de l’incivisme au recul de l’éthique publique, ce 22 septembre offre l’occasion d’un audit unique sur d’où venons et où nous voulons aller, individuellement puis collectivement. La famille malienne doit faire son bilan, sinon elle manque un rendez-vous important.
Fractures et intégration nationale. La jeunesse, dans sa globalité, est un sujet de préoccupation mais elle ne saurait être réduite au même dénominateur car nous sommes, hélas, une société de contrastes et de fractures. L’arbre de rares opulences ne doit pas cacher la forêt de familles réduites aux expédients et à la prime à la perversion. La construction de classes moyennes, forces motrices de tout changement de société est une nécessité. Celle-ci, cependant, s’assume à travers des critères reconnus.
Car le choix pour la démocratie libérale qui s’est faite ici dans le sang de la jeunesse n’est pas une fin en soi. Il est au contraire un moyen pour atteindre une société ouverte, juste, acquise à la promotion du mérite et de la sanction et où le leader est d’abord un exemple plutôt qu’une nouvelle divinité. C’est à l’émergence de cette « majorité de progrès » pour emprunter le terme de Modibo Sidibé que ce pays doit encore plus travailler, en s’éloignant du cosmétique et de la gouvernance de dissimulation. Pour ressouder toutes les fractures, y compris la plus grave, le déficit d’intégration nationale. En effet, ce que nous enseignent cinquante ans d’épreuves, c’est que la nation ne veut pas dire la même chose à Kayes et à Kidal. De Bamako, nous sous-estimons toujours l’indicateur-clé qu’est la qualité de l’intégration nationale.
Or nous avons dû nous rendre à l’évidence, plusieurs fois dans l’histoire, que les acquis sont très fragiles. Kidal en 1963, tout le Nord et 1990 et Kidal de nouveau en 2006 : il a fallu que le sang coule pour que brutalement soit reposée la question de notre rapport à la nation ainsi que du rapport de l’Etat au citoyen. Ce qui nous a toujours sauvé, c’est l’espèce de baraka qui poursuit cette terre d’empires : en 1992, alors que rien ne semblait gagné et que l’Etat croulait sous les exigences citoyennes, nous avons prouvé, à travers le pacte national, notre aptitude au dialogue et au compromis. Ce pacte entre deux parties de la nation n’a pas automatiquement aplani tous les problèmes du Nord. Mais, sans lui, nous aurions eu deux pays. Le risque est plus que faible aujourd’hui, même si le Nord reste le dossier majeur d’une République qui se veut d’un peuple, d’un but, d’une foi.
Adam Thiam

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

03-09-2010, 14h31

Ousmane Sy : Le Mali, une nation qui cherche encore un État

Les Echos - 03 Septembre 2010.
Ousmane Sy
Tribune : Le Mali, une nation qui cherche encore un État
Le projet politique de chacune des deux premières Républiques qui consiste à forger une nation uniforme sous la férule d’un Etat centralisé a nié l’évidence de la diversité de nation malienne qui est pourtant perceptible à chaque recoin de ce grand pays de transition entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire.
De son indépendance aux événements de mars 1991, le Mali a connu trois décennies de centralisme politique, administratif et économique. Le 22 septembre 1960, Modibo Kéita et ses compagnons de l’Union soudanaise du Rassemblement démocratique africain (US-RDA) ont choisi de mettre en place un régime dirigiste qui ambitionnait de s’inspirer des valeurs africaines de solidarité et de partage pour construire un Etat socialiste qui prendrait en compte les aspirations de la nation plurielle qu’est le Mali. Mais la réalisation de cette ambition s’est articulée, dans les faits, autour d’un parti unique de fait qui a combattu toutes expressions de la diversité perçues comme une entrave à la réalisation du projet politique.
Le 19 novembre 1968, un groupe d’officiers réuni au sein du Comité militaire de libération nationale (CMLN) dirigé par le lieutenant Moussa Traoré, sous le prétexte de libérer les populations des contraintes imposées par le régime socialiste de l’US-RDA, mit fin brutalement à la Ire république par un coup d’Etat. Ce Comité militaire, après avoir géré une longue période d’exception jusqu’en 1976, procéda à l’installation de la IIe République caractérisée, elle aussi, par la mise en place d’un parti-Etat, sous l’appellation de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM). Ce parti qui s’est pris pour le seul creuset d’expression de la Nation plurielle du Mali a abouti à une gestion publique désastreuse et un État prédateur qui s’effondra sous les coups de boutoir des manifestants de décembre, janvier, février et mars 1991.
La Conférence nationale, tenue du 29 juillet au 12 août 1991 et qui a réuni toutes les composantes de la nation malienne, après un état de la nation présenté par le pouvoir de la transition, le Comité transitoire de salut public (CTSP) (mars 1991-juin 1992), dirigé par lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré a, entre autres textes, adopté : un projet de Constitution et un projet de charte des partis politiques, reconnaissant à chaque citoyen malien le droit de créer ou d’adhérer à la formation politique de son choix. A travers cette Constitution qui fut validée par le référendum de 12 janvier 1992, le Mali décide de se doter d’un Etat de droit ancré sur une architecture institutionnelle pluraliste bâtie sur l’expression et la prise en compte de la diversité des opinions et de choix des Maliennes et Maliens.
Le Mali, à l’instar de la plupart des pays de l’Afrique dispose d’un énorme potentiel en ressources naturelles de toutes sortes (agricoles, aquifères, minières) et une population en majorité jeune. Cette population, soudée par plusieurs siècles de cohabitation organisée, est dotée d’un patrimoine institutionnel solide qui a forgé sa façon d’être, de vivre ensemble et avec les autres. Le projet politique de chacune des deux premières Républiques qui consiste à forger une nation uniforme sous la férule d’un Etat centralisé a nié l’évidence de la diversité de nation malienne qui est pourtant perceptible à chaque recoin de ce grand pays de transition entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire.
Cette inadéquation entre le projet politique et le vécu et références institutionnelles des peuples est à la base de la fragilité de la légitimité des institutions et des décideurs publics, donc de toutes les formes de crise et d’inefficacité de la gestion publique. La IIIe République en jetant les bases d’une démocratie pluraliste a engagé le pays dans la voie de la construction d’un Etat de droit qui, non seulement prend en compte la diversité, mais aussi la reconnaît. Mais ce choix de la promotion du pluralisme dans la sphère politique doit se prolonger dans les sphères culturelles, économiques et sociales.
La décentralisation de la gestion publique, entamé en 1999/2000 par la mise en place des collectivités territoriales et leurs organes de gestion et la mise en place du Haut conseil des collectivités (HCC) qui est l’expression au niveau de l’Etat central de la diversité de notre nation, sont les premiers pas sur le long chemin qui doit nous conduire à la nécessaire réconciliation de l’Etat hérité de la colonisation et des sociétés qui sont restées ancrées dans leurs patrimoines. Les institutions publiques étatiques doivent nécessairement aller à la rencontre des sociétés pour ancrer leur légitimité si elles veulent être durables et gagner en crédibilité et en efficacité.
Cette question ouvre le débat sur le projet démocratique et tous les défis qu’il engendre. Quelles sont les modèles valides (représentative et/ou participative) quelles modalités d’expression des choix (vote et/ou consensus) et quelle modalités de gestion publique (perdant/gagnant et/ou partage).
Au défi du projet démocratique, j’ajoute deux autres défis que sont la création de la richesse interne au pays et la création des emplois pour les jeunes qui sont les plus nombreux. Le Mali, comme la plupart des pays du continent est installé dans un paradoxe : un grand potentiel naturel et une des populations les plus pauvres du monde.
Au mon avis, le placage de l’Etat-Nation postcolonial conçus du dehors sur les communautés maliennes reste aujourd’hui encore une des entraves majeures aux ambitions de développement du pays. Cet Etat est né en 1960 avec deux handicaps majeurs : premièrement celui d’avoir été pensé et construit en fonction des besoins et selon des desseins qui étaient totalement étrangers aux populations ; de ce fait, il demeure encore aujourd’hui trop éloigné de ces populations et deuxièmement, l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation qui a été érigée en dogme.
Cinquante ans après l’indépendance, nous sommes encore victime de la difficulté à remettre en cause la logique qui a présidé à la fondation de l’Etat colonial. Les pouvoirs politiques installés après les indépendances ont ainsi poursuivi, souvent malgré eux, la volonté coloniale consistant à construire une identité nationale spécifique, étriquée et exclusive dans un territoire conçu et dessiné à l’origine pour ne servir que le dessein du colonisateur.
Au Mali, comme partout en Afrique, le projet politique majeur des cinquante premières années d’indépendance, qui a fini par devenir obsessionnel, est la construction d’une nationalité unique et homogène sur un territoire occupé par des communautés caractérisées d’abord par leur grande diversité humaine et linguistique.
Dans les constructions institutionnelles, à commencer par la Constitution, les logiques communautaires et la grande diversité qui caractérisent les sociétés sont ignorées au profit de la mise en exergue de l’identité de l’individu et de sa nationalité exclusive. La diversité des réalités de territoires locaux et régionaux est occultée au profit du culte d’un territoire national délimité par des frontières qui hachent des dynamiques communautaires encore vivaces.
Le jacobinisme centralisateur a été érigé en méthode de gouvernement même si les proclamations politiques et les textes disent le contraire. Bien que déjà la Constitution du 22 septembre 1960 affirmât que les collectivités territoriales devaient s’administrer librement par des conseils élus et que dans ces collectivités, le délégué du gouvernement est en charge des intérêts de la République, du contrôle administratif et du respect des lois, cette disposition est restée lettre morte jusqu’à la naissance de la IIIe République qui a rendu effectif ce principe fondamentale de la décentralisation.
De nos jours encore et malgré la mise en place des collectivités décentralisées, les populations, surtout rurales, sont considérées et traitées comme des "sujets administrés » qui n’ont que des devoirs et non comme des citoyens qui ont aussi des droits et des responsabilités. Cela explique, en grande partie, le peu de souci que les institutions et les décideurs publics ont de leur légitimité et de celle de leurs décisions. Malgré les tentatives de constructions démocratiques en cours depuis près de deux décennies, les formations politiques et les pouvoirs publics qui en sont issus misent toujours sur le clientélisme et les pratiques de corruption que sur la recherche de l’adhésion des populations à leurs projets pour autant d’ailleurs qu’ils en aient un.
Le pire, c’est que des pratiques comme l’utilisation de la force en lieu et place de la recherche de l’adhésion et l’imposition des corvées comme méthode de mobilisation sociale, développées par le colonisateur et "recyclées" par les pouvoirs politiques et administratifs postcoloniaux, ont fini par être présentées comme intrinsèques nos sociétés.
De ce fait, les communautés rurales et urbaines ont développé deux types d’attitudes vis-à-vis de l’État national centralisé. D’une part, son assistance est sollicitée parce qu’il faut lui soutirer le maximum de profit pour soi et les siens. D’autre part, l’État central et ses démembrements sur le territoire restent la bête noire dont les communautés de base se méfient encore de nos jours.
Je me range aux côtés de ceux, qui pensent que la voie du changement ne passera pas par la réplication de modèles politiques, économiques et institutionnels ou encore par des plans de sauvetage échafaudés dans les bureaux des grandes agences de coopération internationale. Il est de nos jours largement admis que les programmes d’ajustement structurel n’ont produit que des drames humains et les cadres stratégiques de réduction ou de lutte contre la pauvreté n’engendrent que l’attentisme et le désespoir.
La mendicité individuelle et collective est érigée en modèle de gestion de la société et des affaires publiques. Pour résoudre l’équation infernale de la paupérisation croissante des populations et des conflits incessants qui n’engendrent que de l’instabilité, le Mali doit chercher à sortir de l’impasse dans laquelle l’enferme la poursuite des tendances actuelles de mal gouvernance. A mon avis, cela passe par la mise en œuvre persévérante de deux réformes structurelles majeures : 1) la décentralisation de la gestion publique pour impliquer la majorité de la population dans l’effort de construction du développement ; 2°) la promotion d’une intégration régionale volontariste afin de renforcer la capacité du pays à exister dans un monde qui se globalise.
La décentralisation de la gestion publique et l’intégration des pays impliquent une autre façon de d’aborder la gestion des affaires publiques. La construction d’une société démocratique pour le bien-être de tous, ne peut se faire en dehors de valeurs, de normes connues, comprises et admises par les populations. Ce sont les conditions minimales qu’il faut réunir pour qu’une gestion publique soit légitime. Il ne saurait y avoir de bonne gestion des affaires publiques dans un pays où les communautés urbaines et rurales et tous les autres groupes sociaux affichent une indifférence totale par rapport aux institutions publiques.
On ne trouvera de réponses à cette indifférence que si la majorité des populations se reconnaissent dans l’État et légitime ses institutions. La démocratie formelle telle qu’elle est entrain de se construire n’est pas une réponse suffisante. Chaque société doit savoir, à chaque étape de son évolution, inventer des réponses spécifiques à ses problèmes de gestion publique en fonction de sa culture et de ses défis, besoins et exigences du moment.
Je conclus en disant que le Mali, à l’entame du 2e cinquantenaire de son indépendance, doit prendre appui sur son riche patrimoine multiséculaire pour inventer les modalités de la gestion publique qui soient enracinées et partagées par sa population. De ce fait la gouvernance devient légitime parce que les maliennes et maliens de tous les âges et de toutes les catégories sont en accord et se reconnaissent dans la manière dont leurs affaires sont gérées. Ce qui est très loin d’être le cas aujourd’hui avec le type d’Etat qui est en place.
Dans le domaine de la construction de l’Etat, comme le dit la sagesse populaire, " il faut chercher une chaussure qui aille à nos pieds au lieu de nous évertuer à vouloir tailler nos pieds pour les loger dans une chaussure qui manifestement n’est pas à la bonne taille".
Ousmane Sy
(président du conseil d’administration de l’IAG et coordinateur de l’Arga)

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

03-09-2010, 14h28

50 ans d’Indépendance…Mais le Mali à vau-l’eau !

Les Echos - 03 Septembre 2010
50 ans d’Indépendance…Mais le Mali à vau-l’eau !
Je suis née dix ans après les indépendances, et je me demande si le sort n’eut-il pas mieux fait que je sois née avant. J’aurais vu des enfants allant à l’école pour en sortir avec des connaissances certaines, des cadres travailleurs dévoués à leur pays, et une jeunesse pleine d’espoir.
Le Mali s’apprête dans quelques semaines à célébrer cinquante années d’indépendance - c’est d’ailleurs toute une vie ! Mais au juste, qu’est-ce qu’il y à célébrer ? Une rétrospective sur nos échecs, nos frustrations, nos rêves brisés, nos espoirs déçus ? C’est peut-être une demie victoire au regard des quelques acquis du moment : la pause de la première pierre d’un barrage dont le projet date des années 1900, des milliers d’enfants ayant accès à l’école mais qui ne savent malheureusement pas lire même en 4e année ; une université - qui n’a d’université que son nom - dont les étudiants peinent à étudier décemment et qui, malheureusement, produisent des résultats fortement contestables sans réel apprentissage.
Dans une classe de fortune en paille, visages blancs, 60 pairs d’yeux, fesses collées au sol ou sur des pierres, essaient de déchiffrer ce qu’un maître leur dit dans son français approximatif. Les femmes meurent encore en donnant la vie à des êtres qui mourront certainement avant le 5e anniversaire ; l’argent a pris le dessus et le clientélisme est devenu monnaie courante. A son bras, le panier troué, la ménagère ne sait où se tourner, car même les denrées produites localement ont pris l’ascenseur.
Mon village a la même allure, sauf qu’il y a quelques lampadaires de plus, de l’eau courante chez les plus fortunés, et que des étrangers ont ouvert des hôtels. Quelle dérive ! Qu’est donc devenue la fierté locale ? La démocratie mal comprise, divise mon peuple et met dos-à-dos mes frères. Alors que nous sommes au XXIe siècle, nos cultivateurs labourent à la houe, utilisent encore des bœufs de labour sur des surfaces dont les superficies feraient sourire plus d’un pendant que l’on parle d’autosuffisance alimentaire. 70 % de la population vit d’agriculture, mais seules quelques centaines de tracteurs sont montés pour leur venir en aide - le ridicule ne tue pas fort heureusement.
Industries ?
Vous dites industries ? Ce mot rime plutôt avec "rien » au Mali. Nos productions locales pourrissent sur place faute de marchés et de volonté politique, lorsqu’elles ne sont pas ramassées à la pelle par les pays voisins - suivez mon regard - pour être réexportées sous leur label. A Bamako, ma capitale, sortent de terre quelques échangeurs qui nous donnent pour quelques instants seulement l’illusion d’une ville moderne pendant qu’en plein cœur de cette même "Bamada" des petits corps, fesses en l’air, se font mousser sur l’avenue de l’Indépendance. Quelle ironie ! Dans du béton, on choisit d’investir 7,8 milliards de F CFA, alors que se meurent des populations entières dans l’Azaouad comme dans la zone soudano-sahélienne.
Le 22 septembre prochain, nous ferons appel à des témoins oculaires, et hypocrites que nous sommes, nous irons applaudir nos exploits, euh que dis-je nos exploiteurs, et célébrer nos échecs. Or le temps s’égrène inexorablement, et c’est à se demander si un sursaut, mais de quel genre, nous sortira de l’ornière, et quand ? Quand ? Peut-être jamais : les politiciens recomposent leurs alliances au gré du vent de la probable victoire d’un éventuel candidat ; les mêmes reviendront sous d’autres couleurs, et le peuple à leur merci ne pourra que s’en remettre à son sort alors qu’il a besoin d’une démocratie forte et d’une justice saine au-dessus de tout soupçon. Triste sort. Mais que vive le Mali, pour une prise de conscience collective !
Kadiatou Cissé Abbassi
03 Septembre 2010.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

02-09-2010, 11h54

Libération des deux otages espagnols : Alger dédouane Nouackchott, accable Bamako et se tait sur ses propres échecs



Le Mali, une fausse note dans la lutte anti-terroriste". C'est sous ce titre fort expressif que le journal Liberté, dont la ligne éditoriale recoupe nettement celle du gouvernement algérien sur la question de la lutte anti-terroriste dans la bande sahélo-saharienne, se livre à une nouvelle attaque contre notre pays. Cette fois-ci, le prétexte est la libération des deux otages espagnols, jugée "scandaleuse". Peu importe, pour notre confrère algérois, que la Mauritanie soit le point de départ de cette libération. S'il reconnaît qu'elle "a, certes, cédé à la pression espagnole en extradant Omar Sahraoui" il s'empresse de la dédouaner en ajoutant que cette extradition n'est survenue qu'après que le preneur d'otages eut été "jugé et condamné".
Nouakchott est donc en phase avec la ligne de fermeté qui a été adoptée au cours de la réunion ministérielle sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne, tenue en avril dernier à Alger. Cette pirouette ne trompe guère. La vraie fermeté n'aurait-elle pas consisté à résister aux pressions du gouvernement espagnol et à maintenir Omar "le Sahraoui" en prison jusqu'à ce qu'il purge totalement les douze années d'incarcération auxquelles il a été condamné par le tribunal de Nouakchott ?
Au lieu de cela, le Général Abdel Aziz et son appareil judiciaire aux ordres se sont vite débarrassés de l'encombrant colis qu'ils détenaient en l'extradant vers son pays d'origine, le Mali, qui n'était pas demandeur. La responsabilité première dans la libération du terroriste incombe donc bien à la Mauritanie mais cela, notre confrère ne le voit pas ou plutôt feint de ne pas le voir.
Liberté d'Algérie évoque également le rôle joué par le médiateur burkinabe, Moustapha Chafi, pour rappeler qu'il a affirmé, dans le journal espagnol ABC "s'être rendu une dizaine de fois dans les camps de Belmoktar au nord du Mali et négocié directement avec le chef rebelle".
Cette information prouve bien une chose : c'est le Burkina Faso, donc le président Blaise Compaoré, qui a directement piloté les négociations pour la libération des deux otages espagnols. Au demeurant, c'est de l'aéroport de Ouagadougou que ceux-ci ont regagné Madrid. Mais pas un seul mot à ce sujet dans l'article.
Il n'y en a que pour le Mali dont le crime, inexpiable aux yeux du pouvoir algérien et de ses porte-voix, est d'abriter des camps d'AQMI. C'est oublier un peu trop vite ou faire semblant d'oublier que le théâtre principal des opérations d'AQMI n'est pas le Mali, mais l'Algérie dans toute sa totalité.
L'organisation terroriste, née en Algérie sous l'appellation de Groupe salafiste de prédication et de combat (GSPC) pour revendiquer sa victoire électorale qui lui a été volée par le FLN toujours accroché au pouvoir après presque d'un demi-siècle d'une gestion calamiteuse et paupérisante, frappe quand elle veut et où elle veut sur l'immense territoire algérien.
Sa cible préférée est la capitale elle-même, périodiquement secouée par les bombes et leur cortège de victimes déchiquetées et mutilées. Et le plus souvent, celles-ci sont les policiers et les militaires eux-mêmes, chargés d'endiguer le terrorisme. Celui-ci a causé des dizaines de milliers de morts en Algérie mais ni les poseurs de bombes dans les quartiers surpeuplés d'Alger ou d'Oran ni les groupes armés qui lançaient des assauts meurtriers contre les postes de sécurité ne venaient du territoire malien.
C'est à une période toute récente qu'AQMI a commencé à opérer à partir du territoire malien qui, à cause de sa vaste étendue, échappe au contrôle d'une armée mal outillée, en particulier pour la lutte anti-terroriste dans le désert. C'est bien pourquoi le Mali a offert le droit de poursuite sur son sol à tous ses voisins victimes d'attaques de la part de terroristes ou autres criminels qui se seraient refugiés à l'intérieur de ses frontières. Le Niger a fait bon usage de ce droit de poursuite. La Mauritanie, appuyée par la France, ne s'en est pas privée pour tenter de libérer le malheureux Michel Germaneau.
Force est de constater que l'Algérie n'en a pas fait un usage abusif. Lorsque onze de ses militaires ont été récemment massacrés dans la partie de Tinzawatten se trouvant sur son territoire, on s'attendait à une riposte appropriée de l'armée algérienne. Elle n'a pas bougé.
Voilà donc un pays qui ne fait rien pour éradiquer le terrorisme ni chez lui ni chez ses voisins et qui pousse des cris d'orfraie chaque fois qu'un otage est libéré au moyen de la négociation.
En procédant, au début de cette semaine, à la relève des chefs des zones militaires frontalières de la Mauritanie, du Mali et du Niger, le gouvernement algérien a fait un aveu de taille : l'inefficacité affligeante de son armée à endiguer le fléau du terrorisme. Il est douteux que leurs remplaçants puissent faire mieux tant qu'il n'y aura pas une réelle volonté des plus hautes autorités algériennes à s'engager dans cette voie.
Les tirades moralisatrices, les propos injurieux et condescendants, les accusations dénuées de tout fondement, les coups bas diplomatiques et les campagnes de dénigrement médiatiques doivent laisser la place à l'action sur le terrain. Surtout une action concertée de tous les Etats se partageant l'espace sahélo-saharien.
Saouti Labass HAIDARA
L'Indépendant, 02/09/2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

02-09-2010, 09h41

Ramadan à Kidal : LES PRIX DE LA SPÉCULATION

REGIONS
Ramadan à Kidal : LES PRIX DE LA SPÉCULATION
Le Ramadan tire vers sa fin au grand soulagement des fidèles. A Kidal, il aura été marqué par la hausse des prix des denrées de première nécessité.
L’Essor du jeudi 2 septembre 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)

Et ce malgré la mise en garde des pouvoirs publics qui avaient lancé le slogan « Halte à la spéculation sur les prix des produits les plus demandés durant le mois de carême ». A part le riz (local comme importé), tous les autres produits courants (lait, sucre, viande, huile, haricot) ont renchéri de manière plus ou moins significative.
Ainsi les détaillants cèdent le kilogramme de sucre à 700 Fcfa, alors qu’avant le Ramadan, le même kilogramme coûtait 600 Fcfa. Le kilo du lait est passé de 2000 à 2400 Fcfa. Le prix du litre d’huile a augmenté de 100 Fcfa en passant de 900 à 1000 Fcfa. Idem pour le prix du haricot : 600 Fcfa actuellement contre 500 Fcfa avant le Ramadan. Comment expliquer cette hausse généralisée des prix des denrées de grande consommation ? Le directeur régional par intérim du Commerce et de la Concurrence, Abdoul Aziz Kohenna, qu’elle tient à l’enclavement de Kidal et à la saison des pluies qui dégradent les routes. C’est au regard de ces facteurs que le département en charge du commerce avait proposé des exonérations sur le transport de ces produits dans la Région de Kidal. « Mais aucun transporteur n’a marqué d’intérêt pour cette mesure », assure Abdoul Aziz Kohenna.
Un opérateur économique dénonce un autre problème : les produits frauduleusement importés de l’Algérie toute proche. Il estime que même avec l’exonération sur le transport, ces produits de contrebande continueront d’inonder les marchés de la région. Pour lui, la seule solution est de créer un accord commercial entre les deux pays et donner plus de moyens aux douanes pour traquer les trafiquants.
Source : www.essor.ml/regions/article/ramadan-a-kidal-les-prix-de-la

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

02-09-2010, 09h38

LA SOLIDARITE DE LA FONDATION POUR L’ENFANCE


LA SOLIDARITE DE LA FONDATION POUR L’ENFANCE
Dans le cadre de ses actions de solidarité à l’occasion du mois de Ramadan, la Fondation pour l’Enfance a offert 5 tonnes de vivres à la communauté musulmane de la Région de Kidal. Le don est composé de deux tonnes de riz, deux tonnes de mil et d’une tonne de sucre. Les vivres ont été réceptionnés, mardi au cours d’une cérémonie organisée au gouvernorat de Kidal. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de Kidal, de membres de son cabinet, des autorités politiques et des chefs de services régionaux. Le porte-parole des bénéficiaires a, au nom du patriarche Intallah Ag Attaher, remercié la présidente de la Fondation pour l’Enfance pour « le geste symbolique qui arrive à point nommé ».
Source : L’Essor du jeudi 2 septembre 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)
Lien : www.essor.ml/regions/article/ramadan-a-kidal-les-prix-de-la

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

02-09-2010, 09h30

LIFTING EN VUE POUR LE FORT DE KIDAL

Cinquantenaire : LIFTING EN VUE POUR LE FORT DE KIDAL
Les rares bâtiments coloniaux en ruine du cercle de Kidal feront peau neuve à l’occasion du cinquantenaire.
L’Essor du jeudi 2 septembre 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)
Un lifting qui coûtera 180 millions de Fcfa, indique l’ingénieur Sikabar Ag Ouefane dont l’entreprise, « Batirisse Tazidert » est chargée de l’exécution des travaux dans un délai de 45 jours. Sont concernés par la restauration, les bureaux de la préfecture (construits en 1956) et le logement du préfet (1936) ; le jardin zoologique colonial qui abrite un vieux caïman (introduit en 1948), communément appelé le « plus vieux prisonnier de Kidal ».
Ces bâtiments sont faits de pierres taillées, de sable et de banco. Le grenier, la station météo, la tribune de l’indépendance et le Fort de Kidal sont également concernés par l’opération. Les archives de la région indiquent que c’est en décembre 1908 que le commandant Betrix est chargé de créer un poste militaire dans l’Adrar des Iforas. Son choix se porte sur Kidal. Le premier fortin de Kidal est construit, un an plus tard, en janvier 1909 par le lieutenant Lanceron. En 1917 un poste secondaire plus important est élevé sur la rive opposée de l’oued Elamba. C’est l’actuel Fort de Kidal.
Il est construit en "banco" et recouvert d’un enduit refait chaque année. En 1930, l’édifice change de couleur avec l’utilisation d’un autre enduit en marne colorée provenant de Bourem (une localité située sur le fleuve Niger à une centaine de kilomètres de Gao). De 1929 à 1935, le Fort de Kidal était commandé par les lieutenants de Saint Maur et Charpentier. Lucien Crouzet en était le chef opérateur radio.
A cette époque les Tirailleurs sénégalais avaient la possibilité, (suivant la coutume africaine) de vivre en famille dans « le camp des mariés », des casemates juxtaposant le bordj. L’histoire du Fort de Kidal est inséparable de celle du fameux « Bagne de Kidal ». Il fait face aux bureaux et logement du préfet.
Aujourd’hui, cet endroit stratégique auquel tout le monde n’a pas accès abrite l’antenne relais des communications militaires.
Source : www.essor.ml/regions/article/cinquantenaire-lifting-en-vue-pour

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

31-08-2010, 16h41

Le devoir moral de l'Europe est de lutter contre Aqmi pas de financer le terrorisme

La Tribune (Mauritanie)
31-08-2010
Editorial d'Ould Oumere.
Des derniers événements, il y a des leçons à tirer. Pour l’avenir, mais pour le présent aussi. La Mauritanie est bien une cible dans la guerre que les groupes terroristes mènent dans cet espace sahélo-saharien. Nous n’avons pas attendu la déflagration de Néma pour le dire. La guerre est déclarée à notre pays depuis juin 2005. Elle est sans merci. Elle est surtout cruelle.
Pour les armes utilisées : des jeunes Mauritaniens engagés avec détermination dans un projet de chaos global, en rupture avec leur société qui a été incapable de «consommer» leur ferveur ou de leur fournir des idéaux autres que ceux de l’autodestruction.
Pour l’absurde de l’objectif : cette guerre qui est imposée à la Mauritanie n’a pas d’objectifs ou de justificatifs rationnels. Dans leurs communiqués, dans leurs prêches largement diffusés sur le net, rien de précis.
Juste une volonté de faire régner «l’ordre d’Allah» sur «cette terre d’Islam» et, au-delà, sur la terre entière. Pour cela «nous allons vous égorger comme des porcs»…
Aucun projet de monde meilleur, de monde plus juste, plus équitable, plus supportable, plus humain…
Comme dans toute entreprise irraisonnée, on finit par commettre le crime le plus odieux sans tenir compte des préceptes de l’idéologie – ou de la religion dans le cas d’espèce – qui est supposée inspirer. On finit par confondre les causes – qui peuvent être nobles au moins dans leur énonciation - et les appétits qui sont l’expression de ce qui reste en nous de bestialité.
Ne nous étonnons point que AQMI a fini par échanger les otages espagnols contre quelques sept millions d’euros et la libération d’un trafiquant notoire, en l’occurrence Oumar Sahraoui. L’enlèvement est devenu une activité commerciale – très lucrative d’ailleurs – dans un espace abandonné aux trafics de toutes sortes. Depuis le début des années 2000, nous assistons à une somalisation progressive de cet espace sahélo-saharien.
Aux tous premiers jours de l’enlèvement des humanitaires espagnols, AQMI avait exigé le versement de cinq millions d’euros et la libération de 13 terroristes présumés emprisonnés à Nouakchott. Tous mauritaniens, ayant participé à des actions de meurtre ou tenté de le faire. Refus des autorités mauritaniennes qui ont compris depuis quelques temps que le nerf de la guerre est toujours l’argent.
L’enlèvement et l’exfiltration de Oumar Sahraoui ont été l’acte essentiel de cette guerre qui reste, malgré ce qu’on en souffre, invisible pour l’essentiel. Pour AQMI, l’intermédiaire trafiquant est plus important que tous ses éléments mauritaniens. Ceux-ci peuvent croire qu’ils sont investis d’une mission «sacrée», ils ne sont rien aux yeux de leurs commanditaires qui ont d’autres calculs, d’autres objectifs que ceux annoncés. Dans ce jeu, AQMI a fait la démonstration publique de ses véritables soucis : le magot, pour parler western.
A la demande initiale de cinq millions, il faut ajouter deux petits millions comme compensation par rapport aux autres exigences, et le tour est joué. Où va cet argent ? Il alimente des circuits désormais bien huilés. D’abord immédiatement, intermédiaires sahariens, sous-traitants des enlèvements, indicateurs locaux… plus loin, les apparatchiks véreux des mouvements et des pouvoirs de la zone, des généraux qui organisent les trafics (drogue, voitures, cigarettes, armes…) dans la zone et qui ont besoin d’échanges de bons procédés avec AQMI, aux entourages influents dans les capitales d’Etats… quelques broutilles à la population locale privée de tout… Mais l’essentiel va au financement de cette guerre qui se nourrit d’elle-même.
Les sept millions qui ont été versés par l’Espagne alimenteront en partie les caisses des terroristes agissant en Algérie. Cet argent frais permettra de soudoyer ici, de payer un explosif là, un voyage en Afghanistan, en Irak pour les combattants les plus déterminés… il sera utilisé pour perpétrer des attentats dans la région, peut-être même en Europe ou en Amérique.
Quand la France fait pression sur le Mali pour sauver un Pierre Camatte, en libérant cinq activistes dont un mauritanien, elle fait semblant d’oublier que ce mauritanien avait été formé pour frapper l’Ambassade de Mauritanie et les intérêts français en Mauritanie. Si demain Bowbe Ould Nafé – c’est son nom – se fait exploser en emportant avec lui quelques citoyens français, que devrons-nous penser de la France et de Pierre Camatte ? Quand l’Espagne verse sept millions d’euros, elle alimente un trésor de guerre qui sert dans tous les théâtres d’opération où parfois des militaires espagnols sont impliqués. AQMI fait partie de cette nébuleuse qui agit de l’Afghanistan à la Mauritanie. Les différents foyers s’alimentent entre eux en moyens humains et matériels.
La guerre est totale et globale. La réponse devrait être totale et globale. Aucun pays ne peut à lui seul faire face à ces groupes. Aucun pays n’est à lui seul menacé par ces groupes. L’espace sahélo-saharien est la porte sud de l’Europe. Le devoir moral de l’Europe – surtout de l’Espagne, la France et l’Italie – est de s’engager franchement aux côtés des Etats de cet espace pour s’éviter le pire. Non de financer le terrorisme.
Source : La Tribune - Mauritanie (sur Cridem.org)

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

Source : La Tribune (Mauritanie) | Education, Culture, Littérature, Musique| Lus : 312Haut de page
Cliquez ici pour imprimer l'article : Ajouter un commentaire
Adding an entry to the guestbookMessage * Liste des commentairesIl n'y a aucun commentaire pour cet article.

Poster un commentaire
Pour poster un commentaire il faut être membre .
Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .
Vous n'êtes pas membre .
Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .
En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .
Cliquez ICI pour poster un commentaire .
Editorial

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

31-08-2010, 12h58

Kadhafi à Rome

Édition du lundi 30 août 2010
ItalieLe nouveau scandale de Mouammar Kadhafi : il veut islamiser l’Europe
DR
Le dictateur libyen Mouammar Kadhafi effectuait hier à Rome une visite officielle haute en couleur et marquée par des polémiques, dont l'une a commencé dès son arrivée, quand il a affirmé que l'islam devait devenir « la religion de toute l'Europe ».
Tente bédouine plantée dans le jardin de l'ambassade de Libye, promenade sur la place Navone où il a acheté pour 300 euros de bagues de pacotille et surtout soirée en compagnie de 500 jeunes femmes : les frasques de Kadhafi font les gros titres en Italie.
Venu célébrer avec Silvio Berlusconi le deuxième anniversaire du traité d'amitié du 30 août 2008, qui a mis fin au contentieux sur la période coloniale, Kadhafi a donné dimanche une longue leçon sur l'islam à son auditoire féminin, sélectionné par une agence d'hôtesses et rémunéré

à hauteur de 80 euros.
L'une des phrases prononcées par le dictateur libyen s'étale en une de toute la presse : « L'Europe doit se convertir à l'islam », titre La Repubblica (Rome, centre gauche laïque), « l'islam doit devenir la religion de toute l'Europe », titre La Stampa (Turin, centre-droit). « Formule prononcée dans un cercle privé » a relativisé le gouvernement.
La présidente du Centre italien féminin, Maria Pia Campanile, a dénoncé le « spectacle inacceptable » de cette « rencontre entre le dictateur-sultan libyen Kadhafi et un groupe consistant de jeunes filles recrutées par une agence à condition d'être jeunes, belles et muettes ».
Le député européen Mario Borghezio, de la Ligue du Nord, allié de Berlusconi, s'est inquiété d'un « projet dangereux d'islamisation de l'Europe » et a invité le gouvernement à se méfier de Kadhafi et de sa « philosophie de marchand de tapis », dans une allusion aux gros contrats à la clé de sa visite.
Pour l'Italie, le traité d'amitié prévoit 5 milliards de dollars d'investissements en compensation de la colonisation, dont une autoroute littorale de 1 700 km en Libye. Eni a prévu 25 milliards d'euros d'investissements en Libye.
Avec ses imprécations sur l'islam, « l'objectif de Kadhafi est de faire croire qu'en Occident il n'y a pas de dignité, que l'Europe ne croit qu'à l'argent », a dénoncé Rocco Buttiglione, président du Parti chrétien-démocrate UDC (opposition), en lui demandant de « garantir une véritable liberté de religion en Libye ».
La section italienne d'Amnesty International a exigé que Berlusconi évoque les « graves violations » des droits de l'homme en Libye.
Ce qui n’a pas empêché Berlusconi d’offrir hier soir le repas coranique de l’iftar, rupture du ramadan, à Kadhafi.
Source :midilibre.com

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

31-08-2010, 12h20

Le Mali, une fausse note dans la lutte antiterroriste : ce pays est devenu une base arrière de l’islamisme armé

Liberté - 31 août 2010
Ce pays est devenu une base arrière de l’islamisme armé
Le Mali, une fausse note dans la lutte antiterroriste
Par : NEÏLA B.
Belmokhtar alias Khaled Abou El-Abbas, connu sous le sobriquet “Laouar”, est “un terroriste qui active toujours”. Une source bien informée nous confirme que l’ex-“émir” du Sahara est toujours en activité au nord du Mali avec une quarantaine d’hommes de nationalité algérienne, mauritanienne et malienne. Sa zone d’action s’étend sur le nord du Mali, la Mauritanie et le Niger. Sa stratégie, enlèvement des étrangers pour deux objectifs : récupérer ses compagnons détenus et empocher la rançon. Ils se retrouvent ainsi dans les camps de l’Aqmi au nord du Mali sous la “protection” bienveillante des autorités maliennes.
Au regard des derniers événements qui ont vu la libération scandaleuse des otages espagnols, il s’agit de savoir où en est la coopération du Mali dans le cadre de la lutte antiterroriste, considérée comme une “préoccupation sécuritaire majeure” dans le Sahel. Cette interrogation est d’autant plus sérieuse surtout après que le mercenaire Omar Sahraoui, jugé en Mauritanie et condamné à 12 ans de prison ferme, eut été extradé vers le Mali où il a été non seulement remis en liberté mais il a été renvoyé dans la zone de l’Aqmi au nord du Mali. Il a même participé à la remise des deux otages espagnols. Ce que confirme le médiateur burkinabé, Mustapha Chafi, qui a affirmé, dans le journal espagnol ABC, s’être rendu une dizaine de fois dans les camps de Belmokhtar au nord du Mali et négocié directement avec le chef terroriste.
Belmokhtar, recherché depuis 1993 en Algérie, n’aurait jamais implanté ses “bases” dans cette région étendue s’il n’avait pas bénéficié de la passivité, voire même de la complicité de certains responsables maliens à un haut niveau de l’État.
Il jouit d’une telle estime au sein du pouvoir malien qu’on affirme qu’il n’aurait jamais planifié des enlèvements sans la consultation avec certains rouages de l’État.
“Tout se fait avec la planification de l’État qui est profitable aux intermédiaires gravitant au sein du pouvoir malien”, affirment ses proches. Un ancien de ses compagnons a révélé avoir vu “des responsables du gouvernement malien prendre du thé dans les camps d’Aqmi dans le désert lors de visites de courtoisie à un dirigeant du groupe”. Il a indiqué à l’agence Reuters qu’“un officier de l’armée malienne avait cédé au chef Mokhtar Belmokhtar deux mitrailleuses lourdes “Douchka” de fabrication russe en échange d’un véhicule tout-terrain Toyota”.
Mais aujourd’hui, la question se pose sur la présence même du Mali au sein du comité d’état-major opérationnel qui réunit l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger installé à Tamanrasset. De sérieux doutes existent sur la volonté de ce pays à lutter contre le terrorisme. Pis encore, Bamako semble fuir et laisse entendre que le Mali fuit ses engagements en laissant l’Aqmi se renforcer sur son propre territoire “tant que ses actes ne touchent pas les intérêts du Mali”.
Certains responsables maliens sont en train de bâtir leurs empire et fortune en défiant la communauté internationale.
Dans ce contexte, on est aussi en droit de s’interroger sur la non-condamnation de la communauté internationale de la position du Mali.
Il est intéressant aussi de savoir qui est “derrière” le Mali d’autant qu’il agit dans l’impunité totale tant qu’il n’est pas inquiété même par ces pays qui payent les rançons sans réagir ou condamner l’existence des camps de l’Aqmi. Le Mali constitue actuellement une menace pour la sécurité dans toute la région y compris l’Europe d’autant qu’il est devenu une zone de transit de la cocaïne. D’ailleurs c’est le groupe de Mokhtar Belmokhtar qui se charge de la sécurité des convois qui tracent leurs routes vers l’Égypte ou le Maroc. Selon l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC), des trafiquants sud-américains sont parvenus à acheminer de la cocaïne au Mali, depuis le Venezuela, à bord d’un avion cargo Boeing. L’affaire du crash du cargo bourré de cocaïne a surtout révélé l’existence des connexions entre des hauts responsables maliens au niveau de l’État, les réseaux de la drogue colombiens et les terroristes de l’Aqmi.
Vers “l’afghanisation” du Sahel ?
Les observateurs avertissent d’une éventuelle “afghanisation” de la région. Le Mali n’est pas actuellement une “priorité” pour l’Aqmi à cause de raisons tactiques. L’organisation terroriste sait faire la priorité des choses mais la situation au Pakistan, qui a manipulé les islamistes avant qu’ils se retournent contre le pouvoir, nous renseigne sur l’avenir de la région. Si le Mali continue à “protéger” les terroristes, “le jour où il décidera d’arrêter la machine du terrorisme radical, il sera trop tard”, nous explique-t-on.
L’Algérie compte-elle toujours sur le Mali pour la lutte antiterroriste dans la région du Sahel selon le comité opérationnel ? Rien ne l’indique d’autant que le Mali est considéré comme “la fausse note” dans cette lutte.
La Mauritanie, certes, a cédé à la pression espagnole en extradant Omar Sahraoui mais après l’avoir jugé et condamné. Le Mali lui n’a pas hésité à saisir l’occasion pour le libérer dans l’immédiat sans même étudier son cas. Ce n’est pas le cas pour la Mauritanie qui a affiché sa volonté à combattre le terrorisme vu la série des opérations militaires menées. Le Niger aussi, malgré ses moyens militaires rudimentaires, a attaqué plusieurs bases de l’Aqmi. Le Tchad est également partie prenante dans cette lutte. Preuve qu’il a attaqué la base d’Abderezzak El-Para et neutralisé 15 terroristes. Quant au Mali, sa complaisance avec le terrorisme devient par la force des choses de la complicité.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

31-08-2010, 12h14

Terrorisme au Sahel : les prises d'otages privent la région de l'aide humanitaire

El Watan - 31 août 2010
Terrorisme au Sahel
Les prises d'otages privent la région de l'aide humanitaire
En alimentant les caisses d'Al Qaîda au Maghreb islamique, l'Espagne, et avant elle, la France, le Canada, la Suisse, l'Autriche et l'Allemagne, a fait monter les enchères dans «le commerce des Blancs» au Sahel. Responsables locaux, terroristes, contrebandiers et narcotrafiquants se partagent la manne et isolent la région.

A la tête d'une phalange puissamment armée et composée d’au moins de 150 éléments, Mokhtar Belmokhtar et son rival Abou Zeid, qui dirige autant d'hommes, sont désormais les «deux émirs» les plus riches dans la région du Sahel, mais également les plus entendus par les Occidentaux, et les plus côtoyés par les dirigeants des Etats où ils activent. Grâce aux bons offices de ces derniers, ils viennent d'obtenir la somme de 7 millions d'euros, le prix de la libération des deux otages espagnols, qu'ils maintenaient en captivité depuis près de neuf mois. La situation est très inquiétante, d'autant que la Mauritanie, qui semblait plus intransigeante que son voisin le Mali à l'égard des hordes du GSPC, a fini par céder aux menaces de ces derniers en libérant un de leurs acolytes, qui a organisé l'enlèvement des trois humanitaires espagnols en Mauritanie.
Une grave situation qui isole les populations et accentue leur détresse. Privées de l'aide humanitaire, celles-ci n'ont d'autre alternative que celle de rejoindre les rangs des terroristes, des contrebandiers ou ceux des trafiquants de cocaïne, devenus maîtres des lieux.
Inquiétant constat qui ne semble pas être pris en compte par les pays de la région, notamment le Mali, où se concentre la présence d'Al Qaîda et des narcotrafiquants, du fait des connivences qui existent entre ces derniers et certains hauts responsables de l'Etat.
Le drame des 11 gardes-frontières algériens
Ces mêmes connivences qui ont fait que les auteurs de l'attaque meurtrière qui a ciblé, au mois de juin dernier, 11 gardes-frontières algériens, du poste de Tinzawatine, se soient repliés sur la ville de Tinzawatine malienne, sans être inquiétés par les militaires qui étaient à quelques dizaines de kilomètres de leur campement. Sous prétexte de manque de moyens, le Mali a fini par abandonner une partie de son territoire (du nord) aux terroristes du GSPC, avec lesquels le deal est de ne jamais approcher Bamako. Pour la population locale, c'est l'isolement total avec les départs massifs des ONG et des activistes humanitaires.
C'est ce qui ressort de la déclaration de Hama Ag Sid Ahmed, porte-parole de l'ancien mouvement de la rébellion touareg du nord du Mali. «En occupant progressivement l'espace targui, en kidnappant des Occidentaux, en assassinant des Touareg, dont le seul préjudice est qu'ils sont chez eux et en menant des opérations depuis le territoire malien aux Etats limitrophes ( en particulier l’Algérie, la Mauritanie...), les groupes d'Al Qaîda et affiliés jouent finalement le jeu de l'Etat malien qui consiste de faire en sorte qu'il n’y ait plus aucune présence dans cette zone des partenaires financiers extérieurs, qui sont d'ailleurs les principaux bailleurs de fonds de ces régions. Les autorités maliennes cèdent une partie du territoire national aux groupes d'Al Qaîda pour créer une pauvreté encore plus extrême dans la région. Les éleveurs de cette zone découvrent avec stupéfaction depuis plus d'une année ces groupes Aqmi qui viennent occuper leurs espaces de pâturage ; la seule contrepartie qu'ils apportent à cette région, c'est la culture de la terreur et de l'intolérance, une contradiction de la culture targuie», a affirmé Ag Sid Ahmed. Pour lui, «le refus répété de dialogue dans l'esprit des engagements pris avec les Touareg qui sont pourtant la seule menace sérieuse contre les groupes Aqmi et la nouvelle alliance autorité politique malienne/Aqmi, trop présente sur le terrain ont amené une profonde rupture entre les Touareg, les chefs des tribus touareg (chefs traditionnels) et le pouvoir de Bamako et ne pourraient que rendre caduc l'Accord de paix signé en juillet 2006 entre Touareg et le pouvoir malien». Il a expliqué que «les émirs d'Al Qaîda qui activent dans la région du Sahel et leurs relais, dont les barons de la drogue, qui ont la main sur une partie de l'administration malienne au niveau de la présidence malienne et au niveau de l'état-major, laissent croire qu'un contrat existe entre ces derniers et les autorités centrales dans le but évident de contenir les revendications politiques touareg, d'affaiblir ces derniers et de remettre en cause toutes les actions de développement dans les régions du nord du Mali».
Pendant ce temps, a-t-il ajouté, les groupes terroristes «profitent de ces accords tacites pour asseoir leur autorité de terreur, propager leur idéologie, installer leurs antennes d'investissement et de renseignement au niveau des trois régions du Nord et dans la capitale malienne», a souligné le responsable.
Des sous-traitants identifiés par les services de sécurité
Un accord que ne cache plus le président malien, puisqu’au mois de juillet dernier, il avait reçu les chefs des tribus arabes de Gao et Tombouctou (Brébiches), parmi eux, ceux-là mêmes qui se sont spécialisés dans les négociations avec les terroristes et dont les noms ont été cités dans le trafic de drogue. Lors de cette réception (dont l'objectif était d'exprimer leur soutien au Président), des sources bien informées ont indiqué que le premier magistrat du Mali a reçu un émissaire de Mokhtar Belmokhtar, dont les troupes, qui activent dans la région comprise entre Tombouctou et la frontière avec la Mauritanie, détenaient les deux otages espagnols, qu'ils avaient rachetés auprès d'un des mercenaires de l'AQMI. D'autres rencontres ont été tenues avec Mustapha Ould Limam Chaffagui, un Brébiche conseiller du président burkinabé, connu comme étant très proche du GSPC et qui se sont terminées par un accord de libération des otages en contrepartie non seulement du paiement d'une rançon, mais également de l'élargissement d'un des auteurs de l'enlèvement des otages.
Le kidnapping d'Occidentaux par des sous-traitants identifiés par les services de sécurité, les moyens dont dispose l'Aqmi pour les maintenir en captivité en territoire malien en toute quiétude et la facilité avec laquelle les canaux de négociations sont vite trouvés démontrent une flagrante complicité de certains cadres dirigeants de l'Etat malien pour lesquels le commerce de la drogue et celui des enlèvements d'Occidentaux sont une activité très rentable. Chacun trouve son intérêt au détriment de toutes les populations de la région, sommées désormais de mourir dans l'anonymat et à petit feu.
Salima Tlemçani

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

31-08-2010, 10h11

Région de Kidal : Le Collectif des ressortissants satisfait des donations


L'opération humanitaire de Secours aux pasteurs nomades de la région de Kidal, victimes de la Sécheresse, tire vers sa fin. Soucieux de transparence, le Collectif à travers son président a fait le point sur la situation des donations et l'utilisation qui en a été faite. Toutefois, le bouclage des actions étant prévu pour fin septembre, le Collectif attend des dons jusqu'à cette échéance.

Cette année, les régions nord du Mali, particulièrement celle de Kidal ont été frappées par une sécheresse qui a durement éprouvé les populations en décimant une bonne partie de leur bétail. Il était donc indispensable de mettre en branle une initiative de solidarité agissante pour accompagner les efforts louables déjà entrepris par le Président de la République et le Gouvernement malien afin de venir en aide à ces populations démunies. C'est ainsi que le Collectif des ressortissants de la région de Kidal (CRRK), sous la présidence du Dr Akory AG IKNANE, s'est mobilisé pour venir en appui aux pasteurs nomades de cette région, durement éprouvés par une sécheresse sans précédant.
Alors, une collecte de fonds a été entreprise à la faveur d'un concert caritatif organisé sous la houlette du Collectif le 5 juin 2010 au Centre International de Conférence de Bamako. Selon un document qui nous a été communiqué par cette organisation de soutien à la région de Kidal, et signé du président du Collectif des Ressortissants de la région de Kidal, Dr Akory AG IKNANE, le montant des fonds collectés se chiffrent à 109 415 500 Francs CFA dont 30 215 500 F CFA en espèces et 79 200 000 F CFA en nature, soit 220 tonnes de riz rendus jusqu'à Kidal.
Les liquidités se répartissent comme suit : Donations en espèces: 21 131 500 F cfa ; Cotisation des ressortissants : 3 889 000 F cfa ; Recettes de la soirée: 5 195 000 F cfa.
Les 220 tonnes ont été distribuées comme suit : 106 tonnes pour le cercle de Kidal (64T pour la commune de Kidal, 21T à la commune de Anefis et 21 T à la commune de Essouk) ; 60 tonnes pour le cercle de Tessalit (26 T à Adiel-hoc, 23 T à Tessalit, 11 T à Timtaghène) ; 34 tonnes pour le cercle d'Abeïbara (14 T à Abeïbara, 10 T à Boghassa, 10 T à Tinzaouatène) ; 20 tonnes pour le cercle de Ti-Essako (10 T à Tin-Essako et 10 T à Intadjedit).
Les dépenses totales liées à l'activité s'élèvent à 27 104 500 F cfa soit un solde actuellement disponible sur le compte du collectif de 3 111 000 F cfa, indique le président du Collectif des Ressortissants de la région de Kidal, le Dr Akory AG IKNANE. On peut en conclure que l'opération humanitaire de secours aux pasteurs nomades de la région de Kidal victimes de la Sécheresse a été une réussite. Le souci de transparence des responsables du Collectif a certainement quelque chose avec cette réussite qui est un gage pour les actions futures.
B. DAOU
Tuesday, 31 August 2010 00:28

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

31-08-2010, 09h17

Dors en paix Ouaghi Bada Ben Sid'Amar

Dors en paix Ouaghi Bada Ben Sid'Amar
L'otage algérien exécuté était un militaire à la retraite
Des informations controversées ont circulé sur l'identité du présumé douanier que le GSPC a annoncé avoir exécuté, après la libération des deux otages espagnols il y a quelques jours.
Selon des sources targuies, il s'agirait plutôt d'un Touareg du nom de Ouaghi Bada Ben Sid'Amar, père de 8 enfants, originaire de In Guezzam, issu de la tribu targuie de Kel Ahnet. Retraité de l'armée algérienne, qu’il avait rejoint en 1965, sa connaissance du désert et son large tissu relationnel ont fait de lui un guide très recherché, dans toute la région. Un travail qu'il faisait occasionnellement pour arrondir sa retraite. Ainsi, il a loué ses services aux agences de tourisme, aux Douanes, mais surtout à la Gendarmerie nationale.
Lors de l'attaque meurtrière qui a ciblé onze gardes-frontières à Tinzawatine, à Tamanrasset, pas loin de la frontière algéro-malienne, le défunt était de passage et non en mission. Il avait été pris en otage à l'issue de l'embuscade sans que sa famille soit mise au courant, du fait qu'il lui arrivait de se déplacer durant de longs séjours entre les frontières. Ce n'est que quelques jours plus tard que des informations sur son enlèvement ont circulé. Aucun contact avec sa famille ou ses proches n'a été entrepris par les ravisseurs, qui l'auraient exécuté dès que l'un d'eux l'a reconnu. Il aurait été emmené à Tigharghar, au nord du Mali, à une soixantaine de kilomètres d'un bataillon militaire malien de Tessalit.
Salima Tlemçani
Source : www.elwatan.com/actualite/l-otage-algerien-execute-etait-un-militaire-a-la-retraite-31-08-2010-88306_109.php

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

30-08-2010, 18h39

L’armée algérienne abat dix terroristes de l’AQMI


Publié sur RFI (www.rfi.fr)
L’armée algérienne abat dix terroristes de l’AQMI
Créé le 2010-08-30 05:54
Par RFI
Algérie/Lutte antiterroriste
0
Les forces de sécurité algériennes ont tué dix rebelles islamistes, affiliés à l'organisation al-Quaïda au Maghreb islamique (AQMI), dans le maquis de Kabylie, région située à l’est d’Alger et utilisée comme refuge par les terroristes, rapportent les médias locaux. Parmi eux figure un chef militaire, le terroriste Addelmoumen Rachid. Au cours de cette opération, des d’armes ont également été saisies.
La mise hors d’état de nuire de Hodeifa Abou Younés, de son vrai nom Abdelmoumen Rachid, est considérée comme un grand succès antiterroriste par le journal El Nahar. Son directeur estime que c’est la plus importante opération des forces de sécurité depuis l’élimination, l’été 2007, de l’émir de la région centre, Sofiane Façila, plus connu sous le nom de Sofiane Abou Haïdara.
Saisie d'armes
Abdelmoumen Rachid, présenté comme étant le chef de la structure militaire du GSPC, rebaptisé al-Qaïda au Maghreb, est tombé, ainsi que deux de ses acolytes, dans un barrage routier à Tadmaït en Grand Kabylie. L’avant-veille, sept terroristes avaient été abattus lors d’un ratissage de l’armée dans le massif forestier de Takhoukht. Il s’était soldé également par la récupération d’un lot d’armes.
La traque se poursuit
Dans cette traque qui se poursuit, malgré la chaleur et les astreintes du mois de ramadan, les terroristes essaient de rendre les coups. Sur la route de Yakouren, entre Tizi Ouzou et Béjaïa, l’explosion d’une bombe artisanale a légèrement blessé un officier de l’armée. L’engin piégé était placé sur le bas coté de la route.

Un paysage de la Kabylie en Algérie, région où ont été tués les rebelles islamistes.
Ait-Yanni / la-kabilie.com
L'otage algérien exécuté au Sahara par ses ravisseurs d'Aqmi
Divergence de vue entre Alger et Washington sur les mesures antiterroristes
Attentat suicide dans l'est algérien
L'otage algérien, compagnon du touriste français, libéré au Mali
Sept pays de la zone sahélo-saharienne planchent sur le terrorisme à Alger
URL source: www.rfi.fr/afrique/20100830-armee-algerienne-abat-dix-terroristes-aqmi

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

30-08-2010, 17h32

Des réactions à l'article de Chahana TAKIOU

Posté par FIGARO 56, le 30 Aug 2010 15:05:12 GMT

A CAUSE DE LA NATURE DE CES ARTICLES, CE SOI DIS EN JOURNALISTE DOIT
ÊTRE CENSURER DE TOUTE PUBLICATION.IL N'EST PAS DE NATURE A CALMER LA
SITUATION.CE N'EST PAS COMME çA QUE TU VAS BOUFFER L'ARGENT DU MAIRE DE
GAO QUE TU TRAITES DE TOUS LES MAUX PARCE IL NE T'A PAS FILER QUELQUES
BILLETS.

Répondre à < FIGARO >
Posté par moudjahidine 247, le 30 Aug 2010 13:18:18 GMT

Mais GOSSI est dans la région de TOMBOUCTOU très loin d'Ansongo et de
Fafa,même s'ils cherchent aide,les peulh de Gossi ne peuvent rien faire
pour eux.

Répondre à < moudjahidine >
Posté par YOUN 70, le 30 Aug 2010 12:08:17 GMT

Chahana, attention à ce que tu écris. Ne fais pas des affirmations
gratuites. Qui sont ces peulh de Fafa qui sont partis à Gossi? Et puis
Gossi relève de Tombouctou et non Gao. Je crois que les instances de
régulation de la presse ne font pas leur travail, sinon, on doit pas
laisser des informations va t en guerre paraître.

Répondre à < YOUN >
Posté par ilbadinet 140, le 30 Aug 2010 08:43:37 GMT

"ils auraient tué...".............même pas sûr des faits rapportés


Répondre à < ilbadinet >
Posté par Adams 241, le 30 Aug 2010 06:57:21 GMT

Chaque fois que j'ouvre maliweb et vois les titres de ce Chahana, j'ai
la peur au ventre avant de cliquer sur ses articles. Chahana est un
ancien membres de l'AEEM à l'INA ( Institut National des Arts). Chahana
veut manipuler l'opinion nationale, surtout les populations du nord
comme il le faisait à l'INA.xxxx Mais cela ne se fera pas inchallah au
Mali. Le Mali est désormais tourné vers l'avenir.xxxxx Son dernier
passage à Kidal pour la couverture médiatique sur la réconciliation (
juillet dernier) a été une déception totale dans le milieu des
organisateurs.Le Ministère de la communication doit réglementer la
création des journaux pour éviter de tel dérapages. La presse ne doit
pas être un refuge pour des gens qui ne savent pas aller dans la vie
professionnelle. Quelle professionnalismexxx.

Répondre à < Adams >
Posté par Dibysilasdiarra 1024, le 30 Aug 2010 02:46:09 GMT

Chahana, comment peux-tu avoir une veine Bellah en toi et t'en rejouir
du malheur des Bellahs? Je ne te comprends pas du tout.Que Dieu nous en
garde de ces conflits intestins car les Ikorchatanes sont reputes etre
des braves guerriers et je sais qu'ils ne croiseront pas les bras devant
une telle scene si cette histoire est vraie! Ca se deterriorise
tellement au Nord, que des freres Noirs sont entrain de se faire
entretuer et la Presse en est coupable de mettre le feu sur l'huile.Tout
ca, c'est la faute a ATT et a sa methode de gestion unique du dossier du
septentrion.Que Dieu donne au Mali un homme noble en 2012 comme
president!Le Mali merite mieux que ca.

Réponse de < Adams 241 > à < Dibysilasdiarra >, le 30 Aug 2010 07:09:11 GMT

Sa volonté sanguinaire n'aura pas lieu dans le nord, inchallah. Un journaliste doit pas jetter de l'huile sur le feu. Informer et aggraver égal à deux.

Répondre à < Adams >
Réponse de < Dibysilasdiarra 1024 > à < Dibysilasdiarra >, le 30 Aug 2010 02:56:44 GMT

Chahana, ton ancien boss, Saouti semblerait avoir raison sur toi.C'est bien qu'il s'est debarrasse de toi! Je pensais que tu avais un statut de journaliste mais je vois que tu ne vaux rien.Tu ne merites plus d'etre lu sur le net et tu dois etre boycotte.Car tu veux plonger le Nord dans la guerre civile inutile par tes ecrits faux et haineux.Je pense meme que cet article est infonde et archi-faux!


Posté par serenissime 421, le 30 Aug 2010 02:15:01 GMT

parce que toi Chahana tu verses de l'huile sur le feu en desinformant
!Vas au moins sur le terrain

Réponse de < coco 1538 > à < serenissime >, le 30 Aug 2010 05:45:11 GMT

Le poooovre ..........quand il va sur le terrain ,il veut "négocier" , et quand il veut "négocier" ,il se fait bloquer ........ donc le gars est frustré ! Je ne blague pas ,pour rappel , tu peux taper sur sur GOOGLE : " De retour de Tégargarte ,le quartier général de l'officier déserteur ........." Un article de Chahana , prétendant alors au titre d'Excellence ,et qui date de juin 2006 .

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

30-08-2010, 15h43

Deux leaders communautaires tués à Gossi

22 Septembre 30/08/2010
Recrudescence de l’insécurité au Nord : Deux leaders communautaires tués à Gossi
Les évènements se suivent mais ne se ressemblent pas dans la région de Gao, après la très contestée Flamme de la paix de Fafa, qui au lieu de rasséréner la zone, attise le feu, avec son corollaire de banditisme, de vols et d’assassinats gratuits.
En effet, les Peulhs d’Ansongo, notamment de Fafa, n’ont pas été associés à la Flamme de la paix, alors que ce sont bien eux qui constituent la branche armée du Mouvement d’autodéfense «Gandaïso», dirigée par le Sergent chef Amadou Diallo. Depuis que des détrousseurs se sont emparés du processus de paix dans cette partie du Mali, le calme apparent a été perturbé par les mêmes Peulhs, qui dénoncent de façon récurrente les vols multiples de leurs troupeaux par des Tamasheqs noirs. Résultat: ils se sont réorganisés pour tenter de récupérer leurs animaux et d’assurer la sécurité de leur communauté, l’Etat étant laxiste et incompétent en la matière. C’est dans cette optique que les Peulhs de Fafa se sont dirigés vers leurs frères de Gossi pour demander leur soutien et leur ralliement à leur cause. Ceux-ci leur ont opposé un niet catégorique. Au cours des altercations, il nous est revenu que les hôtes des Peulhs de Gossi, mécontents de l’accueil qui leur avait été réservé, ont assassiné Imad Meytou, chef de la communauté, réputé être très riche. Dans la même foulée, ils auraient également tué Assaleh Ag Indaïdaï, chef des Ikorchanes (une fraction bellah).
Auparavant, il avait été attribué beaucoup d’exactions aux mêmes Peulhs guerriers de Fafa, soutenus, semble t-il, par des Peulhs nigériens.
Au nombre de celles-ci, on cite des enlèvements de femmes mariées, des viols, des cars immobilisés sur la route, avec à la clé le rançonnement des passagers, le ligotage de Bellahs, tabassés et dépossédés de leurs sous. Le mardi 24 août, il y a un accrochage entre ces bandits armés peulhs et les unités méharistes de Gossi, notamment à Indaki. Les militaires maliens ont, nous a-t-on dit, appréhendé une personne avec des armes et des tenues militaires. La recherche des autres éléments continue, nous a-t-on rassurés.
Aux dernières nouvelles, la panique a atteint les coins les plus reculés et les villageois sont en train de fuir leurs localités, au profit des centres urbains, dans les zone de Fafa, Tessit, Intelit et Gossi. Affaire absolument à suivre.
Chahana Takiou

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

29-08-2010, 09h08

Le dérapage malien et le silence algérien


Liberté - Algérie - Editorial
Dimanche 29 Août 2010
Le dérapage malien et le silence algérien
Par : Salim Tamani
Du coup, l’Algérie se retrouve isolée ne pouvant ni réagir à la gravissime opération militaire franco-mauritanienne du 22 juillet dernier ni commenter le déroulement honteux du processus de libération des Espagnols comme si l’on cédait peu à peu à une fatalité qui n’a aucun sens en diplomatie.
Le feuilleton de la scandaleuse affaire des otages espagnols semble s’inscrire dans la durée et met chaque jour en lumière un lot de révélations aussi graves les unes que les autres, mettant en cause encore une fois l’État du Mali. Car dans ce dossier qui est loin d’être clos, il n’y a pas que la rançon qui semble constituer la principale problématique. Le rôle obscur joué par le Burkina Faso dans les pourparlers avec les ravisseurs, sa quote-part dans la rançon payée par Madrid et la complaisance de Bamako avec les terroristes d’Al-Qaïda sont, aujourd’hui, autant d’éléments qui peuvent permettre de reconstituer l’énigmatique puzzle sahélien.
On comprend mieux les choses maintenant et surtout la facilité déconcertante des Maliens à céder aux revendications aussi bien de la France et de l’Espagne qu’à celles de l’Aqmi qui, selon les révélations du négociateur burkinabais, est confortablement installée dans le nord de ce pays. Pire, ce conseiller de Blaise Compaoré s’est déplacé plus d’une dizaine de fois aux bases terroristes pour parler des modalités et des conditions pour la libération des prétendus humanitaires espagnols. Ainsi, au-delà de ce geste, qui peut s’inscrire dans les traditions de coopération entre États dans ce genre de crise, c’est toute la stratégie de lutte antiterroriste élaborée et validée par les pays de la sous-région qui tombe à l’eau.
Du coup, l’Algérie se retrouve isolée ne pouvant ni réagir à la gravissime opération militaire franco-mauritanienne du 22 juillet dernier ni commenter le déroulement honteux du processus de libération des Espagnols comme si l’on cédait peu à peu à une fatalité qui n’a aucun sens en diplomatie. Pourtant, Alger a toujours été aux côtés des États du Sahel ; du règlement de la rébellion touarègue jusqu’aux aides humanitaires dont la plus récente est allée à la Mauritanie. Mais en contrepartie, quel retour d’ascenseur pour Alger ? La réponse est d’une évidence même.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

29-08-2010, 01h40

Révélations du principal médiateur burkinabais “Comment j’ai négocié avec Belmokhtar pour libérer les espagnols”


Les négociations avec les ravisseurs des deux otages espagnols se sont déroulées pendant neuf mois sur le territoire malien.
L e principal médiateur révèle qu’il s’est déplacé pas moins de 10 fois dans les camps de l’Aqmi basés au nord du Mali où il a négocié la libération des otages “directement avec Belmokhtar”.
Le médiateur principal dans cette affaire dévoile son rôle. Mustapha Ould limam Chafi a confirmé qu’il avait mené personnellement les négociations entre l’organisation terroriste Aqmi et les autorités espagnoles pendant les neuf mois qu'aura duré cette prise d'otages, la plus longue jamais réalisée par l'Aqmi. “Je me suis déplacé pas moins de 10 fois dans les camps de l’Aqmi, c’était difficile et long”, raconte Mustapha dans un entretien accordé au journal espagnol ABC.
Il ajoute qu’il a négocié avec Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El-Abbas (Laâouer), ex-“émir” du Sahara qui s’est replié depuis l’année 2004 au nord du Mali avec sa femme, issue de la tribu de Barabicha (arabe du Mali) où il a tissé des relations avec des responsables maliens, selon ses proches.
“J’ai dit à Belmokhtar que l’Espagne désapprouve le raid français”
Il a également révélé qu’il s’était déplacé dans les camps de Belmokhtar une semaine seulement après l’enlèvement. “Je leur ai ramené des médicaments pour l’otage Albert Vialta, qui était atteint de trois balles au pied lors de son enlèvement en Mauritanie” et l’a convaincu de libérer l’otage femme sans pour autant fournir le moindre détail.
Le médiateur a précisé que l'attaque franco-mauritanienne menée contre l'Aqmi dans le territoire malien, le 22 juillet passé, pour tenter de libérer l'otage français Michel Germaneau – qui s'est soldée par un échec – a été “le moment le plus difficile” de sa mission, d’autant que les ravisseurs étaient sur le point d’exécuter les deux otages espagnols. “Nous les avons considérés presque pour mort. Nous croyions que c'était une cause perdue”, a-t-il ajouté.
Mustapha Chafi affirme qu’il s'est alors efforcé de convaincre Belmokhtar qu'il fallait “dissocier les cas français et espagnols”. “Je leur ai expliqué que non seulement l'Espagne n'a pas participé à l'opération militaire, mais aussi qu'elle la désapprouvait”, a-t-il confirmé. Il a tenu à saluer “l'effort considérable” du gouvernement espagnol et leur service de renseignement pour leur “sagesse et compréhension”, comme il n’a pas manqué de critiquer le gouvernement mauritanien qui a posé, selon lui, des obstacles.
Ce qui a tardé la libération des otages avant qu’il décide enfin d’extrader le mercenaire malien Omar le Sahraoui qui était présent lors de la libération des otages. Le gouvernement mauritanien a vainement tenté de convaincre le gouvernement espagnol que “les enlèvements de l’Aqmi dans la région du Sahel sont planifiés par Mustapha Chafi qui l’a accusé en échange d’une part de la rançon”.
Ce que nie totalement ce dernier, tout en affirmant qu’il était médiateur pour la libération des otages seulement. “je n’ai rien à voir avec la rançon”, a-t-il dit. D’ailleurs, il explique dans cet entretien que “le plus important pour libérer les otages était d’éviter la publication des photos et les vidéos montrant les otages. Ces vidéos étaient en notre possession, nous les médiateurs, pour les remettre au gouvernement espagnol dans le cadre des négociations, preuve de leur vie, la publication porte atteinte au gouvernement espagnol et au peuple”.
Pour ce médiateur, les négociations “difficiles” devaient se dérouler en sagesse loin de la médiatisation et la pression de l’opinion publique. Même cas après leur libération où le mot d’ordre a été donné pour ne pas divulguer la nouvelle jusqu’à ce que les otages soient en sécurité, d’autant que ces derniers ont dû parcourir des centaines de kilomètres à travers le désert jusqu’à la frontière sud de Burkina Faso.
Un hélicoptère burkinabé les a récupérés dans la région de Menaka, pour les transporter à Gorom puis à Ouagadougou, de crainte qu’ils ne tombent entre les mains d’autres mercenaires attirés par l’odeur de la rançon.
“Les orientations” du médiateur
Chafi avoue que les revendications de l’Aqmi étaient exagérées. “Belmokhtar avait exigé auparavant la libération de Ould Essamen et 14 autres détenus en Mauritanie”, a-t-il déclaré mais “grâce” à la médiation, Belmokhtar s’est contenté de récupérer le mercenaire en plus d’une rançon estimée à 7 millions d’euros, selon la presse espagnole.
Pour rappel, Khedim Ould Essammen est l’“émir” de l’Aqmi de Chenkiti (Mauritanie) et serait le commanditaire de l’assassinat de 4 touristes français à Alleg en Mauritanie en 2007.
Mustapha Chafi ou le Bob Dinar Africain… principal négociateur de Belmokhtar
Des sources proches des négociations précisent que c’est Belmokhtar, et non le gouvernement espagnol, qui avait choisi Chafi comme médiateur au vu de son “expérience”.
Il avait notamment déjà négocié la libération de deux diplomates canadiens en 2009 en échange de 2 Mauritaniens détenus au Mali dont un spécialiste en explosifs, et l’otage français Pierre Camette en échange de 4 détenus au Mali. Il aurait des relations avec des hauts responsables au Mali et en Libye. Il est issu d’une des plus grandes tribus à l’est de la Mauritanie tout comme sa belle famille est des touareg.
Il est le conseiller africain du président burkinabé, on le nomme “Bob dinar Africain”.
Belmokhtar toujours actif ?
Alors que l’on croyait Mokhtar Belmokhtar, en trêve, dans le Sahara, et qu’on évoquait des négociations en vue de son éventuelle reddition, l’homme refait surface par ces enlèvements. Mokhtar Belmokhtar s’était retiré du GSPC après l’affiliation de ce groupe à Al-Qaïda. Droudkel l’a remplacé par Yahia Djouadi, “émir” du Sahara et du Sahel. L’affaire des otages espagnols l’a fait sortir de l’ombre et a dévoilé sa stratégie dans le Sahel, alors que les enlèvements des étrangers sont attribués à son rival Abou Zeïd qui détenait l’otage français Germaneau et qui avait exécuté, en 2009, le Britannique Edwin Dyer.
Mais voilà que l’Aqmi revendique ses kidnappings. Y a-t-il alors une nouvelle alliance entre les deux ex-“rivaux” ? Belmokhtar s’est replié au nord du Mali depuis 2004, selon une source proche de sa mère, qui lui rend souvent visite dans ce pays.
Il a installé des camps d’entraînements selon les aveux des terroristes arrêtés en Mauritanie qui ont confirmé qu’ils ont été entraînés dans ces camps qui existent depuis des années. Mustapha Chafi le réaffirme aussi alors que Bamako n’a jamais mené des opérations militaires ciblant ces bases.
NEÏLA B.
Liberté Algérie-29-08-10

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

28-08-2010, 22h48

Quand Madrid renfloue les caisses d’Al-Qaïda


Edition du Mercredi 25 Août 2010
Actualité
Quand Madrid renfloue les caisses d’Al-Qaïda
Les espagnols et des négociateurs maliens confirment le versement de 8 millions d’euros
Par : Salim Tamani
Ce qui n’était que supputation et rumeur s’est avéré officiel. Il y a bien eu négociation pour la libération des deux otages espagnols détenus depuis novembre 2009. Mais pas n’importe quelle négociation.
Madrid aura donc payé pas moins de 7 millions d’euros pour libérer des soi-disants humanitaires et Bamako, qui n’en est pas à son premier dérapage, remet en liberté Omar le Sahraoui, l’auteur de l’enlèvement des otages et principal acteur de l’Aqmi dans la région. Il faut savoir que Omar le Sahraoui, Malien de 52 ans, est avant tout un trafiquant qui met au service d’Al-Qaïda, contre rétribution, sa grande connaissance des pays du Sahel.
L’Aqmi vient d’ailleurs d’applaudir sa libération en affirmant que toutes ses revendications ont été satisfaites dans le règlement de l’affaire des deux Espagnols, Roque Pascual et Albert Vilalta. Omar le Sahraoui avait été extradé de Mauritanie vers le Mali le 16 août, peu après la confirmation de sa condamnation à 12 ans de prison assortie de travaux forcés pour l’enlèvement de trois humanitaires espagnols sur la route entre Nouakchott et Nouadhibou. Il avait agi comme mercenaire d’Al-Qaïda Maghreb, selon le parquet de Nouakchott. Mais ce motif d’inculpation n’a visiblement pas été pris en compte dans les négociations. Ce qui affaiblit davantage des états comme la Mauritanie ou le Mali dont un élu du Nord, qui a requis l’anonymat, n’a pas hésité, hier, à dévoiler certains points des négociations, à savoir que “pour libérer les otages, il y a eu au moins trois choses : la libération d’Omar le Sahraoui, une rançon, et la libération en catimini de trois islamistes détenus dans un pays voisin du Mali” qu’il n’a pas cité. Voila qui n’arrange pas les choses. Au contraire, cette révélation les complique davantage puisqu’il n’y a pas que la Mauritanie et le Mali qui sont mis en cause. On sait seulement qu’un médiateur du nom de Mustafa Chafi, conseiller du président du Burkina Faso, fait partie du groupe chargé des pourparlers. Une information rendue publique par le quotidien El Pais. S’agit-il alors du Burkina Faso ? Si c’est le cas, Al-Qaïda aura gagné sur toute la ligne et les états du Sahel, qui ont cru pouvoir assurer leur sécurité en acceptant les conditions des terroristes, se trompent lourdement.
Comment l’argent est parvenu aux ravisseurs
Hier, le quotidien espagnol El Mundo a donné les détails de la procédure suivie par le gouvernement espagnol pour payer la rançon. Selon ce quotidien, une première somme de 3,8 millions d’euros avait été payée en janvier mais une bonne partie de l’argent avait été prélevée par des intermédiaires et finalement seul 1,5 million était parvenu aux ravisseurs qui, eux, exigeaient
3,8 millions d’euros. Une nouvelle somme d’environ 3 millions d’euros (2,3 millions pour les ravisseurs et 770 000 pour les intermédiaires) a été payée entre avril et mai pour que les ravisseurs disposent de la somme exigée de 3,8 millions et acceptent de libérer Roque Pascual et Albert Vilalta, assure encore El Mundo. Selon des médiateurs maliens, la somme est de 8 millions d’euros. “Oui, on peut dire que c’est le gouvernement espagnol qui a payé la somme. Même si ce n’est pas lui qui a tout payé, il va d’une manière ou d’une autre rembourser la dette aux pays et aux personnes qui ont engagé des frais dans l’affaire”, a ajouté la même source. “8 millions d’euros, c’est aussi mon chiffre. C’est ce que l’opération a coûté au gouvernement espagnol qui n’a pas fait comme les Britanniques qui ne voulaient pas payer. L’Espagne a payé”, a affirmé de son côté à l’AFP un élu du nord Mali.
Zapatero interdit à la presse de poser des questions sur la rançon
Officiellement, l’Exécutif n’a fait mention, lundi, d’aucune rançon lorsqu’il a officialisé la libération de ces deux volontaires de l’ONG espagnole Accio Solidaria. Et ce qui est d’autant plus troublant, c’est le déroulement de la conférence de presse du Premier ministre, José Luis Rodriguez Zapatero. Ce dernier s’est borné à remercier les services espagnols pour leur travail ainsi que les “gouvernements (africains) de la zone”. Cette brève allocution n’a été suivie d’aucune question. Ce qui suggère que les autorités espagnoles, très embarrassées par la tournure prise par les évènements, ont imposé des consignes strictes à la presse pour éviter d’aborder le sujet qui fâche, en l’occurrence dans le cas présent du paiement de la rançon. Un dossier qui risque de créer une tension diplomatique avec des états du Maghreb dont principalement l’Algérie, un pays qui a dénoncé ce procédé qui ne fait que relancer le terrorisme en lui donnant plus de longévité.
La France, qui a lamentablement échoué dans le raid du 25 juillet dernier, a exprimé son “soulagement” après la libération des otages espagnols, mais a tenu à réaffirmer n’avoir jamais négocié avec l’Aqmi pour la libération de Germaneau dont l’exécution avait été annoncée le jour même de l’opération militaire.
En attendant, l’Espagne aura offert un cadeau inespéré aux terroristes pour mieux se réorganiser et se redéployer, maintenant qu’ils ont renfloué leurs caisses. Alger, qui a fait de l’interdiction du paiement des rançons son principal cheval de bataille aussi bien au sein de l’UA que de l’ONU, se retrouve seul dans un combat qui concerne pourtant tout le monde.
Copyright (c) LIBERTE 2010
www.liberte-algerie.com

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

27-08-2010, 10h27

Kidal : LA CAMPAGNE SPECIALE DE REBOISEMENT A DEMARRE

Kidal : LA CAMPAGNE SPECIALE DE REBOISEMENT A DEMARRE
Dans le cadre des activités du Cinquantenaire de l’indépendance, la campagne spéciale de reboisement vient de démarrer à Kidal. Elle a été lancée au Camp II, à l’école de Kidal III et dans l’enceinte de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) à Kidal.
L’Essor du vendredi 27 août 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)
Le coup d’envoi de la plantation d’arbres a été donné par le gouverneur de la Région de Kidal, Yaya Dolo.
On y notait la présence de plusieurs responsables dont le directeur du cabinet du gouvernorat, Mahamadou Diaby, le conseiller aux affaires économiques et financières, Ahmed Mohamed Ag Guidi, le président de l’Assemblée régionale, Abdou Salam Ag Assalat, le maire de la commune urbaine de Kidal, les responsables de la gendarmerie, de la police, de la garde nationale, le directeur régional des Eaux et Forêts et d’autres chefs de service dans la région.
Pour le lancement de cette campagne de reboisement, 200 arbustes ont été plantés dans les trois services.
En arrivant au Camp II, le gouverneur a été accueilli par Issiaka Diallo le commandant de la zone militaire de Kidal et son adjoint Hassan Ag Fagaga. Juste après, le chef de l’exécutif régional plantera un prosopis, une espèce qui résiste aux rudes conditions climatiques de la région.
Ensuite, la délégation s’est transportée dans la cour de l’école de Kidal III où l’attendaient les autorités scolaires. Ici aussi des prosopis ont été plantés.
C’est par la représentation régionale de l’AMAP que l’opération prendra fin. Après le gouverneur, le directeur du cabinet du gouvernorat, le conseiller aux affaires économiques et financières, les responsables politiques ainsi que des chefs de services ont planté chacun un arbre dans l’enceinte de l’AMAP.
Auparavant, le gouverneur avait rappelé que les campagnes de reboisement sont une vieille tradition. Celle de cette année revêt cependant un caractère particulier en raison du Cinquantenaire. « Elle intervient dans un contexte hautement symbolique : la célébration des 50 ans d’indépendance du Mali, de notre cher Mali », a lancé le gouverneur, en expliquant que la campagne spéciale de reboisement ainsi initiée est un volet très important de la célébration de cet anniversaire.
La plantation d’arbre est une nécessité et chacun doit planter son arbre pour lutter ensemble contre le danger commun, a ainsi recommandé Yaya Dolo en se référant au thème choisi pour la campagne de reboisement de cette année par le département de l’Environnement et de l’Assainissement : « à chaque citoyen son arbre du Cinquantenaire ». « Cette lutte en commun doit être menée sur plusieurs fronts : le réchauffement climatique, les inondations, les incendies, la production et l’accumulation du gaz carbonique dans l’atmosphère occasionnant ainsi la détérioration de la couche d’ozone et mettant en péril notre vie sur terre », a explicité le chef de l’exécutif régional.
Source : www.essor.ml/regions/article/kidal-la-campagne-speciale-de

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

27-08-2010, 08h38

MESSAGE POUR LA JEUNNESSE TOUAREG

Avons un message à partager avec vous :
Ce message est né du besoin de sensibilisation et d’éveil de conscience active, qui pour nous est devenu un paramètre incontournable dans la résolution des crises que traverse notre communauté.
A l’issu d’un regard critique porter sur nos conditions de vie d’une manière générale, et sur des lendemains incertains réservés a la jeunesse ; nous avons jugé nécessaire l’union de toute les tendances. Car l’heure n’est plus à la division, face aux préoccupations qui sont les nôtres.
Il est clair qu’ « une société ne peut se sauver, tant que les individus qui la composent ne se sauvent individuellement ». Cela nous interpelle à prendre conscience que le danger que représente la manipulation à pour finalité de nous faire ennemi des uns contre les autres en nous faisant oublier notre réalité socio-économique et politique : (pauvreté, nos droits, division, …). Cette idéologie, de deviser pour mieux régner, ne fera que détruire tous les espoirs et de laisser, à nous les jeunes un avenir sans lendemain meilleur.
Chacun reste l’ambassadeur de Toumast (Alhaouiya), car notre richesse restera notre culture.
Il est à rappeler que : « Il n’y a pas de modernité sans éducation » et que serons-nous avec un taux d’alphabétisation aussi faible ?
Nous ne saurons avancés en se dressant les uns contre les autres. L’heure est à l’union et à un échange d’idées sur des bases démocratiques !
Ne censurons pas maladroitement le débat dans une communauté de plus en plus désertée par le savoir et abandonnée par le dialogue politique.
La parole des victimes a pratiquement disparu du champ discursif.
Ce message qui nous est destiné, est un message de devoir de sensibilisation des frères et sœurs et que « Toumast : Alhaouiya » ne mérite pas le traitement qu’on lui inflige de nos jours (guerres inter-ethnique…). Au Mali, chaque groupe se réfère aux traditions et aux valeurs ancestrales. Il s’agit bien souvent d’un moyen de se positionner socialement; de se démarquer de certaines catégories plus acculturées; et de capitaliser le malaise d’une population qui perd ses repères. Loin d’être le signe d’un repli sur le passé, cette exploitation du ressort identitaire peut être le signe plus ou moins conscient, de promotions sociales et d’intégration ou de processus de modernisation.
Chers parents, frères et sœurs de part le monde entier, en choisissant la paix et un style de vérité ; nous avons conscience des incompréhensions et des accusations, mais l’idéal de vérité et de justice finira par triompher
Restons sages, solidaires et tolérants; barrons la route aux extrémistes de tous bords, partisans de l’épuration ethnique.
Nos intellectuelles, vous resterez des guides bienveillants, et nos illettrés auront le rôle de même importance.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

27-08-2010, 08h05

Enlèvements de véhicules : LA SERIE CONTINUE

REGIONS
Enlèvements de véhicules : LA SERIE CONTINUE
Les actes de banditisme isolés n’en finissent pas de sévir dans certaines parties du nord du pays.
Journal L’Essor du vendredi 27 août 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)
Un nouvel enlèvement de véhicule a été ainsi enregistré hier dans le cercle de Gao. Les malfaiteurs ont cette fois pris pour cible un véhicule de type Toyota Land Cruiser appartenant à la direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM). Le 4X4 transportait des agents revenant d’une mission. Il a été enlevé à une trentaine de kilomètres de Gao, sur la route menant à Ansongo.
Cet acte de banditisme est intervenu juste quatre jours après un autre vol de véhicule dans la commune d’Anefif, dans la Région de Kidal. Il s’agissait alors d’un véhicule de la Direction régionale de la santé de Kidal. Les malfaiteurs avaient agi à environ 140 km de la ville de Kidal (lire l’Essor du 24 août). « Les bandits profitent du mauvais état des routes en cette période des pluies pour braquer les véhicules », explique un connaisseur de la zone.
Source : www.essor.ml/regions/article/enlevements-de-vehicules-la-serie

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-08-2010, 19h14

Condamné à être paralysé par un tribunal saoudien

Condamné à être paralysé par un tribunal saoudien
Amnesty International a exprimé son indignation aux autorités saoudiennes après qu'un homme a été condamné à être paralysé pour avoir causé le même sort à un individu.Lire la suite l'article
Abdul-Aziz al-Mutairi, âgé de 22 ans, avait été poignardé dans le dos durant une rixe en 2008. Son agresseur lui ayant sectionné la moelle épinière, le paralysant à vie, la victime a demandé au juge que sa sanction soit identique à la peine infligée. Une possibilité offerte dans certains cas par la charia, dont le droit saoudien est en partie inspiré.
Le journal Okaz rapporte que le juge a envoyé des missives à de nombreux hôpitaux afin de savoir si une opération visant à paralyser un homme était envisageable. Si l'un des plus réputés a immédiatement fait savoir qu'il n'en était pas question d'un point de vue de l'éthique médicale, au moins un autre aurait donné son accord, selon la publication saoudienne.
Une décision qui révolte Amnesty International. Le responsable du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord de l'organisation déclare ainsi à CNN:
«Ce n'est rien de moins que de la torture [...]. Bien qu'aucun crime ne doive rester impuni, paralyser délibérément un homme de cette manière serait de la torture, et constituerait une violation des obligations internationales du pays en matière de droits de l'homme.»
L’ONG se fonde notamment sur la convention contre la torture et les principes de l’éthique médicale votés par l’ONU, et dont l’Arabie Saoudite est signataire, ajoutant par ailleurs que l’accusé ne disposait pas d’assistance juridique durant le procès. Et d’énumérer des exemples de l’utilisation de la loi du Talion dans le pays: énucléation, extraction de dent, ou encore exécution en cas de meurtre.
L’indignation a également gagné certains blogs locaux, révélant pour CNN la fracture entre les tenants d’une ligne dure partisans d’une justice tribale et les progressistes, pour qui de tels verdicts nuisent profondément à l’image du pays. Une tendance relativement récente, le pouvoir judiciaire étant traditionnellement considéré au-dessus de tout reproche.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-08-2010, 19h06

Le Burkina Faso, nouveau médiateur du Sahel

Le Burkina Faso, nouveau médiateur du Sahel
Créé le 2010-08-26 14:44
Par Marie-Pierre Olphand
Afrique/Sahel
0
La libération le 23 août des deux otages espagnols enlevés par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) est en grande partie à mettre à l'actif du Burkina Faso. Ce n'est pas la première fois que Ouagadougou intervient dans ce genre d'affaires. Au fil des années, le président Blaise Compaoré s'est imposé comme un médiateur incontournable pas seulement à Lomé ou à Conakry mais aussi dans le désert.
Avec la libération des deux derniers otages détenus au Mali ce week-end, les humanitaires Roque Pascual et Albert Vilalta, le Burkina Faso s'affirme une nouvelle fois sur le terrain des médiations.
Avant de s’occuper du dossier des Espagnols, le Burkina avait œuvré pour les deux italiens Sergio Cicala et Philomène Kaboré enlevés en Mauritanie en décembre 2009 et libérés en avril 2010. C'est aussi grâce à la médiation burkinabé que Robert Fowler, le diplomate canadien envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU enlevé au Niger en décembre 2008, a pu être libéré en avril 2009.
Blaise Compaoré s'est s’entouré de conseillers qui connaissent le désert du nord-Mali, qui ont su tisser leur réseau, et qui s’appuient sur des notabilités locales maliennes et de grands commerçants incontournables dans la région…
Dans les médiations burkinabées, on retrouve plus particulièrement un homme, Moustapha Chafi, un émissaire que Blaise Compaoré appelle son « homme du désert ». Il est présent parfois aux côtés des otages à qui il apporte des médicaments. C'est lui qui généralement va aussi les récupérer dans le désert une fois la libération négociée.
Relations troubles
Malgré les relais de terrain dont dispose le Burkina Faso, les médiations ne sont pas toujours évidentes. Il aura fallu 9 mois pour que les espagnols rentrent chez eux.
Il y a parfois aussi une forme de concurrence diplomatique entre le Mali et le Burkina sur un même dossier. A titre d'exemple, dans le cas particulier de l’otage canadien Robert Fowler, deux médiations, malienne et burkinabé étaient lancées, et c’est finalement celle menée par Ouagadougou qui a abouti à la libération, donnant ainsi une forme de légitimité par la suite aux burkinabés sur le dossier.
Aux yeux de certains experts du dossier, le Burkina Faso jouit d'une place de choix par rapport au Mali, pris en tenaille entre les pressions des pays occidentaux d’où sont originaires les otages, et al-Qaïda au Maghreb islamique qui a installé ses bases dans le nord du pays. Un contexte qui permet à Ouagadougou d’asseoir peu à peu sa position, au détriment parfois de Bamako.
Les médiations menées par le Burkina dans le désert malien ne font cependant pas l'unanimité. Sur le terrain, certains pointent le rôle occulte des médiateurs qui œuvrent pour Ouagadougou, voire les relations troubles que certains entretiennent avec les ravisseurs.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-08-2010, 14h23

L'otage algérien exécuté au Sahara par ses ravisseurs d'AQMI

Créé le 2010-08-26 07:10
Par RFI
Algérie
0
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a exécuté dans le Sahara un douanier algérien retenu en otage depuis juin, après une attaque qui avait coûté la vie à 11 gendarmes algériens à la frontière entre le Mali et l'Algérie. Cette issue était prévisible dans la mesure où Alger ne négocie pas avec les terroristes et s’oppose catégoriquement à toute tractation, notamment au versement de rançon, comme ce fut le cas pour la libération des deux otages espagnols le 23 août.
Les autorités algériennes n’ont pas réagi à l’annonce de l’assassinat du douanier algérien kidnappé au Sahara par des terroristes. Il n’y a pas eu, non plus, de réaction officielle à la libération des deux otages espagnols que détenait la nébuleuse d’al-Qaïda au Maghreb. Tout indique qu’il y a eu versement de rançon, ce qui va à l’encontre de la ligne antiterroriste ferme de l’Algérie.
On ne sait pas comment Alger va gérer sa relation avec son allié mauritanien qui s’est impliqué dans ces tractations, ni quelle sera son attitude vis-à-vis de Madrid qui a payé la rançon.
On se demande, également, si l’intermédiation burkinabé dans cette affaire ne va pas provoquer des remous au sein des pays du Sahel concernés par la lutte antiterroriste. Beaucoup de questions, sans réponse. Pour le moment, l’Algérie semble se retrouver presque seule à plaider contre le versement de rançons aux terroristes.
En juillet dernier, au sommet de l’Union africaine, Alger a milité pour l’adoption des instruments juridiques qui criminalisent le paiement de rançon aux groupes terroristes et qui interdisent la libération de terroristes détenus contre la libération d’otages.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-08-2010, 09h21

La France et l'Espagne torpillent le front du Sahel:l’Algérie seule face à Al Qaîda


«Tous les termes de la coopération antiterroriste avec les six pays de la région seront revus de fond en comble.»
Toutes les démarches entamées, depuis deux ans, tous les efforts des six pays du Sahel pour combattre Al Qaîda viennent d’être réduits à néant.
A cause de leurs démarches unilatérales, la France et l’Espagne ont torpillé le Front du Sahel laissant l’Algérie seule face à Al Qaîda. Qu’à cela ne tienne. Des sources sécuritaires en charge du dossier du Sahel ont affirmé hier à L’Expression que «l’Algérie reste sur sa position et refuse de participer à l’alimentation des réseaux d’Al Qaîda par le paiement des rançons» car, estiment les mêmes sources, «cet argent va servir à l’achat d’armes et de munitions qui seront dans quelque temps utilisées contre les pays mêmes qui ont versé de l’argent dans les caisses d’Al Qaîda». «Concernant ses engagements envers d’autres pays, elle aura tout à revoir», ont estimé nos sources. Ce qui est désormais sûr est que même l’Europe n’est pas prête à faire face au terrorisme international. Aucun pays n’a jugé nécessaire de respecter la décision de l’ONU concernant justement la criminalisation des versements de rançon aux terroristes
La libération des deux Espagnols lundi dernier contre une rançon de 8 millions d’euros et l’extradition de Omar le Sahraoui le cerveau de l’opération de l’enlèvement, qui a eu lieu en novembre dernier en Mauritanie, vers le Mali, vont à coup sûr encourager Al Qaîda au Maghreb islamique à perpétrer plus d’attentats et à opérer plus de kidnappings, notamment contre les ressortissants européens.
Et c’est une certitude pour les services de sécurité algériens, qui confient avoir suivi avec beaucoup d’attention le déroulement des derniers événements. Soit depuis le raid franco-mauritanien lancé après l’échec des négociations entre la France et Al Qaîda et la libération des deux otages espagnols contre une rançon de 8 millions d’euros. Ces mêmes services se disent outrés par la façon avec laquelle les Européens prétendent combattre le terrorisme. On a accordé trop d’importance à cette organisation criminelle.
A présent, elle revient au- devant de la scène pour donner des leçons à la France. Tout le monde rappelle le rôle de la France dans ce scénario d’otages au Sahel. Elle a exercé une pression sur le Mali pour qu’il se soumette aux exigences d’Al Qaîda. De ce fait, quatre terroristes ont retrouvé le chemin de la liberté dont deux Algériens revendiqués par les services de sécurité.
Le tout en échange de Pierre Camatte, un otage français. Madrid a-t-elle aussi exercé une pression sur la Mauritanie pour qu’elle fasse extrader Omar le Sahraoui vers le Mali? Pour nos services de sécurité, ce qui se passe dans cette zone est vraiment confus.
Le Mali semble avoir trouvé de bonnes affaires grâce à Al Qaîda et en aucun cas il ne raterait cette occasion, ces propos ne sont pas exagérés, ni démesurés, puisque on sait pertinemment que de hauts cadres de la société malienne et responsables ont mis à la disposition des terroristes un important lot d’armes entre 2007 et 2010, et on sait aussi que c’est Mokhtar Ben Mokhtar qui tire toutes les ficelles, sachant que celui là même a bien réussi à s’imposer dans cette région en tissant des liens de parenté avec les plus importantes tribus touarègues. En tout cas pour nos services de sécurité, la coopération antiterroriste dans la région du Sahel ne sera plus fructueuse dans ces conditions.
Le premier pays menacé est la France, accusé par Al Qaîda d’avoir fait capoter les négociations et d’avoir été à l’origine de la neutralisation de six des siens. Al Qaîda menace la France de représailles et se vante d’avoir donné une leçon aux services secrets de cet Etat après l’échec du raid franco-mauritanien et qui a conduit à la mort de l’otage français Michel Germaneau.
La France a refusé de commenter les propos d’Al Qaîda rapportés par la presse. Dans ce contexte, Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a souligné qu’il ne commente pas les déclarations de terroristes.
Et de poursuivre: «Nous avons appris avec soulagement la libération des deux otages espagnols. Nous nous associons à la joie de leurs familles et des autorités espagnoles.» S’alignant ainsi avec l’Espagne pour partager la joie des familles des otages libérés, la France affirme par contre, qu’il n’y a jamais eu de négociations avec Al Qaîda pour la libération de Michel Germaneau. «Jamais, nous n’avons eu la possibilité d’entrer en contact avec Al Qaîda pour la libération de Michel Germaneau», a déclaré récemment Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée et principal collaborateur du président Nicolas Sarkozy.
«Lorsque la vie d’un Français est en jeu, la France est toujours prête à négocier, c’est ce qui s’est passé avec un précédent otage, Pierre Camatte», a assuré Claude Guéant, en précisant que les deux hommes n’étaient pas détenus par le même groupe au sein d’Al Qaîda.
Après ce qui vient de se passer, l’Algérie va certainement adopter un comportement de méfiance vis-à-vis des pays voisins quant à la lutte antiterroriste car, a priori, cette lutte ne semble pas avoir le même sens.
Ikram GHIOUA
L'Expression - 26 Août 2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-08-2010, 09h17

D’anciens rebelles veulent devenir entrepreneurs


GAO, Mali , 25 août (IPS) - Dans la région de Gao (nord du Mali), de jeunes combattants de la dernière rébellion touarègue troquent leurs fusils contre de petits projets de développement. Cette reconversion donne de l’espoir pour une paix durable dans le pays à condition que ces nouveaux entrepreneurs survivent à la dureté du désert.
«Tout le monde espère avoir la paix aujourd’hui. C’est pourquoi nous sommes contents que l’Etat ait honoré ses engagements», a déclaré à IPS, Akly Iknan Ag Souleymane, leader des ex-combattants de la localité de Tessit, dans le nord du Mali, à environ 80 kilomètres du Burkina Faso voisin.
Il a fait cette déclaration le 2 août à l’occasion de la cérémonie de remise de l’argent des projets aux anciens rebelles de sa localité. La bande que Ag Souleymane dirigeait était très active lors de la dernière rébellion touarègue que le nord du Mali a connue entre 2006 et 2009.
Après des négociations, l’Etat malien s’est engagé à financer des projets de développement dans les régions touchées par ce conflit. Ainsi, Ag Souleymane, à l’instar de 300 autres jeunes ayant combattu dans les rangs de l’ancienne rébellion, a obtenu 800.000 francs CFA (environ 1.600 dollars) pour financer sa petite entreprise d’élevage. «Je vais faire de l’embouche bovine, mais je compte aussi élever de petits ruminants qui sont adaptés au milieu», a-t-il ajouté.
Les projets ont été proposés au gouvernement malien par les promoteurs eux-mêmes, de jeunes Touaregs qui s’attachent désormais au développement. «Cet argent soulage enfin ces jeunes qui ont accepté de déposer les armes sans condition pour se consacrer au développement local», a déclaré Eglas Ag Ifène, lui-même ancien rebelle. «Les activités concernées vont de la création de banques de céréales au petit commerce, en passant par l’élevage et l’agriculture», a-t-il expliqué à IPS.
Au total, les projets des 300 jeunes ont coûté 240 millions FCFA (environ 480.000 dollars) que la Libye a déboursés. Mais, d’autres sponsors interviennent dans la réinsertion des ex-rebelles touaregs. Le gouvernement malien avait lancé un appel aux donateurs pour l’aider à financer son programme d’investissement dans les régions touchées par la rébellion.
Ce programme ambitieux envisage d’investir quelque 1,7 milliard de dollars sur une période de 10 ans, et vise notamment à créer des empois pour tous les jeunes de la zone. En outre, il prévoit la construction des routes, des centres de santé et de petits barrages d’irrigation pour l’agriculture et l’élevage.
Pourtant, les choses pourraient être difficiles pour ces jeunes qui n’ont aucune expérience en entreprenariat. «Nous allons suivre de près chacun des projets pour qu’ils puissent réussir. C’est pourquoi une commission de suivi a été créée», a annoncé à IPS, Kalifa Keïta, le gouverneur de la région de Gao.
En dehors de l’inexpérience de leurs promoteurs, ces projets pourraient également être affectés par les dures conditions climatiques du désert.
Interrogé par IPS, Assarik Ag Assadek, de l’Ecole des sables, une organisation non gouvernementale locale, a expliqué que des projets similaires financés dans la zone ont souffert des difficultés liées à la sécheresse. «Mais les gens ont tiré des leçons de tout cela et ils tiennent compte du contexte climatique en élaborant leurs projets», a-t-il affirmé.
Pour l’instant, l’engagement de l’Etat malien à financer des projets pour les jeunes ex-rebelles, a réussi à stabiliser un peu la région de Gao, en proie à des violences intercommunautaires. Cette situation représente aussi une menace pour les projets déjà financés car en dehors des Touaregs, d’autres habitants de la zone se sont armés.
«Tout allait bien entre les communautés. Ce n’est qu’en 2008 que des groupes se sont formés pour tuer des gens et voler des animaux», a indiqué à IPS, Mahamane Maïga, membre de la communauté sédentaire du village de Fafa, dans le nord.
Selon Sadou Diallo, le maire de Gao, si les ex-rebelles veulent faire la paix avec le gouvernement pour devenir des entrepreneurs, le Mali est encore confronté aujourd'hui à d'autres menaces que sont le banditisme, le trafic d’armes et de stupéfiants. Pendant ce temps, ajoute-t-il, des jeunes issus d’autres communautés, qui se livraient aux vols de bétail et actes de violence, attendent aussi un financement pour leurs projets.
«L’expérience pourrait tourner court si on ne trouve pas de quoi occuper les autres jeunes qui peuvent se procurer facilement des armes de guerre», a déclaré Diallo à IPS, ajoutant : «Si le gouvernement ne trouve pas les financements promis, c’est moi que les jeunes accuseront puisque je leur ai assuré que l’Etat va les aider».
Mais, des ressortissants de la région pensent qu’en donnant de l’argent aux jeunes, le gouvernement malien ne résout pas les problèmes des jeunes. «Les 240 millions de FCFA donnés aux jeunes ne peuvent pas être une solution», a affirmé Ahmed Ag Abdala, originaire de Gao.
«Résoudre les problèmes des jeunes ne demande pas beaucoup d’argent. Pour vous donner un exemple, j’ai fait un forage à six millions de FCFA dans ma zone natale. Il n’y avait personne avant, mais aujourd’hui, il y a des milliers de familles nomades vivant dans les environs du puits», a-t-il ajouté à IPS. Soumaila T. Diarra (FIN/2010)

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

25-08-2010, 21h08

Après le versement de 8 millions d'euros au GSPC,les contrebandiers d'armes au Sahel se préparent aux transactions

Les contrebandiers d'armes, sévissant dans la région du Sahel, doivent être très optimistes quant au devenir de leurs activités illicites, en apprenant le versement, par l'Espagne, de 8 millions d'euros au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), en contrepartié de la libération de deux otages espagnols retenus par l'organisation terroriste de Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud.
Le commerce est florissant tant que les pays des personnes prises en otage acceptent de négocier avec cette organisation terroriste et lui verser une rançon en contrepartié de la libération de leurs ressortissants. Ces chantages pratiqués par le GSPC, piétinant par là tous les préceptes et valeurs de l'Islam, rapportent gros à cette organisation terroriste, aux contrebandiers et autres intervenants dans les opérations de rapt ou de négociations.
Au cours des années précédentes, l'ANP a réussi à localiser de nouvelles pistes, à In Salah, dans la wilaya de Tamanrasset, utilisées par les terroristes du GSPC pour se déplacer d'Algérie vers le Mali puis retourner chargés d'armes pour l'approvisionnement des maquis de cette organisation terroriste, apprend-on de source fiable.
Les terroristes ont décidé, à cette époque, de trouver d'autres pistes pour l'acheminement des armes après le bombardement par l'ANP, en 2003, à
In Salah, d'un chargement d'armes arrivé du Mali, achetées avec une partie des 5 millions d'euros que l'Allemagne aurait versée au GSPC, en contrepartié de la libération d'une partie des 32 touristes européens enlevés par cette organisation terroriste. Peu de temps auparavant, l’autre partie ayant été libérée au cours d'une intervention militaire algérienne.
A cette époque, katibat Tarek Ibn Ziad, affiliée au GSPC, venait d'être créée par Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para, ex-émir de la zone 5 de cette organisation terroriste.
Les terroristes du GSPC et les contrebandiers pourraient conclure de nouveaux contrats d'achat d'armes et s'équiper en RPG, mitrailleuses, fusils mitrailleurs et même de missiles de type Law, déjà achetés par cette cette nébuleuse auprès de ces contrebandiers, en 2003.
Un missile de ce type a été trouvé, en 2007, en possession de Abdelfattah Abou Bassir, émir de la seriat d'Alger, au cours de son arrestation à Alger, en compagnie de deux de ses acolytes.
Les contrebandiers trouvent des armes à acheter dans des pays africains ayant connu des guerres ou autres conflits armés, ces armes restant en circulation après la fin de ces conflits.
L'Algérie aurait adressé au Mali, au Niger et à la Mauritanie la liste de contrebandiers d'armes sévissant dans la région du Sahel, et qui peuvent, aujourd'hui, conclure de nouveaux accords avec le GSPC avec le versement, récent de 8 millions d'euros de l’Espagne en contrepartie de la libération de deux otages espagnols.
Les pays de la région du Sahel participeraient à la lutte internationale contre le terrorisme s'ils empêchaient ces contrebandiers d'établir de nouveaux accords et d'alimenter, encore une fois, le GSPC en armes et munitions, que cette organisation ne manquerait certainement pas d'utiliser pour la relance d'attentats et faire de nouveaux otages.
M. Abi
www.letempsdz.com-25-08-2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

25-08-2010, 18h09

"Omar le Sahraoui" présent à la libération

Otages espagnols d'Al-Qaïda: "Omar le Sahraoui" présent à la libération (presse)
MADRID, 25 août 2010 (AFP) - "Omar le Sahraoui", auteur de l'enlèvement des deux Espagnols qui ont été libérés par la branche maghrébine d'Al-Qaïda, Aqmi, était présent dans le désert malien au moment de leur libération, a affirmé mercredi la presse espagnole s'appuyant sur des images de la chaîne catalane TV3.
Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, alias "Omar le Sahraoui", qui avait été condamné en Mauritanie à 12 ans de prison assortis de travaux forcés pour l'enlèvement des humanitaires espagnols, avait été extradé vers le Mali puis libéré peu avant la libération de Roque Pascual et Albert Vilalta.
Ce trafiquant malien de 52 ans, considéré par la justice mauritanienne comme un mercenaire agissant pour le compte d'Aqmi, a servi de "monnaie d'échange" pour la libération des deux Espagnols et a même conduit ces derniers dans le désert malien vers la liberté, à bord d'un véhicule tout terrain, indique le journal El Pais.
"Les terroristes d'Al-Qaïda voulaient vérifier que le délinquant ("Omar le Sahraoui") avait été libéré et était en bonne santé", explique ce journal espagnol.
Des images tournées par la société de production mauritanienne Sahara Media et diffusées mardi soir par la télé catalane TV3 montrent effectivement la rencontre entre l'auteur de la prise d'otage et les otages eux-mêmes, indique El Mundo.
Celles-ci montrent ces derniers en train de plaisanter avec le Malien et lui lancer: "Omar, tu nous emmènes faire une excursion dans le désert!", précise ce journal.
L'extradition vers le Mali "d'Omar le Sahraoui" était une des exigences d'Aqmi pour libérer les deux otages espagnols.
Selon plusieurs journaux espagnols, l'Espagne aurait en outre payé 7 à 8 millions d'euros pour obtenir cette libération. Le gouvernement espagnol a toujours nié le paiement de rançon pour la libération de ses ressortissants.
ot/sgi/jh
AFP 250920

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

25-08-2010, 18h08

Aqmi sur tous les fronts : attaque en Mauritanie, assassinat d'un douanier algérien...

AFP - 25 août 2010
Mali: Aqmi a exécuté un douanier algérien, otage depuis juin

BAMAKO, 25 août 2010 (AFP) - Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a exécuté dans le Sahara un douanier algérien, retenu en otage depuis juin après une attaque qui avait coûté la vie à 11 gendarmes algériens à la frontière entre le Mali et l'Algérie, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
"La branche d'Aqmi dirigée par Abdelkrim Taleb (un Touareg) a exécuté entre lundi et mardi dans le Sahara le douanier algérien, un retraité fait prisonnier en juin lors de l'attaque de positions algériennes dans le sud", a affirmé à l'AFP une source des services de sécurité dans la zone.
"C'est vrai que le douanier a été abattu. Al-Qaïda dit que c'est parce que l'armée algérienne s'apprêtait à l'attaquer", a déclaré de son côté à l'AFP un notable touareg de Kidal (nord-est du Mali). "Le douanier algérien tué nous était apparenté", a-t-il ajouté.
Fin juin, Aqmi avait revendiqué un attentat contre des gendarmes algériens tombés dans une embuscade près de Tinzaoutine, à la frontière avec le Mali, où un groupe d'islamistes avait ouvert le feu sur leur convoi.
Selon la presse algérienne, onze gendarmes chargés de la surveillance des frontières avaient trouvé la mort dans cet attentat. L'information n'avait pas été confirmée officiellement à Alger.
Mercredi, l'armée mauritanienne a déjoué in extremis un attentat contre une caserne de Néma (sud-est), neutralisant un kamikaze d'Aqmi qui fonçait vers le bâtiment au volant d'une voiture bourrée d'explosifs.
Cette tentative d'attentat suicide survient un peu plus d'un mois après une offensive militaire menée par l'armée mauritanienne contre des bases d'Aqmi au Mali qui avaient pour but, selon Nouakchott, de déjouer une attaque programmée par la branche maghrébine d'Al-Qaïda contre une caserne mauritanienne.
L'un des raids de cette offensive avait été mené le 22 juillet conjointement avec l'armée française pour, selon Paris, tenter de retrouver un otage français, Michel Germaneau, 78 ans. Sept djihadistes avaient été tués.
Aqmi avait revendiqué trois jours plus tard l'exécution de l'otage français, tué selon l'organisation pour "venger" la mort de ses membres lors de ce raid.
Après l'Algérie, la Mauritanie est l'un des pays les plus touchés par les activités d'Aqmi qui opère dans une immense zone désertique située aux confins de l'Algérie, de la Mauritanie, du Mali et du Niger.
sd/mrb/stb/nou
AFP 251530
------
Pana - 25/08/2010
Le véhicule explosé en Mauritanie immatriculé au Mali
Nouakchott (PANA via Mauritanie-web )- Le véhicule ayant explosé devant la garnison militaire de la ville de Nema, à 1200 kilomètres à l'Est de Nouakchott, vers la frontière du Mali, tard dans la nuit du mardi au mercredi, tuant sur le coup le kamikaze qui tentait de forcer le passage, portait des plaques d'immatriculation maliennes, a appris mercredi la PANA de sources sécuritaires.
Il s'agit d'un véhicule 4X4 de type Hilux portant les plaques numéros "3022 MD".
Toutefois, l'identité du kamikaze n'a pas encore été établie par les forces de sécurité.
L'enquête suit son cours en vue de faire la lumière sur cette nouvelle affaire.
C'est la deuxième fois en une année que la Mauritanie est le théâtre d'un attentat suicide dans un contexte sahélo-saharien marqué par le développement d'activités terroristes menées par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI).

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

25-08-2010, 17h56

Financer la mort

Financer la mort (Liberté, journal Algérien)
Liberté (Algérie) 24 août 2010
Editorial
FINANCER LA MORT
Par : Merzak Tigrine
Ces pratiques s’inscrivent dans une forme de pression exercée sur les États de la région afin d’y maintenir une certaine instabilité qui servira, par la suite, à justifier des ingérences, à commencer par le projet de la base militaire.
L’Algérie a beau s’activer sur la scène mondiale pour rendre effective une législation internationale dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, elle voit ses efforts réduits à néant par des États qui agissent en fonction de leurs intérêts. Même ses voisins les plus proches, Mauritanie et Mali, pourtant engagés par les résolutions et la Charte de l’Union africaine interdisant le paiement des rançons aux organisations terroristes, cèdent à la moindre pression étrangère.
Entre le discours officiel de ces deux pays, qui se déclarent partie prenante dans la lutte contre le terrorisme lors des rencontres régionales ou internationales, et leurs agissements sur le terrain, il existe un grand fossé.
Il faut croire que les capitales occidentales, notamment européennes, concernées par ces prises d’otages, ne reculent devant rien pour obtenir gain de cause lorsqu’il s’agit de libérer leurs ressortissants détenus par Al-Qaïda Maghreb. Outre leur disposition à payer les rançons exigées, elles font miroiter des avantages à ces pays dans le besoin, il faut l’avouer. Ces pratiques s’inscrivent dans une forme de pression exercée sur les États de la région afin d’y maintenir une certaine instabilité qui servira, par la suite, à justifier des ingérences, à commencer par le projet de la base militaire. Il ne fait aucun doute que les fonds collectés à travers ces rapts d’Occidentaux se chiffrent à des millions d’euros ou de dollars US, qui permettent à Al-Qaïda Maghreb de s’armer et d’étendre son rayon d’activité dans les pays du Sahel. Recourant généralement à des groupes criminels locaux sévissant dans la région, qui se chargent des captures d’étrangers avant de les lui livrer en échange d’un pactole, l’Aqmi sait comment faire céder ensuite ses interlocuteurs et leur soutirer des sommes faramineuses. Le seul moyen d’y mettre un terme sera d’accepter la seule ligne de conduite possible dans la lutte contre le terrorisme, qui est de refuser de traiter d’abord avec les groupes terroristes et surtout de ne pas payer les rançons. Seule l’adoption par l’ONU d’une loi contraignante en ce sens, comme le demande l’Algérie avec le soutien de l’Union africaine, pourrait obliger les pays réfractaires à cesser d’annihiler les efforts visant à éradiquer le terrorisme.

1 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

25-08-2010, 09h34

Attentat à la voiture piegée en Mauritanie

La caserne militaire de Nema a fait l'objet d'un attentat ce matin, juste après minuit. Le conducteur de la voiture (Toyota) bourrée d'explosif a foncé vers la caserne avant d'être abattu à l'entrée par les militaires. Aucune victime n'est à deplorée à part le terroriste lui même.
La voiture est immatriculée au Mali et le suspect est vraisemblablement envoyé par l'AQMI

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

24-08-2010, 18h59

Edito : Compteurs à zéro : Le Républicain 24 août 2010

Le Républicain 24 août 2010
Edito : Compteurs à zéro
Champagne sûrement à Barcelone, grise mine probablement à Washington et Alger. Nouakchott évitera cette fois-ci sa tête d’enterrement, car il ne peut pas dire qu’il ne savait pas pour Oumar Sahraoui dont l’extradition-expulsion après un procès tapageur devait ouvrir, selon la formule diplomatique en cours, la voie de la libération aux otages espagnols ». Pascual et Vilalta libres après neuf mois de captivité ont, c’est réjouissant, échappé au sort de Dyer et de Germaneau. Ils le doivent plus à la flexibilité latine qu’à la rigidité anglo-saxonne, donc plus à la négociation qu’à la ligne de fermeté car les otages sont des êtres de chair et de sang et pas une cargaison de déchets toxiques : voilà la limite principale des résolutions internationales anti-terroristes foulées du pied par Madrid aujourd’hui, Paris hier et précédemment par d’autres pays.
Alors les compteurs sont à zéro. D’abord pour Aqmi qui devrait normalement mettre du temps avant d’avoir sa prochaine cuvée d’otages, vu les restrictions de mouvements d’occidentaux dans les zones-cibles et le quadrillage sécuritaire qui confinera de plus en plus les émirs dans les derniers ergs du no-man’s land. Désormais sans boucliers humains, les Emirs, qui se verront de plus en plus vulnérables, savent que l’âge d’or est fini.
Ensuite, les pays sahéliens sont logés à la même enseigne : plus de Mauritanie à la réputation d’intransigeance, de Mali seul maillon faible et de Burkina Faso bon samaritain. Même s’il a du subir d’intenses pressions, Nouakchott est l’instrument par lequel les Catalans sont libres aujourd’hui, Ouaga ne peut plus invoquer le concours de circonstances car c’est la troisième fois que les otages sont libérés sous leurs négociations et Bamako parce qu’encore une fois, pour les médias internationaux, les otages et tous les otages jusque-là n’étaient détenus qu’au Mali.
Compteurs à zéro également entre Paris et Madrid que le raid du 22 juillet dernier a failli brouiller. A défaut de se frotter les mains, tout le monde rase les murs. Sauf encore une fois Droudkel. Si les pressions à venir n’obligent pas ce Robin des sables à manger sa barbe bientôt, alors il n’y aura pas de doute : les bergers le reconduiront triomphalement dans ses fonctions de président du no-man’s land sahélo-saharien.
Adam Thiam
24 aout 2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

24-08-2010, 14h50

Sept millions d'euros pour les otages espagnols ? Qui s'est servi au passage ?

TF1 Info - 24 août 2010
Sept millions d'euros pour les otages espagnols ?
Selon le quotidien El Mundo, le gouvernement espagnol aurait versé une rançon à la branche maghrébine d'Al-Qaïda pour récupérer ses deux ressortissants. Le ravisseur des deux hommes, détenu par la Mauritanie, a également été libéré.
Sans véritable surprise dans ce genre de situation, presse et gouvernement espagnols s'opposent ce mardi sur les conditions de la libération des deux otages par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Selon la version officielle, aucune rançon n'a été versée pour récupérer Roque Pascual et Albert Vilalta, les deux membres de l'ONG Accio Solidaria enlevés fin 2009. La question n'a même pas été abordée par José Luis Zapatero, le Premier ministre. Lors d'une brève allocution, sans dialogue avec la presse, il s'est borné à remercier les services espagnols pour leur travail ainsi que les "gouvernements (africains) de la zone" concernée.

Mais, selon El Mundo, c'est un total de sept millions d'euros qui ont été versés, en plusieurs fois.
Le journal, qui ne cite cependant pas ses sources, explique qu'une première somme de 3,8 millions d'euros aurait tout d'abord été payée en janvier. Mais une bonne part de l'argent aurait été prélevée par des intermédiaires. Au final, 1,5 million seulement était parvenu aux ravisseurs.
Une nouvelle somme d'environ 3 millions d'euros (2,3 millions pour les ravisseurs et 770.000 pour les intermédiaires) aurait alors été transmise entre avril et mai pour que les ravisseurs disposent de la somme exigée.
Des médiateurs maliens parlent quant à eux de huit millions d'euros, tandis que le Burkina Faso dément avoir servi d'intermédiaire pour une quelconque somme d'argent. En mars dernier, le gouvernement espagnol avait nié farouchement le versement d'une rançon.
"Leçon pour la France"

Une chose est sûre : pour libérer les deux humanitaires, Aqmi a obtenu gain de cause sur un point : la libération d'Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, dit "Omar le Sahraoui". Détenu par la Mauritanie, il était à l'origine de l'enlèvement. Un élu malien affirme également que trois autres islamistes ont été libérés en catimini. Lundi soir, Aqmi a expliqué dans un communiqué que certaines de ses revendications avaient été satisfaites.
Aqmi a aussi souligné que la libération des deux Espagnols constituait une "leçon adressée aux services secrets français" et à la France après la mort de Michel Germaneau. Aqmi affirme l'avoir exécuté fin juillet après un raid franco-mauritanien contre l'une de ses bases au Mali et en raison de l'échec des négociations.
Ce mardi, Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, a réaffirmé qu'il n'y avait jamais eu de pourparlers. "Lorsque la vie d'un Français est en jeu, la France est toujours prête à négocier, c'est ce qui s'est passé avec un précédent otage, Pierre Camatte. Mais je réaffirme que jamais, nous n'avons eu la possibilité d'entrer en contact avec Al-Qaïda pour la libération de Michel Germaneau", a-t-il insisté. Michel Germaneau était détenu par une unité plus radicale que celle qui détenait les deux Espagnols.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

24-08-2010, 08h16

Anefif : ENCORE UN VEHICULE DE LA SANTE ENLEVÉ

REGIONS
Anefif : ENCORE UN VEHICULE DE LA SANTE ENLEVÉ
Un véhicule de la Direction régionale de la santé de Kidal a été enlevé dimanche dans la commune d’Anefif, à environ 140 km de la ville de Kidal
Journal « L’Essor » du mardi 24 août 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)
Il faisait partie d’un convoi de trois véhicules. Selon un occupant d’un des véhicules, celui qui a été enlevé était tombé en panne à l’insu des autres membres du convoi : « les assaillants étaient au nombre de six venus à bord d’un véhicule Toyota pick-up, cabine unique. Tout d’abord, ils ont tabassé le chauffeur, puis procédé à des fouilles corporelles avant de disparaitre avec le véhicule ainsi que le matériel ».
« Téléphones portables, bijoux (de l’épouse d’un chef de service) et même des pièces de monnaie, tout a été emporté par les malfrats », a ajouté un autre. Les trois véhicules n’étaient pas escortés.
Celui volé avait été offert par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la direction régionale de la santé de Kidal. Entre octobre 2009 et août 2010, trois véhicules de la direction régionale de la santé ont été enlevés.
Le premier vol s’est passé le 9 octobre à Amachach, localité située au PK 20, chef-lieu de la commune de Tessalit ; le second, le 24 mai à Intifirkit, le troisième est survenu dimanche.
« Tant que les bandits se sentent intouchables et protégés, les services techniques ne connaîtront jamais la paix. Il faut qu’il y ait des sanctions exemplaires et draconiennes pour que les agents de la santé puissent venir en aide aux populations des zones, les plus reculées de la région de Kidal. Ce n’est pas pour rien que certaines ONG ont jeté l’éponge. L’Etat doit frapper fort pour mettre fin à ce banditisme chronique », a préconisé un cadre de la région.
Source : www.essor.ml/regions/article/anefif-encore-un-vehicule-de-la

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

23-08-2010, 20h57

Libération des deux otages espagnols en Mauritanie

Libération des deux otages espagnols en Mauritanie
Source : RFI
La joie en Espagne, après la libération, lundi 23 août 2010, des deux humanitaires qui ont passé 8 mois aux mains d'al-Qaïda. Roque Pascual et Albert Vilalta se trouvent désormais en zone sûre et ils doivent arriver à Barcelone dans la nuit par avion. Les deux hommes avaient été enlevés en novembre dernier en Mauritanie, sur la route de Nouadhibou. Ils avaient été capturés en même temps qu'Alicia Gamez, une troisième otage, libérée, elle, au mois de mars.

Dans cette affaire, la prudence a été de mise jusqu'au bout notamment chez les officiels espagnols.
Depuis dimanche soir, 22 août, on a eu l'impression d'assister à un film en accéléré. Une fois l'accord de leur libération acquis, les deux otages espagnols ont voyagé de nuit, en voiture, jusqu'à la frontière entre le Mali et le Burkina. C'est justement quelque part à cette frontière que les autorités espagnoles ont pré-positionné un hélicoptère pour les transporter jusqu'à Ouagadougou.
Il faut dire que c'est Mustapha Chafi, le conseiller du président burkinabé qui a été au cœur des négociations avec AQMI. Il s'est à plusieurs reprises rendu dans la zone, y compris ces dernières heures.
Madrid, on le sait, a totalement délégué la gestion de ce dossier au Burkina et le plan élaboré consistait, entre autres, à ce que le Mali ouvre un couloir sur son territoire pour permettre d'acheminer les otages.
Depuis plusieurs mois donc, les négociations ont été très discrètes. La semaine dernière, le Malien qui avait organisé la capture des otages il y a près de 9 mois en Mauritanie et qui avait ensuite été arrêté, ce Malien proche d'al-Qaïda a été extradé de Nouakchott vers Bamako. Un geste qui certainement a facilité le dénouement et pesé dans la libération des deux Espagnols.
www.rfi.fr/afrique/20100823-liberation-deux-otages-espagnols-mauritanie

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

23-08-2010, 20h22

CorruptiLe SYNARESS exige que le ministre de la Santé fasse toute la lumière sur l'affaire du Fonds Mondial


Décidément au ministère de la Santé, les problèmes de corruption n'ont pas fini de faire parler d'eux. Pour preuve, dans une déclaration qu'il nous a fait parvenir, le Bureau de coordination du syndicat national pour le renouveau socio-sanitaire (SYNARESS) dénonce la corruption qui règne au sein de l'Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS), la rupture fréquente dans les structures de santé des ARV et des réactifs. Il déplore les malversations commises aux Fonds mondial au ministère de la Santé et demande à ce que le Chef de ce département fasse toute la lumière sur cette affaire.
L'accusation du syndicat est particulièrement grave en ce qui concerne l'Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS), un établissement public créé il y a de cela trois ans. Selon, le SYNARESS " il existe dans cette école de formation des agents de la santé un système mafieux ". Et pour cause, il existe, à ses dires, un recrutement " chaque année par une voie détournée et sur fond de commerce des élèves de toutes les filières officielles, moyennant la somme de trois cent vingt mille FCFA (320.000) par élève et par an. Le paiement se fait en deux temps : 175.000 à l'inscription et 145.000 Fcfa avant les examens d'évaluation de fin d'année ".
Après avoir dénoncé la corruption qui règne dans cet établissement, le syndicat s'est attaqué aux cas d'injustice dans l'emploi à l'INFSS. De ce fait il " demande l'ouverture d'une enquête sur la situation déloyale qui prévaut au niveau de l'établissement et exige la démission du Pr Alhousseini Ag Mohamed, directeur de l'INFSS de ses fonctions de chef de service de l'ORL, du président de la CME ".
Constatant que cette situation est dommageable pour l'Etat et ternit l'image du ministère de la Santé, le syndicat demande que " toute la lumière soit faite par le ministre de la Santé sur les malversations constatées dans son département dans l'affaire du Fonds Mondial ".
De plus, le syndicat recommande que " des mesures vigoureuses soient prises pour prévenir de tels faits graves qui ont fortement entaché la crédibilité et l'image du ministère de la Santé et de notre cher pays ". A ses dires, dans l'histoire du Mali, jamais le ministère de la Santé n'a connu de telles secousses ayant occasionné l'emprisonnement et l'interpellation de presque tous les responsables ayant en charge la gestion des ressources financières et matérielles du département et des programmes stratégiques appuyés par le Fonds Mondial.
Enfin, le syndicat a pointé du doigt la rupture fréquente dans les structures de santé (hôpitaux, CSREF, CSCOM), des ARV et des réactifs. Toute chose qui contribue, selon lui, à mettre en danger la vie des milliers de malades.
Mamadou L DEMBELE, journal L'INDEPENDANT

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

23-08-2010, 20h17

Ministère de la Santé: Des marchés fictifs de médicaments antituberculeux

Décidément, les limiers du Pôle économique et financier ont du pain sur la planche avec cette affaire de détournement au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. En effet, selon des sources généralement bien informées, les personnes actuellement en prison sont celles présumées avoir trempé dans l'attribution de marchés fictifs dans le cadre de l'approvisionnement du ministère de la Santé en médicaments antituberculeux.
L'affaire de détournement de ressources au niveau du Fonds mondial comporterait, en tout, trois volets : le volet tuberculose, qui est actuellement en train d'être épluché par les limiers du Pôle économique et financier, le volet paludisme et le volet sida. Ce dernier volet concerne principalement la Cellule sectorielle de lutte contre le sida (CSLC) du ministère de la Santé qui reçoit d'importantes subventions du Haut conseil national de lutte contre le sida (HCNLS), lui aussi financé par le Fonds mondial mais rattaché à la présidence de la République.
En effet, les arrestations opérées récemment dans des structures de santé, notamment à la Direction administrative et financière, à la Direction nationale de la santé, à la Direction régionale de la Santé du District de Bamako, au Programme national de lutte contre la tuberculose et dans les régions de Gao et Kidal, seraient toutes liées aux marchés fictifs passés avec des opérateurs économiques de la place, plus ou moins spécialisés dans la livraison de médicaments antituberculeux.
Des cadres et agents actuellement en prison seraient impliqués dans le processus d'acquisition de ces médicaments qui sont, d'ailleurs, d'une nécessité absolue pour la survie des malades. Mais au lieu de passer lesdits marchés avec des firmes spécialisées, les personnes chargées de passer ces marchés auraient tout simplement fait signer lesdits dossiers de passation, par qui de droit, sans pour autant procéder à leur achat effectif, a fortiori à leur mise à la disposition des malades. C'est cette supercherie qui serait à la base de l'arrestation des personnes actuellement en prison à Bamako-coura ou à Bollé. Le hic est donc que les médicaments n'ont jamais été livrés. Alors où est donc passé l'argent du Fonds mondial destiné à l'achat de ces médicaments ? C'est la réponse à cette question que tentent de trouver Sombé Théra, le Procureur anticorruption, et ses hommes.
Rappelons que la tuberculose est une maladie infectieuse et contagieuse. Elle évolue sous différentes formes mais c'est la tuberculose pulmonaire qui est la plus répandue. Dans notre pays, il y a quelque 50 000 cas toutes formes confondues. Chaque année, des milliers de décès sont causés par cette maladie qui touche principalement les pays les plus démunis.
L'examen des dossiers paludisme et sida très avancé
En procédant à la confrontation des bordereaux de livraison et d'autres pièces liées auxdits marchés, les enquêteurs du Fonds mondial auraient ainsi décelé des cas de malversations, des marchés fictifs portant sur plusieurs centaines de millions FCFA. En plus, certains matériels acquis comme étant d'origine japonaise, par exemple, donc de qualité supérieure, se sont révélés être de piètre qualité. Des engins de locomotion acquis sur le Fonds mondial, pour servir sur le terrain, auraient tout simplement disparu dans la nature.
En laissant, naturellement, des traces dans les dossiers. C'est ce genre de constat qui aurait provoqué l'ire des bailleurs de fonds qui, parfois, se demandaient s'ils se trouvaient réellement au Mali réputé pour la bonne gestion de ses finances. N'en croyant pas leurs yeux, les experts du Fonds mondial se seraient, alors, transportés à Koulouba pour informer qui de droit. Mais avant de repartir pour Genève, ils ont pris la lourde décision, qui sonne, désormais, comme un désaveu, de transférer leurs sous de la DAF du ministère de la Santé pour en confier la gestion à la Société d'Expertise Comptable DIARRA. C'est donc désormais devant le guichet de ce Cabinet privé que passent les cadres de la Santé et autres bénéficiaires principaux et secondaires pour soumettre leurs requêtes en vue d'un éventuel décaissement.
Compte tenu du caractère mesquin des enquêtes, il semblerait que les juges ont décidé de passer au peigne fin l'ensemble des trois volets mais l'un après l'autre. Ce qui augure d'une longue procédure qui ne fait d'ailleurs que commencer. Peut-être que certaines personnes, actuellement en détention, pourront bénéficier de la liberté provisoire. Mais, pour le moment, le flux vers la maison d'arrêt de Bamako ne s'est pas encore arrêté.
En effet, c'est la tuberculose, à travers le Programme national de lutte contre cette maladie, qui a constitué le premier volet de l'enquête. L'examen des dossiers sida (CSLS du ministère de la Santé) et paludisme (PNLP) serait en cours au niveau approprié. Affaire donc à suivre.
Mamadou FOFANA
Chroniqueur politique, journal L'Indépendant

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-08-2010, 23h40

Bravo babache; " la terre ne ment pas" mais eux mentent comme ils respirent

Assalam alaikoum,
J'ai beaucoup apprecié comme tant d'autres Maliens l'entretien du Ministre Aghatam Ag ALHASSANE sur Africable. Jai d'autant plus apprecié l'adage qu'il a prononcé et qui dit " la terre ne ment pas"; c'est tout a fait vrai et tout a fait logique.
Mais il faut a cote de cette venerable terre qui ne ment pas souligner le comportement non honorable qui des grands menteurs de la nation, de ceux qui a la premiere occasion levent le ton, criminalisent l'etat et le gouvernement, au fait CEUX QUI MENTENT COMME ILS RESPIRENT.
Ceux qui, dans les grandes capitales regionales, sous-regionales, europeennes et autres affichent a tout instant les images de nos enfants nus, sales et pleurant, comme pour dire sur tous les parterrres propices:"nous les envoyés du peuple, les grands messies qui le representent; donnez-nous, remplissez nos poches, bourrez nos malettes et nous le ferrons vivre ce peuple; ce peuple qui souffre au vu et au regard de ses responsables". De beaux discours, des images alarmantes, des recits tres sentimentales et le compte est bon. Les poches et malettes aussitot remplies, les turbans kilomtériques et les bonnets pyramides commencent deja a changer de discours. Peuple pauvre, affaibli, en necessité? Quelles futilités! Cherchez-moi plutot une nouvelle 4x4 a bon prix et un portable dernier crix pour madame; le peuple a quelqu'un pour subvenir a ses besoins, le gouvernement est la pour ca.
Voila en bref l'enfer dans lequel nous font vivre ces grands menteurs qui ne font, partout ou ils passent l'honneur de personne.
Bien dit et bien vu babach; la terre ne ment pas; mais j'ajoutes et soulignes que ceux-ci mentent comme ils respirent.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-08-2010, 18h47

AFP - Otages d'Aqmi : les deux Espagnols libérés

AFP - 22 aout 2010
Otages d'Aqmi : les deux Espagnols libérés
MADRID, 22 août 2010 (AFP) - Les deux humanitaires espagnols enlevés en novembre en Mauritanie par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été libérés, a annoncé dimanche le quotidien El Pais citant des sources gouvernementales.
"Al-Qaïda a remis en liberté les deux volontaires espagnols Roque Pascual et Albert Vilalta, qui étaient séquestrés depuis le 29 novembre (...), ont confirmé des sources gouvernementales à El Pais", affirme le quotidien dans son édition en ligne.
Interrogé par l'AFP, le gouvernement espagnol a indiqué qu'il n'avait pas de "confirmation officielle" de la libération de Roque Pascual et Albert Vilalta, enlevés en Mauritanie avec leur collègue Alicia Gámez - qui avait été libérée en mars -, puis transférés dans le désert au Mali.
Selon l'édition en ligne d'El Pais, "un avion espagnol est prêt à Madrid à s'envoler vers la zone, mais on ne connaît pas le lieu exact de leur remise" aux autorités espagnoles.
"On ne sait pas avec certitude si la remise (des otages) aura lieu à Ouagadougou (Burkina Faso) ou à Tombouctou (Mali). Le médiateur Mustafa Chafi, conseiller du président du Burkina Faso, fait partie du groupe chargé de la remise", selon le quotidien.
El Pais ajoute que les familles et l'ONG catalane Acció Solidaria, dont les otages sont membres, n'ont pas eu de confirmation officielle de leur libération.
esb/ih
AFP 221831 AFP FRS1478 18:08:16 22/08/2010 -

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-08-2010, 18h02

l'AQMI libère deux otages espagnols.

Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a libéré deux otages espagnols capturés l'an dernier en Mauritanie, rapporte dimanche la chaine de télévision Al Arabiya.
Albert Vilalta et Roque Pascual, membres du personnel d'une organisation humanitaire, ont été enlevés en novembre en compagnie d'une collègue nommée Alicia Gamez. Cette dernière a été relâchée en mars.
Leur libération est liée à l'extradition lundi d'un Malien condamné en Mauritanie pour son rôle dans l'enlèvement de trois Espagnols, précise Al Arabiya.

Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

Source :
Le Point (France)

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-08-2010, 01h56

Quand le clavier de K.I nous plante des peaux de bananes

C'est bizarre, on corrige, on consulte et on poste, puis on glisse et glisse encore sur les memes peaux de bananes; vraiment bizarre cet outil informatique, conseil : savoir ou mettre ses peaux de bananes apres son dessert, salut.


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-08-2010, 01h15

Recificatif : Demain Dimanche a 20h 30mn sur la chaine Africable...

Assalam alaikoum, des erreurs de frappe sont relevees ci-dessous et je corriges ici:
IL aimE son pays, son pays l'aime, un grand adepte de l'éthique de réciprocité,
IL prone partout ou il passe l'amour de la terre, celle-ci en guise de reconnaissance lui fait a travers ses belles recoltes de larges sourires,
IL a toujours crié haut et fort " le Mali a les moyens de se doter de sa propre autosuffisance alimentaire"; ouvrant ainsi les portes de l'espoir devant les dompteurs de la daba et de la pioche,
IL voit d'un oeil la semence et de l'autre la recolte; incarnant ainsi le grand reve du "YES, WE CAN".
Je vous invites toutes et tous a suivre l'entretien avec le cousin, le Ministre Aghatam Ag ALHASSANE que diffusera inch Allah la chaine Africable a 20h 30mn, ce Dimanche 22 Aout 2010.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-08-2010, 00h54

Demain Dimanche a 20h 30mn sur la chaine Africable...

Assalam alaikoum,
IL a aimé son pays, son pays l'aime, un grand adepte de l'éthique de réciprocité,
IL prone partout ou il passe l'amour de la terre, celle-ci lui en guise de reconnaissance lui fait a travers ses belles recoltes de larges sourires,
IL a toujours crier et haut fort " le Mali a les moyens de se doter de sa propre autosuffisance alimentaire"; ouvrant ainsi les portes de l'espoir devant les dompteurs de la daba et de la pioche,
IL voit d'un oeil la semence et de l'autre la recolte; incarnant ainsi le grand reve du "YES, WE CAN".
Je vous invites toutes et tous a suivre l'entretien avec le cousin, le Ministre Aghatam Ag ALHASSANE que diffusera inch Alah la chaine Africable a 20h 30mn, ce dimanche 22 Aout 2010.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

20-08-2010, 13h57

Al-Qaeda se fond dans le désert



De nombreux commentaires ayant accompagné l’annonce récente de la mort de Michel Germaneau, l’otage français détenu par Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), ont véhiculé une représentation du Sahara contestable : celle d’un espace hors d’atteinte des Etats centraux, politiquement vide et par conséquent idéal pour y abriter les activités des terroristes. Envisager le désert sous cet angle n’aide pas à comprendre les dynamiques politiques sahariennes, et encore moins à définir les réponses efficaces au terrorisme.
Le Sahara présente des caractéristiques physiques qui rendent difficile son contrôle, mais les activités humaines et les formes de gouvernance qui y sont associées sont nombreuses. Elles sont le fait de «fraudeurs» transportant sur de longues distances toutes sortes de chargements plus ou moins licites (y compris des migrants clandestins), d’éleveurs et d’agriculteurs dont les ancêtres ont occupé ces régions depuis des siècles, de représentants locaux d’ONG ou non (à l’instar de Michel Germaneau) ou - avant que la situation sécuritaire ne se dégrade - d’opérateurs de tourisme. Au Mali, au Niger et dans le sud algérien, ceux qui mènent ces activités sont bien souvent touaregs.
L’implantation d’Aqmi dans le Sahara, loin d’être la conséquence mécanique de l’éloignement géographique des centres de pouvoir que sont Bamako, Niamey ou Alger, soulève la question des relations qu’entretiennent les terroristes avec les populations locales touarègues. Sont-elles neutres, antagoniques, coopératives ? On dispose de très peu de certitudes pour trancher cette question, qui n’aura probablement pas de réponse unique et définitive tant sont diverses les perceptions et inclinations politiques au sein des communautés touarègues, notamment de part et d’autre de la frontière séparant le Niger du Mali. L’absence de confrontation sérieuse entre membres d’Aqmi et les populations locales laisse penser toutefois que les premiers ont établi avec les secondes une forme de modus vivendi.
L’activisme religieux et les gages de dévotion à l’islam que donnent à voir les membres d’Aqmi pourraient constituer des points de rencontre entre les terroristes et les plus fervents croyants parmi les Touaregs, principalement au Mali. Mais rien n’indique que les actuelles recompositions de l’islam dans cette région poussent nécessairement ses adeptes à la radicalisation politique jihadiste. Il existe plus vraisemblablement, entre certains Touaregs et les membres d’Aqmi, des intérêts économiques communs liés aux trafics transfrontaliers. Ceux que les chancelleries occidentales perçoivent comme des terroristes internationaux sont souvent localement considérés comme de riches «fraudeurs», disposant des véhicules tout-terrain dernier cri et munificents à l’occasion : rien qui ne les rende particulièrement antipathiques aux yeux des populations.
Il est enfin une explication plus profondément politique à la perméabilité des frontières malienne et nigérienne aux actions d’Aqmi : jusque récemment, le Nord-Niger comme le Nord-Mali étaient le siège de mouvements insurrectionnels porteurs de revendications spécifiques à l’attention de Niamey et Bamako, liées au sous-développement relatif de ces régions ainsi qu’aux conditions d’exploitation de l’uranium, dans le cas du Niger. Ces revendications sont anciennes et n’ont pour l’heure pas reçu de réponse satisfaisante. Dans ce contexte, comme nous le disait un rebelle nigérien l’an dernier, «on ne fait pas une guerre dans la guerre».
Autrement dit, il serait vain de demander aux Touaregs d’assurer la police dans le désert dès lors que leurs propres attentes ne sont pas écoutées. Les modes de règlement des rébellions touarègues ne laissent pas présager de solution à ces problèmes régionaux structurels : on coopte les leaders de l’insurrection, on distribue quelques avantages matériels aux rebelles moins gradés avec l’aide de bailleurs extérieurs mais rien ne change fondamentalement pour les populations.
A l’heure où les autorités françaises promettent un renforcement des mesures répressives, la lutte contre Aqmi dans le Sahara peut difficilement faire l’économie d’une réflexion sur les conditions de développement régional à long terme.
-Yvan Guichaoua- Chercheur au département du développement international de l’université d’Oxford

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

20-08-2010, 13h04

Mauritanie: extradition d'un membre d'AQMI

Mauritanie: extradition d'un membre d'AQMI

Ahmed Salem, Nouakchott, www.bbcafrique.com

Le sort des deux otages espagnols toujours retenus par Al-Qaeda dans le Sahara est peut-être en train de se jouer.
Depuis quelques jours, l'auteur présumé de leur enlèvement est au Mali, après avoir été extradé de Mauritanie.
Omar Ould Sid Ahmed Ould Hamma, connu sous le nom d’Omar Sahraoui est un citoyen malien condamné par la justice mauritanienne à 12 ans de réclusion criminelle pour son implication dans l’enlèvement des trois humanitaires espagnols.
Omar Sahraoui est âgé de 52 ans, commerçant de profession. Ce natif du nord du Mali a vite tissé des rapports de confiance avec les chefs d’Al Qaeda.
Au départ il s’agissait de ravitailler les maquis de cette organisation en carburant et en nourriture, ensuite les choses ont évolué vers une espèce de mercenariat : l’enlèvement d’occidentaux pour le compte d’Al Qaeda devenu une activité lucrative dans le Sahel.
Son extradition serait de nature à sauver la vie aux deux otages espagnols retenus dans le nord du Mali par Al Qaeda au Maghreb islamique.
La pression s’est accentuée récemment sur les gouvernements mauritanien et malien après l’exécution de l’otage français Michel Germaneau.
La responsabilité morale aurait amené Nouakchott à collaborer avec l’Espagne et le Mali mais tout en excluant toute discussion directe avec Al Qaeda.
Le gouvernement mauritanien a trouvé dans l’accord de coopération judicaire avec le Mali un gilet de sauvetage. C’est sur la base de cet accord que la Mauritanie a justifié cette extradition.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

20-08-2010, 08h44

Tessalit : COMMENT LES DEUX SOLDATS ONT RETROUVE LA LIBERTE

REGIONS
Tessalit : COMMENT LES DEUX SOLDATS ONT RETROUVE LA LIBERTE
Les deux soldats de la Garde nationale qui avaient été kidnappés en même temps que l’infortuné lieutenant Marzouk assassiné par ses ravisseurs, ont été remis à une délégation composée de chefs de fraction ainsi que du président du conseil de cercle de Kidal, Bilal Ag Ousmane (voir l’Essor du mardi 17 août).
Journal « L’Essor » du vendredi 20 août 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)
Interrogé par nos soins, le chef de la délégation chargée des négociations qui ont abouti à la libération des deux gardes, a confirmé que cette libération avait eu lieu dans le cercle de Tessalit. Il a fallu, explique-t-il, deux jours pour gagner la confiance des ravisseurs.
Après avoir enlevé Marzouk, ceux-ci ont donné un numéro de contact téléphonique à un élu de la région, plus proche de leur cachette. Grâce à ce premier contact, les négociateurs et les kidnappeurs se sont donné rendez-vous quelque part dans le désert en territoire malien.
Le président du Conseil de cercle de Kidal reconnaît que « les salafistes maitrisent la zone mieux que quiconque ». Un homme à l’autre bout du téléphone leur indiquait la piste à suivre tout en s’assurant qu’il n’y avait pas de militaires dans la délégation. « Ensuite il a exigé à ce que nous réduisions le nombre de véhicules de 6 à 2 ».
La délégation a accepté et 6 personnes sont montées à bord des deux véhicules Toyota Pick-up. « C’est alors qu’il nous a fait tourner en rond plusieurs fois avant de nous orienter sur la vraie piste menant à leur base ».
Ce jeu de cache-cache a duré deux jours. Quelques heures plus tard, ils seront reçus par un comité composé également de 6 personnes. Selon Bilal Ag Ousmane, ils étaient tous armés jusqu’aux dents. « On était face-à-face, mais ils ne s’étaient pas séparés de leurs armes ». Après les salutations d’usage, les discussions ont porté sur les raisons qui les ont conduit à kidnapper et exécuter Marzouk ...
« Cependant, explique Bilal Ag Ousmane, les deux ex-otages, ont affirmé avoir vu Marzouk ligoté sur le capot d’un véhicule. A ce moment, il était encore en vie ».
La délégation conduite par le président du conseil de cercle, tout comme celle conduite par l’honorable Hamada Ag Bibi, Ibrahim Ag Bahanga et Iyad Agaly s’est vu refuser le corps du lieutenant Marzouk. Ils m’ont dit que « Le corps et les biens de Marzouk leur appartiennent et qu’ils allaient s’occuper de son inhumation ».
Ils ont quand même accepté de remettre les deux éléments de la garde nationale ainsi qu’une enveloppe appartenant à Marzouk. L’enveloppe contenait un ordre de mission plié en quatre, un carnet d’une banque de la place, une carte professionnelle indiquant que Marzouk est un « collaborateur extérieur de la Sécurité d’Etat »... « Ils n’ont cessé de dire que leur cible ce ne sont pas les populations maliennes, mais les occidentaux et leurs collaborateurs », relève Bilal Ag Ousmane.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

19-08-2010, 21h31

Le PDES : un éléphant dans un magasin de porcelaine

Roue Libre : Le PDES : un éléphant dans un magasin de porcelaine
L'Indépendant, 19/08/2010


Le secrétaire politique de l'Adema, le docteur Ousmane Sy, vient de déclarer dans une interview accordée à l'un de nos confrères que "La création du PDES est une non reconnaissance à l'ADP". Ce langage plutôt diplomatique ne trompe personne. En filigrane se profile une accusation grave. En d'autres termes, ATT a trahi ses alliés, ceux grâce à qui il dort aujourd'hui sous les lambris dorés du palais présidentiel de Koulouba, en les payant en monnaie de singe.
Plus précisément le PDES ne méritait pas d'être né, ATT devait se retirer en catimini en laissant le champ libre à l'Adema pour sa reconquête du pouvoir en 2012. Si ce n'est que le mouvement citoyen, l'Adema n'en ferait qu'une bouchée. On comprend dès lors que la création du parti présidentiel gêne les ténors de la scène politique aux entournures, à commencer par ceux de la ruche. La nouvelle donne, en effet, met complètement à plat leurs calculs politiciens. Ce faisant, Dioncounda est même obligé de revoir ses ambitions à la baisse.
Car si l'Adema est un colosse au pied d'argile, le PDES est loin d'être un épouvantail pour moineau. Il est né avec ses 32 dents et affiche déjà des appétits gargantuesques. Contrairement à des lilliputiens comme le "Yèlèma" de Moussa Mara qui ont été créés dans l'indifférence générale, le PDES est arrivé dans ce bas monde dans un fracas de tonnerre. Certes ses animateurs ne sont pas tous des politiciens chevronnés mais ils sont presque tous nés coiffés et ils battent tous le haut du pavé. En outre, ce sont des gens qui ont les moyens de leurs ambitions. Le PDES va bénéficier des structures du mouvement citoyen et de celles des nombreuses associations de soutien à ATT.
Dès sa création, la panique s’est vite installée au camp d'Agramant. Tant et si bien que l'Adema, dont les dirigeants ne sont pas des modèles de fidélité au parti, vient de ressentir les effets des premiers soubresauts de ce monstre aux tentacules de pieuvre. Sans doute attirés par le chant des sirènes du PDES, Iba N'Diaye et Sékou Diakité sont accusés de vouloir rejoindre le parti présidentiel avec armes et bagages. Pour punir ce crime d'apostasie, Dioncounda s'est vu obligé d'installer le tribunal de l'Inquisition pour faire leur autodafé. Pour une fois, ils n'auront pas au bûcher parce qu'ils se sont repenti en devenant tout bêtement des parjures. Une faute avouée est à moitié pardonnée. Après tout, l'astronome et physicien italien Galilée, après avoir dit que la terre tourne, avait fini par renier sa foi sous le couperet de l'Inquisition.
Toutefois, ce n'est que partie remise car le neuf est beau et il attire. Quand un homme épouse une nouvelle femme, il méprise la première, dit l'adage. Aussi à l'heure de la conquête du terrain beaucoup de chefs de parti vont ruer dans les brancards en voyant leurs militants se ruer à l'assaut des nouveaux venus.
Du point de vue de Nostradamus les héritiers d'ATT vont créer des dégâts collatéraux immenses et le PDES se promènera comme un éléphant dans un magasin de porcelaine parce que, comme l'a dit Rodrigue au comte, aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années.
On comprend dès lors toute l'inquiétude de la classe politique car "ce pelé, ce galeux sera la source de tout leur mal". Au CICB, dès le 17 juillet, ne voulaient-ils pas jeter le bébé avec l'eau du bain ? En tout cas, ce n'est pas de gaieté de cœur qu'ils ont assisté à la naissance d'un monstre sacré. C'est la faute à ATT, disent-ils, qui les a poignardés dans le dos. Comme si le président avait signé avec eux un pacte de sang. Or il n'en est absolument rien, ATT ne leur a même pas fait une simple promesse de ne pas créer un parti politique.
Au demeurant, ils ont tous été bien récompensés de leur soutien à sa candidature. Comme dit l'adage le poisson a été partagé conformément à l'accord conclu avant la pêche. Aussi, ne doivent-ils s'en prendre qu'à eux-mêmes. Personne ne les a obligés à abandonner leurs propres partis pour se ruer à l'assaut des privilèges, des strapontins et des honneurs. Ce n'est pas maintenant qu'ils vont regretter d'avoir pratiqué la politique du pire en faisant tous allégeance à un seul homme. Même la flagornerie et la courtisanerie ont des limites.
Tant pis pour ceux qui comme la cigale, dorment tout l'été pour ensuite quémander leur pitance en hiver. Madre de Dios, avec ATT, c'est quitte quitte. Et rien ne sert de pleurnicher, il faut partir à point.
Mamadou Lamine DOUMBIA

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

19-08-2010, 20h19

Exécution d’un douanier par AQMI : Le mutisme de Paris et de Washington


Dans notre précédente parution, nous évoquions l’exécution sommaire du douanier Marzouk par AQMI, le jeudi 12 août, après un simulacre de procès. Les deux gardes qui avaient été enlevés avec lui, le mercredi 11 août, par des membres d’AQMI, dans la région de Kidal, ont été libérés lundi dernier, grâce à l’intervention de plusieurs chefs de fractions de l’Adrar des Ifhogas.
Mais, le hic, c’est que la communauté internationale (singulièrement Paris et Washington) n’a pas réagi face à ce crime odieux, commis par les terroristes activement recherchés d’AQMI. Alors que, s’il s’était agi d’un ressortissant européen, Paris et Washington auraient multiplié les déclarations et les condamnations. Les médias européens et américains se seraient saisis de l’information, pour l’amplifier et maudire, comme d’habitude, les membres d’AQMI.
La vie d’un Malien n’a donc pas de valeur pour cette communauté internationale, censée défendre les droits de l’homme? En fait de droits, il ne s’agit que de ceux de l’homme blanc. Les autres sont laissés pour compte. Paris et Washington ne pensent à eux qu’en fonction de leurs intérêts. On peut alors comprendre ce mutisme coupable, surtout lorsque l’on taxe le Mali de maillon faible dans la lutte contre le terrorisme. Peut-être que cette communauté internationale s’est même réjouie du fait qu’un Malien soit exécuté par AQMI. Une manière pour elle de contraindre Bamako à s’investir dans la guerre contre le terrorisme au niveau souhaité par les puissances étrangères. A suivre.
Chahana Takiou-22 Septembre, 19/08/2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

19-08-2010, 20h15

Exécution du Programme d’Activités de l’ADN à la fin du 1er Semestre 2010 : L’insécurité résiduelle n’a pas entravé la dynamique


Toutes les infrastructures programmées par l’ADN (Agence de Développement du Nord Mali, entre 2006 et 2009 ont été exécutées, hormis 3 puits dans la Région de Gao et un barrage souterrain de recharge d’oued dans celle de Kidal (avec tout de même un taux d’exécution de 70 à 80% pour ces ouvrages.
C’est l’une des informations capitales que l’on peut retenir de la publication de l’état d’exécution du programme d’activités 2010 (premier semestre) de l’ADN, qui, malgré les contraintes budgétaires et l’insécurité résiduelle dans sa zone d’intervention, continue de mener à bien les missions qui lui ont été dévolues.
Les sessions du Conseil d’Administration et du Comité de Gestion de l’ADN se tiennent régulièrement et permettent de mesurer l’exécution adéquate du Programme d’Activités de l’Agence, ainsi que la prise en compte des décisions et recommandations des Administrateurs. C’est ainsi que le 8ème Conseil d’Administration de l’ADN, qui s’est déroulé le 14 août dernier au siège de l’ADN, à l’ACI 2000, en présence du PCA, Makan Fily Dabo, et du DG, Mohamed Ag Mahmoud, a examiné tous les points inscrits à son Ordre du Jour. Il s’agissait du PV de la 7ème session du CA, du 17 février dernier, du Rapport d’Activités du 1er semestre 2010, du Programme d’Activités et du Projet de Budget 2011, du projet de grille salariale et des questions diverses.
Le PCA de l’ADN s’est, dès l’entame des travaux, félicité «du bilan satisfaisant de l’Agence dans les Régions Nord du Mali, depuis le démarrage effectif de ses activités en 2007», avant «d’affirmer qu’elle est devenue aujourd’hui un acteur important du développement socio-économique de ces régions». Après avoir rappelé toute l’importance que le gouvernement accorde au développement et à la paix dans le Nord Mali, qui suscitent de très fortes attentes de la part des populations, Makan Fily Dabo a exhorté la Direction et le personnel de l’Agence, qui exécute le Programme d’appui à la réinsertion socio-économique des jeunes dans les trois Régions du Nord Mali, l’un des axes forts de l’Accord d’Alger du 4 juillet 2006, ainsi que le suivi du Programme décennal de développement, la réalisation d’infrastructures socio-économiques de base et la promotion de la microfinance dans les mêmes régions, «à redoubler d’ardeur au travail».
Les Administrateurs de l’ADN ont pu se convaincre, au cours de ce 8ème Conseil d’Administration, que celle-ci a pu exécuter l’essentiel de son programme, notamment les 39 projets et programmes de son Plan d’Action Prioritaire, dont le coût total est passé de 560,660 à 798,991 milliards de FCFA, pendant que, dans le même temps, les fonds acquis passaient de 145,534 à 377, 587 milliards de FCFA , dont 13, 95% (52,682 milliards) ont été décaissés.
Au plan de l’exécution physique, un projet des plus importants est en cours de démarrage, le Barrage de Taoussa. 10 autres sont en cours d’exécution, 3 en voie d’achèvement et 1, la station ORTM de Kidal, entièrement achevé. Pour ce qui est des 24 projets ou programmes restants, il faut souligner que 8 sont d’ores et déjà entièrement ou partiellement financés.
Cette dynamique ascendante est confirmée aussi par la fonctionnalité de la Base des Données de l’ADN (Nordev 1.0), relatives aux activités socio-économiques utiles aux acteurs de développement, avec la spatialisation de nouvelles données concernant 18 communes des Régions de Tombouctou, Gao et Kidal et la mise en place d’une seconde base de données, dédiée au suivi de la mise en œuvre du Programme de réinsertion socio-économique des jeunes.
Dans le cadre de ce vaste programme, 46 conventions de financement de projets (38 pour l’Alliance et 8 pour la Société civile) ont été signées entre l’ADN et de jeunes promoteurs dans la Région de Kidal, pour un montant de 200,840 millions de FCFA. A Gao, les conventions signées sont au nombre de 122, pour un montant de 150 millions de FCFA. Elles concernent 208 jeunes, tandis qu’à Tombouctou ils sont 250 pour 108 conventions, portant sur le même montant qu’à Gao. C’est dire que 733 jeunes, regroupés dans 276 projets ont désormais le pied à l’étrier pour cette première programmation, grâce à l’ADN. Ils bénéficient au total de 500,840 millions de FCFA de prêts remboursables. Malgré quelques préalables posés à Kidal par certains éléments de l’Alliance, notamment en ce qui concerne les procédures, pour lesquelles ils voulaient bénéficier de dérogations spécifiques, ce qui a quelque peu retardé les signatures de conventions, toutes les difficultés ont pu être aplanies et le programme suit son cours.
En termes de réalisations d’infrastructures socio-économiques dans les trois Régions du Nord-Mali, rappelons que l’ADN intervient sur la base des besoins exprimés par les collectivités territoriales locales. Dans le domaine hydraulique, toutes les infrastructures de la Région de Tombouctou ont été achevées et des avancées notables ont été enregistrées à Gao et à Kidal, s’agissant de la réalisation de puits, de barrages filtrants ou de recharge et de mares semi-pérennes. L’impact se fait déjà sentir en termes d’accroissement des débits des puits avoisinants, d’amélioration du couvert végétal et de reconstitution de la faune et de la flore et de couverture des besoins en eau des populations, du cheptel et des activités de maraîchage.
Le secteur de la microfinance présente un grand intérêt pour les populations et les responsables locaux à Gao, Kidal et Tombouctou. Les activités de promotion de ce secteur menées par l’ADN se sont caractérisées par la poursuite des adhésions au niveau de l’ensemble des caisses, un début de mobilisation de l’épargne locale et une forte sollicitation des structures appuyées par l’Agence en termes de crédit. Ajoutons que les travaux de construction des caisses de Niafunké, Goundam et Gourma Rharous sont terminés, de même que leur équipement en matériel informatique et de bureau. Notons aussi que les difficultés rencontrées dans la collaboration avec le réseau Kondo Jigima, malgré de multiples rappels à l’ordre, ont entraîné des retards importants dans la mise en place de certaines caisses.
Concernant les passations de marchés, elles ont connu quelques retards au premier semestre 2010, en raison de la notification tardive des crédits prévus à cet effet, soit 191,266 millions de FCFA. De plus, le Budget 2010 de l’ADN a connu de légers dépassements, dus principalement au paiement de surplus de salaires (primes de responsabilité), à l’augmentation du prix des carburants et aux besoins croissants en consommables informatiques et fournitures de bureau utilisés pour la mise en œuvre du Programme d’appui à la réinsertion socio-économique des jeunes. Ces contraintes expliquent l’état d’exécution du Budget 2010, qui est pour le moment de 20%.
A l’issue de la journée, les Administrateurs ont donné quitus aux responsables de l’Agence de développement du Nord Mali quant aux documents présentés et aux explications détaillées fournis, avant de les exhorter à continuer sur leur lancée, pour le plus grand bonheur des populations des régions de Tombouctou, Gao et Kidal.
Ramata Diaouré - 22 Septembre, 19/08/2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

19-08-2010, 18h48

Un ex-responsable de la santé à Kidal, le comptable de Gao, l’adjoint au comptable-régisseur de la Direction nationale de la Santé déférés à la prison centrale

Du nouveau dans l’affaire du fonds mondial. Le coordinateur adjoint du PNLT rentre au pays et se constitue prisonnier Un ex-responsable de la santé à Kidal, le comptable de Gao, l’adjoint au comptable-régisseur de la Direction nationale de la Santé déférés à la prison centrale
L'Indépendant, 19/08/2010


Mohamed Berthé, l'adjoint de Dr Diallo Halima Naco, la Coordinatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose, s'est constitué prisonnier le mardi dernier, de retour d'une mission qu'il aurait effectuée en Éthiopie.
Un ancien responsable de la Santé de Kidal, le comptable de Gao, l'adjoint au comptable-régisseur de la Direction nationale de la Santé ont été déférés dans le cadre de l'affaire de détournement au Fonds mondial du ministère de la Santé.
Le retour volontaire de Mohamed Berthé permettra sans aucun doute de mieux éclairer la lanterne des juges. C'est également un soulagement (si le mot n'est pas fort) pour sa patronne qui, pratiquement, avait laissé toute la gestion dudit Programme a ce diplômé d'une école de gestion de Dakar. Si l'intéressé est revenu librement se constituer prisonnier, c'est certainement pour parler. Dans ce cas, beaucoup d'autres personnes risquent de le rejoindre sans vraiment le vouloir.
Au rythme donc où vont les choses, c'est l'image du pays tout entier qui est en train de voler en éclats. Et cela par la faute de quelques uns. Si le cabinet privé d'expertise comptable Diarra, sis à l'ACI 2000, a été choisi en lieu et place du ministère de la Santé pour gérer les ressources du Fonds mondial, il est à craindre que le Fonds ne prépare ainsi son retrait pur et simple de notre pays.
Cela au moment où des négociations pour des financements dans le cadre du 10ème Round seraient sérieusement avancées. En tout cas, le gouvernement est fortement interpellé. Ce ballet de cadres et agents de la santé devant la prison centrale de Bamako, quoique indispensable pour le rétablissement de la vérité, ternit encore plus l'image du pays sur la scène internationale. Surtout qu'aucun officiel n'a, jusqu'ici, daigné éclairer l'opinion nationale et internationale. Pourquoi ce silence de cimetière?
Mamadou FOFANA

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

19-08-2010, 02h52

Omar Ould Hamma « Sahraoui », le cadeau algérien à l’Espagne

Maghreb Intelligence
Mercredi, 18 Août 2010
Omar Ould Hamma « Sahraoui », le cadeau algérien à l’Espagne
Depuis des mois, La hantise d’Alger est que les deux otages espagnols Albert Vilalta et Roque Pascual détenus par AQMI soient exécutés par leurs ravisseurs.
Alger a peur que l’opinion publique espagnole commence à adhérer aux thèses marocaines sur la possible implication des membres du Polisario dans les activités terroristes d’Al Qaïda si les ressortissants espagnols venaient à être tués.
D’autant plus que le principal organisateur du rapt n’est autre que Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, un «Sahraoui» condamné à 12 ans de prison par la justice mauritanienne et a qui on a fabriqué une identité malienne sur le tard. Devant l’intransigeance de la justice mauritanienne qui a démontré l’implication de Omar le « sahraoui » dans le rapt des « humanitaires » espagnols, l’Algérie a augmenté sa pression sur Nouakchott pour que celle-ci le relâche. Dans un premier temps le président mauritanien aurait opposé un niet catégorique au Algériens. C’est alors que les proches du Polisario très présents en Mauritanie ont commencé une campagne de harcèlement contre le pouvoir de « Aziz » l’accusant d’être un agent à la solde des Marocains. Celui-ci a fini par céder aux pressions algériennes. Une issue « honorable » aurait été trouvée et à la quelle les Maliens ont été associés. Il y a quelques jours, le ministre de la Justice mauritanien Abidine Ould Elkheir a été envoyé à Bamako pour négocier une éventuelle extradition de Omar le «Sahraoui » vers le Mali dont il est citoyen. Le dimanche dernier, Omar Ould Hamma a été exfiltré de sa prison mauritanienne et se dirigerait actuellement, sous bonne escorte, vers les frontières maliennes où les autorités de ce pays le récupérerait avant de qu’il ne soit livré à AQMI en échange de la libération des otages espagnols. Aujourd’hui, une course contre la montre est engagé dans le Sahel. Les Algériens veulent que les otages espagnols soient libérés avant qu’il ne leur arrive quoi que se soit. C’est vraisemblablement une question de vie ou de mort pour le Polisario.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

18-08-2010, 08h30

Tessalit : les deux soldats de la garde liberes sont arrivés a Kidal

REGIONS
Tessalit : les deux soldats de la garde liberés sont arrives a Kidal
Comme nous l’annoncions dans notre édition d’hier, les deux soldats de la Garde nationale qui avaient été enlevés le 11 août dernier dans la même action qui a conduit à l’assassinat de l’agent des douanes, Sidi Mohamed Ag Acherif, sont désormais libres.
L’Essor du mercredi 18 août 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)
Mission donc accomplie pour la délégation de négociateurs conduite par le président du conseil de cercle de Kidal, Bilal Ag Ousmane.
Les deux soldats de la Garde qui viennent d’être libérés sont Ousmane Ag Rhissa et Mamah Ag Moussa. Ils ont été reçus dans la matinée d’hier au gouvernorat de Kidal.
Une source proche du dossier explique que les ravisseurs se sont servis de l’un d’entre eux pour capturer l’infortuné Sidi Mohamed Ag Acherif, dit « Marzouk ».
En effet, selon la même source, ce dernier avait envoyé l’un des gardes comme éclaireurs. Mais le soldat sera capturé et contraint de donner la position du douanier, qui se trouvait alors avec l’autre garde.
C’est ainsi que Sidi Mohamed Ag Acherif a été pris dans le piège, enlevé et exécuté 48 heures plus tard.
Source : www.essor.ml

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

17-08-2010, 23h14

Suite de l’affaire du Boeing de Tarkint : des jeunes de Gao chargés d’écouler la cargaison d’«Air Coke»

Aurore (Bamako) - 16/08/2010
Suite pas fin de l’affaire du Boeing de Tarkint : Des jeunes de Gao chargés d’écouler la cargaison d’«Air Coke»
Qu'est-il advenu de la Cargaison du Boeing de Tarkint à savoir ces dizaines, voire ces centaines de tonnes de cocaïne ? Un début de réponse commence à tomber à Gao où le trafic de cocaïne est en passe de devenir une activité principale et presque légale. Dans leurs tentatives de rallier l'Europe via la Lybie, le Maroc ou l'Egypte, les trafiquants maliens, pour la plupart originaire de la ville de Gao, doivent faire face aux militaires algériens ou mauritaniens. Des rencontres ponctuées d'échanges de coups de feu, bref, de véritables scènes de guerre.
Au mois de juillet dernier, un film montrant un violent accrochage entre des narcotrafiquants et une patrouille mauritanienne, quelque part non loin de la frontière, se retrouvait dans les téléphones portables de nombreux jeunes de la ville de Gao. L'image montrait des jeunes embarqués dans des véhicules Toyota 4X4, en possession d'importantes quantités de haschich et de cocaïne et, surtout, armés jusqu'aux gencives : mitrailleuses, lance-roquettes, mortiers, grenades offensives… Ils n'ont nullement hésité à être les premiers à ouvrir le feu sur les militaires mauritaniens à la frontière avec ce pays. Un véritable combat s'engagea entre les deux camps. Les militaires mauritaniens durent faire appel à des hélicos de combat pour les traquer. Certains furent arrêtés et les autres durent abandonner les véhicules et leurs cargaisons pour se rendre à Gao dans leurs familles respectives où ils trouvèrent refuge.
Les Narcotrafiquants de la bande sahélo saharienne ont en majorité leur base à Gao. Ils sont majoritairement arabophones. Et parmi ceux arrêtés par l'armée mauritanienne, en juillet dernier, figurent le fils d'an ancien député de Bourem, M. Mohamed Ould Mattali, toujours détenu en Mauritanie.
Aujourd'hui, la tentation des jeunes de Gao est très forte : l'aventure, l'argent facile et le sentiment de la puissance parviennent à convaincre nombre d'entre eux.
En clair, l'argent de la drogue est bien visible à Gao. Les narcotrafiquants ne s'en cachent d'ailleurs pas. Ils achètent à coups de dizaines de millions de F CFA de simples terrains nus. Et à des centaines de millions F CFA, s'il s'agit de maisons surtout bien situées, au centre ville, sur le bord de la route, non loin du marché, ou autres. Les traditionnels propriétaires, généralement démunis n'hésitent pas à leur céder leurs biens. Du coup, ces narcotrafiquants sont entrain de devenir de grands propriétaires terriens. C'est le blanchiment à ciel ouvert.
Pour ceux qui s'interrogeaient à propos de la destination de la cargaison d'Air Cocaïne, voici donc un début de réponse : la marchandise se trouve bien en ce moment à Gao où les jeunes exercent désormais l'activité la plus intense et la plus lucrative jamais connue. Faut-il rappeler qu'un kilogramme de cocaïne raffinée équivaut à 40.000 dollars soit 20.000.000 FCFA. " Air cocaïne " en a déversé des dizaines de tonnes dans la ville et environs.
M. Maïga

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

17-08-2010, 22h10

Association des Editeurs de presse privée- ASSEP : Dra, où sont passés nos sous (argent) et les promesses faites ?

Association des Editeurs de presse privée- ASSEP : Dra, où sont passés nos sous (argent) et les promesses faites ?
Installé, il y a deux ans, à la tête d’un bureau acclamé par tous à son temps, Dramane Aliou KONE, car, c’est de lui qu’il s’agit, a énormément déçu plus d’un directeur de publication sauf ceux qui reçoivent ses miettes et cadeaux de circonstance. L’histoire vient de donner raison, à ceux qui m’ont juré la main sur le cœur en 2008, que Dra sera l’un des médiocres présidents de l’Assep, sinon le pire que l’association n’ait jamais connue.
Depuis un certain temps, sentant le renouvellement de son bureau venir, et annoncé pour ce samedi 21 Août 2010, sacs de sucre, lots à usage d’habitation et argent obtenus au nom de l’ASSEP, auprès des structures étatiques et privées, sont distribués à une poignée de patrons de presse de son clan, qu’il croît maîtriser. Quel opportunisme ?
Mais, la question que l’on se pose, où est passé l’argent de juteuses prestations offertes au nom de l’ASSEP ? Des fausses factures sont déjà à sa possession pour rouler ses confrères dans la farine. Des poursuites judicaires ne sont pas à écarter contre la magouille de Dra et camarades. On ne peut détourner impunément l’argent des jeunes dir.pub qui se battent sous le soleil, pour faire paraître leur journal, et rester tout peinard. Une pétition circulera en ce sens après renouvellement. Un quorum des 2/3 des Directeurs de Publication nous suffit pour enclencher l’action en justice.
Il n’est un secret pour personne, que la plupart des bureaux de l’association qui ont précédé celui égocentrique de Dra, mettaient à intervalles réguliers des appuis financiers, si minimes soient-ils, à la disposition des membres de l’ASSEP. Sur ce plan, le président sortant en 2008 a obtenu la note 5 contre 1 pour l’actuel président.
Des activités qui n’ont jamais profité aux directeurs de publication : la liste n’est pas exhaustive
- Le contrat de Orange-Mali
En bons termes avec un responsable très important du service de communication de Orange-Mali, Dramane Aliou KONE est parvenu au nom de l’ASSEP, à signer un contrat d’un montant de 7millions par an avec cette société de télécommunication. Ces frais représentent la publicité de la marque Orange sur le site web de l’ASSEP qui n’est jamais animé. Selon nos enquêtes, Dra justifierait le détournement des 7 millions de Orange-Mali par l’acquisition d’un Titre Foncier avec le ministère de logement. Ce TF, pour lui, servira de cité des Journalistes. Un collaborateur militaire du ministre du logement serait son intercollucteur louche pour le busness.
- L’ASSEP et le Cinquantenaire : de l’escroquerie nationale
Nous avons, dès les premières heures de l’annonce de l’organisation des festivités pour le Cinquantenaire, dénoncé l’initiative, car, elle n’est ni plus ni moins qu’un bon projet de magouille et de délinquance financière. Voilà, que le président de notre ASSEP se trouve tremper dans ce vaste chantier d’escroquerie à l’échelle nationale.
Pour avoir sa part, via le label ASSEP, Dramane Aliou KONE n’a jamais hésité de jouer au trafic d’influence. Ils sont plus d’une vingtaine de directeurs de services publics, d’agences, banques de la place, société et entreprises à recevoir la visite du président Dra et ses complices du bureau, pour signature de contrats juteux. Ainsi, plusieurs chefs d’entreprises se trouvent prisonniers de M. KONE. La direction des dividendes est connue
Un animateur de la fameuse revue ‘’ Le Cinquantenaire’’ que nous avons interrogé, atteste que l’ASSEP gagne des millions par mois pour la conception de la revue.
- Le projet de caravane farfelue du Cinquantenaire
Pour mieux influencer les directeurs des structures citées précédemment, une caravane machin a été réfléchie et mise en œuvre par Dra et acolytes. Comment ça se passe ? Réponse. Des journalistes sont embarqués dans cette dynamique, pour visiter des services ciblés d’avance dans les villes de l’intérieur du pays.
Les articles de presse ainsi produits par nos pauvres reporters sur la caravane, sont facturés au prix du publi-reportage et déposés auprès des structures visitées pour paiement. Alors que de perdiems minables de 5000 à 10.000FCFA /jour sont donnés aux jeunes reporters qui n’ont pas le choix. Et la durée de la caravane ne dépasse pas généralement 72 heures. La liste des services ayant reçu les factures du bureau de Dra est à notre possession.
- Où sont les retombées des exonérations pour les journaux
Depuis plus d’une année maintenant, l’Etat Malien, à la demande de l’ASSEP, a décidé d’octroyer des exos sur les intrants qui rentrent dans la fabrication des journaux.
Une démarche qui a d’ailleurs été facilitée à travers l’implication personnelle de l’ancien président de l’UJAO, le très courageux Ibrahim Famakan Coulibaly. De cette date à aujourd’hui, aucun journal de la place n’a bénéficié de ces avantages. Or, à en croire un douanier, une commerçante de la place continue à exécuter ledit marché. La même source témoigne que c’est le président de l’ASSEP lui-même qui a attribué le marché des intrants à celle ci.
- Promesses non tenues de Dramane Aliou KONE (DAK)
Souvenez-vous, c’est le même DAK qui a promis le jour de son élection une imprimerie à la presse réalisable, selon lui, dans le premier semestre de son mandat. « Je démissionnerai de l’ASSEP, si au bout de six mois, je ne parviendrai pas à mettre à la disposition de la presse une imprimerie » avait-il promis.
Quant au projet de la centrale d’Achat de la presse, il ne verra jamais le jour. Pourtant l’ASSEP a pris un prêt dans une banque de la place pour financer le projet. Aux dernières nouvelles, l’argent a pris la destination d’un Lycée à Missabougou. Devinez, qui en est le promoteur.
Aussi écœurant que cela puisse paraître, DAK a passé tout son temps à dénigrer les membres de son bureau de voyous et de traîtres. Il dit avoir attribué une parcelle à chacun des membres de son équipe dans le lotissement de Samé. Mieux, le spécialiste de l’intox affirme qu’il finance l’impression des journaux appartenant à une partie de son staff.
- Du sucre et de l’argent mobilisés pour l’achat des consciences
La prochaine assemblée générale de l’ASSEP qui débarquera Dramane Aliou est prévue pour ce samedi 21 Août 2010 au QG de la presse. Déjà, les directeurs de publications fâchés du détournement et du vol de leur argent, entendent accorder la tolérance zéro à M. Koné qui n’a rien fait de potable pour la presse durant les deux dernières années.
Pour tromper les remarques des uns et des autres sur sa très mauvaise gestion des affaires de la presse écrite, Dramane Aliou s’apprêterait si ce n’est pas commencer d’ailleurs, à distribuer les sacs de sucre de la BNDA et de la BDM aux directeurs de journaux en son propre nom. Une lettre de protestation sera adressée à Daffé et à Moussa Alassane DIALLO, respectivement PDG de la BDM.sa et de la BNDA, demain mercredi 18 Août afin qu’ils soient vigilants face aux affairistes de l’ASSEP.
Aussi apprend-on, le reste l’argent des deux comptes de l’ASSEP à la BMS et à la BIM-SA sera pillé par Dra et camarades, au cas où il sera évincé par les éditeurs de la presse privée.
Des Directeurs de Publication n’excluent pas de poursuites judiciaires contre les détourneurs des biens de l’ASSEP.
Nous reviendrons sur d’autres aspects du détournement des 120.000FCFA prélevés chaque année de l’aide à la presse de chaque journal.
Bany ZON
Source : Le Caïman de Indè

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

17-08-2010, 08h12

Tessalit : deux soldats de la garde nationale liberes


Après l’exécution du lieutenant Sidi Mohamed Ag Acherif par les membres d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) dans la Région de Kidal (lire l’Essor d’hier), les négociateurs n’ont pas baissé les bras. Cette fois-ci, la négociation a porté fruit avec la libération des deux soldats de la garde nationale, qui avaient été kidnappés en même temps que l’infortuné lieutenant Marzouk. Les deux gardes ont été remis à une délégation composée de chefs de fraction ainsi que du président du conseil de cercle de Kidal, Bilal Ag Ousmane.
La délégation a confirmé être en route avec les otages, « malgré le mauvais état de la route dû à l’hivernage ». Une autre source a indiqué que les deux jeunes assurent avoir été bien « traités » par leurs ravisseurs. D’autres informations sur cette libération dans les jours à venir.

A. DIARRA
AMAP-Kidal
Journal l’Essor du mardi 17 août 2010

1 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

17-08-2010, 01h37

Le Mali, les faucons touaregs et le peuple touareg

Comment le Mali arrive à controler le peuple touareg. Comment etre genocidaire tout en etant victime?
c'est un debat qui est lancé, ou le seul but est d'essayer de sauver le peuple touareg.
Je vous donnerai dans quelques temps mes idées la dessus.
A bientot et que Dieu sauve le peuple des touaregs

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

16-08-2010, 23h59

Plus d’un milliard de F CFA carotté par Bittar

GESTION DE LA CCIM
Plus d’un milliard de F CFA carotté par Bittar
Le rapport 2009 du Végal note un manque d’orthodoxie et la gabegie financière à la Chambre de commerce et d’industrie (CCIM). Il y a eu 1,35 milliard de F CFA englouti dans la fraude.
Le contrôle diligenté par le Bureau du Vérificateur général découle d’une saisine. Elle porte sur les opérations de recettes de 2007, 2008 et 2009.
Les vérificateurs ont relevé des manquements graves de gestion. Il est par exemple fait une distorsion à l’arrêté n°005/053/MEF-SG, qui fixe la nomenclature budgétaire et comptable des établissements publics. Au regard de ce dispositif, l’un des faits constatés est que la CCIM change de règle de comptabilité d’année en année. Elle ne dispose pas de manuel de procédures administratives, comptables et financières. Les employés ne sont pas informés des tâches qui leur sont dévolues et ne contribuent pas efficacement à la maîtrise des activités.
Les vérificateurs ont constaté que la CCIM a payé des immeubles sans titre de propriété établi en son nom et sans pièces justificatives. Le montant est estimé à un total de 292,44 millions de F CFA. La représentation nationale des commerçants du Mali a versé 277,44 millions de F CFA pour acquérir un immeuble qui sert de siège à sa délégation régionale de Kidal.
Selon les documents disponibles, l'immeuble bâti n'a aucun acte de vente et le titre de propriété est demeuré au nom du vendeur, qui n'est autre que le président de la délégation régionale, Abdoul Salam. Le montant total a été payé et comptabilisé en charges au lieu d’être porté en immobilisations.
Pis, il n’y a aucune pièce justificative pour l’acquisition de la parcelle de terrain sur laquelle a été érigé le siège de la délégation régionale de Mopti. Le paiement de 15 millions de F CFA au titre du prix du terrain n’est supporté par aucune pièce justificative. La CCIM a retenu, mais n’a pas reversé au service des impôts la TVA pour un total de 66,17 millions de F CFA.
Les délégations régionales ont été dotées de la somme de 487,08 millions de F CFA pour leur fonctionnement mais sans contre partie de pièce pour justifier les dépenses qu’elles ont faites avec ces sommes d’argent. Certains membres bénéficient de frais de téléphone non justifiés pour 37,85 millions de F CFA. Les frais de représentation versés au titre de 2008 s'élèvent à 143 millions de F CA.
Jeamille Bittar en sa qualité de président de l'institution consulaire touche par an 50 millions de F CFA de frais de représentation. L'ensemble des présidents des 8 délégations régionales perçoivent annuellement 40 millions de F CFA. L'ensemble des membres du bureau consulaire empoche 21 millions de F CFA. Ces frais de représentation et autres avantages ne sont autorisés par aucune loi ni règlement.
La CCIM a effectué des dépenses à hauteur de 121,19 millions de F CFA sans pièces justificatives. Ces dépenses ont été faites sur la régie. Il n’existe aucun dispositif de contrôle de la gestion des montants mis en régie.
L’agent comptable, auquel incombe cette tâche, est en même temps le gestionnaire desdits fonds. Il n’existe pas de registre pour la gestion de la régie, ni d’état récapitulatif des dépenses engagées en régie. Celles-ci ne sont pas comptabilisées et les pièces justificatives ne sont ni classées ni numérotées. Aucun rapprochement ne peut être effectué pour analyser et évaluer les montants dépensés en régie.
La CCIM est épinglée pour avoir effectué des achats sans mise en concurrence préalable des fournisseurs. Des cas de marché douteux portent sur des contrats passés en 2009 avec la société Bittar Impression pour 3,35 millions de F CFA et la société Euro Décor pour 1,21 million de F CFA. En l’occurrence, le contrat passé avec Bittar Impression relève d’un conflit d’intérêts.
Des faits de cumuls de fonctions sont décriés. Des travailleurs assurent des fonctions incompatibles. La régie est gérée par l’agent comptable, qui est aussi l’ordonnateur délégué de la CCIM. De même, le directeur de l’Institut consulaire d’études et de formation (Incef) est à la fois ordonnateur des dépenses et caissier.
Le magasinier fait, quant à lui, office de caissier pour le produit des imprimés vendus à la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC). Les recettes issues de cette vente ne sont pas comptabilisées. Les foires et les expositions organisées par la CCIM se font en dehors de toute comptabilité. Des carnets de plusieurs types ont été utilisés pendant les foires de 2007 et 2008 pour encaisser les recettes.
Ces pratiques de mauvaise gestion avérées se sont soldées par un manque à gagner de 1,35 milliard de F CFA à la CCIM que les vérificateurs mettent au compte de la fraude. Selon les nombreuses recommandations de pratique de bonne gouvernance à la CCIM, il lui est demandé de recouvrer le milliard de F CFA perdu dans la fraude.
Mais ces recommandations resteront sans suite quand on sait que Bittar, qui n'a jamais été ébranlé pour sa gestion, a assuré ses arrières avec son entrée comme 1er vice-président du PDES. Sans compter qu'il se prévaut de ses amitiés avec le couple présidentiel.
Abdrahamane Dicko

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

16-08-2010, 20h44

ORTM : Vague de mutations au niveau des stations régionales

ORTM : Vague de mutations au niveau des stations régionales
L'Indépendant du 16 août 2010
La Direction générale de l'Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM) a procédé le week-end dernier à une vague de mutations au niveau des stations régionales.
Précédemment Rédacteur en Chef de la radio nationale, Siaka Konaté est désormais Directeur régional de la station FM de l'ORTM de Kayes. Il remplace à ce poste Moussa Hary Maïga muté à Kidal, à plus de mille kilomètres de Bamako. Ce journaliste chevronné a fait beaucoup pour la première région notamment la valorisation de la culture et a fait de l'ORTM une radio de proximité.
A Tombouctou, c'est Adama Djimdé qui remplace Mamadou Niaman Diarra. Cet homme de la radio rurale a été muté à la station de Koulikoro. Il aura comme collaborateur direct Oumar Tiémoko Traoré nommé Chef de programme.
A Ségou, Idrissa Diakité qui assurait l'intérim du Directeur régional de la station de Koulikoro, après le décès de Mamadou Hamidou Diallo, est nommé Chef de programme à Ségou.
A la radio nationale, le nouveau rédacteur en Chef s'appelle Alassane Souleymane précédemment Rédacteur en Chef adjoint. Souleymane Kinsa Sidibé assure désormais le poste de Rédacteur en Chef adjoint.
Alou B HAIDARA

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

16-08-2010, 15h58

Tessalit : EXECUTION DE SIDI MOHAMED AG ACHERIF EN SERVICE COMMANDE

Le lieutenant Sidi Mohamed Ag Acherif, alias « Marzouk », contrôleur journalier à la direction régionale des Douanes en poste à Tessalit a été exécuté « jeudi vers 4h du matin par ses ravisseurs », a annoncé le directeur régional adjoint, Marie-Ange Dakouo.
L’Essor du lundi 16 août 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal)
C’est dans l’après-midi de son enlèvement que sa direction sera informée de sa fin tragique. D’autres sources indiquent qu’il a été appréhendé par ses ravisseurs à quelques kilomètres de la sortie de la ville de Tessalit alors qu’il allait porter secours à un camion tombé en panne.
Aussitôt, la nouvelle de son kidnapping connue, sa communauté accompagnée par de hauts responsables de la région dont le député Hamada Ag Bibi, Ibrahim Ag Bahanga et Iyad Agaly avaient entrepris une négociation. « Malheureusement, la négociation n’a pas abouti et ils l’ont tué et refusé de rendre son corps », a indiqué le directeur régional adjoint des douanes.
Pour le moment, aucune information n’a pu être obtenue sur la situation du jeune homme de la garde nationale enlevé par les meurtriers de Marzouk.
Il faut rappeler que Hamou Ben Ahmed, alors préfet de Tessalit (il été nommé depuis peu préfet du cercle de Koro), avait été enlevé et relâché quelques minutes plus tard. Mais nous avons vainement tenté de le joindre.
Sidi Mohamed Ag Acherif était un ancien rebelle intégré dans les Douanes comme guide-chauffeur avant de gravir les échelons, jusqu’à obtenir le grade de lieutenant, contrôleur journalier.
Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement et la direction générale des douanes annonçaient « le regret de porter à la connaissance de l’opinion nationale l’assassinat de l’agent des douanes, Sidy Mohamed Ag Hacherif dit Merzouk, par un groupe de bandits le 11 août, à l’est de la Région de Kidal, alors qu’il se trouvait en service commandé ». « Le gouvernement de la République présente ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses parents et alliés. Une enquête a été aussitôt ouverte afin d’identifier les auteurs de cet assassinat et, les traduire devant les tribunaux compétents », précisait le communiqué.
Adama DIARRA
AMAP-Kidal
Source : www.essor.ml

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

15-08-2010, 23h37

« La vraie version de la mort de Marzoug »

« La vraie version de la mort de Marzoug »
Il y a quelques années de cela, Sidi Mohamed ag Acherif dit Marzoug est une personne qui a toujours vécu solitaire dans son monde à lui. Il menait des opérations contre les autorités du Mali, jusqu’en 1998, année ou il a été arrêté en Mauritanie. Les Autorités Mauritanienne lui ont proposé une maison, un salaire et beaucoup d’autres privilèges en Mauritanie pour qu’il reste tranquille à Nouakchott. Mais les autorités Maliennes ayant appris la nouvelle, demandèrent a Sidi Mohamed ag Acherif dit Marzoug par la voix de son grand frère de revenir au pays, car le pays ne pouvais pas se passer des services d’un de ces braves fils. Marzoug est revenu mais a condition de toujours resté chez lui s’est à dire sur ça terre, a savoir dans la région de Kidal. Feu Ibrahim AG ACHERIF, qui est son grand frère et aussi lieutenant-colonel Au sein de l’armé Malienne, lui a fait appel et lui à garantie un emploie, pour être guide de la douane Malienne dans le Sahara, précisément dans la zone de Hallil qui est la frontière entre le Mali et l’Algérie et Tessalit. Il à accepter la proposition de son grand frère, en ce moment Ben laghware (chef du GSPC) était dans la zone de Taoudéni région de Tombouctou et cherchait un expert de la zone avec qu’il va travailler. Marzoug à accepter de collaboré avec Laghware, Le GSPC était juste un petit groupe qui était rechercher par l’Algérie et menait des opérations contre les intérêts de se dernier par des attentats dans les grandes Willaya algérienne. La première opération mené dans le Sahara Malien par le GSPC et qui a fait qu’ils ont été connus en tuant un chauffeur de la contre bande touareg du nom de « Inzendé » en 2005. Ils ont fait beaucoup parler d’eux durent cette année dans le Sahara Malien, et la population autochtones touareg à commencer à prendre conscience de la présence de ces personnes et ont jugé nécessaire de les renvoyer du Sahara. En ce moment précis il avait un mécanisme de négociation entre les anciens rebelles et les autorités par rapport au pacte national signé en Avril 1911 ; Le Lieutenant colonel Ibhaim AG ACHERIF qui l’amener de la Mauritanie était très impliqué dans les négociations entre les Autorités Malienne et les Touareg et était aussi le porte parole des ex rebelles intégré au sein des forces armées malienne. Pendant cette période a été organiser un festival de paix à Tombouctou, ou le colonel Kadhafi a pris part, et s’est en partant a se festival a tombouctou, qu’il a eu la mort suite a un accident de voiture dans le région de Mopti ; causer par les services secret Malien d’après nos sources. La mort de se officier qui était très important au sein de la communauté, et les accords qu’il était charger de suivre ont été mit dans les terroirs de l’oubliette du gouvernement Malien. Il est aussi important de signaler que bien avant la mort du lieutenant colonel Ibrahim, ils avaient déjà des officiers touareg qui étaient dans la montagnes, et ça mort a pousser beaucoup d’autres à rejoindre la montagne de teghaghare ; et s’est ce qui à par la ensuite causer les évènements du 23 mai 2006 à Kidal et Ménaka. Presque toutes les grandes tributs ont rejoins la montagne et en réclamants une aide au niveau régional et international, s’est de se appel que l’Algérie a répondu en disant au chef de la rébellion Iyad AG AGHALY : « nous sommes prêt a vous aider a trouver ce que vous voulez, mais a condition que vous nous aider a combattre le GSPC présent dans le Sahara touareg Malien ». Le chef de la rébellion touareg à accepter de collaboré avec l’Algérie. Suite a e collaboration, que le chef de la rébellion touareg à sélectionner quelques hommes en fonction des relations qu’ils avaient avec Le GSPC pour qu’ils s’occupent iniquement de cette affaire ; et s’est sur cette base que Marzoug et trois autres hommes ont été sélectionné.
Dans le cadre de la collaboration touareg et autorité algérienne, il était prévu une mission qui devrai attaquer les islamiste, Marzoug était charger par le chef de la rébellion lui aussi a son tour qui avait reçu l’ordre de l’Algérie de mener la mission. Son rôle se résumait au sein de la mission à donner des ordres, et s’est à la suite de cette mission que le Numéro 2 d’Al-Qaïda au Maghreb à trouver la mort et aussi il y a eu deux blessés au sein des rangs touaregs et ces deux blessés ont été soignés en Algérie.
Mais il est important avant de faire une petite précisons par rapport GSPC et AQMI, avant l’attaque mener par les touareg contre les bases de ‘AQMI qui a donner la mort au numéro 2 de se mouvement, aussi l’AQMI est un mouvement qui venu dans le Sahara menait une lutte pour l’Islam et menait une lutte dans se sens. Quand au GSPC il est mouvement composé d’ancien algérien mecontent du pouvoir algérien et qui mènent des attentats contre les intérêts du pouvoir algérien.
Après l’attaque mener par les touaregs contre les bases de AQMI, les deux mouvements avant ça, AQMI et GSPC était deux mouvements qui avait des objectifs différents et ne collaborait pas. Mais s’est a la suite de cette attaque, qu’ils se sont rendu compte que l’Algérie collaborait avec les touaregs contres eux (GSPC et AQMI). s’est par la suite que les deux mouvements ont fusionner. Pour réussir une deuxième attaque, les autorités algériennes ont donné une importante logistique aux touaregs ; s’est ainsi que la deuxième attaque a eu lieux à 60 km d’Arawane dans la région de tombouctou ; côté touareg, il y a eu cinq morts et deux blessés et deux otages. Après deux semaines de détentions des deux otages touaregs qui était tombé dans les mains de ces individus, le chef rebelle à mener des négociations pour libéré les otages touareg ; ils les ont libéré au prix de la paix demander par les deux côtés.
Il y a une paix entre les touareg et les mouvements GSPC et AQMI qui fusionne désormais, mais les 4 hommes qui dirigeait les attaques ont été menacé par QMI et le GSPC. Après deux ans de menace, marzoug est tombé d’accord avec ces deux mouvements pour mettre fin à ces menaces contre lui. Au court de la dernière rébellion touareg en 2008 dans la région de Kidal, un des collaborateurs des islamistes a été arrêté par une mission de l’armé malienne, ce dernier a été immédiatement transféré à Bamako pour être emprisonner. Après quelques mois de détention de se dernier a Bamako, marzoug a proposer aux GSPC et AQMI de faire libéré leur collaborateurs a conditions qu’il ait la paix avec eux, proposition qui a été accepter. Marzoug a échanger le collaborateur contre 5 soldats malien détenu par la rébellion touareg. Il a réussie à faire l’échange avec les autorités maliennes et l’affaire a été conclue.
Marzoug était un très bon collaborateur des autorités Malienne, la preuve est que : il a été reçu réussie plusieurs fois par le président de la république malienne a Koulouba. Il était un agent de la sécurité d’état malienne.
En 2010 suite au vole de la voiture du CSCOM de Tessalit, Marzoug a poursuivie la voiture jusqu’à tegharghar, zone ou se trouvait les deux mouvements, arriver sur le lieu, il a demandé s’il pouvait poursuivre la voiture ? Ont lui à répond non. Et s’est une preuve qui témoigne qu’ils n’avaient pas besoin de lui et pouvais lui donner l’ordre de rentré et ensuite le tué.
Par suite d’un vole a Hallil de la caisse d’une association des arabes qui contenant 7 milliards dinar, Marzoug a été approcher par le président de cette association pour mener une enquête pour retrouver les responsables de se vole. S’est par la suite de cette enquête qu’il a découvert que les responsables de se vole était lieu aux GSPC et AQMI, car ils avaient de l’argent avec un membre de cette association qui équivaut à 50000 euro. Ce dernier les à laisser tomber et partie avec cet argent ; et les deux mouvements ont chargé des personnes à voler la caisse de cette association et se sont ces personnes que marzoug a découvert par la suite. Il a laissé tomber l’enquête quand il s’est aperçu que ces per. Mais les personnes travaillaient pour AQMI et le GSPC. Les personnes responsable du vol ont décidé de l’éliminé. Un mois avant avant l’embuscade qui a causer la mort de marzoug, les mêmes personnes l’ont croiser sur la route qui relie aguel hoc à Hallil, quand ils se sont aperçus que s’est marzoug, ils ont automatiquement tiré sur lui mais se dernier a répondu et par la suite ils se sont enfouit. Quelques semaines après, il y a un jeune qui est connu pour être un des compagnons de marzoug a été arrêté a tegharghar par le GSPC et AQMI ; interrogé, car il était soupçonné d’espionnage au profit de marzoug. Suite a ces informations obtenu, ils l’ont obligé a appeler marzoug et lui donner rendez-vous, s’est suite a se rendez-vous qui était le lieu ou ont lui a tendu l’embuscade, ont été vie des personnes que marzoug avait déjà identifié pour être derrière le vol de la caisse de hallil. D’après des sources présent au moment des faits, il était avec trois autres personnes ( son berger, son beau frère, et son amis garde qui est détaché par les autorités malienne pour être son garde-corps), les deux autres jeunes ont été épargner et relâcher et ils ont amener marzoug et son amis garde, suite a cette enlèvement qui à trouver la mort.
En conclusion :
-Le Mali a son mot et sa part de responsabilité dans cette affaire, car cet homme à donner le maximum de lui pour se pays, mais lors de son enlèvement, on n’a a peine parler de son cas, ni a la télévisons, ni a la radio, ni dans les journaux nationaux, même au plan international, on n’a commencer a parler de l’affaire qu’après deux jours de son arrestation, il était même déjà exécuter par ces individus. Bizarre, qu’un agent de la sécurité d’état malienne, se face enlever et que les autorités n’ait rien fait dans se sens, alors qu’on n’a l’habitude de nous remplir les oriels avec l’enlèvement d’un simple soldat de cette république qui fait la une de tout les journaux National. Pourquoi n’avoir rien dit a temps sur lui ?
- Il faut qu’on rappel que son frère aussi a trouver la mort dans un accident de voiture, aussi de la même manière a été tuée le commandant Barka AG CHEIKH et l’Imam Mohamed AG MOSSA dans la région de Kidal en 2008, toujours des enquêtes sont ouvertes sans jamais aboutir ? Mais pourquoi cette justice tend attendu n’arrive telle pas?
Cella n’est il pas une leçon pour tout ces serviteurs (touareg) de ces sécurités.
Nous lançon un appel a la communauté international a faire face a cette situation qui n’est point maitriser par ces Etats Nations qui nous abrite. Car derrière cette situation catastrophique s’est le devenir d’un peuple innocent qui est entrain de souffrir pour quelque chose qu’ils n’ont point conçu.

Pour la bonne cause in kel tamasheq

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

15-08-2010, 15h06

Décès du ministre du Travail saoudien

Le ministre saoudien du Travail, Ghazi Al-Gossaibi, un libéral également connu pour ses écrits littéraires, est décédé aujourd'hui à l'âge de 70 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé la télévision d'Etat Elekhbariya.
Selon son entourage, le ministre, qui a occupé son poste jusqu'au bout, est décédé des suites d'un cancer dans l'hôpital Roi Fayçal de Ryad où il était hospitalisé depuis un mois.
Bête noir des milieux conservateurs mais ayant toujours bénéficié du soutien de la famille royale, ses ouvrages (poèmes, romans, essais) étaient interdits dans son propre pays jusqu'à une récente décision officielle d'en autoriser la vente.
Ses écrits lui valurent plusieurs disgrâces. En 1984 d'abord, il fut relevé de ses fonctions de ministre de la Santé pour un poème critiquant les privilèges de l'élite sous le défunt roi Fahd.
Ambassadeur à Bahreïn de 1984 à 1992 puis à Londres de 1992 à 2002, il fut ensuite limogé de ce dernier poste pour un poème dans lequel il rendait hommage à une kamikaze palestinienne, Ayat Akhras, qui s'était fait exploser dans un marché de Jérusalem, tuant deux Israéliens.
Diplômé en droit, il avait été directeur des chemins de fer dans les années 1970 avant de devenir ministre de l'Industrie et avait lancé l'industrie pétrochimique saoudienne.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

15-08-2010, 14h55

Sécurité des français

Sécurité des français
13/08/2010
Comme suite à son message du 8 août dernier et compte tenu des toutes dernières informations à la disposition des autorités françaises, l’Ambassade de France à Bamako a été conduite à informer hier soir 12 août les français résidant à Ségou d’une menace d’enlèvement élevée dans ce secteur et leur a enjoint de prendre toutes les mesures de vigilance appropriées ainsi que de se mettre en communication avec l’ambassade (poste de garde : 20 21 89 53).
L’Ambassade de France conseille en conséquence formellement à la communauté française du Mali de ne pas se rendre à Ségou et au delà dans l’immédiat, sauf motif impérieux et après en avoir parlé avec elle. La consigne de redoubler de vigilance en cette période de risque accru est renouvelée.
Les ressortissants français sont d’une manière générale invités à être attentifs à tout indice de menace qui pourrait être porté à leur connaissance par les populations locales et à rester en contact régulier avec les forces de sécurité et les autorités administratives locales.
Il convient de consulter régulièrement le site internet de l’Ambassade (www.ambafrance-ml.org) et de se conformer strictement aux recommandations qui y figurent.
Enfin, l’Ambassade et le Consulat Général de France rappellent fortement à la communauté française résidente qu’il apparait nécessaire de s’enregistrer au Consulat Général de France à Bamako pour ceux qui résident au Mali et qui n’auraient pas encore effectué cette démarche.
Pour ceux qui sont déjà enregistrés, il est indispensable qu’ils consultent dans les délais les meilleurs, par internet, leur dossier administratif via le numéro d’Indentification consulaire (NUMIC) personnel et confidentiel qui leur a été attribué lors de leur enregistrement. Ils sont invités, lors de cette consultation à vérifier que toutes les informations relatives à leur lieu de résidence, la composition de leur famille et les numéros de téléphone et adresses internet, sont bien à jour.
Si ce n’était pas le cas, les français déjà enregistrés sont invités à mettre à jour eux-mêmes leur dossier. Ces données à jour sont en effet tout à fait indispensables pour une gestion efficace de la circulation de l’information. Les travaux effectués ces derniers jours sur les fichiers de français montrent que, malheureusement, beaucoup d’informations stratégiques (adresses, téléphones) ne sont pas actualisées. Cette anomalie préjudiciable à la sécurité de la communauté française doit être corrigée rapidement.
--------------------------------------------------------------------------------
23/07/2010
L’Ambassade de France à Bamako appelle la communauté française à redoubler de vigilance au cours des prochains jours.
Dans le contexte actuel, elle rappelle qu’il est formellement déconseillé de se rendre dans la zone rouge telle que définie dans la rubrique « Conseils aux Voyageurs » du site du ministère (au nord du fleuve Niger et à proximité des frontières mauritanienne et nigérienne) et que les déplacements doivent se limiter aux raisons professionnelles impératives dans la région du Gourma. Au cours des prochains jours, une grande prudence s’impose également dans la région de Mopti-Sévaré.
Les ressortissants français sont invités à être attentifs à tout indice qui pourrait être porté à leur connaissance par les populations locales et à rester en contact régulier avec les forces de sécurité et les autorités administratives locales.
Il convient de consulter régulièrement la rubrique « Conseils aux voyageurs » du site France-Diplomatie, (www.diplomatie.gouv.fr) et de se conformer strictement aux recommandations qui y figurent.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

15-08-2010, 11h10

Ravec: femmes arabes et touaregues, portez le mouchoir de tête

Le RAVEC (recensement à vocation d’état civil) se déroule à Nouakchott avec beaucoup de difficultés pour les populations installées dans la capitale mauritanienne.
Le manque d’organisation et l’excès des agents recenseurs n’ont pas facilité les choses. Au contraire, Monsieur Thibo et son équipe ( M. Traoré et Harouna) essayent dobliger les femmes arabes et touarègues à ôter les voiles et à porter le mouchoir de tête symbole de l’identité Bambara et autres ethnies du Mali. Ils sont parvenus à obliger une femme touarègue en lui faisant porter un mouchoir emprunté à une autre malienne. Une autre jeune arabe, a quant elle refusé. L’information fait vite le tour de la ville.
Sur les lieux, une dame excédée, crie : « vous devez aussi apporter assez de peinture pour nous colorer à votre guise! ».
Tout ceci est dû au manque de préparation et de formation des agents recenseurs qui sont souvent sans niveau. Ils soulèvent par leur agissement des problèmes dont le Mali n’a pas besoin. C’est à l’embrassade de prendre ses responsabilités et de mobiliser ses troupes pour mettre fin à ces genres de pratiques en sachant que le Mali n’est riche que par sa diversité culturelle et que personne ne peut être acculturée par la force.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

14-08-2010, 17h43

Un groupe d'Aqmi menace la vie des otages espagnols


BAMAKO — La branche radicale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dirigée par l'Algérien Abdelhamid Abou Zeïd qui a exécuté deux otages occidentaux, menace la vie de deux autres otages, des Espagnols, détenus par un autre groupe d'Aqmi, a appris samedi l'AFP de sources concordantes.
"Abou Zeid fait tout actuellement pour mettre en danger la vie des deux otages espagnols", a indiqué à l'AFP un responsable du canal traditionnel malien qui mène les négociations en vue de la libération des otages dans le Sahel.
"Il fait pression" sur Mokhtar Benmokhtar, alias Belawar, chef de l'unité d'Aqmi "qui détient les deux otages espagnols, pour ne pas les libérer. C'est une réaction contre le dernier raid franco-mauritanien", a ajouté ce responsable, affirmant que "de jour en jour, les pressions se font sentir".
"Benmokhtar résiste, mais il peut rapidement être dépassé par les évènements", selon ce responsable.
Une autre source régionale, non malienne, également impliquée dans les tractations en vue de la libération des deux ressortissants espagnols, a confirmé l'information.
"Certains pensent que c'est une technique de négociation, mais il faut prendre la menace au sérieux. Abou Zeïd, après le raid franco-mauritanien, met la pression sur Benmokhtar pour empêcher la libération des deux Espagnols. Leur cas peut très rapidement s'aggraver", a expliqué cette source.
Le groupe de Mokhtar Benmokhtar retient toujours en otage les Espagnols Albert Vilalta et Roque Pascual, enlevés le 29 novembre 2009 en Mauritanie et emmenés au Mali. Il avait libéré en mars Alicia Gamez, enlevée en même temps qu'eux.
Jusqu'à présent, le sort des deux otages espagnols suscitait moins d'inquiétude que celui des otages exécutés (un Britannique et un Français) par le groupe d'Abou Zeïd, car les motivations de Benmokhtar sont essentiellement financières, non religieuses, selon des experts d'Aqmi.
Aqmi a renvendiqué le 25 juillet l'exécution d'un otage français, Michel Germaneau, 78 ans, après l'échec d'un raid militaire franco-mauritanien mené au Mali le 22 juillet pour tenter de le retrouver et au cours duquel sept djihadistes avaient été tués.
Le groupe d'Abou Zeïd avait déjà exécuté il y a quatorze mois un autre otage occidental, le Britannique Edwin Dyer.
AFP

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

14-08-2010, 08h31

AQMI réaffirme sa présence dans la région

Al-Qaïda au Maghreb islamique a demandé à un élément de la garde nationale fait prisonnier au même moment que Merzuk, un collaborateur des douanes maliennes tué le 12 août, d'être désormais officiellement membre d'AQMI affirme une source sécuritaire dans le nord du Mali. AQMI qui a subi récemment au Mali un assaut des forces mauritaniennes assistées de militaires français, semble vouloir dissuader la population locale d'aider les forces de sécurité dans leur lutte contre la branche maghrébine d'al-Qaïda.
Il y a quelques temps, un colonel de l’armée malienne originaire de la région de Tombouctou avait déjà été assassiné par des éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique. Aujourd’hui avec la mort de Merzuk, ce collaborateur des douanes maliennes, qui porte la même signature, le message d’AQMI est de plus en plus clair : frapper l’ennemi. Il s’agit de l’Occident, des pays du Maghreb, mais aussi toute personne considérée comme partenaire de ces ennemis.
Targui de la tribu des Tagat Malek, Sidi Mohamed Ag Cherif de son vrai nom, a joué il y a quelques années sa partition dans la lutte contre al-Qaïda au Maghreb islamique. Il a en effet participé à l’attaque d’une des positions de l'organisation, entre les déserts malien et algérien.
A l’époque, parmi les victimes il y avait le bras droit d’un chef des islamistes armés. Depuis, Merzuk était dans le collimateur. Et le pardon accordé par la suite, du bout des lèvres, au même Merzuk par la hiérarchie des islamistes armés n’était donc qu’un leurre.
Par cet assassinat, au moment où le dernier raid franco- mauritanien contre la même AQMI est toujours présent dans les esprits, les islamistes ont voulu probablement rebondir en lançant d’autres messages. Tout d’abord, affirmer que leur présence dans le vaste Sahara s’inscrit dans la durée, ensuite montrer que leur capacité d’intervention partout est intacte.
RFI-14-08-2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

13-08-2010, 22h51

Le Gouvernement condamne l'assassinat de Mohamed Ag ACHERIF dit MERZOUK

Assalam alaikoum,
Suite a cet odieux de ce gropuscule de bandits et d'apatrides de l'aqmi, le Gouvernement du Mali condamne vibrement cet assassinat qui s'ajoute au credit plus horrible et honteux de ces apatrides de l'aqmi. Ci-dessous le communique du Gouvernement:
Le Gouvernement de la République du Mali et la Direction Générale des Douanes ont le regret de porter à la connaissance de l’opinion nationale l’assassinat de l’agent des Douanes, M. Sidy Mohamed Ag Hacherif dit Merzouk, par un groupe de bandits le 11 août 2010, à l’Est de la Région de Kidal, alors qu’il se trouvait en service commandé.
Le Gouvernement de la République présente ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses parents et alliés.
Une enquête a été aussitôt ouverte afin d’identifier les auteurs de cet assassinat et, au besoin, de les traduire devant les tribunaux compétents.
Koulouba, le 13 août 2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

13-08-2010, 16h27

Al-Qaïda a demandé à un otage, militaire malien, d'intégrer ses rangs


Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a tué jeudi au Mali un collaborateur des douanes maliennes, a demandé au militaire de la garde nationale, pris en otage en même temps que lui, de "rejoindre ses rangs", a-t-on appris vendredi de source sécuritaire.
"Nous venons d'apprendre de bonne source que Aqmi a demandé à l'élément de la garde nationale (une composante de l'armée malienne) fait prisonnier au même moment que +Merzuk+ (tué jeudi) d'être désormais officiellement membre d'Aqmi", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire dans le nord du Mali. Une autre source sécuritaire à la garde nationale malienne a confirmé l'information.
Ce militaire avait été enlevé mardi par des éléments d'Aqmi, dans la région de Kidal (nord-est du Mali), en même temps que le collaborateur des douanes maliennes exécuté.
L'organisation leur reprochait de lui être hostile, avait déclaré à l'AFP Moctar Ag Klinine, un parent de l'un des deux hommes enlevés.
"En 2006, Sidi Mohamed Ag Chérif dit +Merzuk+, avait participé à une attaque d'une position d'Aqmi dans le désert commun au Mali et à l'Algérie", a indiqué une source sécuritaire.
Au cours de cette opération, le bras droit de Moktar Belmoktar, un chef d'Aqmi, avait été tué.
Sous couvert d'anonymat, un élu de la région de Kidal (nord-est) a affirmé que l'opération contre "Merzuk" et le militaire avait été bien préparée.
"Depuis plusieurs jours et sur plusieurs centaines de kilomètres, discrètement, six véhicules suivaient Merzuk", a précisé cette source.
"Nous n'allons pas nous laisser impressionner par des terroristes. Nous attendons un renfort de sécurité dans la région", a commenté vendredi un responsable du gouvernorat de Kidal, interrogé par l'AFP.
Aqmi commet des attentats et procède à des enlèvements dans une vaste zone désertique aux confins de la Mauritanie, de l'Algérie, du Mali et du Niger.
La branche maghrébine d'Al-Qaïda avait revendiqué le 25 juillet l'exécution d'un otage français de 78 ans, Michel Germaneau, enlevé au Niger en avril et transféré au Mali.
Aqmi retient toujours prisonniers dans le nord du Mali deux otages espagnols, Albert Vilalta et Roque Pascual, enlevés en novembre 2009 en Mauritanie.
BAMAKO (AFP) - vendredi 13 août 2010 - 11h19 -

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

13-08-2010, 13h57

Kidal : Le président de l’Assemblée régionale sème la terreur (Les Echos)

Les Echos - 13 août 2010
Kidal : Le président de l’Assemblée régionale sème la terreur
Abdou Salam, le président de l’Assemblée régionale de Kidal et président de la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie, fait parler de lui. Il terrorise la population de Kidal et fait emprisonner qui il veut en ayant sous ses ordres les forces de sécurité et la justice.
La paix est revenue à Kidal depuis la signature de l’accord d’Alger qui a mis un terme à la rébellion de l’Alliance du 23-Mai. Mais un malaise social est en train de s’installer dans l’Adrar des Ifoghas. Des enlèvements tous azimuts aux arrestations de personnes innocentes sur fond de règlements de comptes sont monnaies courantes dans cette ville. Des fractions et tribus sont sur le point d’en découdre.
Le président de l’Assemblée régionale, allié du Mouvement citoyen, qui a fait fortune dans le commerce transsaharien est le plus craint et décrié des Kidalois. Abdou Salam se croit en territoire conquis. Il doit sa toute puissance à l’argent mais aussi au soutien des plus hautes autorités. Le revers de la médaille est qu’il n’hésite plus à s’attaquer à ces mêmes autorités qui l’ont installé sur un piédestal.
Les populations de Kidal sont en train d’endurer une souffrance morale et physique qu’elles n’ont pas vécue sous la dictature. Pour un oui ou un non, Abdou Salam emprisonne de pauvres citoyens. Des enfants d’Oyifan, un commerçant réputé de Gao, comptent parmi ses nombreuses victimes.
Pour une affaire de succession du vieux Oyifam, ses enfants, dont une est mariée à Abdou Salam, ont passé deux jours en prison. Leur bourreau avait dissimulé un pistolet dans leur véhicule avant de les convoquer pour port illégal d’arme à feu pour des raisons douteuses. Cheick Ag Aoussa, cadre de l’Alliance du 23-Mai et neveu d’Ag Intallah, notabilité et chef de tribu de Kidal a fait les frais de l’injustice d’Abdou Salam.
Sa mésaventure remonte à une dizaine de jours. A l’occasion de l’arrivée à Kidal le 31 juillet 2010, des ministres de l’Elevage et de la Pêche et de son collègue de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, M. Ag Aoussa a commis le péché de refuser de serrer la main à M. Salam.
Celui-ci avait accompagné la délégation ministérielle en visite dans la famille Intallah où Cheick Ag Aoussa était l’organisateur de la cérémonie. Il aurait dit à Abdou Salam : "foli ta an tiè" (pas de salutation entre nous). Il a ajouté : "Tu ne peux pas continuer à insulter la famille Intallah sur le Net et dans la presse et te présenter dans cette même famille. J’aurai bien réfléchi si j’étais à ta place".
Proconsul du Nord
Abdou Salam a pris cette remarque comme une offense. Dans l’après-midi, Cheick Ag Aoussa a reçu une convocation de la gendarmerie pour menace de mort proférée contre Abdoul Salam avec deux balles dans la tête. Il est sommairement entendu par le commandant, menotté comme un criminel et écroué à la Maison d’arrêt de Kidal pendant deux jours.
La ville en effervescence a frôlé l’émeute. Les populations déchaînées ont manifesté leur ras-le-bol devant la prison et la justice. Le lendemain, il a été embarqué en direction de Gao, menottes aux poings, les yeux bandés. Arrivé dans la Cité des Askias, Cheick a eu la chance d’être élargi par le procureur de Gao après deux jours de prison, faute de preuves.
Au fond, les deux protagonistes ont un contentieux politique. Les adversaires politiques d’Abdou Salam l’accusent d’avoir été élu conseiller municipal et président de l’Assemblée régionale sous les couleurs du Mouvement citoyen avec l’appui de l’administration locale. Il a gagné au détriment du maire RPM d’Anefis, chef de la tribu des Kounta, victime lui aussi d’un enlèvement, il y a quelques mois, mais libéré plus tard. Cheick Ag Aoussa, petit-fils du maire d’Anefis et militant Adéma et les siens, se sont sentis humiliés dans cet imbroglio politique. Le courant ne passe plus depuis lors entre eux.
Les populations de Kidal parlent de plus en plus de l’absence d’Etat à cause des errements du président de l’Assemblée régionale. Ce dernier aurait promis aux autorités de résoudre les questions sécuritaires et de faire régner l’ordre et la paix dans l’Adrar des Ifoghas.
La complaisance de l’Etat a donné un passe-droit au président de l’Assemblée régionale. Pour certains, ses règlements de comptes politiques risquent de se transformer en problèmes ethniques entre la fraction des Ifoghas et celle des Imrad du colonel Gamou, le chef des opérations "Jiguitugu", chargé de ramener la paix à Kidal en traquant le banditisme résiduel. Le colonel est accusé d’être du même bord ethnique qu’Abdou Salam.
Du fait de son comportement, il est à la fois la gendarmerie, la police, la justice devant lesquelles il traîne des gens qui ne sont pas de la même fraction que lui et souvent pour régler des comptes personnels. Pour ses manquements graves aux droits de la personne, le juge de Kidal a adressé un rapport à sa hiérarchie.
Abdrahamane Dicko

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

12-08-2010, 23h06

D'après RFI, Aqmi aurait exécuté Marzoug

RFI
Dernière info publiée le jeudi 12 août 2010
AQMI a exécuté un collaborateur des douanes maliennes
Un collaborateur des douanes maliennes a été exécuté jeudi 12 août 2010 par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). L’homme, dont le métier était de guider les douaniers maliens dans l'immense nord désertique du Mali, avait été enlevé mardi 10 août 2010 avec un militaire malien. Il aurait été enlevé car ses ravisseurs avaient « un compte à régler » avec lui, et il a été exécuté lorsqu'ils ont découvert sur lui des documents d'une ambassade occidentale à Bamako, selon des sources du gouvernorat de Kidal (nord-est) et des services de sécurité interrogées par l’AFP.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

12-08-2010, 22h58

L'Aqmi aidé par des leaders maliens : voici l'article entier (il manque la fin dans la version précédemment postée

Publié sur le Journal l4express (France) le 12 juillet 2010
Aqmi reçoit l'aide de responsables maliens, selon un ex-rebelle (de l'Aqmi)
Les combattants d'Al Qaïda à l'origine des enlèvements d'Occidentaux dans le désert du Sahara bénéficient d'alliances avec des responsables locaux corrompus et des tribus, qui leurs fournissent des armes et les aident à se cacher, a déclaré à Reuters un ancien activiste de haut rang.
Cette source, un Algérien de 36 ans ayant fait partie de la rébellion islamiste pendant douze ans avant d'être arrêté en 2006, a décrit comment les activistes d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) parvenaient à se déplacer en relative liberté dans le désert et à recevoir des informations et du matériel en échange de l'argent des rançons.
C'est ce groupe qui a revendiqué fin juillet l'assassinat de l'otage français Michel Germaneau, âgé de 78 ans.
Autrefois chargé des relations extérieures d'Aqmi et de la liaison entre ses commandants, l'homme n'a pas souhaité être nommé par crainte de représailles.
Son parcours au sein d'Aqmi a été confirmé par un ancien responsable des services de sécurité algériens, qui a jugé son témoignage exact.
L'ancien rebelle a dit avoir vu des responsables du gouvernement malien boire le thé dans les camps d'Aqmi dans le désert lors de visites de courtoisie à un dirigeant du groupe.
En une occasion, il a indiqué qu'un officier de l'armée malienne avait cédé au chef Mokhtar Belmokhtar deux mitrailleuses lourdes "Douchka" de fabrication russe en échange d'un véhicule tout-terrain Toyota.
Lorsque quelques jours plus tard l'une des deux armes, qui peuvent servir à la lutte anti-aérienne, avait cessé de fonctionner, l'officier était revenu dans le camp pour la remettre en état de marche.
"Dans les tribus locales du Mali et du Niger, Belmokhtar est plus apprécié que les chefs d'Etat, parce qu'il a des emplois et de la nourriture à offrir", a déclaré l'ex-activiste, qui a passé dans un camp du désert les trois années précédant son arrestation.
Le gouvernement malien a refusé de réagir à ces accusations tant qu'il ne connaîtrait pas l'identité de la source.
ALLIANCES TRIBALES
L'ancien rebelle a indiqué que la majeure partie de son séjour dans le désert s'était déroulée dans le camp de Belmokhtar, l'un des deux principaux commandants d'Aqmi dans le Sahara, surnommé "le diplomate" par ses hommes en raison de sa capacité à forger des alliances.
Belmokhtar, connu sous le nom de guerre de Khaled Abou El Abass, est le responsable de la plupart des enlèvements d'étrangers dans la région et les analystes estiment qu'il est l'architecte du réseau logistique du groupe dans le désert.
La zone d'action d'Aqmi s'étend sur le sud de l'Algérie, le nord du Mali, la Mauritanie et le Niger.
Dans son témoignage, la source indique que les millions de dollars générés par les trafics et les prises d'otage lui permettent d'établir des relations cordiales avec de hauts responsables maliens, comme par exemple l'officier aux mitrailleuses russes.
D'autres officiers maliens venaient à l'occasion vendre des armes. "On peut se procurer une Kalachnikov pour 60.000 dinars (algériens) et une mitrailleuse lourde pour 2 millions de dinars", a-t-il indiqué, soit respectivement 630 et 21.000 euros.
L'ancien responsable des services de sécurité algériens a indiqué avoir reçu des informations similaires sur des ventes d'armes maliennes à Aqmi.
Selon l'ex-insurgé, l'une des raisons de la longévité de Belmokhtar est sa capacité à gagner les bonnes grâces des tribus du Mali et du Niger.
Cet Algérien marié à une femme issue d'une influente tribu saharienne a su profiter de la faible influence des gouvernements sur les zones désertiques de leurs territoires.
La source a ainsi indiqué avoir vu des membres des tribus venir solliciter des emplois pour pouvoir nourrir leurs familles. "Nous en avons engagé certains, mais jamais à des postes haut placés. Seuls des Algériens occupaient ces postes", a-t-il dit.
Belmokhtar se serait de plus appuyé sur le réseau des trafiquants de cigarettes dont l'activité est une importante source de revenus pour les tribus.
"Les trafiquants de cigarettes sont proches de Belmokhtar, qui n'a jamais essayé de les déranger. En échange, ils lui fournissent de l'argent et des renseignements", a indiqué l'ancien membre d'Aqmi.
Avec Tiemoko Diallo à Bamako, Gregory Schwartz pour le service français

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

12-08-2010, 20h20

L'Aqmi aidé par des leaders maliens?

L'Aqmi aidé par des leaders maliens?
Sources: Reuters
Les combattants d'al-Qaida à l'origine des enlèvements d'Occidentaux dans le désert du Sahara bénéficient d'alliances avec des responsables locaux corrompus et des tribus, qui leurs fournissent des armes et les aident à se cacher, a déclaré un ancien activiste de haut rang.
Cette source, un Algérien de 36 ans ayant fait partie de la rébellion islamiste pendant douze ans avant d'être arrêté en 2006, a décrit comment les activistes d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) parvenaient à se déplacer en relative liberté dans le désert et à recevoir des informations et du matériel en échange de l'argent des rançons.
C'est ce groupe qui a revendiqué fin juillet l'assassinat de l'otage français. Michel Germaneau, âgé de 78 ans.
Autrefois chargé des relations extérieurs d'Aqmi et de la liaison entre ses commandants, l'homme n'a pas souhaité être nommé par crainte de représailles.
Son parcours au sein d'Aqmi a été confirmé par un ancien responsable des services de sécurité algériens, qui a jugé son témoignage exact.
L'ancien rebelle a dit avoir vu des responsables du gouvernement malien boire le thé dans les camps d'Aqmi dans le désert lors de visites de courtoisie à un dirigeant du groupe.
En une occasion, il a indiqué qu'un officier de l'armée malienne avait cédé au chef Mokhtar Belmokhtar deux mitrailleuses lourdes "Douchka" de fabrication russe en échange d'un véhicule tout-terrain Toyota.
Dans son témoignage, la source indique que les millions de dollars générés par les trafics et les prises d'otage lui permettent d'établir des relations cordiales avec de hauts responsables maliens, comme par exemple l'officier aux mitrailleuses russes.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

12-08-2010, 11h52

Abeïbara et Tinzawaten : LA LENTE RESURRECTION

Abeïbara et Tinzawaten : LA LENTE RESURRECTION
La paix est revenue depuis des années, mais les activités peinent à reprendre comme avant
jeudi 12 août 2010, par Adama Diarra (AMAP Kidal) | 7 lectures | 1 commentaires
Tinzawaten est le chef-lieu d’une des trois communes que compte le cercle d’Abeïbara au nord-est de la Région de Kidal. Le village est situé à 350 km de la ville de Kidal, elle-même distante de 120 km d’Abeïbara. Le nord-est de la Région de Kidal avait été il y a quelques années, le théâtre d’une rébellion déclenchée par des groupes armés se réclamant de la communauté touarègue. Depuis, la paix est revenue mais cette partie du pays continue de porter les stigmates des troubles. C’est le constat qu’a pu faire une récente mission de sensibilisation et d’écoute dans les zones. Elle était organisée par le Projet d’appui au renforcement des capacités de gouvernance locale dans la Région de Kidal (PARGK). Cette initiative est la manifestation d’une volonté politique forte de l’Etat d’assurer la paix et la sécurité par le développement à long terme. Pour sillonner les zones, il faut encore une escorte militaire et disposer de véhicules 4X4 puissants. La route reliant Kidal à Tinzawaten est en mauvais état. Quand on circule en convoi, chaque conducteur doit respecter une certaine distance par rapport au véhicule qu’il suit. Au risque de voir sa visibilité réduite à zéro à cause de la poussière. Par endroits, le relief est rocailleux. Les véhicules se suivent avec discipline. Mais dès que l’on débouche sur un terrain quelque peu carrossable, le convoi se disloque et chacun essaie de dépasser l’autre en se frayant un chemin.
TRISTEMENT REPUTE. C’est à ce moment que les véhicules les plus puissants font la différence. Les six cylindres roulent à tombeau ouvert. Les moins puissants sont obligés de faire preuve de plus de prudence. Au risque de s’enfoncer dans le sable. Malgré les précautions, certains tombent dans le piège du désert. Grâce au système de crabotage ils parviennent cependant à s’en sortir. « Sans un véhicule disposant de ce système, c’est hasardeux de prendre la route », explique un chauffeur de la direction régionale l’Hydraulique dont le véhicule avait été réquisitionné pour la mission en question. « Son » véhicule avait débarqué à Kidal, flambant neuf, le 22 mai 2006, soit la veille de l’attaque du 23 mai. Plusieurs pièces de l’engin avaient alors été enlevées par les assaillants. Mais ceux-ci n’avaient pu l’emporter. Et pour cause : par mesure de prudence, les quatre roues avaient été démontées en attendant la réception officielle. Mohamed est un ancien apprenti de camion de transport qui faisait la navette entre Kidal et l’Algérie. En vieux routier de la zone, il assure : « Ce n’est pas seulement l’état du véhicule qui est important. L’expérience du chauffeur compte beaucoup ». Intifrkit est une petite localité située sur la route menant de Kidal à Tinzawaten. À Quelques lieux des campements, un point d’eau, autour duquel s’affairent les femmes et les enfants. L’endroit est tristement réputé pour les braquages à motos. En effet, les patrouilles mixtes des forces armées et de sécurité repèrent facilement les bandits lorsque ceux-ci circulent à bord de véhicules. Les malandrins se sont donc rabattus sur la stratégie du braquage à moto. Avec ce moyen de transport, ils passent presque inaperçus. Cette technique leur a permis d’enlever un véhicule médicalisé de la direction régionale de la Santé le 24 mai dernier avec à son bord 400 doses de vaccins antigènes et divers matériels. « La valeur du matériel enlevé dépasse les 5 millions de Fcfa. Suite à cet à cet acte de banditisme, la construction d’un centre de santé communautaire qui devait coûter 74 millions est suspendu. C’est regrettable. Les partenaires qui devaient financer cette infrastructure sanitaire ont du mal à comprendre que l’on ose enlever un véhicule médical », déplore Yacouba Sangaré de la direction régionale de la Santé, Nous sommes toujours à Intifrkit. Les membres de la délégation se sont installés à l’ombre de grands acacias (aegyptiacia) par petits groupes. C’est l’heure du petit déjeuner. Au menu : petit-pois, escalopes de poulet, sardines, pain, jus de fruits. Le thé est servi avant et après le repas. L’ordinaire des soldats de l’escorte est le « tadjila », un plat traditionnel tamasheq à base de semoule et accompagné d’une sauce à la viande. Mais ce jour-là, les soldats ont agrémenté leur sauce avec de la chair délicate d’outarde. Dans ce cas, point besoin d’ajouter beaucoup d’ingrédients. L’huile, l’oignon et le sel suffisent. Le « tadjila » est consistant. Quand on en mange un plat, on peut tenir pendant toute la journée. Mais la spécialité culinaire provoque une soif permanente quand on s’en gave. De Intifrkit, la mission (rassasiée) mit le cap sur Tinzawaten distante de 98 km. Trois heures sont nécessaires pour effectuer le trajet. A l’arrivée à « Tinza », l’on est accueilli par les check-points des forces armées et de sécurité perchés sur un plateau rocheux, à 9 kilomètres de l’agglomération.
DANS UN CHAMP DE MINES. Au poste de contrôle, tous les corps sont présents : armée, douanes, police, gendarmerie, garde nationale. A l’arrivée de la délégation, une grande joie se lit sur les visages. Certains espèrent retrouver une connaissance dans la délégation. On attend aussi des nouvelles. Les postes sont constituées de tentes ou de paillotes. Des fûts de carburant sont entreposés en différents endroits. Des écriteaux peints aux couleurs nationales sont plantés au milieu de la pierraille. Comme par exemple « Poste, halte ! », « Les lions du désert de Tinza ». Tandis que les officiels sont salués par les agents, d’autres visiteurs préfèrent faire des photos souvenirs. Après l’accueil, un officier en civil avertit sur un ton solennel : « Nous sommes dans un champ de mine. Suivez les itinéraires sécurisés et pas de dépassement dans le convoi. Restez à bord de vos véhicules jusqu’au lieu d’hébergement ». Ces instructions fermes sont à prendre au sérieux. En effet, à travers les vitres du véhicule, l’on aperçoit un véhicule de l’armée endommagé. On nous explique qu’il a sauté sur une mine, faisant 8 blessés graves et 1 mort. Du coup, l’atmosphère s’alourdit et le silence se fait. Les chauffeurs arrêtent la musique et se calent sur leur volant, visiblement peu rassurés. Des deux côtés de la piste qui a été déminée par des éléments du Génie militaire avec le soutien financier du PARGK, des sentinelles sont perchées sur des rochers noirs. Les regards se fixent. On fait juste des gestes de la main pour saluer ces guetteurs. Quelques minutes plus tard, les visiteurs sont accueillis par le 33ème regroupement de commandos parachutistes. Là, les hommes arborent un large sourire. Pour eux aussi, c’est l’occasion de rencontrer des connaissances dans la délégation. Le commandant Boubacar Yatari Sanogo est le coordinateur de la zone militaire de Tinzawaten. Il accueille la délégation dans une cour abandonnée par des civils après les attaques de 2006. Les rencontres se déroulent tantôt en public, tantôt à huis clos. La délégation se rend ensuite aux abords d’un oued. Nous sommes à … 5 mètres de la frontière avec l’Algérie. C’est ici que tout le monde passera la nuit à la belle étoile, sur le sable. A l’heure du repas l’on se rend compte que tout vient d’Algérie : viande, pâtes, huile, boissons, pain. L’escorte a tracé un périmètre de sécurité sous forme de cercle autour du site sur lequel les visiteurs ont pris leurs quartiers. Chacun peut s’installer là où il le désire dans ce périmètre. Mais pas en dehors. Le cas échéant, les militaires rappellent rapidement à l’ordre les imprudents. Les sentinelles veillent. Ici, les instructions sont fermes, avertit un militaire : « A partir de 18 h jusqu’au petit matin, personne ne doit s’approcher du camp militaire ». Il faut dire que si les armes se sont tues, les mines anti personnelles continuent de faire des victimes dans la zone. Aussi bien que parmi les militaires que dans la population civile. La question est très sensible. Avant les attaques de 2006, Tinzawaten produisait beaucoup de légumes. Ceux-ci étaient d’ailleurs réputés être les meilleurs de la Région de Kidal. À partir de 5 mètres, assure-t-on, l’eau était accessible dans le lit de l’oued. Le maraîchage était donc très développé. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de maraîchage. Il est très risqué de se déplacer à cause des mines antipersonnel. La paisible vie d’antan s’est transformée en un véritable calvaire. Beaucoup de personnes ont dû abandonner leur maison et leur potager pour s’installer de l’autre côté de la frontière en territoire algérien. Elles veulent revenir sur leurs anciens sites mais demandent que ceux-ci soient d’abord sécurisés et pour les hommes et pour le bétail, en les débarrassant des mines. La question du retour des déplacés revient sans cesse dans les discussions. Dans l’administration, pratiquement rien ne fonctionne. Une école de 17 classes, avec des dortoirs, une cantine et d’autres commodités figure dans le périmètre miné par les rebelles. Aujourd’hui, des élèves sont astreints à la double vacation sous une paillote. Les agents du centre de santé sont partis. Tinzawaten, localité jadis prospère, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Le point culminant du séjour de la mission fut la rencontre avec la population sortie en masse pour l’occasion. La réunion a eu lieu dans le lit du grand oued. Avant d’exposer leurs préoccupations, les habitants ont salué la présence de l’armée à Tinzawaten. Ensuite, ils ont demandé la réhabilitation de l’ancien site ou à défaut l’aménagement d’un nouveau afin de pouvoir continuer à pratiquer le maraîchage et d’autres activités. Autre demande : le déminage de la route nationale Tinzawaten-Abeïbara. « La récente opération de déminage que nous avons fait en collaboration avec le Génie militaire a certes permis de sauver beaucoup de vies. Mais elle ne concernait que quelques pistes. La zone a besoin d’un déminage à grande échelle afin que ces engins de la mort ne fassent plus de victimes innocentes. Aujourd’hui, la paix est là, mais il faut la préserver », estime Djibril Koné, le directeur du PARGK.
UN MINIMUM D’EFFORT. Au final, c’est une population optimiste sur la résurrection de sa localité et confiante en la reprise prochaine des activités économiques que la délégation a quitté. Trois heures plus tard, elle fit son entrée à Abeïbara, chef-lieu du cercle du même nom. A l’approche de la localité, les installations de télévision et de télécommunication (Sotelma/Malitel, Orange, ORTM) sont visibles de loin. Une fois dans la ville, on longe le centre de santé, la préfecture, le logement du préfet, les châteaux d’eau, le camp militaire et plus loin, un petit quartier où vit la population. Des impacts de balles marquent encore les bâtiments administratifs. Et les traces des actes de sabotage sont perceptibles sur les installations de télécommunication. La rencontre avec la population a lieu dans une salle de classe de l’école. Hommes et femmes, jeunes et vieux souhaitent, en gros, le retour des services techniques, la réhabilitation des moyens de communication (téléphone, radio et télévision), de l’adduction d’eau potable, des actions pour lutter contre le chômage. Le chef de la délégation, Ahmed Mohamed Ag Guidi, fait montre de pédagogie sur la citoyenneté, avant de demander à la population de fournir le minimum d’effort pour protéger les ouvrages réalisés à grand frais par l’Etat et ses partenaires. Le Programme intégré de développement rural de la Région de Kidal (PIDRK) est présent dans la commune d’Abeïbara. Elle a à son actif plusieurs réalisations : l’appui aux maraîchers, la réhabilitation du centre de santé, du forage de l’école, la construction d’un centre d’alphabétisation. Il a octroyé 6 millions Fcfa au conseil de cercle pour le transport de l’eau et pour l’aliment bétail. Des sessions de formation ont été organisées pour les éleveurs et les agents de services techniques. Cette mission de sensibilisations et d’écoute a montré sa pertinence. Des initiatives de ce genre doivent se poursuivre dans la zone, car la population en a véritablement besoin.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

11-08-2010, 22h15

Communique du Conseil de Ministres Malien du 11 Aout 2010

Le Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 août 2010 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République. Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de textes et procédé à des nominations.
AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Centre de Formation Pratique en Aquaculture de Molodo.
La création du Centre de Formation Pratique en Aquaculture de Molodo s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi d’Orientation Agricole. Elle vise à doter le secteur de la pêche d’un encadrement adéquat.
Le centre est destiné à former les titulaires du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) et à assurer le recyclage et le perfectionnement des cadres et des producteurs de l’aquaculture dans les domaines de l’élevage des poissons, des crevettes d’eau douce, des coquillages et de la culture des algues.
Le centre est un établissement d’enseignement technique et professionnel créé sous forme de service rattaché. Il comporte deux cycles de formation : le cycle des Techniciens et celui des Agents Techniques.
Sur le rapport du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, le Conseil des Ministres a adopté :
1°) Les projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de Financement, signé à Bamako, le 19 juin 2010, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement (IDA), pour le financement du Projet d’Accroissement de la Productivité Agricole.
Par cet Accord de financement, l’Association Internationale pour le Développement met à la disposition du Gouvernement du Mali un prêt d’un montant de 34 milliards 134 millions 870 mille francs CFA environ destiné au financement du Projet d’Accroissement de la Productivité agricole.
Le projet, objet du financement, vise à accroître la productivité des petits exploitants agricoles et des producteurs agro-industriels dans les systèmes de production ciblés.
2°) Les projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Abidjan, le 26 mai 2010, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), relatif au financement du projet de la route Bandiagara-frontière Burkina Faso « Tronçon III : Koro-frontière Burkina Faso ».
Par cet Accord, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique, consent au Gouvernement du Mali un prêt d’un montant de 4 milliards 866 millions 511 mille francs CFA environ en vue du financement partiel du projet de route Bandiagara – frontière du Burkina Faso.
Le projet de route, objet de l’Accord, porte sur la construction et le bitumage du 3ème tronçon de la route reliant Koro à la frontière du Burkina Faso, d’une longueur de 31 kilomètres.
Il permettra d’assurer le désenclavement intérieur et extérieur du pays, de réduire le temps et les coûts de transport des produits et d’améliorer la sécurité routière.
Sur le rapport du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget, le Conseil des Ministres a adopté :
1°) Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du village artisanal de Mopti au profit du Ministère de l’Artisanat et du Tourisme
La construction du village artisanal de Mopti s’inscrit dans un programme de construction de villages artisanaux entrepris par le Gouvernement en vue de doter les artisans d’un cadre approprié pour l’exercice de leurs professions.
Le marché, confié à l’Entreprise ECONI, est financé par le budget national pour un montant de 1 milliard 758 millions 960 mille francs CFA environ avec un délai d’exécution de 12 mois.
2°) Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux études architecturales et techniques, au contrôle et au suivi des travaux de construction et d’équipement d’une cité universitaire de 4 000 places sur la rive droite à Kabala.
La construction et l’équipement d’une cité universitaire de 4 000 places à Kabala s’inscrit dans le cadre de la recherche de solutions aux problèmes sociaux auxquels font face les étudiants dans leur vie quotidienne et qui influent négativement sur les résultats académiques.
Le marché, d’un montant de 1 milliard 759 millions 57 mille francs CFA environ, est confié au Cabinet d’Architecture et d’Urbanisme (CADAU) pour un délai d’exécution de 570 jours.
Il est entièrement financé par le Budget National.
3°) Un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport des pèlerins maliens de la filière gouvernementale et de leurs bagages sur les lieux saints de l’Islam.
Par ce projet de décret, le Gouvernement attribue à la Compagnie Nouvelair Tunisie , le marché relatif au transport aller et retour de l’ensemble des pèlerins maliens de la filière gouvernementale ainsi que de leurs bagages.
Le marché porte sur un montant de 1 milliard 721 millions 887 mille francs CFA environ.
4°) Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de l’Escadron de Gendarmerie de Taoussa.
La construction et l’équipement de l’Escadron de Gendarmerie de Taoussa procède de la volonté du Gouvernement d’assurer la sécurité des personnes et des biens.
Le marché, d’un montant de 1 milliard 249 millions 67 mille francs CFA environ, est attribué à l’Entreprise de Construction Niogodèmè (ECONI) pour un délai d’exécution de 180 jours.
Il est entièrement financé par le Budget National.
5°) Un projet de décret portant approbation du marché relatif à la réalisation de travaux de voirie et de drainage des eaux pluviales du site des logements sociaux de Bamako, tranche 2009.
Le présent marché concerne les travaux de voirie et de drainage des eaux pluviales du site des 1 180 logements sociaux de Bamako.
Le marché est conclu avec l’Entreprise COVEC-Mali pour un montant de 3 milliards 639 millions 58 mille francs CFA avec un délai d’exécution de 45 jours.
Il est entièrement financé par le Budget National.
6°) Deux projets de décrets portant approbation des marchés relatifs à l’acquisition de moyens de productions mobiles et de transmission audio et télévisuelle numérique pour le compte de l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM), Lots n°1 et n°2.
Par l’approbation de ces marchés, le Gouvernement renforce les capacités d’intervention de l’ORTM en le dotant d’équipements mobiles de production, de reportage et de retransmission audio et télévisuelle moderne.
Ces marchés divisés en 2 lots, visent à équiper l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali de deux Cars Régie Vidéo (OBS-Van) et de 16 caméras numériques.
Le 1er Lot, d’un montant de 2 milliards 651 millions 431 mille francs CFA environ, est attribué à la société Valério Maioli pour un délai d’exécution de 147 jours.
Le 2ème Lot, d’un montant de 1 milliard 197 millions 228 mille francs CFA environ, est attribué à la Société Studiotech pour un délai d’exécution de 175 jours.
Ces équipements sont destinés à la couverture des grands événements nationaux et internationaux et à leur transmission en direct par satellite.
Ces marchés sont entièrement financés par le Budget National.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE :
Premier Conseiller à l’Ambassade du Mali en Espagne :
- Monsieur Boubacar S. TOURE, Conseiller des Affaires Etrangères ;
Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Mali en Espagne :
- Monsieur Alioune SENE, Contrôleur Général de Police ;
Premier Conseiller à l’Ambassade du Mali en Inde :
- Monsieur Seydou COULIBALY, Conseiller des Affaires Etrangères ;
Premier Conseiller à l’Ambassade du Mali au Brésil :
- Monsieur Tidiani SY, Conseiller des Affaires Etrangères ;
Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali au Brésil :
- Monsieur Bouréïma SEYBA, Inspecteur du Trésor ;
Vice – Consul au Consulat du Mali à Guangzhou (Chine) :
- Monsieur Sidiki KOÏTA, Conseiller des Affaires Etrangères ;
Conseiller au Consulat du Mali à Guangzhou (Chine) :
- Madame Fatim TOURE, Conseiller des Affaires Etrangères.
Secrétaire Agent Comptable au Consulat Général du Mali à Guangzhou :
- Monsieur Mamadou Lassine SANGARE, Inspecteur du Trésor.
Vice – Consul au Consulat du Mali à Douala :
- Monsieur Mahamadou OUEDRAGO, Conseiller des Affaires Etrangères ;
Vice – Consul au Consulat du Mali à Abidjan :
- Madame SYLLA Diaminatou TRAORE, Conseiller des Affaires Etrangères ;
Chef de la Mission Commerciale du Mali à Abu-Dhabi :
- Monsieur Sidi THIAM, Juriste ;
Chef du Bureau de Coopération du Mali au Venezuela :
- Monsieur Moussa KEITA, Inspecteur des Services Economiques ;
Conseiller à la Communication à l’Ambassade du Mali à Bruxelles :
- Madame Fatoumata DIALLO, Journaliste et Réalisateur.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE :
Conseiller Technique :
- Madame Bintou NIMAGA, Ingénieur des Eaux et Forêts.
Koulouba, le 11 août 2010
LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT P.O
LE SECRETAIRE GENERAL ADJOINT,
Mamadou TRAORE
Chevalier de l’Ordre National

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

11-08-2010, 20h36

Mali: un douanier et un militaire enlevés-AFP/11/08/2010| Mise à jour : 18:46


Un collaborateur des douanes et un militaire maliens ont été enlevés hier par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) dans le nord du Mali, a-t-on appris auprès de leur famille et des autorités maliennes.
"Aqmi a enlevé mardi dans le nord du Mali un guide-douanier et un membre de la garde nationale", a déclaré un responsable du gouvernorat de Kidal (nord-est), région dans laquelle l'enlèvement a eu lieu.
"Ils ont été enlevés mardi dans la région de Kidal par Al-Qaïda qui leur reproche de lui être hostile", a de son côté déclaré Moctar Ag Klinine, un parent de l'un des deux hommes enlevés.
Un responsable du ministère malien de la Sécurité a confirmé l'information.
"Avec le guide-douanier et l'élément de la garde nationale, il y avait d'autres personnes qui ont été épargnées. Ce qui veut dire que les personnes arrêtées étaient ciblées", a ajouté la même source.
Une autre source des services de sécurité au Mali a désigné une certain "Taleb, un Touareg" lié à Aqmi, qui pourrait être "l'auteur de l'enlèvement des deux personnes".
"Aqmi les avait dans le collimateur. Et ils étaient au centre d'une lutte d'interêt, une lutte pour le leadership dans la région de Kidal. L'une des deux personnes enlevées a été blessée", a ajouté la même source.
Aqmi commet des attentats et procède à des enlèvements dans une vaste zone désertique aux confins de la Mauritanie, de l'Algérie, du Mali et du Niger.
La branche d'al-Qaida au Maghreb avait revendiqué le 25 juillet l'exécution d'un otage français de 78 ans, Michel Germaneau, enlevé au Niger en avril et transféré au Mali. Un raid mené le 22 juillet par des militaires français et mauritaniens pour tenter de le retrouver - au cours duquel sept djihadistes ont été tués - avait échoué.
Aqmi retient toujours prisonniers dans le nord du Mali deux otages espagnols, Albert Vilalta et Roque Pascual, enlevés en novembre 2009 en Mauritanie.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

10-08-2010, 20h11

juste pour dire au freres le vrais nom de sidimohamed ag acherif

Sidimohamed ag A cherif conu sous le nom de marzoug et areter ce matin a tekankant 50 km de kidal sur la route de aguelhok
blesse au bart et a la tete main d apret une information les bleussures ne son pas tres grave .et nous demendon le grand dieu de nous aider a s ensortire de ce cochemard moi je nomme aucun ni alkaida ni autre ci je dit cochemard par ce que ce qui et ariver a mon frere et variment barbar et je sais ce une chose qui ne fait que s agraver ....................

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

10-08-2010, 19h18

Demain Mercredi, premier jour du Ramadan en...

Assalam alaikoum,
L'Arabie Saoudite,L'Indonesie, la Malaisie, la Libye, et la Jordanie annoncent demain Mercredi comme premier jour du mois de Ramadan.
A toutes et a tous un bon mois de Ramadan

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

10-08-2010, 15h53

Alqaida au Nord du Mali:

Ce matin vers neuf heure Alqaida enlève un homme brave des touaregs à 60 km de kidal nommé Marzoug AG Alhousseiny douanier à Tessalit frère de feu Commandant Ibrahim AG Alhousseiny, vous n'ètes pas au courant de la terreur qu'il sème dans le monde entier luttons contre ces terorristes dans un no mans land mettre une sécurité des perssonnes et des biens merci a suivre.


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

09-08-2010, 17h56

nouveau site: Infomali.net

Il y a un nouveau site se nommant:
Infomali.net
le 1er site Malien d'informations indépendantes.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

08-08-2010, 18h48

Le Mali l’AQMI et e peuple nomade Touareg.

Le Mali l’AQMI et e peuple nomade Touareg.
Réponse au journal le monde date du 08-08-2010
Nous tenions à expliquer un phénomène très importent qui existe entre le Mali l’AQMI et le peuple nomade Touareges.
Prenons la période d’avent la date du 23 mai 2006 au nord du mali.
Période avent la quelle le nomade Touareges disposait d’une autorité sur son sipos territoire c’est à dire la zone du Sahara malienne cette fameuse AQMI et même le GSPC n’était pas connues de tous les habitant de cette zone comme elle le son actuellement.
-Pendant la même période les Touaregs ont montre leur volonté de lutte contre ces organisations en leur livrant même des bétails dans la zone de Tombouctou prêt de la frontière Mauritanienne précisément à 60 Kms d’Arawane chose qui a coûter 5 morts et plu sueurs blesses au Touaregs de l’Alliance .1
Il avaient signe un accord le 4 juillet 2006 à Alger .dans le quel figure la création d une unités spécial compose de milles (1000) éléments à 60% Touareges pour luter contre le terrorisme et la trafique de drogue dans cette zone.
Vous vous êtes jamais poser les questions pourquoi et comment toutes ces nobles volonté ont échouer ?
Ce très simple !
1-Non respect des accords d’Alger par les autorités maliennes en ce qui concerne la création des unités spécial.
2-La militarisation de la zone à l’intention de surveiller les mouvements Touareges par crainte d’éventuelles mobilisations, ce qui à entraîner des paniques et des traumatisassions sociaux qui à même causer l’exile de ces habitants vers l’Algérie le Niger et d’autres pays frontalier au lieu de surveiller ces mouvements islamique.
Comment un pays censé combattre ces mouvements islamique qui est l’une des premières pays en Afrique a chante la chanson de la lutte contre le terrorisme dont les auteurs sont l’USA et l’UE a put marginaliser ou même prive de ces droits un peuple nomade minoritaire et misérable que ne vit que de quelques bétails qui à peine les moyens de survivre ; malgré tout cela lui à offert son aide humain et l’accuse de complicité aujourd’hui avec l’AQMI ?
A vraie dire le Mali tire profit de l’AQMI puisque il ce sert de lui comme prétexte pour obtenir les aides des USA et de l’UE et d’autres grande puissance ayant le même slogan, qui sont ensuite orientées vers d’autres domaines qui n’ont rien à voir avec cette cause (LA MENDICITÉ AUX DÉMOCRATES INTERNATIONAUX).
Que pourra faire un peuple abandonner à lui-même dans la misère et l’oublie par les pays auquel il est si poser appartenir que de saisir ‘occasion que lui offre une organisation international dont il ignore l’origine le but exacte sur tout que cette dernière est nommer islamiste (notre religion ).
Source azawad-air.com Imane Imanine

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

06-08-2010, 12h50

Jeu Politique Grandissant :

Bonjour mes amis de KI, je pense que tant qu'on a ces deux aspects dans la tete on ne peut pas dire qu'on aime sa Région ni son pays, et il y'a des personnes qui contre les interets des autres agissent n'importe comment ne controle pas ce qu'ils disent, c'est pas dans cette strategie qu'on va constriure ca ne fait que créer des mécontents jouer sa politique de l'autriche
laisser nous ce n'est pas le moment de créer de problème à la Région travailler et on va s'en sortir faire quelque chose pour les populations au lieu de créer
des tandances, des clans on ne soutient pas des divisions pour bien regner non au contraire ils doivent quitter cette Région laisser la société faire son travail .
Har alwak.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

05-08-2010, 19h24

AQMI aurait organisé des filières d’immigration clandestine pour se financer


Selon des éléments fiables obtenus auprès de sources sécuritaires sur le terrain, l’organisation Al Qaïda au Maghreb Islamique(AQMI) opérant dans le corridor sahélien, aurait selon ces sources « structuré une filière d’immigration clandestine très élaborée », qui lui permettrait à la fois de se financer et d’envoyer des agents dormants potentiels en Europe. La diversification des sources de financement d’AQMI serait au cœur des préoccupations des acteurs impliquées dans la sécurisation du Sahel, dont les Etats-Unis, qui ont déjà lancé une offensive massive pour réduire le narcotrafic, considéré comme une source potentielle de financement extrêmement inquiétante. A l’image des groupes mafieux, AQMI est en effet à la recherche du meilleur financement avec un ratio coût/opportunité le plus intéressant, ce qui aurait poussé l’organisation terroriste à lentement glisser du narcotrafic vers l’immigration clandestine.
Contrôler et organiser des flux humains correspond plus à la « culture » d’AQMI, puisque cela permet de valoriser des « savoir-faire »-notamment en termes de clandestinité, de fabrication de faux papiers, de passage de frontières-qui ont été largement perfectionné à travers le long affrontement avec les services de sécurité algérien par le Groupe Salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) , qui constitue l’ossature principale d’AQMI. De plus, le glissement du narcotrafic vers l’animation de réseaux d’immigration clandestine correspond plus aux valeurs extrémistes Salafiste d’AQMI, le commerce de drogue, les « Moukhâdirates » étant considéré comme un pêché mortel par l’islam. Cet interdit religieux était jusque là contourné par une fatwa qui permettait aux candidats au djihad de transgresser les préceptes de l’islam au nom de la cause Djihadiste ou Salafiste. En réalité, AQMI vient tout simplement remplir un vide au niveau de l’organisation des filières d’immigration clandestines en Afrique Subsaharienne, puisque les réseaux actuels ne parvenaient pas à assurer aux candidats au départ des conditions de sécurité suffisantes, notamment à l’égard des femmes qui étaient souvent victimes de viols, comportements que réprouvent les terroristes islamistes. Au-delà de ces éléments, le risque le plus important aujourd’hui est de voir AQMI commencer à recycler une partie de ses fonds vers l’économie légale ou semi légale dans la région, ce qui rendrait le financement de plus en difficile à détecter par les structures de forces régionales et par les services de renseignements actifs dans la région. Selon un témoignage d’un agent de la CIA, l’a centrale américaine serait en train de plancher sérieusement sur le sujet et aurait réuni plusieurs experts de la question afin de lui préparer une riposte adaptée à ce nouveau sujet.
Mercredi, 04 Août 2010 - Marion Zunfrey
Sahel Intelligence

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

04-08-2010, 18h40

Le Mali, un dindon farci (Canard Déchainé)

Le Mali, un dindon farci
Canard Déchainé, 04/08/2010

La France aurait-elle soutenu une action militaire anti –terroriste au nord du Mali sans consulter les autorités maliennes ? Une certitude : dans cette affaire, le Mali n’est pas seulement le dindon de la farce. Mais un dindon farci.
Le 22 juillet dernier, les Groupes spéciaux d’intervention (GSP) de l’armée mauritanienne, ont attaqué une base d’ Al- Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), sur le territoire malien. Cette intervention mauritanienne, a bénéficié de l’appui « technique et logistique » de la France, qui espérait libérer, du même coup, Michel Germaneau, retenu comme otage par AQMI.
L’opération, a mal tourné. Puisqu’elle n’a pas permis de libérer Michel Germaneau. Au contraire, deux jours plus tard, celui-ci est exécuté par ses ravisseurs, pour venger six des leurs, tués au cours de ce raid.
Sous le choc, l’Elisée a déclaré que la mort de Michel Germaneau ne restera pas impunie. Avant d’envoyer Bernard Couche-nerf, le ministre français des Affaires Etrangères, à Nouakchott, Bamako et Niamey, pour une meilleure coordination de la lutte contre AQMI.
Le Mali est le dindon de la farce dans cette affaire. Si, dans sa stratégie de lutte contre le terrorisme, il a accordé à certains de ses voisins, le « droit de poursuite sur son territoire », on se demande, comment une opération militaire étrangère, peut-elle être menée sur le sol malien, sans la participation de l’armée malienne ! Tout comme, on peut se poser la question de savoir, pourquoi la France a-t-elle, décidé d’apporter son « soutien technique et logistique », dans une opération militaire mauritanienne visant à prévenir une attaque d’AQMI sur son sol ?
L’attitude de la France est difficile à comprendre. Car, lors des négociations pour la libération de Pierre Camatte, un autre Français, kidnappé par Al- Qaïda, dans le désert malien, la Mauritanie avait manifesté son hostilité, face à l’échange de « prisonniers » proposé par Al- Qaïda et accepté par la France. Pierre Camatte a été libéré saint et sauf. Mais dès le lendemain, la Mauritanie rappelle son ambassadeur, en guise de protestation.
Pourquoi, la France, dans l’affaire Germaneau, a-t-elle privilégié l’option militaire ?
Aimé

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

04-08-2010, 10h34

le 25/09/2010, rencontre aéro-saharienne à Ploemeur (Morbihan)

Programme:
10H – 10H30 : Accueil et ouverture de l'exposition
10H45 - 12H : Projections du court métrage « Sahara, Terre de Vérité » et du diaporama-débat :
« La tragique saga de Bill Lancaster »,
12H – 12H30 : Apéritif à l'Océanis,
13H – 16H : Repas des Passionnés du Sahara et d'aéronautique au Restaurant « Les Salons du Golf de Ploemeur-Océan ».
Ouvert à tous, sur inscription avant le 15 sept 2010 au 06 88 96 99 47 Prix : 30€
17H :Clôture de la Rencontre Aéro-Saharienne et de l'exposition
Entrée libre et gratuite au Centre Culturel de l'Océanis

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

03-08-2010, 17h51

Kidal avec les postes de sécurité est devenue la Bande de Gaza :

ce n'est pas fouiller les populations les ONGs qui subviennent aux pauvres de cette Région empècher la circulation des uns et des autres. Kidal tjours zone militaire jusqu'a quand on est dans cette dictature pour le peuple touareg ca revient chaque jours et les hommes ne peuvent que lutter jusqu'a la fin du monde ils sont des braves et j'espère qu'ils ne vont pas ceder a ce jeu que l'Etat nourri dans ce grand nord .


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

03-08-2010, 10h01

No man's land ?

Tribune des lecteurs - 3 août 2010
Editorial
No man's land ?
Par Tarik Hamza
L'intervention française au Mali, aux côtés des troupes mauritaniennes, puis l'assassinat de l'otage français Michel Germaneau, qui s'en est suivi, ont braqué les projecteurs de l'actualité sur la région du Sahel, un immense territoire qui chevauche entre plusieurs pays. Sans être un no man's land, loin s'en faut, ce vaste territoire ne manque pas d'attirer les convoitises des puissances étrangères, au vu des richesses qu'il recèle.
Aujourd'hui, on parle de terrorisme et d'El Qaida au Maghreb, et cela justifie tous les dépassements. Dans la réalité, le terrorisme n'est qu'un prétexte et El Qaida est une couverture commode. On a là toute une région où le grand banditisme se livre à toutes sortes de trafics, depuis les cigarettes Marlboro jusqu'au commerce des armes, en passant par la drogue et autres produits.
Alors que les potentats locaux, qui ont passé des contrats douteux avec les firmes étrangères pour l'exploitation des richesses minières de la région, ont assis leur pouvoir sur la corruption et la répression, les populations locales font face à la misère, aux famines et aux maladies.
Une grave sécheresse a décimé les troupeaux et plus rien ne pousse sur les sols privés de la moindre goutte d'eau. Il n'y a plus de mil, de riz ni de lait à donner aux enfants, qui souffrent de malnutrition.
En déclarant la guerre à El Qaida, Nicolas Sarkozy fait mine d'oublier que c'est la misère qui fait le lit de la révolte et qui nourrit les rangs des groupes armés, portés sur les enlèvements et sur tous types de ventes illicites. Cette même misère est la cause de la migration clandestine, qui vient grossir et allumer les banlieues françaises.
Les solutions proposées par Nicolas Sarkozy de déchoir de leur nationalité certains citoyens français issus de l'immigration comme lui, ou de s'attaquer aux populations du Sahel, ne font que mettre le feu aux poudres, et ne résoudront jamais la quadrature du cercle du phénomène de la violence et de la migration clandestine en provenance du Sahel.
Il aurait mieux valu consacrer une partie de l'énergie et des moyens mis en oeuvre à aider les pays du Sahel à se développer. En effet, seul le développement économique peut aider ces régions du Sahel à sortir de la spirale de la violence dans laquelle le tourbillon de la misère est en train de les attirer inexorablement.
Bien entendu, peut-on demander à un président de la droite française, plus proche des thèses lepénistes que du devenir de sa propre population des banlieues, de songer à faire le bonheur des gens du Sahel ? C'est presque un non-sens.
Il reste seulement à espérer que ses gesticulations seront sanctionnées par une bonne partie de l'électorat français, et que son discours droitier sera la cause de son naufrage aux élections présidentielles de 2012. Il n'y a qu'à voir sa descente aux enfers dans les sondages pour comprendre qu'il en sera ainsi, sauf si l'opposition socialiste n'arrive pas à surmonter ses divisions et lui laisse le champ libre pour une fois de plus enfourcher le cheval de bataille de la xénophobie raciale et de la préférence pour les stars du Cac 40, par le biais d'un nouveau bouclier fiscal.
T.H.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

03-08-2010, 00h32

Le Sahel, sanctuaire d'Al Qaida

Face à des Etats défaillants et jouant de frontières incontrôlables, les djihadistes ouvrent un nouveau front
Y a-t-il eu des négociations entre la France et les djihadistes d'al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) qui retenaient Michel Germaneau en otage et l'ont exécuté? Non, selon les autorités françaises qui affirment n'avoir eu aucun contact avec les ravisseurs. Le groupuscule islamiste, lui, assure le contraire, dans un message diffusé dimanche 1er août par des sites proches de son idéologie. «Honte à la France et à son président, qui a lancé son raid alors que des négociations étaient en cours», déclare le chef d'Aqmi, l'Algérien Abdelmalek Droudkal. Michel Germaneau, âgé de 78 ans, était détenu par une cellule d'Aqmi dirigée par un autre Algérien, Abdelhamid Abou Zeïd. Décrit comme «violent et brutal», ce-dernier a exécuté, il y a 13 mois, Edwin Dyer, un otage britannique. L'Aqmi réclamait alors que Londres oeuvre à la libération de membres de l'organisation prisonniers dans des pays du Sahel. Les Britanniques avaient refusé.
L'assassinat de Michel Germaneau illustre à la fois la montée en puissance d'al Qaida au Sahel, une région désertique qui fait cinq fois la superficie de la France et où, les frontières sont quasi inexistantes, et le poids grandissant des Algériens dans cette organisation. Depuis que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc), créé en 1998 par l'Algérien Hassan Hattab, a fait allégeance, en janvier 2007, au chef spirituel d'al Qaida, Oussama Ben Laden, le groupe terroriste algérien a gagné des galons dans le cercle des intégristes africains. Abdelmalek Droukdel, l'émir d'Aqmi, surnommé le Ben Laden du Maghreb, recrutent ses hommes dans des pays comme la Somalie, la Mauritanie, le Nigeria. Profitant des conflits religieux, Droukdel multiplie les appels au Jihad en direction des pays de l'Afrique subsaharienne. Il propose, entre autres, d'encadrer et d'entrainer les potentiels candidats à la guerre sainte.
Un chimiste à la tête du djihad
Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussab Abdelwadoud, est né, il y a quarante ans, à Meftah, dans la banlieue sud d'Alger. Dès l'enfance, il fréquente les milieux fondamentalistes algériens. Avec l'émergence du Front islamique du salut (Fis), le jeune Droukdel adhère aux idéaux islamistes. Licencié en chimie en 1994, il rejoint le maquis la même année, matérialisant ainsi son engagement au sein du Groupe islamique armé (GIA). Cet homme, qui a l'ambition de fédérer les intégristes africains, préside aux destinées d'Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) qu'il a placé sous la tutelle d'Oussama Ben Laden.
Ce groupe terroriste, confie un spécialiste du terrorisme en Afrique subsaharienne, comptait en juillet 2010 près de 300 membres organisés en deux Katibas, sorte de camps d'entrainement mobiles qui opèrent par surprise. Essentiellement constitués de jeunes somaliens, mauritaniens et nigérians, ces Katibas ont adopté le mode de vie des bédouins. Ils sont nomades et vivent des rapts et des taxes qu'ils prélèvent sur les caravanes de passage dans le Sahara. Ils sont dirigés par les lieutenants algérien de l'émir, Mokhtar Belmokhtar, un algérien de 38 ans, qui a établi ses quartiers dans le Nord Mali, et Abdelhamid Abou Zeid, le ravisseur de Michel Germaneau. Spécialiste des prises d'otages et des exécutions de touristes occidentaux. Mais, certaines sources parlent d'un réseau de bandits en tout genre, qui enlèvent des Occidentaux de leur propre initiative avant de les revendre aux terroristes d'Aqmi. Ces derniers s'adonnent à toute sorte de trafic pour financer leurs activités terroristes et faire vivre leurs combattants, qui le plus souvent ont abandonné famille et patrie pour la cause.
Avec la double mission d'instaurer «un califat planétaire» et de «combattre les croisés», les terroristes ont fait de la bande saharo-sahélienne, leur zone d'opération privilégiée. En raison de ses richesses naturelles - uranium,pétrole, gaz-, cette région désertique suscite la convoitise des pays occidentaux, de la Chine et... les terroristes islamistes.
Des frontières poreuses, une zone désertique difficile d'accès, des touristes occidentaux en expédition, les émules de Ben Laden et d'Abou Moussab Al-Zarkaoui ne pouvaient rêver de meilleur cadre pour faire leur nid en Afrique. Ils orchestrent des attentats suicides contre des cibles militaires en Algérie, enlèvent et assassinent des touristes occidentaux, organisent des prises d'otages et s'adonnent occasionnellement au trafic de drogue et à la contrebande. Et pour toutes ces crimes sont activement recherchés par Interpol.
Sur le plan géopolitique, la région est formée d'Etats instables. La Mauritanie est en passe de battre le record du monde de putschs militaires tandis qu'au Niger une junte a chassé le président Tandian du pouvoir. Traqués par les forces de sécurité algériennes, les terroristes ont ouvert un front en Afrique subsaharienne. Une aubaine parce que les États de la région ne sont pas assez forts pour repousser leurs assauts.
Forte tradition d'instabilité
Moustapha Sow, doctorant en Histoire à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar rappelle la tradition d'instabilité du Sahel.
«Historiquement, le Sahel avait été le centre du commerce transaharien entre les pays du nord et ceux du sud. C'était un carrefour commercial qui a perdu son aura à cause de la présence européenne qui a réorienté les pistes commerciales avec le commerce transatlantique. En cette période, les marchands étaient souvent victimes de guet-apens et de banditisme».
Les pays de la zone saharo-sahélienne, l'Algérie et surtout la Mauritanie et le Mali, ne semblent pas suffisamment armés pour contrer ces hommes du désert. Engagés dans une guerre imposée par les conséquences de l'après 11 septembre, ils n'ont pas les moyens de contenir l'assaut des terroristes. Cette tâche est d'autant plus difficile que cette région désertique, qui va de l'océan atlantique à la mer rouge, est une terre d'irrédentisme. Le Polisario revendique son autonomie dans le Sahara occidental, la rébellion Touareg sévit dans le nord du Mali, les Toubous du Tchad réclament leur indépendance.
Dans ce contexte, la France a bien du mal à avoir une stratégie militaire cohérente. Babacar Justin Ndiaye, consultant international sénégalais, explique cette difficulté par l'immensité de «la zone de non droit»:
«Au risque de s'embourber dans une guerre sans issue, la France ne peut pas avoir de programmes militaires au Sahara. Elle ne peut opérer que par des opérations ponctuelles».
Extrêmement mobiles et bénéficiant, selon un officier malien, de soutiens au sein des forces armées des différents pays concernés, Aqmi n'a pas fini de semer la terreur dans le désert.
«Personne ne maîtrise leur organisation. La porosité des frontières leur permet de passer d'un pays à un autre sans grande difficulté. Ils connaissent les mouvements de toutes les armées parce que certains de leurs frères sont sous les drapeaux. Il est extrêmement difficile de mettre fin à leurs agissements», déplore un officier malien ayant participé à l'analyse de l'attaque franco-mauritanienne visant à libérer l'otage français Michel Germaneau.
Stratégie commune
Au Mali, la rébellion touareg du nord ne laisse pas à l'armée les moyens de s'en prendre aux Islamistes. Aqmi tire profit de l'irrédentisme des tributs touaregs, avec qui il a fini par nouer des relations de bons voisinage. Ibrahim Ag Bahanga, le chef de file de cette rébellion du Nord-Mali, serait aujourd'hui lié à ces djihadistes avec qui, il a pourtant eu des différents en 2006.
Conscient de ses limites face à une probable alliance Touareg-Aqmi, le président malien s'est engagé à réunir ses pairs pour élaborer une stratégie commune de lutte contre le terrorisme. Il préconise la mise sur pied d'un commandement régional mais bute sur des différents politico-diplomatiques. Après la libération de quatre terroristes par Bamako en échange de l'otage français Pierre Camatte, Alger et Nouackchott avaient exprimé leur désapprobation en rappelant leurs ambassadeurs.
Tandis que les pays concernés ne parviennent pas à s'entendre pour se défendre, al Qaida au Maghreb islamique continue de tisser sa toile et d'avancer vers le sud.
Ndèye Khady Lo
www.slate.fr/27-07-2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

02-08-2010, 18h26

Cheick libérer :

Quand on ne cherche pas a communiquer et poser les problèmes sur table il y'aura tjours des mécontents et lorsqu'on met le couteau dans la plaie ca va faire mal, c'est pas dans ce sens qu'on va avancer que chacun reste dans sa responsabilité et ne fais pas double jeu aux hommes un jour il te prendrons dans leurs mains vive les hommes de l'Azawad .


1 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

01-08-2010, 10h38

Cheikh Aoussa en prison

Suite à un échange violent avec Abdousalam Ag Assalat et le ministre Kafougouna Koné, Cheikh Aoussa les aurait insulté et même menacés de mort ce qui lui aurait valu d'être arrêté et emprisonné à Kidal.


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

31-07-2010, 13h40

Le Mali va-t-il lâcher l’Aqmi ? (Liberté) 31-07-2010

Liberté - 31 juillet 2010
L’ambassadeur d’Algérie à Bamako regagne son poste
Le Mali va-t-il lâcher l’Aqmi ?
Par : Mounir Boudjema
Avec le retour de l’ambassadeur d’Algérie à Bamako, Nouredinne Ayadi, après 5 mois de brouille diplomatique avec le Mali, on est en droit d’espérer un réchauffement avec le régime d’Amané Touré (ATT). Un rapprochement qui doit être validé par la réalité du terrain antiterroriste.
Une semaine après l’exécution de Michel Germaneau et près d’un mois après l’embuscade de Tinzaouatine, la situation au Sahel, dans le triangle Tessalit-Tombouctou-Kidal, n’a jamais été aussi incertaine. Le raid du service action de la DGSE, sous couverture des troupes mauritaniennes des Groupes spéciaux d’intervention (GSI), unité formée par le COS français, a permis de neutraliser 6 terroristes (sur un contingent estimé à 450 dans la région), mais a surtout mis en lumière la difficulté de s’attaquer à l’Aqmi qui est, dans le nord du Mali, comme un poisson dans l’eau.
La situation après ce raid est en train de déboucher sur une redistribution des cartes dans la région sahélienne. L’Algérie va certainement accélérer la mise en place du comité d’état-major de Tamanrasset qui regroupe les pays concernés par l’implantation du GSPC dans le Sahel. Le montage d’une telle structure politico-militaire n’est pas facile, surtout que le méfiance règne entre ces armées qui semblent avoir des vues divergentes sur le traitement du terrorisme.
La position du Mali est au cœur des débats. Particulièrement l’attitude d’ATT dont la connivence avec l’Aqmi a dépassé les frontières du tolérable. Car le raid français semble avoir été projeté au-delà de la volonté de Bamako puisque ATT, présent au sommet de N’Djamena, semble avoir été averti 6 heures après le déclenchement de l’opération programmée à 5h, au cœur du territoire malien. Les observateurs de la scène sahélienne sont unanimes pour indiquer que Paris semble avoir le soutien nécessaire du côté de la Mauritanie pour organiser une opération secrète, par crainte des fuites vers l’Aqmi, afin de récupérer son otage en mettant de côté Bamako. Mais l’échec du raid dans sa partie “récupération” a contraint Paris à dépêcher Bernard Kouchner afin d’apaiser les tensions naissantes et donner, ainsi, un autre sursis aux hésitations d’ATT.
Le président malien sort, paradoxalement, vainqueur de cette partie de billard au Sahel. Avec l’Aqmi, auquel il a concédé des niches territoriales dans le nord du Mali, notamment du côté de Tessalit et Agel’hok, il garde sa réputation de bon hôte intacte. À aucun moment, le communiqué de l’Aqmi ne stigmatise le Mali. Même le radical Abou Zeïd est conscient que son groupe ne serait jamais inquiété tant qu’il a la double protection des notables barabiches de Gao et celle des conseillers d’ATT qui tirent les ficelles. Cette promiscuité avec le groupe salafiste a pris une autre dimension avec l’émergence des cartels sud-américains qui découvrent, dans cette partie du Sahel, avec ses pistes d’atterrissage clandestines, ses semi-remorques à foison et la protection armée des brigades de l’Aqmi, un véritable paradis pour prospérer. Une “zone grise” où des cargaisons de cocaïne transitent en partance vers l’Europe, souvent à travers le Maroc qui demeure le passage obligé.
Ainsi, le régime malien s’est mis dans l’idée de faire fructifier l’échec français avec une opération de “com” en indiquant, en substance, que la manière forte ne remplacera jamais les négociations. En décrypté, laissez-nous négocier les prix des otages et les commissions qui vont avec, et ne vous mesurez pas à l’Aqmi par les armes, car il maîtrise le terrain. Cette permissivité a donné lieu à une immunité flagrante actuellement, puisque l’Aqmi est en train de recruter à tour de bras.
Les recrues n’ont jamais été aussi nombreuses et différentes : des Mauritaniens épris de salafia, des volontaires somaliens envoyés par le “Shebab”, des désœuvrés targuis issus du Mali, des barabiches de la région Centre et même des Marocains qui se présentent comme des Sahraouis !
Mokhtar Belmokhtar est en train de se constituer une légion étrangère qui risque de grossir rapidement si les pays du Sahel ne mettent pas en sourdine leurs différends et si des États comme celui du Mali continuent de jouer au charmeur de serpent avec le groupe salafiste qui a, admettons-le, déjà réussi à profiter des retombées du raid français pour asseoir encore plus sa base humaine et logistique au nord du Mali.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

30-07-2010, 15h52

Mali: Au cœur du dispositif antiterroriste d’ATT


Le PSPDN et ses hommes
Plus que le camp d’Aqmi, est-ce le dernier-né des projets du président Touré que le raid du 22 juillet a frappé ? De bonne source, ATT venait de signer le décret créant ce « programme spécial » dénommé Programme pour la Paix, la Sécurité et le Développement au Nord (Pspdn). Sous la responsabilité de l’Agence Nationale des Collectivités Territoriales (Anict), le Pspdn, c’est d’abord une équipe légère de coordination de moins de six personnes; huit axes stratégiques, trois volets économique, sécuritaire et militaire ; un budget de près de plus de 60 millions de dollars pour l’horizon 2010-2012. Tout sauf une superstructure.
Le « président ne veut rien qui dérange le dispositif existant mais plutôt d’un mécanisme qui complète l’existant et le coordonnerait mieux », confie un proche du dossier. Raison d’être du programme dont toutes les rencontres décisives se sont jusque-là déroulées au palais de Koulouba? Relever le double défi « de la sécurité et du développement » au Nord du Mali, un trou noir de 700 000 km2, entre les régions de Tombouctou, Kidal et Gao avec plus de 5000 km avec l’Algérie, la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso.
Mieux d’armée et plus d’Etat
Officiellement présenté aux partenaires en début juillet, le PSPDN peut déjà compter sur une trentaine de millions de dollars (un peu moins que la moitié de son coût). Union Européenne, France, Japon, Allemagne, USA, Suède, Canada, Royaume Uni : la liste est longue des pays qui veulent y croire. Hors de question, bien entendu, pour Bamako d’écarter l’approche militaire. « Depuis fin 2009, l’armée s’équipe en matériel militaire adéquat pour assurer la sécurité au Nord », a révélé ATT à la presse, le 8 juin dernier. Des riverains de la route Bamako-Conakry -la capitale guinéenne est le port militaire majeur du Mali depuis les années 1960- attestent avoir vu plusieurs fois « la nuit, des cortèges de matériel militaire se dirigeant vers Bamako ». En outre, les résidents de Gao, Tombouctou et Kidal sont de plus de plus survolés d’hélicoptères de combat en manœuvre. Ces engins ont été achetés en février-mars. Au grand dam des gendarmes de notre économie. Nos partenaires trouvent, en effet, que ce n’est pas bon pour le « Tofe », ce fameux tableau de bord surveillé matin, midi et soir par le Fmi. « Nous n’avions pas d’autre choix que de renforcer et d’adapter notre armement à l’ennemi », justifie t-on en haut lieu. Ensuite, Kidal est « devenu une zone militaire à part entière ». Un haut dans l’entourage du président Touré décode: « ce n’est pas que pour dissuader l’irrédentisme mais pour garder Aqmi dans le collimateur ».
Enfin, le 20 janvier dernier, ATT lui-même a présidé une imposante parade où l’armée a sorti tout son muscle. Anniversaire du cinquantenaire de l’armée malienne, sans doute, mais peut-être un message pour ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, voient encore en le Mali le « ventre mou de l’espace sahélo-saharien ». La sécurité ce n’est pas le fusil seulement mais aussi le renseignement.
Déloger Aqmi du réseau social
Pour ses concepteurs, « le PSPDN requiert des renseignements fiables et mieux coordonnés ». Il faut également un maillage administratif plus serré du territoire, car comme le déplore un ressortissant du Nord, « l’Etat s’arrête à 30 km après Tombouctou ».
Mais l’originalité du PSPDN, s’en réjouit t-on dans l’entourage du président, c’est le dosage entre le militaire, le sécuritaire et l’économique. ATT a toujours soutenu que le terreau malien du salafisme, c’est d’abord la précarité économique des populations du nord. Jadis grands propriétaires d’animaux, celles-ci, en une génération, sont devenues, à cause des sécheresses successives, des prolétaires à la merci du « plus petit dinar ».
Or ce n’est pas seulement l’islam que le salafisme partage avec ses hôtes, mais aussi et surtout ses médicaments et sa semoule. Kidnappeurs la nuit et autant de pères noël le jour. « Déconnecter les barbus du réseau social » devient ainsi la botte secrète du Pspdn à travers « des projets d’assistance économiques» aux communautés du Nord-Mali.
Ces projets ? « Il y en a toujours eu au Nord », relativise un ressortissant du Nord qui pointe un rapport des Nations-Unies estimant à plus de 130 millions de dollars « l’argent englouti dans le développement du Nord » entre 1995 et 2005. En pure perte ? « C’est trop dire », tentent de rectifier les défenseurs du Pspdn : « les besoins économiques du Nord sont aussi immenses que son territoire ». Il s’y ajoute, pour ceux qui sont familiers des programmes de développement, que le PSPDN, à travers son dernier axe stratégique, accorde « une importance sans précédent au suivi et à l’évaluation des activités ».
Les hommes du Pspdn
Ce programme reposera sur des points focaux. Six au total, avec une coordination. Le commando de choc du président, dans un sens. Et le voici :
Mohamed Ag Erlaf : 54 ans, Directeur Général de l’Anict qui pèse soixante millions de dollars par an. Ressortissant de Kidal, ancien rebelle, Ag Erlaf fut près de dix ans ministre avant d’être nommé en 2000 à la tête de l’Anict. En phase avec ATT sur la « lecture du Nord-Mali », c’est lui qui coordonnera le Pspdn qu’il a conçu et préparé. Fédérer, « faire faire » et mieux suivre, voilà l’approche de l’ancien ministre pour lequel le désenclavement du Nord est d’une absolue nécessité. Il faut actuellement « huit heures pour couvrir, non pas en chameau mais en 4x4, les 80 km séparant Tombouctou de Arawane ! » Souris en main, dans son grand bureau de l’Est de Bamako, Ag Erlaf qui passe et repasse la présentation en powerpoint du Pspdn dit également que la justice est un pilier du Pspdn mais il vous assomme par cette révélation : « dans toute la Région de Kidal, il n’y a qu’un juge, Imaginez-vous ! »
Maharafa Traoré : 57 ans, ministre de la justice. Ce grand commis de l’Etat venu au ministère en fin 2007 n’avait pas d’autre choix que de presser le pas. Alors, il propose et fait adopter, en 2009 et pour la première fois au Mali une loi qui définit et punit le terrorisme et le crime organisé. Dans la foulée, il met en place le Programme National Intégré de Lutte contre le Trafic de Drogue et la Criminalité organisée. Dans sa première phase (2010-2011), celui-ci comporte 92 actions visant à réduire « l’utilisation du territoire malien par les réseaux du crime organisé ». Il dispose pour cela de 3 600 000 dollars alloués par le Mali, le Danemark, l’Autriche, le Luxembourg, l’Italie et l’ONUDC. Le ministre est, au sein du Pspdn, le point focal pour tout ce qui touche au crime organisé.
Moussa Kolon Coulibaly, 49 ans, Coordinateur du Programme National Intégré Contre le Trafic de Drogue et la Criminalité Organisée. Magistrat et ancien du Pôle Economique et Financier de la commune III, donc chez le juge anti-corruption du Mali, il est l’œil et l’oreille du ministre de la justice en matière de crime organisé. L’accompagnement technique de l’ONUDC est pour lui une aubaine. Le Mali, dit-il, pas peu fier, « est aujourd’hui le seul pays de la sous-région à disposer d’un programme contre le crime organisé ».
La Gardia de Finanza, la brigade anti-mafia de l’Italie vient juste, à son instigation, de former à Bamako et « pendant trois semaines des juges, policiers et gendarmes maliens aux méthodes d’enquêtes financières ». La mise en place de cellule contre le crime organisé à l’aéroport de Bamako lui tient à cœur. « Ce sera pour très bientôt ». Quant à Aircoop, un projet de partage d’informations pertinentes et en temps réel entre les aéroports de la CEDEAO, « son taux d’exécution est de 50% ». Plusieurs aéroports de la CEDEAO seraient, à ce jour, connectés avec ceux du Maroc et du Brésil, au nom de la nécessaire « visibilité » sur le Maghreb et l’Amérique Latine.
Général Amadou Baba Touré : 61 ans, point focal de la lutte contre le terrorisme.
Pour l’efficacité, ATT l’a nommé Général peu de temps après la fin de sa mission comme gouverneur à Gao où cet ancien préfet et directeur des services de sécurité a servi au plus fort des activités des salafistes et des narcotrafiquants, entre 2003 et 2009. Il passe pour connaître le Nord comme sa poche. Et même si les contours de sa mission doivent être encore mieux définis, il se peut bien qu’il soit pour le président malien une sorte de « National Security advisor » qui compulse, recoupe et synthétise les rapports des « services » ayant trait aux activités terroristes. D’où l’impératif de bonnes relations de travail avec l’ensemble des services de renseignement du pays, voire en dehors. Son travail, naturellement est « top secret ». Il ne vous en dira pas plus.
Lieutenant Colonel Zabour Maïga : 56 ans, Directeur de l’Office central des Stupéfiants (OCS). Homme de terrain, ancien chef de service des investigations de la Gendarmerie nationale et d’enquêtes chez le juge anti-corruption, il est à la tête de l’OCS depuis seulement avril 2010. M. Maiga était avant cette nomination le chef de cabinet à l’Etat major particulier du président, un autre maillon du dispositif sécuritaire national. L’OCS vient d’identifier les locaux où il aménagera. Son plan d’action est en route. Il a une compétence nationale et sa mission est de coordonner la lutte contre le narcotrafic. Il coordonnera, à cet effet, les actions, centralisera, analysera les données et diffusera toute information relative à son domaine de compétence. La formation du personnel requis pour la lutte contre le narcotrafic, c’est aussi lui. Le budget ? « Nous sommes en train de nous mettre en place et tout cela viendra très vite », assure le tout nouveau chef de l’Office.
Colonel Sirakoro Sangaré : 62 ans, patron de la Commission Nationale Contre la Prolifération des Armes Légères depuis la fin des années 1990. Il y avait été nommé par Alpha Oumar Konaré mais il est aussi un proche d’ATT. Le « ramasseur d’armes » voit ses missions renforcées dans le cadre du PSDN lui qui est chargé depuis quinze ans d’enrayer la violence armée en limitant la circulation et l’usage des armes légères. Le Nord -Mali est un des sanctuaires reconnus de ce fléau. Concrètement, il devra obtenir de plus en plus des communautés qu’elles lui rendent leurs armes. Lui, pourrait en échange leur offrir des projets d’intérêt communautaire et ou individuel : animaux, épargne-crédit, puits. La composante s’appelle « armes contre développement ». Elle coûtera cher mais c’est incontournable pour plus de paix et de sécurité dans la zone. Il s’agit, dit-il, d’y mettre le prix.
Adam Thiam

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

29-07-2010, 16h04

La méfiance réciproque entre pays du Sahel freine la lutte contre Aqmi

AFP - 29 juillet 2010
La méfiance réciproque entre pays du Sahel freine la lutte contre Aqmi

BAMAKO, 29 juil 2010 (AFP) - La méfiance réciproque entre pays de la bande sahélo-saharienne freine la coordination indispensable entre eux pour mener à bien la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont les unités restent très actives dans cette immense zone désertique difficile à contrôler.
Le rôle de l'Algérie, puissance militaire et économique de la région, est déterminant, mais contesté, dans ce combat : Alger a créé en avril un poste de commandement (PC) régional à Tamanrasset (sud) pour coordonner les activités de son armée, associée à celles de Mauritanie, du Mali et du Niger.
Si l'Algérie - pays où Aqmi, qui y a ses racines, commet de nombreux attentats - affirme être favorable au renforcement de la coopération régionale avec ses voisins du sud, elle leur reproche, surtout au Mali, une certaine complaisance à l'égard d'Aqmi.
"Si nous nous interdisons d'admettre l'idée qu'il puisse y avoir une forme de complicité entre les gouvernements des Etats du Sahel et (...) Aqmi, nous pouvons par contre regretter la nonchalance qui caractérise la lutte antiterroriste dans cette contrée", écrivait récemment un éditorialiste du journal Al Watan (indépendant).
En Mauritanie, au Niger et au Mali, on soupçonne a contrario l'Algérie de vouloir monopoliser cette lutte.
"Nous déplorons le fait que l'Algérie veuille faire cavalier seul pour régler un problème si épineux", affirme un responsable nigérien de la sécurité sous couvert d'anonymat.
Interrogé par l'AFP, le journaliste mauritanien Isselmou Ould Moustapha, spécialiste du jihadisme, souligne que les Algériens "ne sont pas parvenus en plus de 15 ans à se débarrasser des islamistes radicaux, il faut maintenant qu'ils comprennent qu'ils ont besoin de leurs voisins pour cela".
La Mauritanie, qui avec l'Algérie est le pays le plus visé par Aqmi, a lancé il y a une semaine une offensive militaire au Mali contre cette organisation, dont une opération conjointe avec des soldats français pour retrouver un otage français, Michel Germaneau, qu'Aqmi a affirmé avoir exécuté le 24 juillet.
Le PC régional de Tamanrasset apparaît comme une première étape du renforcement du combat anti-Aqmi, mais il n'y a pour l'instant pas eu d'opérations communes connues aux quatre armées et il est encore difficile de savoir précisément si toutes y sont représentées.
Quatre officiers de liaison désignés par Nouakchott y sont depuis plus de deux mois, indique-t-on de source militaire mauritanienne, et le Niger y dispose "d'une force", affirme la source sécuritaire à Niamey, sans plus de précision.
"La coordination est mise à mal par le manque de moyens, les pays tardent a faire fonctionner" ce PC, selon Mohamed Mahmoud Aboulmaaly, spécialiste mauritanien du terrorisme.
Pour être efficace, "les armées nationales de tous les pays de la zone doivent former une seule armée, déterminer les objectifs, et aller sur le territoire de tous les pays, ensemble", estime-t-on au ministère malien de la Défense.
Avant d'en arriver là, le renseignement sur les unités d'Aqmi, très mobiles dans cette région semi-déserte de centaines de milliers de km2, est privilégié.
Outre les moyens matériels de surveillance, il doit "aussi impliquer les populations locales et les notables", note M. Aboulmaaly, en particulier les Touaregs du Mali et du Niger, grands connaisseurs de ce terrain qu'ils sillonnent en permanence.
Une participation indirecte de puissances étrangères à la région comme la France et les Etats-Unis, par la mise à disposition de moyens sophistiqués de renseignement, est généralement admise dans la région.
"Les pays occidentaux peuvent nous aider, mais ils ne doivent pas débarquer", affirme un responsable au ministère malien de la Défense.
"La situation peut s'internationaliser très rapidement avec l'arrivée dans la sous-région de jihadistes venus d'un peu partout dans le monde. Il faut éviter ça", ajoute-t-il.
bur-stb/mrb/jlb - AFP 291513

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

29-07-2010, 11h46

Raid du 22 juillet : Ce qui s’est réellement passé / Le Républicain, 29/07/2010


Il est étonnant que les médias français continuent à penser que le raid du 22 juillet s’est déroulé dans le cercle de Tessalit. Le fameux site wikileaks qui donne des cauchemars au Pentagone a enquêté et voici sa vérité. Qui ressemble à la vérité tout court.
On commence à mieux comprendre la manière dont les choses se sont déroulées, jeudi matin, au cours de l’opération contre Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), grâce à une source proche du dossier. Il s’agissait à l’origine d’une opération de l’armée mauritanienne, sur laquelle s’est greffée une intervention française. Début juillet, la Mauritanie a été avertie par des sources occidentales et par leurs propres réseaux dans la région qu’un groupe d’AQMI préparait une opération contre un poste sur le territoire mauritanien, pour la fin du mois de juillet. Le président Abdel Aziz a alors prévenu Paris qu’il allait monter une vaste opération contre AQMI, en utilisant le “droit de poursuite” que s’accordent mutuellement la Mauritanie, le Mali et le Niger pour la lutte antiterroriste.
Made in Paris
Une première réunion a eu lieu à Paris le 13 juillet au soir et on se souvient que le président mauritanien a été reçu brièvement à l’Elysée, juste avant le défilé du 14 juillet. Les Mauritaniens, sans doute aidés par les Français, avaient repéré un camp d‘AQMI en plein désert malien, à environ 150 kilomètres de la frontière entre les deux pays. Ce camp secret n’avait jusqu’alors jamais été identifié. Il servait de point de ravitaillement pour la katiba de Yahia Abdulaman, qui dépend du groupe d’Abou Zeid.
Des photos semblaient indiquer que l’otage français Michel Germaneau pouvait être détenu sur ce site, mais les services français n’ont en jamais eu la preuve. Paris a alors décidé de se joindre à l’opération mauritanienne, au cas où... Les Français ne souhaitaient participer qu’à cette partie de la plus vaste opération d’attaque préventive menée par l’armée mauritanienne, qui visait au moins un autre site. Il s’agissait, pour la France, de pouvoir récupérer Germaneau dans les meilleures conditions possibles. Parallèlement, les Groupes spéciaux d’intervention (GSI) de l’armée mauritanienne voulaient empêcher le regroupement des 150 hommes environ de la Katiba d’AQMI en détruisant leurs bases de ravitaillement.
Les militaires français connaissent bien les GSI, puisqu’ils sont formés par un détachement d’assistance opérationnelle fourni par le COS. Une opération qui dure depuis plusieurs mois dans la plus grande discrétion. Plus de 400 “forces spéciales” de l’armée mauritanienne ont déjà été formés, ainsi que plus de 200 Maliens et bientôt des Nigériens.
Pour participer à l’opération, des “militaires” français sont arrivés de la métropole. Selon toute vraisemblance, il s’agissait d’hommes du Service action de la DGSE, qui connaissent bien le Sahel. La France fournissait un soutien en matière de renseignement, de transmissions et de santé. Un hélicoptère avait été prépositionné en Mauritanie, afin d’évacuer Germaneau si nécessaire.
Attaqué à l’aube
Le point de départ a été une base située non loin de la frontière, où les forces spéciales françaises et mauritaniennes s’entraînent. Le raid a pris la forme d’une colonne de véhicules tout-terrain. Entre 20 et 30 militaires français accompagnaient quelques dizaines de Mauritaniens. La colonne a roulé de nuit et les derniers kilomètres, environ dix, ont été parcourus à pied pour ne pas donner l’alerte. L’attaque contre le camp a eu lieu à l’aube à environ 150 kilomètres de la frontière avec la Mauritanie, au nord-ouest de Tombouctou. Les militaires français ont foncé sur une tente dans laquelle un otage pouvait être détenu, alors que les commandos des GSI mauritaniens s’occupaient des autres tentes. Les combats ont été brefs.
Contrairement à ce que nous écrivions, il n’y a donc pas eu d’opérations aériennes. Par ailleurs, le site de Tessalit (nord-est du Mali) n’était pas concerné, contrairement ce qu’affirmaient des sources locales citées par l’AFP.
Six membres d’AQMI ont été tués et quatre ont pu prendre la fuite. Le chef de la Katiba ne fait pas partie des morts. Aucune victime n’est à signaler côté français. Lorsque les commandos français ont fouillé le camp, ils n’ont pas trouvé trace d’un quelconque otage. En revanche, ils ont mis la main sur des armes (AK 47), des explosifs, des téléphones portables, divers documents, des pièces de rechange pour les véhicules, etc.
Faute d’otage, la colonne française est rentrée en Mauritanie et l’opération a été “pliée”. En revanche, les Mauritaniens ont poursuivi la traque d’AQMI jusqu’à ce samedi. Ils sont actuellement sur le chemin du retour.
Aucune preuve de la présence de l’otage
Nous pouvons confirmer que les autorités françaises n’avaient aucune preuve de la présence de Michel Germaneau avec la “Katiba” d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), mais simplement des “faisceaux de présomption”. “S’il avait été là, cela aurait été une bonne nouvelle” assure une source proche du dossier. En tout cas, les autorités françaises récusent totalement l’idée d’un “fiasco” d’une tentative de libération de l’otage français.
Par ailleurs et contrairement à ce que nous écrivions hier, les Américains n’ont pas fourni de renseignements permettant de déclencher l’opération commando mauritanienne, avec le soutien militaire français. Enfin, contrairement à ce que la presse espagnole écrivait, les autorités espagnoles ont bien été “consultées” et pas seulement “informées“, mais des désaccords semblent exister au sein même des autorités espagnoles sur la stratégie à suivre dans les affaires d’otages au Sahel.
Par ailleurs, une information circulant sur internet en provenance d’un site islamiste fait état de pertes chez les Français. Il est affirmé que neuf membres du Service action de la DGSE auraient été tués et leurs noms sont fournis. Cette “information” est un faux total, destiné à la propagande islamiste : aucune perte n’a été enregistrée par les Français. D’ailleurs, le communiqué d’AQMI annonçant l’assassinat de Michel Germaneau ne fait pas état de pertes françaises. Enfin, concertant les revendications supposées de la part d’AQMI, il a été fait état dans la presse d’une demande de libération de Rachid Ramda, l’Algérien détenu en France et condamné pour les attentats à Paris en 1995. Selon les sources de Libération, jamais une revendication aussi précise n’a été formulée. Il s’agissait d’une déduction de services de police à la suite de l’analyse des messages laconiques d’AQMI.
Adam Thiam
Source : wikileaks, topsecretdéfense.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

29-07-2010, 08h37

Le piège de la lutte anti-terroriste en Afrique de l'Ouest


Depuis le 11 septembre 2001, Français et Américains se sont progressivement installés dans l'idée que l'Afrique de l'Ouest sahélienne était en passe de devenir un nouveau sanctuaire pour Al-Qaida. La logorrhée sur la vulnérabilité que représenteraient des Etats supposés « faibles » ou « faillis », au demeurant grands pourvoyeurs de migrants, leur contiguïté géographique avec le Maghreb, la dominance religieuse de l'islam en leur sein, voire la prégnance, dans leur histoire, d'une vieille tradition maddhiste (on dit aussi millénariste), prompte au djihad, ont accrédité cette hypothèse dans l'esprit des décideurs. L'utilisation du Sahara nigérien, malien et mauritanien comme refuge par des groupes islamistes algériens, et les quelques prises d'otages occidentaux que ces derniers ont perpétrées, ont paru donner raison aux Cassandre de l'anti-terrorisme islamiste. Elles ont justifié non seulement l'aide militaire aux Etats sahéliens, mais aussi l'engagement direct de conseillers et de combattants américains et français sur leur sol. Depuis plusieurs années, Washington et Paris mènent une guerre en Afrique occidentale qui ne dit pas encore son nom.
Qui s'en indignera, puisqu'il y va, nous dit-on, de notre sécurité ? Sauf que, à force de crier au loup, l'on risque bien de le faire venir là où il ne frayait pas.
Le Sahel est l'une de ces zones liminales et grises que l'Etat n'a jamais entièrement contrôlées, bien qu'il les englobe et qu'elles ne vivent pas en dehors de lui, mais bien par rapport à lui, tant sur le plan politique que d'un point de vue marchand ou culturel. En tant que telle, la ceinture sahélienne est comparable à d'autres espaces de circulation et de dissidence, familiers aux historiens et aux anthropologues : ce que l'on a nommé, de manière aussi imagée qu'abusive, la Route de la Soie en Asie centrale ; l'Afghanistan et le Baloutchistan ; le Kurdistan ; ou encore les îlots du détroit de Malacca en Asie du Sud-Est. Dans ces interstices du système international d'Etats, des sociétés, généralement nomades, ont assuré le convoyage des hommes, des biens et des idées, quitte à se payer sur la bête au passage, par le brigandage, la piraterie, la guerre ou la contrebande. Elles ont entretenu avec les pouvoirs centraux de leur voisinage des relations ambivalentes, sur le mode du commerce, de la prédation, de l'affrontement, de l'alliance ou de la dissidence. Au Sahara et dans le Sahel, comme ailleurs dans le monde, ce sont des populations nomades qui ont joué les premiers rôles dans ces rapports de complémentarité, plutôt que d'altérité, avec l'Etat. On les y qualifie généralement du terme générique de Touarègues bien que certaines d'entre elles n'appartiennent pas à proprement parler à cet ensemble transsaharien et berbérophone. L'Etat colonial n'est jamais parvenu à les assujettir, et son successeur national n'y a pas mieux réussi, comme l'illustre la succession des rébellions au Mali, au Niger et au Tchad depuis les indépendances. Tout au plus a-t-il pu garantir, pour des durées plus ou moins longues, une paix relative grâce à diverses concessions politiques ou économiques.
On voit mal comment une intervention militaire étrangère obtiendrait de meilleurs résultats qu'un Etat, colonial ou national, fort de son appareil politique qui, certes, a toujours souffert d'une grande pénurie de moyens, voire de légitimité, mais dont le principe d'action est plus efficace que celui de la seule répression. Or, la première conséquence de l'ingérence occidentale sera d'évider ces Etats sahéliens, sur la « faiblesse » desquels l'on verse des larmes de crocodile, en obérant leur souveraineté, leur représentativité et leur crédibilité vis-à-vis de leurs citoyens. En outre, Français et Américains vont droit à l'échec sur le terrain. Leur puissance de feu et de renseignement ne doit pas faire illusion. Le précédent de la Somalie - sans même parler de celui de l'Afghanistan - rappelle qu'elle n'est pas suffisante dans des conflits asymétriques de ce genre. Et l'insécurité que les milices du delta du fleuve Niger ont instaurée depuis près de vingt ans en compromettant la production pétrolière du Nigeria met en lumière l'incapacité des armées classiques face à des résistances sociales de ce type. Il est vrai que de bons esprits citent maintenant en exemple les milices de contre guérilla que l'Algérie a levées dans les années 1990 pour étouffer les maquis islamistes. Si c'est ce que l'on veut faire dans le Sahel, que cela soit clairement dit, car l'Afrique de l'Ouest, en matière de « milicianisation » des conflits, a elle aussi une certaine expérience : en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire ! La tâche sera ici d'autant plus aisée que des sociétés dites secrètes de chasseurs, les dozo, sont d'ores et déjà disponibles pour cette tâche, dont on n'ose imaginer le coût humain.
Pis encore, l'intervention étrangère va agir comme une prophétie autoréalisatrice et finir par créer la menace qu'elle entend conjurer, non sans enclencher toute une série d'effets pervers. En dramatisant le danger de la lutte armée islamiste dans le Sahel, pour le moment très circonscrite, Américains et Français prennent le risque de cimenter la relation marchande et l'alliance conjoncturelle entre les groupes algériens qu'Al-Qaida a « franchisés » et les Touarègues, sous la bannière d'une idéologie commune. En combattant l'islamisme du haut de leur arrogance (ou de ce qui est perçu comme telle par nombre de musulmans), ils donnent aussi à celui-ci des lettres de noblesse anti-impérialistes qui ne laisseront pas insensibles tous les damnés de ce morceau de terre. Et ce, d'autant moins que les programmes d'ajustement structurel des années 1980-1990, le démantèlement des grandes filières agricoles (coton, cacao, café) que ceux-ci ont provoqué, la ruine des systèmes d'éducation et de santé publiques qu'ils ont précipitée, l'endiguement coercitif de l'émigration que la libéralisation économique et l'inégalité sociale accélèrent, la caution plus ou moins honteuse apportée à la perpétuation des autoritarismes n'ont guère ménagé d'échappatoire à la jeunesse surnuméraire, avide de reconnaissance et de dignité, mais réduite à la subalternité. Depuis vingt ans, la guerre civile et la délinquance ont été les deux principales formes de mobilisation qui lui ont été laissées, de pair avec la rédemption religieuse. Autant dire que la désignation de l'islamisme comme ennemi principal de l'Occident (et de ses clients) dans la région, et sa répression, sont une façon de paramétrer politiquement la colère sociale des exclus, ceux du cru ou ceux de la diaspora en butte au racisme et à l'iniquité de la politique anti-migratoire de l'Union européenne. Dans ses travaux, le sociologue Roland Marchal (CNRS-CERI), sans doute le meilleur spécialiste de la Corne, a montré comment les Shebab somaliens ont acquis leur audience de cette même conception erratique de la lutte contre Al-Qaida : « Elle a réussi à transformer une organisation groupusculaire en une force qui contrôle désormais 80% du territoire du centre et du sud de la Somalie, et plus encore en termes de population. Au lieu d'affaiblir les Shebab, la stratégie contre-terroriste les a renforcés » (Libération du 13 juillet 2010).
Dans le Sahel, ce scénario catastrophe est susceptible de se greffer sur la politisation du grand refoulé, et même de l'impensé, de l'indépendance : celui de la mémoire de l'esclavage, omniprésente dans les relations sociales ordinaires, mais occultée par la lutte nationaliste - sauf dans la Guinée de Sékou Touré - au nom de l'unanimisme anti-colonial. Selon les pays ou leurs provinces, de 20% à 50% de la population sont d'origine servile. La résurgence politique de cette question semble inéluctable à la faveur du multipartisme et de la réverbération au sud du Sahara du débat français sur l'esclavage. Or, l'islam, religion universaliste qui entend transcender les clivages de statut social au sein de l'umma, contrairement au préjugé qui prévaut en Occident, et qui historiquement, mieux que l'administration française, a contribué à l'émancipation des captifs au Sénégal par l'intermédiaire des confréries, peut procurer les moyens idéologiques de prendre en charge cette problématique du legs esclavagiste. Il en a notamment été ainsi dans le nord du Nigeria, par le biais de partis politiques populistes ou de mouvements maddhistes(1). Dans les prochaines années, la captation de cette cause par le radicalisme islamique est une possibilité parmi d'autres, qu'il serait imprudent de favoriser.
Les dirigeants africains, quant à eux, ne seront pas en reste pour exploiter la grossière faute d'appréciation des Occidentaux. Ils voient dans la politique anti-terroriste de ces derniers une nouvelle rente diplomatique, après celles de l'anti-communisme, de la libéralisation économique, voire, toute honte bue, de la « démocratie », pour légitimer et financer la perpétuation de leurs régimes autoritaires, sinon pour assurer leur suprématie régionale, à l'instar de l'Ethiopie dans la Corne. Le dernier sommet de l'Union africaine, qui s'est tenu en Ouganda dans la foulée de l'attentat de Kampala, attribué aux Shebab somaliens, ne laisse guère de doutes à ce sujet. En retour, la reproduction des situations autoritaires, avec leur lot d'injustices sociales, sera le meilleur sergent recruteur du radicalisme islamique qui trouvera d'ailleurs son répondant chrétien : le fondamentalisme pentecôtiste, en pleine ascension depuis trois décennies, dont l'influence n'a pas été étrangère à la déstabilisation religieuse du Nigeria et à la polarisation politique en Côte d'Ivoire depuis dix ans.
L'engagement militaire de la France et des Etats-Unis dans le Sahel s'inscrit de surcroît dans un contexte particulier qui le rend singulièrement périlleux. Les côtes guinéenne, sénégambienne et mauritanienne sont devenues les points de passage de deux commerces que les Etats occidentaux ont criminalisés : ceux des migrants (en direction de l'Europe) et des narcotiques (en provenance d'Amérique latine, et à destination du Vieux Continent ou du Golfe). Les routes contrebandières sahariennes sont le prolongement ou le doublement de ces voies d'échange du littoral. Touarègues et groupes armés islamistes ne sont pas les seuls à prélever leur part de tribut. Différents incidents ont mis en lumière l'implication manifeste de dirigeants politiques, parfois très haut placés, en Guinée Bissau, en Guinée, en Libye, voire au Sénégal, sans même parler des complicités dont bénéficient les trafiquants au sein des administrations exsangues de la plupart des Etats de la région. Selon toute vraisemblance, des organisations criminelles sont en passe de se constituer, à l'interface des réseaux mafieux latino-américains et italiens, des pouvoirs d'Etat et des sociétés transitives de l'espace ouest-africain. La lutte anti-terroriste représentera pour ces nouveaux acteurs une formidable aubaine, qui viendra compléter les rentes des luttes anti-narcotique et anti-migratoire dont ils extraient d'ores et déjà des ressources substantielles.
A l'heure où les interventions militaires de l'Occident en Irak et en Afghanistan se soldent par le désastre annoncé, et la guerre contre la drogue par l'enkystement de mouvements et de gangs armés en Amérique latine, est-ce trop demander à nos gouvernements de réfléchir aux conséquences à terme de leurs choix dans le Sahel? En quelques décennies, ils ont créé trois rentes globales dont l'exploitation est éminemment profitable du fait, précisément, de leur criminalisation à l'échelle internationale : celle du trafic de drogue, celle du convoyage des migrants condamnés à la clandestinité, celle de la revendication islamiste. Dans ces trois cas, c'est bel et bien la prohibition qui forme la valeur économique ou politique et sert les groupes que l'on prétend combattre, à savoir les narcotrafiquants, les passeurs et les djihadistes. Si une révision drastique de cette stratégie absurde n'est pas amorcée, l'Afrique de l'Ouest sombrera inexorablement dans une configuration incontrôlable, à mi-chemin de ce que l'on peut observer au Mexique, en Colombie ou en Italie du Sud, pays avec lesquels elle est au demeurant en connexion étroite, mais aussi très comparable, mutatis mutandis, à celle de l'Afghanistan. Il faut cesser d'alimenter ce que l'on veut endiguer. Il faut cesser de faire monter les enchères. Il faut dissocier la santé publique en matière d'addiction de l'interdiction des narcotiques, restaurer des possibilités légales d'immigration, et apporter des réponses politiques à l'islam politique en lui accordant la représentation légale à laquelle il aspire pour contrer les groupuscules violents et ultra minoritaires qui s'en réclament. C'est à cette triple condition que l'on peut désamorcer la machine infernale saharienne dont l'opération ratée dans les confins du désert malien et l'exécution de l'otage français nous ont fait entendre le sinistre tic tac, en cette fin de mois de juillet.
Le piège de la lutte anti-terroriste en Afrique de l'Ouest
28 Juillet 2010, par Jean-François Bayart
(1) Jean-François Bayart, L'Islam républicain. Ankara, Téhéran, Dakar, Paris, Albin Michel, 2010, chapitre 5 et L'Etat en Afrique. La politique du ventre, Paris, Fayard, 1989 [2006], chapitre 6.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

28-07-2010, 17h00

Hivernage

Il semble que le nord en genral soit bien arrosé en ce moment. Après cette année difficile il faudrait bien que les élus et l'etat ne se fassent plus surprendre par ce genre de calamité. Pouvoir c'est regner et regner c'est prévoir. Bonne saison de pluies à tous


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

28-07-2010, 12h39

Mohamedou Dicko (historien malien.,« Une région désertique prise en otage par les islamistes »

L'Humanité (France) - 27 juillet 2010
Mohamedou Dicko,« Une région désertique prise en otage par les islamistes » historien malien.
Pourquoi cette zone du Sahara, à cheval sur l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, est-elle aussi dangereuse&#8201;?
Mohamedou Dicko. Les deux grandes sécheresses (années 1970 puis 1980) ont compliqué les problèmes dans cette zone où la plupart des habitants sont des nomades. Ils ont pratiquement perdu leurs cheptels, leur seule richesse. Il y a également eu des rébellions au début des années 1960 puis 1990. La pauvreté est très élevée. Le gouvernement malien, au moment de la démocratisation, a fait beaucoup d’efforts. Mais c’est une zone très difficile, très étendue. Il y a le Sahara algérien, malien, mauritanien, malien, nigérien. Les frontières sont poreuses. Elles sont issues du colonialisme. Les populations sont pratiquement les mêmes. Ce sont des populations sahariennes. On ne peut pas faire la différence entre un Malien de cette région d’avec un Nigérien du Nord ou avec un Mauritanien.
Pourquoi cette région est-elle si convoitée&#8201;?
Mohamedou Dicko. Parce qu’il y a beaucoup de richesses en sous-sol, notamment du pétrole et de l’or. Elle est également stratégiquement très importante. Elle est restée longtemps une sorte de no man’s land. Aucun investissement n’y a été fait. Il n’y a pas d’écoles, pas de dispensaires… En revanche, il est traversé par beaucoup de monde. On y trouve le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes… Certains utilisent le nom de l’islam pour régler leurs problèmes politiques. C’est une base pour ces groupes parce qu’il est difficile de contrôler cette zone car cela demande des moyens que les États de la sous-région sont incapables de fournir. On ne peut pas régler ces problèmes par la force.
Des ONG travaillent néanmoins dans cette zone...
Mohamedou Dicko. Cela peut paraître étrange pour des Occidentaux&#8201;! Ces équipes d’ONG entrent en profondeur à l’intérieur du Sahara, souvent loin des forces de sécurité. Les points d’eau ne sont pas fréquents, il n’y a pas de routes en tant que telles. Ce n’est pas tant que des actions soient dirigées contre ces ONG. C’est un moyen pour les terroristes de revendiquer leur existence et obtenir ce qu’ils veulent. Pour cela, ils prennent la région en otage.
Entretien réalisé par P. B.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

28-07-2010, 12h14

Kidal : LES DEGATS COLLATERAUX DE L’HIVERNAGE

Kidal : LES DEGATS COLLATERAUX DE L’HIVERNAGE
27/07/2010 L'ESSOR

Le corps d’un adolescent de 16 ans a été retrouvé dans une carrière dans le quartier Etambar.
Selon le commissariat de police de Kidal, la disparition du jeune garçon avait été déclarée jeudi aux environs de 12h 30. Aussitôt, des éléments du commissariat furent dépêchés sur les lieux. Les recherches du premier jour ne donnèrent rien. Ce n’est que le lendemain que le corps sera retrouvé avec l’aide d’un pêcheur bozo. Les parents de la victime n’ont pas souhaité que l’on procède à une autopsie. L’enterrement au donc eu lieu quelques heures plus tard. La carrière où a été retrouvé le corps du jeune homme s’est remplie d’eau après la forte pluie qui s’est abattue sur la ville de Kidal, la semaine dernière (voir l’Essor de vendredi). Du coup, cette carrière est devenue un lieu d’attraction pour de nombreux enfants de la ville. Par ailleurs, la pluie a fortement perturbé le transport sur l’axe Gao-Kidal. De nombreux véhicules se sont embourbés. Leurs occupants ont dû passer la nuit sur place. Généralement, la route Gao-Kidal est difficilement praticable pendant d’hivernage. Il s’agit d’une période d’épreuve pour les commerçants et les consommateurs. Avec la pluie, les camions de transport de marchandises s’embourbent très facilement. Deux jours voir une semaine leur sont alors nécessaires pour effectuer le trajet Gao-Kidal.
Adama Diarra (AMAP Kidal)

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

27-07-2010, 14h08

Hivernage

Il a suffisamment plu à adielhoc ces derniers jours. Les mares sont plaines d'eau


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

27-07-2010, 08h25

Message de condoléances d'ATT à Nicolas SARKOZY‏


Monsieur le Président de la République,
C’est avec une grande tristesse et une profonde indignation que j’ai appris l’assassinat de votre compatriote, Michel GERMANEAU, par le groupe terroriste Al-Qaida au Maghreb Islamique, qui le détenait en otage.
Cet acte ignoble et odieux démontre à quel point ses ravisseurs ont du mépris pour la vie humaine. Le Mali, terre de dialogue et de tolérance, le condamne avec la plus grande fermeté.
Le peuple du Mali, ses Institutions et Moi-même exprimons notre compassion et notre douloureuse sympathie à la famille de Michel GERMANEAU, et lui adressons nos condoléances les plus attristées, ainsi qu’à vous-même, au Gouvernement et à l’ensemble de vos compatriotes.
Le Mali, résolument engagé dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, rappelle une fois de plus la nécessité d’une coopération sous-régionale franche, entière et diligente.
La politique sécuritaire à mettre en œuvre doit accompagner et soutenir des actions de développement local pour le bien-être des populations de la bande Sahélo-saharienne.
En vous renouvelant mes sincères condoléances, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de ma très haute et amicale considération.
Koulouba, le 26 juillet 2010
Le Président de la République
Amadou Toumani Touré

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-07-2010, 23h32

mon voyage a bamako

mon voyage ici a bamako a été tres decevant,a bamako les jeunnes touareg oublient d'ou ils sont venue,ils ne parlent pas leurs langue le tamasheq,quand tu les croisent dans les ruelles de bamako,quand tu lui dit taglassede salutation en tamasheq,il te dit qo quagni salutation en bambara,c'est vraiment decevant,ses meme jeunne oublient leur cultures,sa c'est vraiment grave,ont devrait parler notre langue aulieux de parlé la langue elbambaria,ils faut que la langue tamasheq soie parlé aussi a bamako.


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-07-2010, 20h43

Michel Germaneau, victime collatérale du conflit entre les pays occidentaux et Al-Qaida


La scène date du mois de janvier, dans une petite salle de réunion quelconque, sur une base militaire américaine dans la banlieue de Stuttgart. Un officier des services de renseignements militaires informe une poignée de journalistes européens des nouveaux enjeux militaro-politiques sur le continent africain, de la Somalie au Nigeria, en passant par le Sahel. La cinquantaine, l'homme n'a que le grade de capitaine, mais une longue expérience de l'Afrique, et le privilège d'avoir accès aux vastes ressources des réseaux de renseignements des États-Unis.
Il consacre une bonne partie de son briefing à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui est devenu en quelques années un nouveau facteur de déstabilisation sur un continent qui n'en manque pas. «AQMI est une franchise d'Al-Qaida, qui est le produit de la transformation du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien en affidé du mouvement fondé par Oussama ben Laden, explique l'officier. La plupart de ses dirigeants sont des Algériens, dont le but initial est le renversement du régime de Bouteflika, mais qui se sont déplacés au nord du Mali parce qu'il s'agit d'une étendue de désert vaste comme la France, presque pas peuplée et pas du tout gouvernée. En «déménageant» vers le Sahel, AQIM s'est éloigné des opérations menées en 2007-2008 contre l'armée algérienne pour s'orienter vers le kidnapping, comme moyen de gagner de l'argent pour financer ses opérations.»
L'appel de Michel Germaneau au président français, diffusé en mai 2010
À l'époque, le Français Michel Germaneau n'a pas encore été capturé (il le sera en avril) et, bien entendu, pas encore été exécuté par ses ravisseurs, comme l'a confirmé l'Élysée, lundi 26 juillet. Ce que racontait l'officier américain il y a sept mois prend un résonance particulière aujourd'hui. Michel Germaneau a été victime d'un engrenage mêlant réseaux islamistes, grandes puissances occidentales, guerres lointaines (Irak, Afghanistan) et pouvoirs locaux souvent débordés sur leurs flancs.
Le GSPC s'est internationalisé en récupérant le blason Al-Qaida, par l'intermédiaire d'Abou Moussab Al-Zarqaoui, à l'époque meneur des opération d'Al-Qaida en Irak. Mais le groupe a très vite été confronté à des problèmes de financement et d'objectifs. Les difficultés croissantes pour aller mener le Jihad en Irak à partir de 2008 et pour se rendre, aujourd'hui, en Afghanistan, ont privé le groupe de débouchés mais aussi de sources de revenus. «AQMI s'est tourné vers le kidnapping pour faire rentrer de l'argent, poursuit le capitaine de renseignements américain. Cet argent sert à soudoyer les chefs locaux afin de pouvoir circuler tranquillement, acheter des armes et des denrées. Il s'agit d'une forme de piraterie dans le désert. Mais les dirigeants d'AQMI n'ont pas oublié leur souhait initial: renverser Bouteflika et, par extension, combattre les Français et les Américains qui sont tout autant des alliés du gouvernement algérien que des symboles de l'Occident qu'ils détestent.»
Si la France a doublement participé à l'opération militaire du jeudi 22 juillet sur un camp d'AQMI au nord du Mali (avec ses forces propres, mais aussi en tant que formatrice des soldats mauritaniens qui ont planifié l'assaut), elle n'est pas la seule puissance à opérer dans cette région du Sahel qui est, au sens propre comme au figuré, un véritable no man's land. Les Américains déploient ainsi en permanence de 130 à 170 soldats dans le cadre de l'opération «Liberté durable dans le Trans-Sahara» (OEF-TS).
Il est difficile de savoir quelles sont leurs activités exactes, si ce n'est qu'il s'agit de petites unités (moins de douze personnes), qui parlent les langues locales et restent sur le terrain, souvent dans des villages au cœur du Sahel, des mois durant. Au-delà d'un évident travail de renseignement, ces équipes forment des soldats ou des milices locales, financent des projets de développement (puits, routes, vaccinations...) et s'efforcent de contre-balancer l'influence des réseaux terroristes.
«Notre objectif est d'assister les gouvernements locaux, qui ont souvent des moyens très faibles, sans pour autant avoir une présence trop visible sur place, et sans établir de bases, explique un lieutenant-colonel américain, qui coordonne les activités de l'opération “Liberté durable Trans-Sahara”. Les gouvernements malien, nigérien ou mauritanien ont la volonté de se battre contre ces groupes terroristes qui déstabilisent leurs pays, mais ils n'en ont bien souvent pas les moyens. Quand nous participons à des opérations militaires conjointes, les demandes sont essentiellement matérielles: des bottes, des sacs de couchage, de l'essence, de la nourriture...»
Face à ces armées démunies, les militants d'AQMI, qui opèrent à partir de campements mobiles, ont l'avantage de posséder une bonne connaissance du terrain et pas mal d'armement, et comme ils franchissent les frontières au gré de leurs opérations, ils ont souvent une longueur d'avance. Ce qui fait dire à l'officier de renseignement américain: «AQMI n'est pas la menace qui me préoccupe le plus pour la région mais il est évident que ce groupe va opérer pendant longtemps encore au Sahel.» Michel Germaneau a été, en quelque sorte, une victime collatérale de la bataille que se livrent les puissances occidentales et les terroristes islamistes depuis le 11 septembre 2001, dans les zones les plus reculées de la planète.
Thomas Cantaloube , Mediapart-26-07-2010

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-07-2010, 18h30

Est-ce que le Mali en fait assez contre le terrorisme ?

RFI - 26 juillet 2010
Condamnation unanime au sommet de l'Union africaine à Kampala
Avec notre envoyé spécial à Kampala, Christophe Boisbouvier
A Kampala, tout le monde est solidaire de la France car ce sont aussi des terroristes d’al-Qaïda qui ont frappé Kampala le 11 juillet 2010 et causé la mort de soixante-quatorze personnes, c’est le dernier bilan.
Ce matin, lors d’un mini-sommet sur la Somalie, plusieurs diplomates africains sont venus voir le directeur Afrique du Quai d’Orsay, le ministère français des Affaires étrangères, Stéphane Gompertz, pour lui présenter leurs condoléances.
Un délégué maghrébin nous a dit : « Arrêtez, vous, les journalistes, de dire que cet otage français a été exécuté en représailles à l’opération militaire de jeudi dernier. D’abord, vous n’êtes pas certains qu’à cette date, ce malheureux Michel Germaneau était encore vivant. Ensuite, vous êtes en train de rationaliser le comportement de gens qui ne sont que des criminels ou des chasseurs de rançons ».
A Kampala, la ligne rouge c’est « on ne négocie pas avec les terroristes d’al-Qaïda qu’ils viennent de Somalie ou du Maghreb ».
Par ailleurs, les commentaires sont nombreux parmi les trois délégations africaines les plus concernées par ce dénouement tragique : celle du Mali, de la Mauritanie et de l’Algérie. Et chez certains diplomates de Mauritanie ou d’Algérie, une question revient sans cesse : « Est-ce que le Mali en fait assez contre le terrorisme ? ».

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-07-2010, 16h29

AQMI annonce avoir exécuté l'otage français, l'Elysée confirme sa mort. Remarques

Libération 26/07/2010
Blog secret défense
AQMI annonce avoir exécuté l'otage français, l'Elysée confirme sa mort
"Nous annonçons avoir exécuté l'otage français dénommé Michel Germaneau samedi 24 juillet pour venger nos six frères tués dans la lâche opération de la France", aux côtés des forces mauritaniennes contre une unité d'Al-Qaïda, a déclaré le chef d'Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Abou Moussab AbdelWadoud, dans cet enregistrement diffusé dimanche soir par la chaine al-Jezira. "Sarkozy a été incapable de libérer son compatriote au cours son opération manquée mais il a sans aucun doute ouvert l'une des portes de l'enfer pour lui, son peuple et sa nation", ajoute Abdoul Wahoud.
Le président de la République, qui a condamné cet "acte barbare et odieux" a confimé qu'ils ont assassiné de sang-froid une personne de 78 ans malade, à qui ils avaient refusé de faire parvenir les médicaments dont elle avait besoin (...) Depuis le 12 juillet, [Michel Germaneau] était sous le coup d'un ultimatum qui n'était que l'annonce d'un assassiant planifié. (...) Il était condamné à une mort certaine." L'opération militaire de jeudi visait à "tenter de l'arracher à ses geôliers". Ce "crime ne restera pas impuni" a promis le président.
Le chef de l'Etat a fait cette déclaration à l'issue d'un conseil restreint de défense et de sécurité.
Un élu du nord du Mali a affirmé à l'AFP, de manière anonyme, que "le Français a été décapité sous les yeux" d' Abdelhamid Abou Zeid. "Il était bien vivant lors du raid, mais caché dans une zone montagneuse dans la région de Kidal, vers la frontière avec l'Algérie. L'endroit est une forteresse imprenable, où les islamistes ont posé des mines et construit des abris pour se protéger de toute attaque aérienne", a ajouté l'élu.
Cette annonce d'AQMI appelle plusieurs remarques :
- AQMI ne fournit aucune preuve à l'appui de ces déclarations, comme elle l'avait faite en juin 2009 dans le cas de l'otage britannique Edwin Dyer, dont le corps n'a jamais été retrouvé. Ni preuve de vie, ni preuve de mort : le procédé est, pour l'instant, le même.
- Rien ne prouve que l'otage français n'était pas déjà mort, du fait de ses problèmes cardiaques. Enlevé le 19 avril (ou le 22, selon AQMI) il n'avait plus d'anticoagulants depuis sans doute quelques semaines. Ses ravisseurs avaient refusé toute médiation médicale. Annoncer son éxécution, en l'absence de preuve, peut être une opération de communication.
- AQMI confirme la perte de six hommes lors de l'opération franco-mauritanienne et la destruction d'une de ses bases secrètes. AQMI n'a pu mener l'opération planifiée contre la Mauritanie. Cette perte de six hommes est à rapporter aux effectifs totaux d'AQMI, de l'ordre de 400. La katiba concernée comprendrait environ 140 hommes.
- Face à AQMI, la ligne dure semble l'avoir emportée comme le souhaitent l'Algérie et la Mauritanie.
secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/aqmi-annonce-avoir-ex%C3%A9cut%C3%A9-lotage-fran%C3%A7ais.html

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-07-2010, 16h25

AQMI, "un mouvement franchisé d'Al Qaida", explique Alain Rodier

Libération : 26/07/2010
Blog secret défense
AQMI, "un mouvement franchisé d'Al Qaida", explique Alain Rodier (actualisé)
Alain Rodier, ancien officier du renseignement, est aujourd'hui directeur de recherche au Centre français de recherches sur le renseignement (CF2R). Il a bien voulu nous expliquer ce qu'est AQMI, responsable de la mort de Michel Germaneau.
Qu'est ce que l'AQMI ?
"Al Qaida au Maghreb islamique a succédé au Groupe Salafiste pour la prédication et le combat le 25 janvier 2007 en faisant officiellement allégeance à Oussama Ben Laden. Ce groupe insurrectionnel algérien est ainsi devenu un mouvement franchisé d’Al-Qaida. Son objectif déclaré était d’étendre le djihad à l’ensemble du Maghreb en intégrant d’autres groupes islamiques locaux. En fait, sa zone d’action s’est étendue surtout à l’ensemble du Sahel de la Mauritanie en passant par le Mali, le Niger, le Nigeria et le Tchad. AQMI a monté à la fin 2009 un site internet de propagande « l’Institut al Andalous ».
Que pensent-ils de la France ?
Si les islamistes extrémistes n’aiment généralement pas la France considérée comme un pays impie qui agresse les Croyants en Afghanistan et au Liban, les membres d’AQMI ont des raisons supplémentaires pour lui en vouloir. Le passé colonial reste dans tous les esprits. Le soutien, réel ou supposé, accordé par Paris au régime du président Bouteflika est considéré comme une véritable agression contre les « vrais musulmans algériens ». De plus les rumeurs de « maltraitance » des frères immigrés sur le territoire français courent le djebel en s’appuyant sur l’interdiction du port du voile à l’école et de la burqa dans les lieux publics, sur les actes de racisme survenant ici et là, etc. L’intervention de militaires français de ces derniers jours au Mali conforte l’idée que Paris est l’ennemi numéro un d’AQMI. En résumé, les activistes et les sympathisants d’AQMI haïssent la France.
Comment AQMI est-elle organisée ?
Le chef d'AQMI est Abdel Malek Droukdel, mais au début 2010, des rumeurs laissaient entendre qu’il avait été remplacé par Yazid M’barek alias Abou Youcef el-Annabi. Même s'il est très difficile de les compter, ce mouvement serait fort d’un petit millier d’activistes dont une petite partie serait des étrangers (Libyens, Mauritaniens, Nigériens et Maliens). Environ 400 seraient dans le Sahel, les autres dans des maquis au sud-est d'Alger. Des anciens combattants ayant servi en Irak et en Afghanistan serviraient également dans les rangs d’AQMI.
L’organisation est bâtie autour de cinq « régions militaires » dont la « neuvième » couvre le sud de l’Algérie et le Sahel. Cette appellation de "neuvième" est militaire, un peu comme nos numéros de régiments.
Qu'en est-il de cette "9ème" ?
Elle est placée sous le commandement de Yahia Djouadi alias Yahia Abou Amar Etiarti dit l’« Emir du Sahara ». Un de ses hommes les plus fidèles est Abid Hammadou alias Abdelhamid Abou Zeid responsable de nombreux enlèvements et de la mort d’un otage britannique en 2009. C'est lui qui détenait Michel Germaneau. On note un vrai durcissement de la part de ce groupe.
Abou Zeid est à la tête de la katiba Tareq Ibn Ziyad ou El Fatihine. Parallèlement, il existerait au moins trois autres katibas dépendantes de la 9° région : la El Nasr Aflou, Talaia es-Salafia et la Mouhadjiroune. Pour des raisons de sécurité, ces katibas auraient été fractionnées en petites unités appelées « Seriyas ».
Quels sont les liens entre AQMI et le banditisme ?
Il semble que le mouvement djihadiste profite du trafic de la cocaïne, qui arrive d'Amérique du sud en Afrique noire et remonte vers l'Europe via le Sahara et le Sahel. AQMI se contenterait d’assurer la « protection » des différents trafics qui se déroulent au Sahel, c'est-à-dire qu'il rackette les contrebandiers.Par contre, l'ancien chef du GSPC au Sahel Moktar Belmoktar semble avoir quitté AQMI pour se livrer la contrebande, sa première activité."
secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/aqmi-un-mouvement-franchis%C3%A9-dal-qaida-explique-alain-rodier.html

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

26-07-2010, 15h42

Alors qu'une catastrophe humanitaire menace le Sahel, la France et l’Afrique regardent ailleurs

L'Expression : 26 Juillet 2010
ALORS QU’UNE CATASTROPHE HUMANITAIRE MENACE LE SAHEL
La France et l’Afrique regardent ailleurs
Le bruit des Mirages français et des kalachnikovs étouffent les appels de détresse lancés par des organisations humanitaires internationales.
Un nuage de sauterelles voraces dans le ciel, une terre craquelée sous l’effet de la sécheresse et des enfants aux ventres gonflés avec des nuées de mouches sur les lèvres. Il ne s’agit pas d’un tableau de peinture, mais de la situation réelle qui sévit actuellement dans une partie des vastes territoires du Sahel. Une région où 10 millions de personnes se trouvent dans un état de détresse, au-delà du seuil critique. Une situation que les chefs d’Etat africains et la France, ancienne puissance coloniale de ce continent, refusent obstinément de voir.
Le malheur de ces populations du Sahel n’intéresse finalement personne, ou presque. Dans les salons feutrés de Kampala en Ouganda qui abrite la 15e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, on disserte sur «la santé maternelle, néonatale et infantile et le développement en Afrique». Un thème totalement discordant avec les réalités du continent. De quelle santé maternelle parlent alors ces dirigeants africains quand des organisations humanitaires témoignent qu’elles ont vu «des femmes casser des fourmilières pour récupérer des grains»? Décidément plus inspirés, c’est le cancer du colon qui inquiète les parlementaires africains. «La lutte contre le cancer du côlon en Afrique», est le thème qui a réuni ces parlementaires à Accra au Ghana. Entre autres objectifs de la rencontre, figurent la réduction des séquelles du cancer du sein et du côlon en Afrique et la mobilisation des moyens à même de mettre au point des politiques et stratégies de lutte contre ces deux maladies.
Les Africains ont du mal à percevoir la catastrophe qui menace pourtant au moins 10 millions de personnes dans la région du Sahel. Les ONG ne cessent de tirer la sonnette d’alarme en tentant de mobiliser la communauté internationale quant à un désastre imminent. Mais le bruit des Mirages français et des kalachnikovs étouffent les appels de détresse lancés par des organisations humanitaires internationales. Le désastre est grave. Rien qu’au Niger, 380.000 enfants souffrent de malnutrition.
La menace pèse également sur le Tchad et le nord du Mali, avec des répercussions qui touchent d’autres pays du Sahel. Mais quand, devant une pareille calamité, le président en exercice de l’Union africaine, le chef d’Etat du Malawi, Bingu wa Mutharika, déclare que l’«inculpation du président soudanais Omar el-Bechir porte atteinte à la paix et à la sécurité en Afrique» il y a de quoi applaudir le raid mené par la France jeudi dernier dans le Sahel. En s’attaquant aux conséquences et non aux causes, on alimente la noria de malheurs africains. Il y à peine quelques jours, la France a fait danser ses anciennes colonies qui ont 50 ans d’indépendance. Au moment où 10 millions de personnes, dont près de 500.000 enfants, sont menacés par la famine, l’UA parle de la femme, les parlementaires se penchent sur le cancer de l’utérus et la France mobilise un arsenal militaire pour libérer un citoyen. Il faut dire que les dirigeants africains et français font cause commune.
Brahim TAKHEROUBT

1 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

25-07-2010, 21h01

Urgent : l'emir des apatrides de l'Aqmi annonce l'execution de l'otage Francais

La chaine Aljazeerah vient de publier un message vocal de l'apatride emir des apatrides de l'Aqmi, le nomme Abdoul wadoud dans lequel il annonce l'execution de l'otage Francais.


0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

25-07-2010, 08h17

Al-Qaida au Maghreb islamique s'est concentrée par défaut sur le Sahara

Jean-Pierre Filiu, professeur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Sciences-Po et auteur de l'ouvrage Les Neuf Vies d'Al-Qaida (Fayard, 2009), décrypte le rôle joué par Al-Qaida au Maghreb islamique, organisation à l'origine de l'enlèvement du Français Michel Germaneau.
Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) est-elle aujourd'hui une organisation internationale, et plus seulement algérienne ?
Jean-Pierre Filiu : AQMI est la transformation, en janvier 2007, par intégration dans le réseau de Ben Laden, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Un groupe qui a lui-même été fondé, en 1998, par dissidence du Groupe islamique armé (GIA). Il s'agit donc d'une dissidence de dissidence, pour sortir de l'impasse algérienne dans laquelle l'organisation se trouvait depuis déjà quelques années.
L'internationalisation est un objectif frustré pour différentes raisons. L'AQMI s'est concentrée et rabattue, par défaut, sur le Sahara. Une région dans laquelle elle était déjà présente et où elle a intensifié ses actions en ouvrant de nouveaux fronts, notamment au Niger, en 2009. Elle a, effectivement, recruté des membres de différentes nationalités africaines comme simples fantassins, mais en conservant cette hiérarchie algérienne. Tous les chefs opérationnels sont algériens.
Que ce soit avec l'enlèvement de Pierre Camatte, de Michel Germaneau ou avec la récente attaque des onze gendarmes algériens à l'extrême sud du pays, on a l'impression que leurs actions se concentrent beaucoup dans le nord du Mali. Pourquoi ?
C'est, là encore, par défaut, même si cela n'enlève rien au sérieux de la menace. Lors de la création de l'AQMI, l'objectif qui lui était assigné par Ben Laden, c'était l'Europe. Rien de tout cela ne s'est passé, ce qui explique les attaques contre les touristes français en Mauritanie dès décembre 2007 ou encore contre l'ambassade de France à Nouakchott, en 2009. La même année, il y a eu l'assassinat d'un haut responsable des renseignements maliens. Un signe de plus.
On a ainsi peu à peu vu monter en agressivité l'une des deux katibas (brigades) qui composent l'AQMI au Sahara. C'est celle d'Abou Zeïd qui est responsable de la plupart des accrochages, des attaques et des provocations de ces derniers mois.
La Mauritanie est-elle également une proie pour AQMI ?
La Mauritanie est, traditionnellement, le front de Belmokhtar, depuis 2005, où il avait attaqué un poste militaire mauritanien. Mais il se réservait une zone de repli au Mali. On constate qu'Abou Zeïd, qui a ouvert un front au Niger et amorcé une escalade militaire dans le nord du Mali, se fortifie tout en rivalisant avec Belmokhtar. On est donc dans une violence surajoutée.
Que sait-on au juste d'Abou Zeïd ?
Abou Zeïd est plus âgé que Droukdal, l'émir en chef d'AQMI, et que Belmokhtar, patron de sa katiba depuis plus de dix ans. Il souffre a à l'évidence du syndrome du parvenu. Il est à l'origine de la plupart des enlèvements, dont celui des Autrichiens dans le sud de la Tunisie, en février 2008, et celui de l'envoyé spécial canadien de l'ONU et de son adjoint en décembre 2008. Il fait preuve d'une très grande audace en termes opérationnels. C'est sa plus grande force, avec également le fait qu'il est relativement nouveau au sein du réseau.
Il vient, comme les autres, des maquis du nord de l'Algérie. Il a traversé toutes les années violentes : il était au GIA, puis au GSPC puis à AQMI. Il a survécu à la répression, aux purges, dans l'environnement extrêmement hostile qu'est celui du Sahara. Il est progressivement monté en grade et aujourd'hui, il apparaît au fond – et c'est malheureusement la carte qu'il est en train de jouer – comme le plus "Al-Qaida" de tout le réseau.
Le Monde.fr | 23.07.10 | -Propos recueillis par Isabelle Mandraud

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

25-07-2010, 08h08

Terrain de jeu par Mounir Boudjema -"Liberté" Algérie


L’Afrique est violée dans sa souveraineté territoriale. Quelle que soit la cause. Un pilote de rallye Paris-Dakar égaré, des touristes aventuriers qui ne respectent pas les alertes, des humanitaires qui dissimulent parfois des espions.
Pauvreté, sécheresse, sida, famine, analphabétisme, corruption, tribalisme, poubelle radioactive… l’Afrique a payé chèrement sa décolonisation. Et pour couronner ce bilan désastreux, elle redevient le terrain de jeu militaire des puissances occidentales.
L’Afrique qui se réunit à Kampala a une oreille à Kidal. Dans le nord du Mali se déroule actuellement une opération antiterroriste d’envergure. Pour les plus optimistes, ce raid contre l’AQMI devrait déloger les terroristes salafistes du Sahel. Pour les plus réalistes, cette opération menée par la France, sous la couverture de l’armée mauritanienne, n’est qu’une tentative désespérée pour sauver un otage français.Les moyens déployés dans cette opération nous renseignent sur la valeur de la vie humaine quand il s’agit d’un Occidental. Ce raid, avec déploiement d’avions, de satellites et de troupes au sol, a dû coûter cher. Certainement beaucoup plus onéreux que d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires au nord du Niger où des populations se meurent de famine à cause de la sécheresse depuis… cinq ans. Excessivement plus cher que de construire des hôpitaux ou des écoles dans le nord du Mali qui est devenu la zone grise la plus dangereuse après le Waziristan.
L’Afrique est violée dans sa souveraineté territoriale. Quelle que soit la cause. Un pilote de rallye Paris-Dakar égaré, des touristes aventuriers qui ne respectent pas les alertes, des humanitaires qui dissimulent parfois des espions. L’Afrique paie la facture en se soumettant au nouveau diktat militaire occidental. Qu’il soit français, comme dans l’affaire Germaneau, ou américain, avec cette floraison de bases militaires de l’Africom.
À Kampala, les chefs d’État sont rattrapés par l’urgence du terrorisme et doivent y faire face sous la pression des Occidentaux qui veulent faire des États africains leurs boucliers sécuritaires. Mais est-ce réellement l’urgence pour l’Afrique quand on sait que le GSPC algérien dans le Sahel ou les Shebab en Somalie n’ont pas de mal à recruter de nouveaux adeptes ? Des recrues qui fuient pour la plupart leur condition déshumanisée et qui choisissent souvent le terrorisme comme étant le plus grand employeur en devenir en Afrique.
Liberté Algérie- Editorial (Dimanche 25 Juillet 2010)

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

23-07-2010, 21h31

Invitation au lancement du Résau International des Ecoles des Sables‏

Invitation
Vous êtes cordialement invité à une conférence qui sera animé par Monsieur Moussa Ag Assarid , écrivain, promoteur du projet Ecoles des Sables.
La conférence sera marquée par:
- Le Lancement du Réseau International scolaire et universitaire des Écoles des Sables
- L' Avant-première du film « L’École des Sables »
Date : mardi 27 juillet à 15H30
Lieu : salle des conférences du Carrefour des jeunes à Bamako
Le Réseau des Ecoles des Sables est un projet dont l’objectif est d’apporter un enseignement de qualité en appui à l’éducation nationale du Mali. Ce projet mettra en place des structures adaptées aux besoins des jeunes citoyens n’ayant pas accès à l’école. Il impliquera toutes les forces vives concernées pour former les élites de demain, capables de relever le défit qui sera le leur : apporter un développement adéquat à la population malienne.
Les structures d’enseignement seront à l’image de l’Ecole des Sables Saint-Exupéry de Taboye dirigée depuis sa création en 2002 par Ibrahim Ag Assarid. Cette école exceptionnelle et unique dans son genre est la première de ce réseau. Suivront un second cycle à Taboye avec un internat puis un deuxième groupement scolaire dans la région de Tombouctou et un troisième dans la région de Kidal. Pour compléter le projet dans le Nord du pays, il est envisagé un institut de formation de maîtres d’école.
A Bamako, il est prévu la création d’un lycée pilote d’excellence avec internat et un institut universitaire avec résidence universitaire.
Merci d’avance
Moussa Ag Assarid est auteur de Y a pas d’embouteillage dans le désert (2006) et Enfants des sables (2008) aux éditions parisiennes Les Presses de la Renaissance et co créateur avec son jeune frère Ibrahim de « L’Ecole des Sables ».
Contacts:
Moussa Ag Assarid
E-Mail : agassarid@yahoo.fr
Tél: 00 33 614 50 37 87
Ibrahim Ag Assarid
E-Mail : Ibrahim.taboye@free.fr
Tél: 76 08 79 05

Alassane Souleymane
Journaliste, redacteur en chef adjoint Journal parlé en français ORTM
tél/ 20 21 07 34
cell: 66 80 98 45

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

23-07-2010, 14h26

Mesures sécuritaires algériennes contre Aqmi : Les populations du Nord Mali prises entre deux feux

Aurore, 23/07/2010
Mesures sécuritaires algériennes contre Aqmi : Les populations du Nord Mali prises entre deux feux

Les premières conséquences des mesures sécuritaires engagées par l'Etat algérien contre AQMI se font déjà ressentir au niveau des populations du Nord Mali : difficulté de ravitaillement en denrées alimentaires; violation du principe de la libre circulation des personnes et des biens et surtout, résurgence du sentiment d'insécurité d'un autre type.
Depuis l'attaque d'un poste (algérien) de gendarmerie de la Garde Frontière (GGF) à la frontière malienne au début du mois de juillet par des troupes d'AQMI ayant fait 11 morts, l'Etat algérien a décidé de mener les hostilités sur un autre front. Soupçonnant fortement les assaillants de provenir de la zone de TINZAWATEN au Mali, les militaires algériens, ont désormais les regards tournés vers leur voisin malien. Des hélicoptères de combat patrouillent désormais dans la région, prêts à ouvrir le feu sur tous les véhicules suspects. Il s'agit en l'occurrence des véhicules tout terrain marque TOYOTA avec six cylindres, communément appelés "6", au Mali et " STATION " en Algérie. Ces machines sont couramment utilisées au Nord pour être adaptées à la nature du terrain. Elles sont autant utilisées par l'armée malienne, par les trafiquants, les rebelles, les combattants d'AQMI que par les populations civiles. Elles sont réputées pour leur puissance et leur résistance dans le désert. Certains utilisateurs, les commerçants et trafiquants en l'occurrence, améliorent leur conception d'origine afin de les rendre plus performantes, pour les besoin de la cause.
Ces négociants et trafiquants jouent un rôle essentiel dans l'approvisionnement des villes du Nord généralement très loin des zones de productions au Mali et proches de l'Algérie et de la Mauritanie où ils se ravitaillent en divers produits de première (farine, lait, sucre, dattes, biscuits, boissons, carburants, lubrifiants…) et manufacturés (meubles, tapisseries, diverses pièces). En somme, la survie des populations ici dépend en grande partie de l'activité de ces commerçants d'un autre type.
Mais les autorités algériennes, elles, sont plutôt préoccupées par la question sécuritaire. En plus de l'interdiction des véhicules "6", elles se montrent intraitables par rapport à l'usage des téléphones satellitaires appelés "Thuraya", ces moyens de communication largement rependus dans le désert et, hélas, fréquemment utilisés par les assaillants au cours de leurs opérations.
En définitive, l'armée algérienne a décidé d'ouvrir la chasse aux utilisateurs de ces moyens (véhicules 4X4-Toyota, 6 cylindres et téléphones satellitaires "Thuraya",) qu'elle soupçonne d'être également les combattants Al-Qaïda pour le Maghreb Islamique (AQMI).
Tout mouvement de ces types de véhicules en direction de l'Algérie est, par conséquent, stoppé par le tir sans sommation des hélicoptères de combat qui sillonnent désormais la zone frontalière entre les deux pays.
Ces mesures extrêmes ont contraint certains commerçants maliens à se passer de téléphones "Thuraya" et du véhicule en question. D'autres ont préféré simplement arrêter leurs activités, accentuant ainsi la crise alimentaire déjà persistante et la conjoncture économique dans les régions concernées.
Nonobstant l'urgence de la situation, Bamako s'abstient de réagir. Rappelons que le président malien a donné son feu vert à l'Algérie de poursuivre les assaillants sur son territoire. Les populations sont visiblement prises en tenailles.
Baba Ahmed et B.S. Diarra



0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

23-07-2010, 14h12

Urgence alimentaire pour Tinzawaten : Le CSA soupçonné de détournement

L'Indicateur du Renouveau - 23/07/2010
Plan d’urgence alimentaire pour Kidal : Le CSA soupçonné de détournement de 64 tonnes de mil

Dans le cadre de l’exécution du plan d’urgence de lutte contre la crise alimentaire au nord du pays, le gouvernement du Mali et ses partenaires ont fait don de 64 tonnes de céréales (petit mil) aux populations des différents cercles de la région de Kidal.
Mais de sources concordantes, à Tinzawaten, les supposés bénéficiaires n’ont même pas vu un grain de mil sur les 64 tonnes promises. D’où des soupçons de détournement.
Interpellé sur la question lors d’une de ses visites à Tinzawaten, le préfet intérimaire (qui officie à Abeïbara, mais réside dans la ville de Kidal) l’a tout simplement esquivée. Le cercle de Tinzawaten n’a pas de préfet, depuis que celui qui assurait le poste a été atteint par la limite d’âge (la retraite).
Menacées par une insécurité alimentaire, les populations de Tinzawaten attendent toujours les dons de céréales annoncés par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers. Aussi pointent-elles aujourd’hui un doigt accusateur sur le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) soupçonné de jouer avec la vie de milliers d’hommes confrontés à une très grave crise alimentaire. On espère donc que le gouvernement ne tardera plus à ouvrir une enquête aux fins de situer les responsabilités.
Cette affaire relance le débat sur la gestion des stocks de sécurité dans notre pays qui a déjà coûté sa place au PDG de l’OPAM, Youssouf Mahamar Touré, limogé il y a une quinzaine de jours. Il faut enfin espérer que le gouvernement ira loin dans cette affaire en virant également les autorités du CSA qui n’auraient pas été correctes dans la gestion de l’argent du contribuable et de l’aide des partenaires au développement. C’est dire que Mme Lansry Nana Yaya Haïdara est bien dans de beaux draps.
Abdoul Karim Maïga

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

23-07-2010, 13h02

Opération contre al-Qaïda : l'opération visait un groupe lié au Français enlevé

Opération contre al-Qaïda : l'opération visait un groupe lié au Français enlevé
La France a apporté « un soutien technique et logistique » à l'opération mauritanienne contre le groupe al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), un groupe lié à l'enlèvement du Français Michel Germaneau enlevé en avril au Niger, a affirmé vendredi le ministère de la Défense. « Le ministère de la Défense confirme que des moyens militaires français ont apporté un soutien technique et logistique à une opération mauritanienne destinée à prévenir une attaque d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) contre la Mauritanie », indique un communiqué du ministère.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

23-07-2010, 08h29

Echec d'une tentative de libération de Michel Germaneau

RFI - 23 juillet 2010
Echec d'une tentative de libération de l'otage français Michel Germaneau au Mali
Le Français Michel Germaneau a été kidnappé au Niger en avril 2010. Son chauffeur vient d'être inculpé pour «complicité d'enlèvement».
Une opération militaire destinée à libérer l'otage français Michel Germaneau, détenu par AQMI depuis le mois d'avril, aurait échoué ce jeudi matin 22 juillet 2010. Le Français, âgé de 78 ans, est détenu dans le Nord du Mali. Le raid a été mené par l'armée mauritanienne selon des sources sécuritaires locales citées par l'AFP. Les sites des journaux espagnols El Pais et ABC, qui ont rapporté l'affaire, précisent que des militaires français auraient participé à l'opération. Les autorités françaises ne confirment pas l'information.
La France a-t-elle combattu les éléments d’al-Qaïda dans le Sahara, aux côtés de troupes mauritaniennes ?
Paris n’a pas encore vraiment répondu à la question. Alors que le gouvernement mauritanien de son côté, se contente d’affirmer que « son armée vient de faire des tués et des blessés dans les rangs des islamistes, lors d’un assaut lancé ce jeudi, contre l’une de leurs bases, dans le même Sahara ».
Selon nos sources, la France était parfaitement au courant de l’opération avant son déroulement. Et si pour le moment on ne peut pas affirmer, comme les journaux espagnols, que ce sont des spécialistes français qui ont attaqué les islamistes, leurs conseils ont dû être précieux pour les troupes mauritaniennes.
La zone qui a été attaquée est celle où se trouvait l’otage français Michel Germaneau. Sur le terrain, de fins connaisseurs de la région n’hésitent pas à dire que «aiguillonnée par Paris, l’armée mauritanienne a tenté, sans succès de libérer l’otagefrançais ».
«Lorsque les militaires ont débarqué à l’endroit où était sensé être Michel Germaneau, il n’était pas là », explique une source fiable. Et elle ajoute : «sûrement que sentant apparaître un danger, les ravisseurs de l’otage français, lui ont fait changer de planque».

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-07-2010, 14h43

Etats sahélo-sahariens : Les défis de la paix et de l’intégration

Horizons (Alger) : Jeudi 22 juillet 2010
Etats sahélo-sahariens : Les défis de la paix et de l’intégration
Dans la capitale tchadienne, les 28 de la bande sahélo-saharienne sont invités au 12e sommet de toutes les urgences.
Dans cette région stratégique, soumise aux fortes turbulences du terrorisme barbare et aux fléaux ravageurs de la famine touchant plus particulièrement la zone nord du sahel (Tchad, Niger et Mali), les défis de la paix, de la sécurité et de l’intégration se posent avec acuité.
La bataille de la survie est engagée pour cette jeune organisation appelée à faire face au déficit structurel et à l’absence de progrès substantiel dans la prise en charge des problèmes socio-économiques.
Le pessimisme prévaut largement. Il se reflète dans le réquisitoire en règle du ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamati. «Nombre d’entre eux (les Etats sahélo-sahariens) sont en proie à des crises énergétiques et alimentaires aigues alors que le potentiel de ces secteurs est considérable.
Concernant la sécurité de notre espace, la Cen-Sad est le lieu où l’on enregistre le plus grand nombre des conflits sur le continent», a-t-il déclaré. Tout en appelant à une évaluation «sans complaisance» des faiblesses et des forces de la communauté sahélo-saharienne, le chef de la diplomatie tchadienne a mis a nu les carences structurelles, notamment liées au mode de fonctionnement, qui empêchent une intégration réussie ou, du moins, une approche comparable aux modèles des ensembles régionaux africains.
Créée il y a 12 ans, la Cen-Sad souffre de sa composante hétéroclite qui rend difficile une perception commune des questions sécuritaires et économiques qui hantent la région.
Le cas frappant du Maroc, membre de ladite organisation sans faire partie de l’Union africaine, atteste des contradictions qui nécessitent une définition claire des critères d’appartenance.
A Ndjaména, les Etats sahélo-sahariens ont manifestement le souci d’une harmonisation des positions, à la veille de la tenue du sommet de l’UA, prévu à Kampala (Ouganda), le dimanche prochain. Il est question d’œuvrer à la transformation de la commission de l’UA en une autorité de l’Union.
Le socle unitaire, proclamé en vérité immuable, ne renseigne pas sur la réalité de la construction à la base qui, à l’image de la Cen-Sad, reste déficitaire à tous points de vue. Mais, dans la capitale tchadienne, les défis de la solidarité pèsent sur le 12e sommet qui s’apprête à vivre le challenge soudanais. Bien au-delà des enjeux de la normalisation tchado-soudanaise, la présence attendue du président Omar El Béchir constitue une épreuve pour les Etats sahélo-sahariens dont fait partie le Soudan. C’est pour la première fois qu’un pays reconnaissant la juridiction de la Cpi, le Tchad en l’occurrence, est confronté au dilemme du devoir de solidarité et de la légalité internationale.
A Ndjaména, il semble que le choix est sans conteste fait. Une source proche du président Deby, citée par RFI, explique que «nous avons des engagements envers la CPI, mais nous en avons aussi envers l’Union africaine, et, sur ce cas, nous nous en tenons à la résolution de l’UA».
Une Afrique réconciliée avec ses vertus de solidarité et d’intégration : voilà un message d’espoir pour l’Afrique voulue forte et unie.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-07-2010, 13h02

Le blues du désert de Tinariwen (Festival Diwane à Alger le 20 juillet dernier)

Liberté (quotidien algérien) 22 juillet 2010
CLÔTURE DE LA TROISIÈME ÉDITION DU FESTIVAL CULTUREL INTERNATIONAL DE LA MUSIQUE DIWANE
Le blues du désert de Tinariwen
Par : Sara Kharfi
Même si la soirée avait mal démarré, elle s’est très bien terminée grâce à la générosité de Tinariwen et l’exceptionnel public qui est rentré avec plein d’étincelles dans les yeux, des papillons dans la tête et du baume au cœur.
Après six jours de conférences, de projections et beaucoup de musique, le festival culturel international de la musique diwane a pris fin, organisé au théâtre de Verdure du bois des Arcades (OREF), avec un concert mémorable du groupe Tinariwen, qui s’est produit, pour la première fois, à Alger. Cette formation qui reste authentique, chantant ainsi en tamasheq, a créé une ambiance exceptionnelle avec ses sonorités qui empruntent au blues et au rock ses plus belles mélodies.
Les spectateurs se sont déplacés en masse, venant ainsi voir la prestation d’un groupe dont tout le monde, mais personne ne comprend réellement les textes, mis à part les privilégiés qui s’expriment en tamasheq. En tout cas, le public était au rendez-vous et il a laissé exprimer sa joie, a exulté, s’est libéré. Pourtant, le début de la soirée ne présageait rien de bon. À dix heures déjà, une foule était postée devant la porte d’entrée avec des billets en poche, mais l’agent de sécurité devant cette porte était ferme et catégorique : “Personne ne rentre même pas les journalistes”, qui ont pourtant des badges leur permettant même d’accéder aux coulisses. À côté de nous, un journaliste de la radio qui se voit refuser l’accès au théâtre bien qu’il ait été à l’intérieur et qu’il soit sorti juste pour quelques minutes.
Les mesures de sécurité, ce soir-là, étaient draconiennes, et on constate, une nouvelle fois, qu’il nous reste beaucoup de choses à apprendre dans la gestion des foules. Car maintenir les gens à l’extérieur du théâtre n’a fait qu’augmenter leur excitation. Heureusement, aucun débordement n’a été constaté. En tout cas, le public a été réellement à la hauteur ; pas uniquement lors de la clôture, mais durant tout le festival. D’ailleurs, le besoin de danser, de se défouler, d’extérioriser les frustrations était largement évident. Une fois installés, les spectateurs ont commencé à s’impatienter, et c’est à ce moment que le sympathique animateur, Hichem Mesbah, a fait son apparition sur scène, pour remercier tous ceux qui ont contribué à la tenue du festival et pour annoncer le programme de la soirée. Il a également annoncé la projection d’un documentaire de vingt minutes en hommage à Maâlem Ben Aïssa, fondateur du groupe Diwan Dzaïr, goumbriste de talent, disparu en 2008.
Le documentaire a permis de [re]découvrir le talent et la simplicité de Maâlem Ben Aïssa. Mais le public n’était pas attentif à ce documentaire, puisque certains continuaient de s’installer. Une douloureuse indifférence ! Aux premières notes de la guitare électrique d’Ibrahim ag Alhabib, le public a envahi la scène. Une marée humaine. Mais il est très difficile de rester indifférent à la musique du groupe Tinariwen. Même si certains récalcitrants restaient scotchés à leur place, ils ne pouvaient s’empêcher de taper des mains ou de se dandiner, tant la musique de ce groupe — qui a représenté l’Algérie lors du concert inaugural de la Coupe du monde, le 10 juin dernier à Johannesburg — invite à la fête et à la communion.
À un moment de la soirée, les spectateurs ont initié une belle cacophonie : alors que certains criaient “les Algériens”, d’autres hélaient à tue-tête “Tinariwen”, et d’autres encore scandaient “Imazighen”. Et l’ambiance repartait de plus belle ! Il en a été ainsi jusqu’à la fin de la soirée et le retour de Hichem Mesbah que les spectateurs ont fini par trouver sympathique puisqu’il les a aidés à bisser les artistes qui, très généreux, sont revenus offrir une dernière chanson… à emporter !
En somme, et même si la soirée avait mal démarré, elle s’est très bien terminée, grâce à la générosité de Tinariwen et à l’exceptionnel public qui est rentré avec plein d’étincelles dans les yeux, des papillons dans la tête et du baume au cœur.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

22-07-2010, 12h42

TAMIKREST à Paris le 24 juillet au Cabaret Sauvage (Porte de la Villette)

Tamikrest, samedi 24 juillet 2010 à 20h00 au Cabaret Sauvage
59 bd Mac Donald à Paris (19e) la Porte de la Villette
Dans le cadre du Festival sin fronteras du Cabaret Sauvage, se produiront 3 artistes/groupes du Mali :
MAMANI KEITA
TAMIKREST
KOUYATE & NEERMAN
20 € l'entrée
Venez nombreux.

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

21-07-2010, 21h16

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES du 21 Juillet 2010 (MALI)

P R I M A T U R E REPUBLIQUE DU MALI
------------ UN PEUPLE - UN BUT - UNE FOI
SECRETARIAT GENERAL DU ----------------
GOUVERNEMENT
------------
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES
DU MERCREDI 21 JUILLET 2010
____________
CCM N°2010-29/SGG

Le Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 juillet 2010 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de son Excellence Monsieur Amadou Toumani TOURE, Président de la République.
Après examen des points inscrits à l'ordre du jour, le Conseil a :
- adopté des projets de textes ;
- entendu diverses communications et
- procédé à des nominations.
AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES
Le ministre Délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget a présenté un projet de loi portant modification de la loi du 28 décembre 2009 portant loi de Finances pour l’exercice 2010.
Le Budget d’Etat 2010 avait été arrêté en recettes à 1 101 milliards 603 millions 624 mille Francs CFA et en dépenses à 1 196 milliards 129 millions 340 mille francs CFA pour un déficit prévisionnel de 94 milliards 525 millions 716 mille francs CFA.
Cependant, des mesures intervenues au cours de l’année budgétaire 2010 ont rendu nécessaire la modification de la loi de finances de 2010.
Ainsi, le présent projet de loi vise à prendre en compte d’une part, le renforcement de la politique agricole notamment par rapport à la filière coton et aux intrants agricoles et d’autre part, les projets retenus pour être financés sur les ressources issues de la privatisation de la SOTELMA et les nouvelles inscriptions dans le cadre des Appuis budgétaires sectoriels.
Le budget d’Etat 2010 rectifié est arrêté :
- en recettes à 1 148 milliards 502 millions 105 mille francs CFA contre 1 101 milliards 603 millions 624 mille Francs CFA dans le budget initial et,
- en dépenses à 1 196 milliards 129 millions 340 mille francs CFA contre 1 277 milliards 927 millions 822 mille francs CFA.
Il dégage un déficit de 129 milliards 425 millions de francs CFA contre 94 milliards 525 millions de francs CFA prévus dans le budget initial, soit un taux de progression de 36,92 %.
Ce déficit sera financé par les appuis budgétaires et des mesures seront prises pour améliorer les recettes budgétaires, rationnaliser et renforcer le contrôle et l’exécution des dépenses.

AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES
Sur le rapport du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, le Conseil des Ministres a adopté :
1°) Un projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bamako, le 19 juin 2010, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement (IDA) pour le financement du 4ème Crédit d’Appui à la Réduction de la Pauvreté.
La ratification de cet Accord permettra à notre pays de bénéficier d’un prêt d’un montant de 46 millions 500 mille Droits de Tirages Spéciaux, soit 34 milliards 356 millions de francs CFA environ, consenti par l’Association internationale de Développement (I.D.A).
Ce prêt va contribuer à financer les actions destinées à promouvoir la croissance et à assurer la réduction durable de la pauvreté ainsi que le maintien d’un cadre de politique macro-économique adéquat.

2°) Un projet d’Ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bakou (Azerbaïdjan), le 24 juin 2010, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement (BID), pour le financement du Projet d’approvisionnement en eau potable de Kalabancoro.
Par le présent Accord, la Banque Islamique de Développement octroie à notre pays un prêt d’un montant de 10 millions 780 mille Dinars Islamiques, soit 8 milliards 481 millions de Francs CFA environ.
Ce prêt est destiné au financement du Projet d’approvisionnement en eau potable de Kalabancoro qui vise à accroître le taux d’accès à l’eau potable des populations de la Commune rurale de Kalabancoro et du District de Bamako et contribue ainsi à la lutte contre la pauvreté.
Sur le rapport du Ministre du Logement, des Affaires Foncières et de l’Urbanisme, le Conseil des Ministres a adopté :
1°) Un projet de décret portant approbation de la première révision du Schéma Directeur d’Urbanisme de la ville de Nioro du Sahel et environs.
La ville de Nioro du Sahel, chef-lieu du Cercle et de la Commune urbaine de même nom, a connu ces dernières années un développement important des activités socio-économiques et une croissance significative de la population.
Le présent projet de décret vise à réviser le Schéma Directeur d’Urbanisme de 2000 afin de permettre à cette ville de disposer de nouveaux instruments de prévision et de planification pour son aménagement et son développement sur les dix prochaines années.
Le périmètre d’urbanisation retenu coïncide avec les limites de la commune urbaine qui comprend, outre la ville de Nioro du Sahel, 8 autres villages.
2°) Un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de la place du Cinquantenaire
Dans le cadre des préparatifs des festivités du 22 septembre 2010 commémorant le cinquantième anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, le Gouvernement a entrepris, sur toute l’étendue du territoire, un vaste programme de construction et d’aménagement d’infrastructures dont la place du Cinquantenaire.
Cette place sur laquelle sera bâti le monument du Cinquantenaire est une parcelle de terrain d’une superficie de 3 hectares environ située sur la rive gauche du fleuve Niger.

Le présent projet de décret autorise et déclare d’utilité publique les travaux de construction de la place du Cinquantenaire afin de permettre l’expropriation des biens immeubles qui seront éventuellement atteints par l’opération.
AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :
Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE :
Recteur de l’Université de Ségou :
- Monsieur Abdoulaye TRAORE, Professeur de l’Enseignement Supérieur
AU TITRE DU SECRETARIAT D’ETAT AUPRES DU PREMIER MINISTRE CHARGE DU DEVELOPPEMENT INTEGRE DE LA ZONE OFFICE DU NIGER :
Chef de Cabinet :
- Monsieur Alpha Seydou MAIGA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural.AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DES COLLECTIVITES LOCALES
Le Conseil des Ministres a examiné une communication relative à la situation des sinistres liés aux inondations survenues en 2009.
De l’analyse de la situation des sinistres liés aux inondations survenues en 2009, il ressort des pertes en vie humaine, des dégâts agricoles, des destructions de l’habitat et des infrastructures routières, des pertes d’animaux et des dégradations de l’environnement.
Ces dégâts sont liés aux comportements humains, à la nature de l’habitat fait de matériaux peu résistants, aux fortes pluies et à la quasi inexistence de systèmes d’évacuation des eaux pluviales.
Les dégâts matériels et les pertes d’animaux ont été estimés à 7 milliards 213 millions de francs CFA environ. L’appui du Gouvernement s’élève à 5 milliards 714 millions environ.
Les efforts entrepris dans le cadre de la solidarité nationale et internationale ont permis d’apporter des secours d’urgence aux sinistrés et de procéder à la réparation de certaines infrastructures.
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil des Ministres a examiné une communication relative au Rapport final sur le respect des normes et codes « RRCN/ROSC » Comptabilité et Audit au Mali
L’application des normes et codes est importante dans le renforcement de l’infrastructure financière nationale et internationale. Elle permet d’empêcher, de limiter ou de résoudre les crises.
Les normes et codes comptabilité et audit ROSC (Report on The Observance of Standards and Codes) ont été adoptés afin de parvenir à rendre les normes de comptabilité et d’audit de notre pays conformes aux normes internationales.
Le Gouvernement a mis en place un Comité de pilotage chargé de l’application desdites normes.
Le rapport final soumis au Gouvernement par ce Comité contient des recommandations visant une meilleure application des règles et le renforcement du cadre légal et règlementaire.
Pour ce faire, un Plan d’Action sera élaboré et mis en œuvre.

KOULOUBA, LE 21 juillet 2010

P/LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT P.O
LE SECRETAIRE GENERAL ADJOINT,
Mamadou TRAORE
Chevalier de l’Ordre National

0 vote(s)
Fiabilité :


 Voter

21-07-2010, 11h46

Consulat de France : chemin de croix pour les Maliens : Humiliation, mépris, frustration, colère...

Le Canard Déchainé (Bamako) - 21 juillet 2010
Le Consulat de France : Un chemin de croix pour les Maliens : Humiliation, mépris, frustration, colère…
L’obtention d’un visa d’entrée en France est devenu, pour les Maliens, un chemin de croix au consulat de France. Après une décennie d’humiliation, ils décident de ne plus pousser la porte de cette «forteresse» imprenable. Afin, disent-ils, de préserver le peu de dignité qui leur reste.
«J’ai envie de dire à tous ces gens qui font la queue devant le consulat de France : arrêtez de déposer vos dossiers pour obtenir un visa. On a encore une petite dignité», témoigne en ces termes un homme d’affaires. Avant de conclure : «je ne demanderai plus jamais un visa d’entrée en France. Je veux préserver ma dignité».
Recueillis par la Cimade, un mouvement d’entraide œcuménique de l’Eglise réformée, ces témoignages viennent d’être publiés dans un rapport d’enquête. Intitulée « visa refusé », cette enquête a été menée dans six pays : Ukraine, Turquie, Maroc, Algérie, Sénégal, Mali. Objectif : dresser l’état des lieux des pratiques consulaires pour la délivrance des visas.
Mais le cas du Mali n’est ni critique, ni chronique, mais clinique. Au delà des raisons économiques, le Mali a toujours eu une tradition migratoire. Aboubacary 2, prince de l’empire du Mandé, a découvert l’Amérique. Avant Christophe Colomb. Selon les statistiques du ministère français des Affaires Etrangères, la communauté malienne en France est estimée à environ, 4 millions d’âmes.Soit le 1/ 3 de la population totale du Mali. (NDLR : monsieur le journaliste du Canard, ceci est faux car les statistiques disent qu'environ 4 millions de Maliens vivent à l'étranger, dont 200 000 en Europe. Les Maliens en France seraient 120 000, dont un tiers seulement en situation régulière.)
Leur contribution à l’économie nationale s’élève à plus de 153 millions d’euros par an. Soit 100 milliards CFA.
Les visas d’entrée en France, sollicités par les Maliens, sont motivés par la présence de cette forte communauté sur les bords de la Seine. Soit pour des visites familiales, soit pour des échanges culturels ou des études…
LE PARCOURS DU CON…BATTANT
L’obtention d’un visa, au consulat de France, est devenu un chemin de croix pour les Maliens : humiliation, mépris….tout y passe. Sans compter le coût prohibitif du fameux « sésame ». Pénétrer dans la cour du consulat de France à Bamako, forteresse imprenable avec ses barbelés et ses caméras de surveillance, est un privilège rare. Comme la neige à Kidal.
Situé à l’entrée du Pont des Martyrs, il se distingue par l’interminable queue des demandeurs de visa, à la solde des policiers de faction. Dont le rôle est de filtrer les entrées. «La file d’attente dehors est choquante et dégradante. On ne nous respecte pas chez nous, pourtant nous méritons un minimum de courtoisie», déplore un témoin.
Pour déposer son dossier, il faut d’abord prendre un rendez-vous par téléphone. La gestion de ce rendez-vous est confiée à une société privée, un «calling center». Avec un coût d’appel facturé au triple de celui pratiqué par les opérateurs de la place : 300 CFA par minute.
Ensuite, vient le dépôt du dossier. « Il faut arriver à 7 heures du matin. Vers 8 heures, le vigile regarde si le dossier est complet et s’il estime que oui, il te laisse entrer dans la cour du consulat. On s’assoit alors sur des sièges dehors. Le premier guichet se situe à l’intérieur du consulat. Là on vérifie, une nouvelle fois, si ton dossier est complet et si tu as les documents photocopiés. On prend tes originaux et les photocopies et tu payes l’équivalent de 60 euros pour les frais de visa. On t’attribue un numéro de dossier. C’est après tout cela qu’on accède à l’intérieur du consulat. Une fois entré, on arrive au deuxième guichet. La première chose qu’on te demande, c’est de prendre tes empreintes digitales. Une fois tes empreintes prises, tu te rassois pour attendre l’interrogatoire qui aura lieu au troisième guichet », se souvient un étudiant en 4e année de gestion, venu solliciter un visa pour des vacances en France.
L’entretien se déroule avec les guichetières dans la troisième salle. Leur rôle est de «torturer» les demandeurs de visa. La durée de l’entretien varie selon la tête du client. «Il faut s’armer de courage pour ne pas exploser de colère, face à des questions très énervantes», indique un opérateur économique malien. Et un autre, d’ajouter : «Venu déposer mon dossier pour un visa d’affaire, la guichetière m’a tutoyé. Pire, elle ne m’a dit ni bonjour, ni au revoir. Comme si on était des voisins de quartier».
Même à l’issue de ce parcours du combattant et 60 euros déboursés, l’obtention du visa n’est pas garantie. Si la réponse pour l’obtention d’un visa de court séjour est rapide, celle d’un visa de long séjour peut durer plusieurs mois. Une éternité, ou presque, pour les demandeurs. Pour recevoir leur réponse, ils sont convoqués au consulat pour se voir remettre leur dossier. Sans les frais de visa.
Empêché de se rendre à un colloque international pour s’être vu refuser le visa, le président d’une association explique : «ça m’a coûté cher : «le billet était payé, les frais de visa, sans compter le gros travail fait avec les associations».
VISA : UN COÛT PROHIBITIF
Même les Français pure sucre ne sont pas épargnés par ces humiliations. De passage à Bamako, Mr M était au bord de la crise de nerf, au sortir du consulat de France : «Ici, on ne peut pas communiquer, peut-être, parce que nous ne sommes pas des êtres humains», a-t-il lancé à ses compatriotes. Avant de se barrer.
Ce qui choque nombre de demandeurs de visa, c’est le mépris des guichetières. «Ça ne me choque pas qu’on refuse le visa aux gens. Ce qui me choque, c’est l’humiliation dont on est victime au consulat de France».
A ces humiliations s’ajoute le prix prohibitif du visa. Pour déposer un dossier, chaque demandeur de visa doit allonger 40.000 CFA. Soit 60 euros. Avec 200 ou 250 demandeurs par jour, le consulat a de quoi pallier à la crise qui étouffe l’économie française.
Pour contourner les humiliations et, du coup, multiplier leur chance de disposer d’un visa, les demandeurs se tournent vers les «coxers», ces intermédiaires qui ont leurs entrées au consulat de France.
Selon des témoignages recueillis par les enquêteurs du Cimade, certains «coxers» arrivent à faire passer les dossiers qui leur ont été confiés par les demandeurs. Contre espèces qui sonnent en trébuchant. En introduisant leur dossier par la voie légale, les demandeurs ne sont pas sûrs d’obtenir le visa, encore moins la couleur de leur frais de visa.
«Ils nous pillent, car ils savent qu’ils ne vont pas nous délivrer de visa. Mais ils prennen